DAVE AINSLEY
Malgré la défaite face aux puissants Sea Dogs, les joueurs des Sags ont été très impressionnants. Voici l’intégrale de mon commentaire publié dans le Progrès-Dimanche.
Les joueurs des Sags peuvent rentrer à Chicoutimi la tête très très haute.
Malgré leur élimination en cinq rencontres, les Chicoutimiens ont vraiment été impressionnants face aux puissants Sea Dogs, qui avouons-le, avaient une équipe bien plus talentueuse avec quatre choix de premier tour dans l’alignement. Certains soirs, comme jeudi dernier, on aurait toutefois pu jurer que la meilleure équipe était à Chicoutimi, mais la loi du sport est parfois bien injuste.
Acharnés, les joueurs des Sags ont forcé les Sea Dogs à mériter chaque pouce de patinoire et chaque but. Encore hier, les Chicoutimiens n’ont jamais abandonné, même lorsqu’ils tiraient de l’arrière 2-0. En bout de ligne, le talent aura eu raison du travail. Le talent en a toutefois eu pour son argent.
Les mêmes problèmes qui ont hanté les Sags toute la saison, le manque d’opportunisme et l’incapacité de marquer en avantage numérique, ont finalement eu raison de la troupe de Marc-Étienne Hubert en demi-finale. Durant toute la série, l’attaque massive des Bleus n’a généré qu’un seul but en 20 occasions. Dans une série où chaque détail compte, ce n’est évidemment pas suffisant. Deux ou trois buts de plus et le temps n’est peut-être pas au bilan chez les Saguenéens.
Le succès dans les séries rejailli sur tous les membres de l’organisation, mais un en particulier récolte les honneurs un peu plus. Largement critiqué dès le début de sa saison recrue comme entraîneur-chef, Marc-Étienne Hubert a gagné le respect en séries éliminatoires, bien appuyé par son adjoint Mario Durocher. L’équipe a été très bien préparée à chaque rencontre et le plan de match était vraiment efficace, particulièrement contre les Cataractes et les Sea Dogs.
Après la période des échanges, le directeur général avait mis beaucoup de pression sur Hubert en affirmant que les Saguenéens avaient maintenant les outils pour faire un bon bout de chemin en séries avec les acquisitions des anciens olympiques Mathieu Gagnon, Christian Ouellet et Jean-Gabriel Pageau. Quatre mois plus tard, l’expérience peut être qualifiée de concluante.
Seul bémol, la fin de saison en dent de scie des Chicoutimiens qui les aura fait glisser au 8e rang. Avec une meilleure fin, le choc contre les Sea Dogs, qui à moins d’une catastrophe, seront couronnés pour une deuxième année consécutive d’ici deux semaines, se serait produit en finale, mais le résultat aurait fort probablement été le même.
Les grands gagnants, ce sont les partisans qui ont retrouvé la fierté vis-à-vis leur organisation. Sans un pari audacieux des dirigeants, les moments magiques vécus lors des dernières semaines n’auraient pas eu lieu. La longue traversée du désert ne semblait pas vouloir finir, elle est maintenant chose du passé et contrairement aux autres années, la saison prend fin sur une note très positive à Chicoutimi.
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