Dans l'enclave

Archive de la catégorie ‘Général’

Jeudi 8 décembre 2016 | Mise en ligne à 22h34 | Commenter Aucun commentaire

Les Sags vacillent

DAVE AINSLEY

À quelques jours de l’ouverture de la période des transactions dans la LHJMQ, les Sags ne convaincront personnes avec leurs récentes performances. Mercredi soir, ils ont vraiment offert une performance sans saveur devant une formation amochée sans ses deux gardiens, le Phoenix de Sherbrooke, qui a quitté le centre Georges-Vézina avec les deux points. Quel est le vrai visage des Sags? Celui de novembre où les Sags n’ont perdu qu’une seule rencontre en temps réglementaire, en plus de s’offrir un voyage parfait dans les Maritimes ou celui de décembre, sans vraiment de conviction, contre des adversaires pourtant bien peu intimidants.
Les derniers jours ont exposé les faiblesses de la formation chicoutimienne, il n’y a aucun doute. Je pense quand même que Yanick Jean se rangera dans le camp des vendeurs pour deux raisons évidentes. D’abord, il peut compter sur un joueur de qualité à chaque position avec Nicolas Roy, Frédéric Allard et Julio Billia. Ce n’est pas tous les ans qu’une telle situation se présente et elle est avantageuse pour les Sags. Ensuite, la patience des partisans a été assez éprouvée. La dernière présence des Sags dans le carré d’as remonte déjà à 2012 et cette saison-là, ils avaient terminé au 8e rang du classement général. Ils sont présentement installés en 7e position avec des matchs en main sur leurs adversaires. Malgré cette séquence en dent de scie, on est loin du désastre de 2014-2015 qui avait justement mené à la venue de Yanick Jean à la barre de l’équipe. Les Remparts ont sept points d’avance sur les Sags au sommet de la division Est alors que les Cataractes sont au ralenti avec l’absence d’Anthony Beauvillier et Gabriel Gagné dans les rangs professionnels. Pour les Remparts, ils poursuivront le mouvement jeunesse malgré leur surprenante position au classement.
L’entraîneur et DG sait pertinemment que sa formation manque de profondeur à l’attaque, mais ça pourrait changer très rapidement. Si le Russe German Rubtsov débarque au Saguenay, le portrait serait complètement changé sans rien coûter aux Saguenéens. Les Sags seront fixés d’ici quelques jours dans ce dossier, mais lors de son dernier match dans la KHL, Rubtsov a joué 1min35… Ça n’a aucun sens pour le développement du choix de première ronde des Flyers de Philadelphie qui doivent certainement mettre un peu de pression pour faire débloquer les choses. Sinon, ce sera plus compliqué, mais le directeur-général a les éléments pour travailler. Il a tous ses choix de première ronde avec de jeunes joueurs qui ont une bonne valeur sur le marché. Foncer ne veut pas non plus dire liquider tous les espoirs de l’équipe. Il y a moyen de faire les choses de manière intelligente, surtout quand Nicolas Roy fait déjà partie de ta formation.

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Vendredi 28 octobre 2016 | Mise en ligne à 19h29 | Commenter Aucun commentaire

J’ai visité le Lambeau field!

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DAVE AINSLEY

La date du 20 octobre restera gravée longtemps dans ma mémoire. J’ai visité la Mecque de tout amateur de football, le Lambeau field. Pour les néophytes, il est ici question du domicile des Packers de Green Bay, une anomalie dans le sport professionnel contemporain.
Oubliez ici la folie de New York, Chicago ou Los Angeles, Green Bay est une municipalité (le terme est bien choisi) d’un peu plus de 100 000 personnes. Même en comptant les environs, on dénombre un demi-million de personnes. C’est un peu comme si Chicoutimi avait une équipe de la Ligue nationale. Avec tout l’argent dans le sport et particulièrement dans la NFL, c’est surréaliste qu’une équipe puisse survivre dans un si petit environnement. En arrivant à Green Bay, on se rend rapidement compte qu’on est dans un endroit spécial. Le stade prend place dans le décor, aux côtés des maisons. Le parc situé à une centaine de mètres du Lambeau Field est d’ailleurs un excellent endroit pour en prendre de bonnes photos…
Les Packers réussissent à exister, et même tirer leur épingle du jeu, pour deux raisons. D’abord, le fonctionnement du partage des revenus de la NFL est très efficace, du moins, certainement plus qu’au baseball majeur. Deuxièmement, les Packers ont développé un système unique de propriété de l’équipe. Les Packers n’ont pas un seul propriétaire, mais environ 360 000 actionnaires qui détiennent les 5 millions d’actions en circulation. Toutes les fois qu’ils ont eu besoin d’argent, à cinq reprises (1921, 1935, 1950, 1997 et 2001), les Packers ont mis en circulation de nouvelles actions qui ne rapportent rien à leur propriétaire, sauf le privilège de pouvoir se vanter à ses amis. En 2011, il était même possible d’en acheter au Canada, ce qui a permis de financer les plus récentes rénovations au Lambeau field qui est de toute beauté. S’il y a un nouvel appel d’ici quelques années, je vais certainement tenter ma chance, ne serait-ce que pour afficher mon futur certificat dans mon salon…
Pour revenir à nos moutons, aller à Green Bay, c’est une incursion dans l’essence même du sport et dans l’histoire du football. La franchise a été marquée par de véritables institutions comme Curly Lambeau qui a fondé les Packers en 1919 ainsi que l’illustre Vince Lombardi qui a dirigé une dynastie dans les années 60. Le trophée remis aux champions sur Super Bowl porte son nom.
La communauté de Green Bay a un lien très serré avec son équipe, c’est à la fois impressionnant et déconcertant. Les mauvaises langues pourraient dire qu’il n’y a que ça à faire à Green Bay et ils n’auront pas complètement tort. Reste qu’à peu près tout le monde a sa petite anecdote sur le club ou une rencontre avec un joueur. Plusieurs organisations devraient s’inspirer des Packers pour la proximité entre les joueurs et les partisans. D’ailleurs, les anciens demeurent également liés de près à l’organisation. Avant la rencontre auquelle j’assistais, face aux Bears de Chicago, l’un des meilleurs receveurs de l’histoire de l’équipe, Antonio Freeman, a signé des autographes pendant une bonne heure… dans le stationnement du restaurant de Brett Favre.
Pour votre information, réussir à obtenir un abonnement de saison aux Packers relève de l’exploit. Dans le stationnement avant la rencontre, on s’est fait raconter l’histoire d’un gars qui a été inséré sur la liste d’attente à 7 ans. Il est maintenant âgé de 33 ans et est encore bien loin de son but, autour du 10 000e rang. Il devra certainement patienter encore quelques années. Pour réussir à mettre la main sur les maigres billets disponibles dans le stade de 80 000 places sans se ruiner, les amateurs locaux usent donc d’ingéniosité et ils sont très créatifs. Les billets sont aussi difficiles à obtenir que coûteux. Mais ce n’est qu’un petit détail comparativement à l’expérience. Tout amateur de football doit mettre cette endroit sur sa liste de priorités.

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Les têtes de fromage sont très populaires à Green Bay.

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Les Packers possèdent le plus grand nombre de titres de l'histoire avec 11, dont 4 dans l'ère du Super Bowl.

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Mardi 11 octobre 2016 | Mise en ligne à 16h14 | Commenter Un commentaire

Sags: Pas le départ espéré

DAVE AINSLEY

Disons que le début de saison des Sags ressemble étrangement à celui de l’an dernier. Sauf qu’en 2015, ce n’était pas une surprise. L’équipe avait plusieurs jeunes et tout le monde anticipait un lent départ. Cette année, les attentes étaient -et sont encore- beaucoup plus grandes avec une équipe beaucoup plus expérimentée. Les Sags n’ont qu’une petite victoire en sept rencontres après avoir été menottés en Abitibi. Ils sont d’ailleurs toujours à la recherche de leur première réussite sur les patinoires adverses. Oui, les Sags ont présentement plusieurs blessés avec Julio Billia, Antoine Marcoux, Jérémy Groleau et Morgan Nauss, mais ils se retrouvent tout de même au dernier rang de la LHJMQ avec seulement deux points. Ce n’était certainement pas dans le plan au départ.
La situation devra être renversée rapidement, car la pression se fait déjà forte sur l’organisation. Les partisans chicoutimiens ont soif de victoire et ils méritent également une bonne saison après les nombreuses déceptions des dernières années. Plus les défaites s’accumuleront, plus la pression sera forte, ce qui va rendre les choses encore plus difficiles. Les cinq prochains matchs seront disputés à domicile et l’équipe a déjà l’obligation de résultats.
La bonne nouvelle, c’est qu’il reste encore 61 rencontres. Mais comme l’an dernier, le retard accumulé en début de saison se fera sentir à la fin du marathon.

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