Dans l'enclave

Jeudi 19 janvier 2017 | Mise en ligne à 15h09 | Commenter Un commentaire

Sags: la patience est de mise

DAVE AINSLEY

Avec six nouveaux joueurs et l’entrée en scène du Russe German Rubtsov, les Saguenéens auront besoin d’une période d’ajustement, c’est une évidence. Dans l’édition du Quotidien de mardi, avant la défaite de 4-3 à Rimouski, l’entraîneur-chef Yanick Jean estimait qu’un mois serait nécessaire pour tout mettre en place. «Cette période est nécessaire autant pour la cohésion que pour les gars qui s’essayent et qui pensent qu’ils sont assez bons pour gagner sans travailler», d’expliquer l’entraîneur et directeur-gérant.
Le lendemain, après le duel à Rimouski, dans lequel avouons-le, les Sags n’ont pas offert leur meilleure performance surtout sur les unités spéciales, il en a rajouté, lançant un message à certains de ses troupiers. «Nous avons deux gars sur trois sur une ligne qui appliquent le plan de match. L’autre joue tout seul. Ça prend de la coordination. Il faut que tout le monde soit sur la même page. Tu dois t’oublier et jouer en équipe. Il y en a qui ne comprennent pas encore qu’ils seront meilleurs ensemble», a-t-il laissé savoir. Il faut dire que les joueurs des Sags ont sauvé la mise samedi à Baie-Comeau après 40 minutes bien ordinaires avant d’exploser en troisième. Justement, le talent est là chez les Sags, mais les choses doivent être faites de la bonne manière. Cette période d’ajustement est nécessaire.
La complication qui pointe, c’est le rang de l’équipe au classement. On ne se cachera pas que les Sags doivent terminer le plus haut possible pour éviter les gros ténors rapidement en séries éliminatoires. Les Sags tournent autour de la 10e place et quand on regarde au classement, la progression du club est loin d’être assurée. Plusieurs ont pris pour acquis que le 6e rang était dans la poche arrière, mais les Screaming Eagles sont sur une bonne lancée et ont sept points d’avance sur les Chicoutimiens, qui ont tout de même trois parties de plus à disputer. Connaissant Yanick Jean, il ne trichera pas pour aller chercher quelques points supplémentaires. Avec l’expérience, il sait que ce n’est pas de cette manière que les séries seront longues au Saguenay. N’empêche que ce serait beaucoup moins compliqué de terminer au 6e qu’au 10e rang…

Un commentaire  |  Commenter cet article

 

Dimanche 8 janvier 2017 | Mise en ligne à 15h40 | Commenter Un commentaire

Les Sags améliorés, sans hypothéquer l’avenir

DAVE AINSLEY

Au moment de l’ouverture de la période des transactions, Yanick Jean avait trois mandats principaux. Il devait d’abord s’assurer de mieux entourer le meneur de l’équipe, Nicolas Roy, avec l’ajout de talent offensif pur. Ensuite, il n’avait pas le choix d’amener un défenseur de premier plan pour stabiliser la brigade. Enfin, il devait greffer de l’expérience dans le vestiaire de l’équipe qui n’a pas passé le premier tour éliminatoire depuis 2012.
Le grand manitou des Sags a réussi son mandat en obtenant Joey Ratelle, les jumeaux Kelly et Kevin Klima, ainsi que les défenseurs Olivier Galipeau et Kody Gagnon. C’est sans compter la venue prochaine de l’attaquant russe German Rubtsov, qui ne coûte rien à la formation chicoutimienne qui avait pris une chance sur lui au repêchage européen.
Le plus impressionnant dans les acquisitions de Yanick Jean, c’est qu’il n’a pas hypothéqué le futur à long terme de l’équipe, exception faite de David Noël, sacrifié dans la transaction qui amené Olivier Galipeau des Foreurs. Les cinq premiers choix de l’équipe au dernier repêchage, les attaquants, Samuel Houde, Mathieu Desgagnés, Félix-Antoine Marcotty, le défenseur Nathan Larose et le gardien Alexis Shank sont toujours la propriété de l’organisation chicoutimienne. C’est sans oublier Jérémy Groleau, Keenan MacIsaac et Vincent Lapalme qui n’ont que 17 ans. Oui la banque de choix 2017 est amochée, d’autant plus que les Screaming Eagles récupéreront un autre choix de 2e tour en compensation d’Alexandre Ranger, mais celle de 2018 est demeurée pratiquement intacte ce qui empêchera l’équipe de sombrer dans une reconstruction interminable. Comme le DG l’a expliqué vendredi, la vente de Garrett Johnston, Gabryel Boudreau et Jonathan Bourcier l’an dernier a donné les munitions aux Sags pour revenir en force à la dernière saison de Nicolas Roy, Frédéric Allard et Julio Billia.
Il aurait été facile pour Yanick Jean d’offrir Samuel Houde et son premier choix 2018, qui étaient très en demande, pour boucler une transaction importante, mais le DG des Sags a été beaucoup plus créatif. Honnêtement, on m’aurait dit que Julien Tessier, Nicolas Guay et des choix permettraient aux Sags de mettre la main sur Joey Ratelle et les frères Klima et j’aurais cru à un bon poisson d’avril.
Maintenant, il faut que la crème pogne, ce qui demandera un certain temps. Yanick Jean et ses adjoints ont maintenant mis le cap sur les séries éliminatoires. Il sera important pour les Sags de progresser au classement général, mais avant tout d’arriver à la grande danse du printemps dans de bonnes dispositions.

Un commentaire  |  Commenter cet article

 

Vendredi 16 décembre 2016 | Mise en ligne à 18h09 | Commenter Aucun commentaire

Samuel Girard retranché par Équipe Canada junior

DAVE AINSLEY

Tard mercredi soir, Samuel Girard a été le dernier joueur retranché par les dirigeants d’Équipe Canada junior. Est-ce une surprise? Non, mais la déception est vive pour le défenseur robervalois qui était tout prêt de vivre l’aventure du Championnat mondial, à seulement 18 ans.
Il y a beaucoup d’éléments à prendre en compte dans cette décision et pas seulement la charpente de Samuel Girard ou ses statistiques. Jeudi, j’ai lu plusieurs personnes sur les réseaux sociaux qu’il était inconcevable de se priver du meilleur défenseur au Canada, titre remporté par le numéro 94 l’an dernier. Les défenseurs offensifs comme Girard sont toujours plus en vue pour ce genre de trophée que ceux au style plus défensif, ce qui ne remet pas en cause leur efficacité. N’empêche que Samuel Girard, c’est une récolte d’un point par match depuis son arrivée dans la LHJMQ. Depuis un an, il roule à un rythme de 1,5 point par rencontre, ce qui est exceptionnel pour un défenseur.
C’est certain que la taille de Samuel Girard ne l’a pas aidé. C’est une évidence. Les sept défenseurs gardés par les entraîneurs, dont trois Québécois, affichent une moyenne de près de 6pieds 2 et 189 livres, ce qui est un contraste avec le choix de 2e ronde des Prédators de Nashville qui, à 5 pieds 9, fait osciller la balance à 165 livres. Si les responsables ont décidé qu’ils pouvaient se priver de Girard, c’est qu’ils ont jugé qu’ils étaient suffisamment équipés sur l’avantage numérique sans lui, notamment avec le vétéran Thomas Chabot à la pointe. Du même coup, ils ne font pas de compromis sur le plan physique. «Ils m’ont dit que j’avais eu un bon camp, mais que c’était une question de ‘‘fit’’. Je pense qu’ils avaient déjà les gars qu’ils voulaient sur l’avantage numérique et leur idée d’où est-ce qu’ils voulaient aller, et je n’étais pas dans leur plan», a confié Girard jeudi au Nouvelliste de Trois-Rivières. Il n’aurait pas pu mieux dire pour résumer.
C’est dommage mais à sa taille, il avait besoin d’un camp extraordinaire -le mot est faible- pour forcer la main des dirigeants ce qui n’a pas été le cas. Dans les discussions de couloirs, Girard est souvent identifié comme un défenseur très offensif, avec des lacunes défensives et qui prend des chances offensivement. Ça doit être pour ça qu’il est +52 depuis le début de sa carrière dans le junior majeur. Oui il prend des chances dans la LHJMQ, ce qui fonctionne plus souvent qu’autrement, mais il est assez intelligent pour ‘’se retenir” dans un tournoi aussi relevé que le Championnat mondial junior.
«Je pense que j’ai connu un bon camp, j’ai joué de la manière qu’ils m’ont demandé et j’ai gardé les choses simples. J’ai sorti la rondelle et bien joué offensivement et défensivement. Je ne pense pas que j’aurais pu faire mieux que ce que j’ai fait là-bas. (…) Je n’ai aucune chose à me reprocher», a-t-il analysé lors de l’entrevue. Encore une fois, difficile de mieux résumer…
La petite consolation dans son cas, c’est qu’il sera encore un candidat de premier plan l’an prochain. Si j’avais à gager, je dirais qu’il fera sa place. Un moment donné, comme depuis qu’il est dans le pee-wee, il faudra le mettre dans le bain pour s’apercevoir qu’il est capable de livrer la marchandise.

Aucun commentaire  |  Commenter cet article

 

publicité

  • TWITTER

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    avril 2017
    D L Ma Me J V S
    « fév    
     1
    2345678
    9101112131415
    16171819202122
    23242526272829
    30  
  • Archives