
Laval Ménard, Alain Deschênes, Pierre-Marc Bouchard et Martin Lavoie sont les nouveaux gestionnaires des Saguenéens de Chicoutimi. (Photo Michel Tremblay)
DAVE AINSLEY
Les Saguenéens ont de nouveaux gestionnaires. Le groupe formé de Laval Ménard, Pierre-Marc Bouchard, Martin Lavoie et Alain Deschênes a remporté la mise, grâce à une soumission de 352 692,72$, loin devant les autres. La candidature gagnante a d’abord été entérinée par le comité exécutif de Saguenay avant que les nouveaux boss rencontrent la presse jeudi matin.
Le quatuor qui a été formé le mois dernier amènera certainement du sang neuf dans l’organisation chicoutimienne. Ils arrivent en poste après un règne de 12 ans de Michel Boivin, Guy Carbonneau, Pierre Cardinal, Marc Desforges et Gaby Asselin. Il faut souligner d’emblée que les anciens gestionnaires laissent une équipe en excellente santé, tant hors que sur la patinoire. Même s’ils ont tenté le coup aux Fêtes, avec l’acquisition de Jean-Gabriel Pageau, Mathieu Gagnon et Christian Ouellet, le noyau des Sags demeure jeune et talentueux.
Première constatation, elle saute aux yeux: les nouveaux gestionnaires ont payé très cher pour s’occuper de la franchise qui célébrera sa 40e saison en 2012-2013. Au bout des sept saisons, ils auront remis la coquette somme de 2,5 millions $, soit quasiment la valeur d’une concession dans la LHJMQ qui est établie à 3 millions $. Tout ce magot pour louer une équipe de hockey. Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, a gagné son pari, lui qui voulait aller chercher le maximum pour le citoyen. De l’autre côté, le quatuor affirme qu’il est très à l’aise avec les montants accordés et que ce ne sera pas un problème. Avec les nouvelles charges du nouveau contrat s’ajoutent également un montant d’environ 150 000$. Ça fait grosso modo un montant de 500 000$ qu’ils auront à débourser annuellement pour prendre en charge les Sags.
Anciennement, c’était plutôt entre 100 000$ et 150 000$ tout dépendant de la vente des billets. Maintenant, les frais seront fixes et les gestionnaires devront faire avec. C’est un manque à gagner d’au moins 350 000$ qu’ils devront aller chercher. Ce n’est pas la fin du monde quand on considère que le précédent groupe a encaissé de très bons profits au milieu des années 2000 alors que les succès sur la patinoire et aux guichets allaient de pair. Le risque est plus grand, mais c’est loin d’être impossible. Le défi pour le quatuor sera de rendre le Centre Georges-Vézina populaire et ça ne se fera pas sans une bonne équipe. Pour rajeunir la clientèle et inclure la tranche 15-35, l’animation devra définitivement être améliorée.
Avant de critiquer, il faut laisser la chance au coureur. Les quatre nouveaux gestionnaires sont des hommes d’affaires bien établis et crédibles. Laval Ménard est un vendeur hors-pair. Il n’avait pas quitté l’organisation chicoutimienne dernièrement parce qu’il ne vendait pas de publicité, bien au contraire. Il sera appuyé par Martin Lavoie qui est également reconnu pour ses talents dans la vente. Alain deschênes est parti de rien et a maintenant une entreprise de signalisation qui emploie 70 personnes.
Un petit bémol sur le processus d’appel d’offres. Marc Denis marque un point lorsqu’il déplore que seulement l’argent mis sur la table qui a permis de décider du groupe qui hériterait de la gestion de l’équipe. Au départ, on avait parlé d’une grille d’évaluation rigoureuse même si l’aspect monétaire demeurait le critère numéro un. Ça aura finalement été le seul. Sur ce point, le maire Tremblay explique que le 13 juin, à la première étape, tous les groupes ont été jugés conformes. N’empêche que d’autres groupes ont mis du temps et de l’énergie dans la conception de leur soumission et auront finalement perdu leur temps. L’argent, c’est une chose, la vision en est une autre.
Ceci dit, je suis convaincu que les nouveaux gestionnaires arrivent en place avec un plan précis et des idées plein la tête.
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