Le courrier du voyageur

Archive, juillet 2007

Q : J’assisterai à un congrès à Stockholm en septembre et disposerai ensuite de dix jours pour visiter. J’aimerais que vous me suggériez un itinéraire incontournable, en Scandinavie. On m’a parlé d’une croisière dans les fiords. Je suis attirée par les paysages, les villes et villages pittoresques et les belles randonnées. Dernier point : je peux revenir d’une autre ville que Stockholm…
Manon Labrecque

R : S’il y a un itinéraire incontournable, en Scandinavie, c’est bien la liaison effectuée par l’Express côtier qui dessert les agglomérations du littoral norvégien. Elle est assurée par la société Hurtigruten (” Express côtier “, en norvégien), qui exploite une flotte de 11 navires dont la capacité varie de 400 à 1000 passagers. Ces bateaux relient Bergen (excellente occasion de découvrir la plus jolie ville de Norvège), deuxième ville du pays située à 470 kilomètres d’Oslo, à Kirkenes, petite cité minière collée sur la frontière russe, au-delà du cap Nord.. Au passage, ils font escale dans 34 villes et villages de la côte norvégienne et des îles Lofoten. Il y a un départ quotidien et l’aller et retour s’effectue en 11 jours.
Le second jour, le bateau remonte au fond du plus beau fjord du monde, le Geiranger fjord, sur 100 kilomètres, jusqu’au village éponyme enchâssé dans des montagnes dont les crêtes se déploient à 1600 mètres. Mais les navires de Hurtigruten ne desservent Geiranger que jusqu’au 14 septembre, après quoi, ils n’entrent plus dans le fjord. Plus au nord, ils croisent aussi dans le très beau Troll Fjord. Sinon, ils longent les côtes et louvoient entre les îles. Dans le secteur des Lofoten, le paysage donne l’illusion qu’on navigue dans des fjords, même si on franchit plutôt des détroits entre les îles et la côte. Et les îles Lofoten sont, sinon LE, du moins un des archipels les plus spectaculaires du monde. Le bateau fait aussi escale à Hammerfest, la ville la plus septentrionale d’Europe. Puisque vous ne disposez que de 10 jours, vous pourriez n’effectuer que l’aller (six jours) ou le retour (cinq jours). Les navires sont très confortables. Les tarifs en occupation simple varient de 1690$ à 3040$ pour un forfait de sept jours incluant les six jours à l’aller et une nuit à Kirkenes, et de 1390$ à 2490$ pour le forfait de six jours au retour. Les repas sont compris. Vous pouvez consultez l’itinéraire détaillé, ainsi que des propositions de forfaits individuels sur le site du représentant nord-américain de Hurtigruten, à l’adresse www.norwegiancoastalvoyage.us. Activez l’icône du drapeau à feuille d’érable pour être dirigée sur la partie canadienne du site. Les réservations doivent être faites chez un agent de voyages, mais peu d’entre eux sont familiers avec ce genre de produit. Je vous conseille donc d’appeler le bureau du représentant en Ontario (1-866-383-1110) et de lui demander de vous suggérer deux ou trois noms d’agences au Québec.
Pour les trajets aériens en Norvège (si vous devez revenir de Kirkenes à Oslo ou Bergen, par exemple), consultez les sites des deux compagnies locales : Norwegian Air Shuttle (une compagnie à bas tarif : www.norwegian.no) ou Wideroes (www.wideroes.no). En ce qui concerne le trajet de Stockholm à Bergen, je vous conseille de vous rendre d’abord à Oslo en train ou en avion (deux nuits et une journée complète pour visiter la ville), puis d’acheter le forfait d’une journée de Norway in a nut shell (www.norwaynutshell.com), qui combine train, autobus et bateau sur un fjord entre la capitale norvégienne et Bergen. C’est cher (environ 210$ Can), mais ça vaut le coup! Vous pourriez ensuite reprendre l’avion de Bergen jusqu’à votre aéroport de correspondance (Amsterdam, Paris, Frankfort…?) où vous reprendrez l’avion pour Montréal.

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Vendredi 27 juillet 2007 | Mise en ligne à 14h22 | Commenter Commentaires (2)

Les charmes discrets de l’Uruguay

Q : Nous planifions un séjour d’un mois en Argentine et en Uruguay au mois d’octobre prochain. À la fin du voyage, nous dénicherons sans doute une plage en Uruguay où nous pourrions nous reposer pendant quelques jours. Pourriez-vous nous suggérer des “musts” en Uruguay, petit pays qui n’a droit qu’à quelques maigres chapitres dans les guides de voyages?
G. et J. Tremblay

R : L’Uruguay est un pays peu visité, sauf par les Argentins qui envahissent ses plages pendant leur été (notre hiver) et on peut penser que c’est parce qu’il n’y a pas grand chose à voir. J’y suis allé au début de la décennie et un reportage publié dans La Presse m’a valu une lettre indignée de l’ambassade de ce pays à Ottawa. J’avais noté que le touriste qui débarque à Montevideo en provenance de Buenos Aires (1h30 par les hydroglisseurs qui font la liaison sur le Rio de la Plata) a l’impression d’arriver dans une ville de province laissée pour compte par la modernité. Bref, à côté de la vibrante Buenos Aires, Montevideo fait pâle figure, même si ses habitants clament à tue-tête que c’est là – et non dans la métropole argentine – que le tango est né. À mon sens, le principal atout de l’Uruguay, c’est la gentillesse de ses habitants et la relative sécurité dans laquelle les touristes peuvent évoluer.
À l’extérieur de Montevideo, le ” must ” est la petit ville de Colonia del Sacramento, qui est le seul site du pays répertorié sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO. Comme son nom l’indique, c’est une ville coloniale, charmante, mais assez petite pour qu’on en fasse le tour en une journée. Elle est située à 2h30 de voiture de Montevideo. Comme l’Argentine, l’Uruguay est un pays où des gauchos surveillent de grands troupeaux de bovins. Pour cette raison, c’est une destination prisée par les amateurs de randonnées équestres et les agences spécialisées (Rando Cheval, par exemple) lui accordent une bonne place dans leurs catalogues. Si vous y allez en mars, ne manquez pas la grande Fiesta gaucha de Tacuarembo, dans le nord du pays.
Coté plages, Punta del Este, où les Argentins sont plus nombreux que les Uruguayens – fait penser à une station balnéaire du nord-ouest de l’Espagne : c’est moderne, c’est propre, mais sans grand caractère. À proscrire en haute saison, si vous détestez les foules! On peu en dire autant de Piriapolis. La Paloma est plus tranquille, mais je vous conseillerai plutôt Punta del Diablo. Si vous cherchez un guide de voyage qui consacre plus d’un chapitre à l’Uruguay, je vous suggère le Petit Futé Uruguay qui est, à ma connaissance, ce qui s’est fait de plus complet en français.

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Mardi 24 juillet 2007 | Mise en ligne à 14h31 | Commenter Commentaires (5)

Un casier judiciaire empêche-t-il de voyager?

Q : Je prépare un voyage en Israël pour le début de l’automne. J’ai un casier judiciaire pour un méfait commis voici 25 ans. Je viens d’entreprendre les démarches pour obtenir un pardon, mais les procédures risquent d’être longues. J’ai trois questions. Serai-je interdit d’entrée aux États-Unis toute ma vie? Les Américains sont-ils seuls à interdire l’accès à leur territoire aux détenteurs de casiers judiciaire? Est-ce aussi le cas d’Israël?
Marc D.

R : Il existe un accord portant sur l’échange d’informations relatives aux infractions criminelles entre le Canada et les États-Unis. Si vous avez déjà tenté de franchir la frontière et que vous en avez été empêché parce que les douaniers américains se sont aperçus que vous aviez un casier, cette donnée sera inscrite à perpétuité dans leurs fichiers informatiques. Si vous n’avez jamais tenté de franchir la frontière et que vous le faites après avoir obtenu un pardon, le douanier américain qui procèdera à une vérification sommaire au fichier informatique ne s’apercevra probablement de rien. Mais l’obtention d’un pardon ne blanchira pas automatiquement votre casier judiciaire. Si pour une raison ou une autre, le douanier demande à l’ordinateur de lui fournir un complément d’information, il apprendra que vous avez obtenu un pardon et pour quel type d’infraction vous aviez été condamné. Le seul moyen de vous ” dédouaner ” définitivement consiste à remplir le formulaire de demande d’exemption adéquat. Vous pouvez l’obtenir aux bureaux de l’immigration américaine situé à côté de la porte 6 à l’aéroport Montréal-Trudeau. À cet égard, écoutez les messages dispensés par une boîte vocale au numéro 514-631-2097. Et arrangez-vous pour parler à un agent (ils ne sont disponibles qu’un jour par semaine).
Les États-Unis ne sont pas le seul pays avec lequel le Canada a négocié un accord de réciprocité portant sur l’échange d’informations relatives aux infractions criminelles. ” Il n’y a pas d’échange d’informations avec les pays qui imposent une obligation de visa, mais en ce qui concerne les autres pays, nous avons négocié des accords avec un bon nombre d’entre eux “, indique Chris Williams, de l’Agence des services frontaliers du Canada. Lesquels? Il serait fastidieux d’en dresser la liste ici. La meilleur façon de le savoir est de contacter le consulat ou l’ambassade des pays qu’on désire visiter et de s’informer en expliquant qu’on détient un casier, etc… Chose certaine : Israël figure au nombre des États avec lesquels le Canada échange des informations. Ce qui ne signifie pas que vous soyez interdit d’entrée dans ce pays. Voici ce que m’a dit à ce sujet Sophie Jama, porte-parole du consulat d’Israël à Montréal : ” À moins que l’infraction figurant au casier judiciaire nous donne à penser que la personne risque de mettre la sécurité d’Israël en danger, nous ne lui interdirons pas l’entrée sur notre territoire. Ce n’est pas parce qu’on a un casier judiciaire qu’on ne peux pas prendre des vacances en Israël. “

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