Dans l'enclave

Jeudi 19 mars 2015 | Mise en ligne à 10h55 | Commenter Commentaires (2)

Mise en échec: des impacts en régions

DAVE AINSLEY

La décision de Hockey Québec de retirer la mise en échec dans les calibres bantam CC et midget BB aura des impacts importants au Saguenay-Lac-Saint-Jean, particulièrement dans le bantam. La semaine dernière, dans un souci de réduire les commotions cérébrales, l’organisme de régie provincial a fait part de sa décision, ce qui a donné place à des réactions partout au Québec. Le plus dommage dans ce dossier, c’est que la décision est tombée sans véritable débat sur la place publique.
Une chose frappe d’entrée de jeu. Dans la région, le bantam CC est le deuxième calibre en importance après le bantam AA. Dans d’autres régions, il y a également du AAA et du BB, ce qui fait baisser drastiquement l’importance du CC. Ce n’est pas le cas au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le bantam CC est un calibre d’élite. Après les deux équipes des Espoirs AA, la région compte neuf formations dans le bantam CC et 25 dans le simple lettre. Le CC représente donc l’équivalent du premier tiers de joueurs. En guise de comparaison, à la grandeur du Québec, il existait en 2013-2014 25 équipes AAA, 29 dans le AA et 67 dans le BB avant d’arriver au 125 équipes du CC. Il y a donc autant d’équipe dans les trois premiers niveaux avant d’arriver au CC. Avec ces chiffres, la décision d’enlever la mise en échec dans le CC semble défendable. Par contre, en regardant strictement le Saguenay-Lac-Saint-Jean, l’an prochain, un peu plus d’une trentaine de joueurs auront droit à la mise en échec dans le bantam, ce qui ne tient pas la route dans un souci de développement. “Il n’y a pas un jeune qui se développe de la même façon. Il y en a qui se développent plus tard. D’autres ont des contraintes et ne peuvent pas aller au bantam AA. Certains continuent à se développer midget et se rendent comptent qu’ils ont les capacités pour aller plus loin”, me disait justement le directeur de la structure intégrée, Jean Imbeau, la semaine dernière.
Je suis parfaitement en accord avec l’argument des commotions cérébrales. Enlever la mise en échec n’éliminera pas tout les risques reliés à la pratique du hockey. J’aurais préféré qu’on mise sur l’enseignement de la bonne technique et d’apprendre aux jeunes joueurs à avoir la tête haute sur la patinoire.
Depuis quelques semaines, Louis-Philippe Simard, originaire de Mashteuiatsh, fait partie de l’alignement des Saguenéens de Chicoutimi dans le junior majeur. L’attaquant originaire de Mashteuiatsh a évolué deux saisons dans le bantam CC avant de faire le saut dans le midget espoir puis l’an dernier avec les Élites de Jonquière dans le midget AAA. Avec la nouvelle réglementation, penser avoir cette progression deviendra utopique. Le hockey sans la mise en échec est à des années lumières de celui avec la mise en échec. Le contact physique demeurerait, comme dans le pee-wee, mais ce n’est pas du tout la même chose.
Autre exemple frappant, l’un des meilleurs marqueurs dans le junior majeur cette saison, Danick Martel, de l’Armada, a passé par le midget BB pendant sa carrière. C’est peut-être l’exception qui confirme la règle, mais ce serait dommage que des joueurs qui ont le potentiel un jour d’accéder au midget AAA ou au junior majeur deviennent les ”oubliés” de cette réforme.

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Samedi 7 mars 2015 | Mise en ligne à 17h25 | Commenter Commentaires (4)

La France et la violence au hockey

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DAVE AINSLEY

L’entraîneur chicoutimien Richard Martel a durement appris cette semaine que les autorités du hockey françaises ne badinaient pas avec la violence au hockey. En plus de perdre son emploi avec les Brûleurs de Loup de Grenoble en pleines séries éliminatoires, l’ancien entraîneur des Saguenéens risque une lourde suspension, tout comme les joueurs impliqués dans les événements. Rappelons les faits: en fin de rencontre, Quentin Scolari s’en est pris au gardien des Ducs de Dijon, Henri-Corentin Buysse ce qui a mené à une mêlée dans laquelle a été impliquée l’ancien de la LHJMQ, Olivier Dame-Malka qui s’est porté à la défense de son gardien. Pour voir la séquence, c’est ici. https://www.facebook.com/video.php?v=781316928605694
“Les déclarations des personnes interrogées indiquent que la responsabilité du coach de Grenoble, Richard Martel, est engagée”, ont annoncé les dirigeants de la Commission des infractions aux règles de jeu (CIRJ) vendredi.
“L’agression dont a été victime le gardien de but de Dijon va à l’encontre de toutes les valeurs que nous défendons. Je tiens à saluer la décision des joueurs et de la direction du club de Grenoble, dans l’esprit des valeurs de notre sport. La Fédération ne laissera pas la violence envahir l’aire de jeu ou les gradins des patinoires françaises. Le hockey sur glace ne pourra continuer à se développer pour devenir un sport important en France que si nous renforçons le respect mutuel”, a pour sa part commenté le président de la Fédération française de hockey sur glace, Luc Tardif.
Ça le mérite d’être clair. La France ne tolérera pas de tels gestes comme c’est trop souvent le cas en Amérique du Nord.

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Lundi 23 février 2015 | Mise en ligne à 14h17 | Commenter Aucun commentaire

Les Sags et les blessés

DAVE AINSLEY

Les blessures font partie du sport. Dire que les Saguenéens ont été particulièrement éprouvés à ce niveau depuis le début de la saison relève de l’euphémisme. Quand il est question des blessures dans le vestiaire chicoutimien, ce n’est vraiment pas une excuse.
Avec l’aide du répondant médical Rénald Nepton, j’ai effectué un décompte de tous les blessés chez les Saguenéens depuis le début de la saison 2014-2015. Les porte-couleurs chicoutimiens ont raté plus de 200 parties, 216 pour être précis après la défaite de dimanche contre Sherbrooke, soit l’équivalent de quatre joueurs par rencontre. Ça ne risque pas de ralentir dans un proche avenir avec six joueurs présentement sur la touche, soit Gabryel Paquin-Boudreau, qui n’a disputé que sept matchs, Samuel Hodhod, Janne Puhakka, Reid Halabi et les nouveaux venus sur la liste des blessés, Alexandre Ranger et Landon Schiller. Et c’est comme ça depuis les premiers moments de la saison.
Le décompte tient seulement compte des matchs ratés avec l’organisation chicoutimienne et inclut notamment Scott Carrier qui est retourné chez lui le mois dernier après avoir subi une autre commotion cérébrale en novembre. Dans le cas du Russe Nikita Lyamkin, seulement les matchs ratés jusqu’à l’acquisition de Victor Baldaev ont été pris en compte. Laurent Dauphin (12), Samuel Hodhod (13), Jérémy Bouchard (13), Samuel Blier (23), Gabryel Paquin-Boudreau (50) et Scott Carrier (45) ont tous raté plus de dix rencontres.
Seulement deux joueurs ont disputé les 57 matchs de l’équipe, Nicolas Roy et Carl Tremblay. Le défenseur Anthony Gingras n’a pas raté de match avec le Titan puis avec les Sags après avoir été acquis lors de la période des Fêtes.
Tant le médecin de l’équipe, François Savard, que Rénald Nepton, qui comptent tous les deux plusieurs années d’expérience, n’ont jamais vu pareille situation. Je me souviens qu’en 2012-2013, les Sags avaient eu beaucoup de blessés, mais présentement, ça devient intense.

Laurent Dauphin 12 matchs
Samuel Hodhod 12 matchs * Encore blessé
Gabryel P. Boudreau 49 matchs * Encore blessé
Samuel Blier 23 matchs
Jérémy Bouchard 13 matchs

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