Le courrier du voyageur

Archive, août 2007

Vendredi 31 août 2007 | Mise en ligne à 9h57 | Commenter Commentaires (4)

Un guide de croisières exhaustif

Q : Je pars en croisière sur le Radiance of the Seas de la compagnie Royal Caribbean en mars prochain, en compagnie d’une cousine et de ma mère qui a 88 ans. Ma mère est en bonne santé, mais sa mobilité est réduite et elle se déplacera donc en chaise roulante sur le navire. Je cherchais un «Guide du croisiériste», mais hormis celui publié aux éditions Ulysse, je n’en trouve pas qui aiderait les nouveaux croisiéristes à réussir une première expérience sur un paquebot. En connaissez-vous un et avez-vous quelques conseils pratiques concernant les bagages, le séjour sur le navire, les pièges à éviter, objets à apporter, etc.)
Monique Dumont Laval

R : À part le guide «Croisières dans les Caraïbes» des éditions Ulysse, il n’existe effectivement aucun manuel francophone sur la question, pour la bonne raison que, jusqu’à tout récemment, les Nord-Américains constituaient plus de 90% de la clientèle des compagnies de croisières. Si vous lisez l’anglais, il existe un guide exhaustif sur la question : le « Frommer’s Cruisses & ports of call 2007». Il passe en revue toutes les compagnies et tous leurs navires (notamment ceux de la «classe Radiance» de Royal Caribbean.). En 700 pages, il épluche tous les aspects : nourriture, code vestimentaire, accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, types d’itinéraires, commentaires sur les ports d’escales et excursions vendues à bord, profil de clientèles… et j’en passe. Vous y trouverez donc tout ce qu’il faut savoir sur les points qui vous préoccupent. Il se détaille normalement 32$ au Canada, mais Amazon le propose à prix réduit. Berlitz publie également un excellent «Guide to cruising & cruise ships 2007».

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Mercredi 29 août 2007 | Mise en ligne à 10h04 | Commenter Commentaires (13)

Y a-t-il une «bonne» façon de voyager?

Mes petites réflexions du 21 août sur la dégradation (présumée) du service à Cuba m’ont valu un éventail de commentaires, dont certains rien moins qu’obligeants. Un éventail qui illustre les divergences de conceptions portant sur la façon de voyager. Comme il était question d’un séjour dans un tout-inclus, plusieurs grands voyageurs (devrais-je plutôt employer le terme «vrais voyageurs»?) expriment leur mépris à l’égard de ces ghettos touristiques. C’est le cas de «J.G.», qui a «vécu dans six pays» et toujours su «s’adapter à leur culture» et «toujours pu éviter ce genre de séjour». C’est également le cas de «Puravida» qui statue que «Voyager, ce n’est pas séjourner dans un endroit…» et qui, dans un autre message, conclut : «Voilà pourquoi nous n’allons plus dans les destinations à la mode, nous allons au Chili, on ne risque pas d’y trouver des Québécois «chialeux», saouls et désagréables. On apprend la langue de façon approfondie, pas seulement en commandant «una cerveza por favor»».
J’en conclu qu’il partagent le point de vue de Josette Siscic, directrice de Touriscopie, un organisme français spécialisé en marketing du tourisme et des loisirs, qui écrit : «Le tourisme est devenu un produit de grande consommation très standardisé et très éloigné de ses mythes fondateurs qui étaient la découverte d’un pays, d’une culture différente, la rencontre avec l’autre, l’échange. Aujourd’hui, l’équation la plus connue est : un parasol, une chaise longue, une piscine et, surtout, un prix.»
Ce qui m’amène à la question : «Le séjour dans un tout-inclus constitue-t-il une faute de goût?»
Un autre spécialiste français, l’anthropologue Jean-Didier Urbain, expert à l’Observatoire du tourisme, estime que non. «Il existe une élite qui entend se démarquer du reste de la population et, jusqu’à la fin des années soixante, le voyage constituait pour elle un moyen de se démarquer de la masse», remarque-t-il. « Aujourd’hui que M. et Mme Tout-le-Monde vont en Thaïlande ou en Polynésie, cette même élite ne supporte plus de ne pas exercer un monopole sur le voyage et les façons de voyager.»
Personnellement, je pense qu’on entretient beaucoup de confusion à l’égard des différentes facettes du tourisme. Techniquement parlant, quelqu’un qui fait quatre heures d’avion pour aller passer une semaine dans un tout-inclus de Cuba ou de la République dominicaine ne part pas en voyage : il va faire de la villégiature. Comme ses cousins qui vont passer les deux dernières semaines de juillet dans un chalet près de Sainte-Adèle ou comme ses parents qui partaient en vacances au bord de la mer, dans le Maine ou sur la baie des Chaleurs. Il travaille souvent à un rythme essoufflant et il part se détendre au soleil, dans un environnement où il n’aura pas à se soucier de faire l’épicerie, de se taper le ménage ou l’entretien du terrain et de trop écorner son budget. C’est simplement la démocratisation des voyages en avion qui leur permettent de troquer des épinettes pour des cocotiers. Est-ce un péché d’aller se détendre à Cuba ou au Mexique sans en profiter pour s’y faire des amis pour la vie au sein de la population locale?

Et le service, alors?
Pour revenir sur la présumée dégradation du service à Cuba, j’aimerais souligner que plus de 80% des touristes qui fréquentent l’île séjournent dans un tout-inclus. Que c’est le tourisme qui a permis au pays de se remettre du choc infligé par la rupture des accords «sucre contre pétrole», après la chute du régime en Union Soviétique au début des années quatre-vingt-dix. Que le tourisme reste la première activité économique de l’île et qu’il draine plus de 40% des recettes de la balance des paiements. Plusieurs commentaires font état des piètres conditions de travail des employés d’hôtels. Pourtant, ces employés appartiennent à une classe privilégiée, parce qu’ils perçoivent des pourboires qui leur permettent de se procurer des biens de consommation auxquels la majorité de la population n’a pas accès. Ce n’est pas pour rien que tant d’ingénieurs, de médecins et d’autres titulaires de diplômes universitaires préfèrent travailler dans le tourisme, plutôt que d’exercer une profession plus prestigieuse, mais moins lucrative.
Un lecteur qui signe «mbrise» et qui n’a manifestement aucune sympathie pour les touriste «chialeux» (dont je suis) le souligne bien : «Les Cubains et Cubaines font la queue pour un de ces emplois car ils peuvent apporter plein de choses essentielles à leurs familles», écrit-il.
Or, s’il y avait véritablement une dégradation du service généralisée à Cuba, ces emplois seraient menacés. Parce que Cuba est en concurrence avec deux autres grandes destinations qui offrent, elles aussi, un fantastique rapport qualité/prix aux amateurs de tout-inclus : la République dominicaine et la Riviera Maya.

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Lundi 27 août 2007 | Mise en ligne à 15h18 | Commenter Commentaires (3)

À propos des tarifs de location de maison en France

Q : Nous serons quatre adultes à voyager en France en juin 2008.Nous visiterons Paris une semaine; puis nous louerons une voiture (une Megane type break ou l’équivalent) pour visiter la vallée de La Loire pendant deux semaines. Nous voulions louer une petite maison qui nous servirait de pied-à-terre dans cette vallée. Nous en avons vu plusieurs sur Internet. Les prix annoncés varient de 350 euros à 450 euros par semaine. Est-ce possible? Ces tarifs me paraissent trop bas? Où serait-il préférable de louer cette maison de façon à être bien situé? Que pensez-vous de notre plan de match? Pouvons-nous compter nous en tirer pour 35 euros par jour par personne, soit une somme totale de 2940 euros pour les quatre personnes, sans compter les repas et les billets d’avions? 
Philippe Comtois

R : Les tarifs de location que vous indiquez correspondent à la norme des prix pour une région qui ne suscite pas une demande aussi importante que la Provence ou la proximité de la mer, par exemple. De plus, en octobre, vous ne serez pas en haute saison. Comparez avec les tarifs en vigueur sur des sites comme Abritel (www.abritel.com) ou Nos maisons en France (www.nosmaisons.com)! Prévoyez toujours un supplément d’environ 100$ par semaine pour le ménage et la consommation d’électricité et de gaz, qui est souvent facturée en sus. Examinez bien les photos de la maison affichées sur le site, afin de ne pas être déçus par l’apparence des lieux lorsque vous arriverez sur place et méfiez-vous des propositions illustrées par une ou deux photos, seulement. Comparez aussi avec ce que peuvent vous offrir des agences québécoises comme l’Antre-amis (www.antre-amis.com) ou Club Voyages Tourbec, à Laval. Leurs tarifs sont peut-être un peu plus élevés, mais ces gens-là ont sélectionné un échantillonnage de résidences adaptées aux exigences de la clientèle québécoise. Et ils les ont visitées, ce qui leur permet de vous décrire le pour et le contre.
Si vous passez deux semaines dans la Loire, vous devriez, idéalement, cibler le centre de la région des châteaux : entre Blois et Tours, par exemple. Votre estimation budgétaire me semble raisonnable. Une location de voiture de type intermédiaire pour deux semaines devrait vous coûter 1200$. Comptez 1500$ pour la location de maison. Il vous restera environ 2000$ pour couvrir vos frais d’hébergement à Paris et c’est à peu près ce que vous devrez débourser pour occuper deux chambres dans un hôtel de catégorie intermédiaire bien situé, pendant sept nuits.

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