Dans l'enclave

Mardi 8 novembre 2016 | Mise en ligne à 22h13 | Commenter Aucun commentaire

Gros voyage des Sags dans les Maritimes

DAVE AINSLEY

Avant leur départ pour les Maritimes, la semaine dernière, les Sags n’avaient toujours pas goûté à la victoire sur les patinoires adversaires, en six tentatives. Ils sont rentrés à la maison lundi avec trois victoires en poche, arrachés de manière impressionnante dans des circonstances difficiles. De mémoire, c’est probablement le voyage dans l’Est du pays le plus fructueux de leur histoire.
Jeudi, à Moncton, Frédéric Allard est tombé au combat, victime d’une entorse à la cheville. Le lendemain, à charlottetown, c’était au tour de Keenan MacIsaac de se retrouver sur la touche avec une blessure à l’épaule. Les Sags n’avaient donc que cinq défenseurs en uniforme dimanche, au Cap-Breton, et ils ont malgré tout réussi à aller chercher les deux points en prolongation. Le jeune David Noël a pris la relève. En plus de son jeu solide, il a marqué ses deux premiers buts en carrière. Le vétéran Julien Carignan a été surtaxé et a bien répondu également.
Après un début de saison très silencieux, les Sags ont pris leur lancée dans les dix derniers matchs. Au cours de cette séquence, ils comptent la meilleure récolte de la LHJMQ avec huit victoires. En fait, ils n’ont disputé qu’un vrai mauvais match, à Baie-Comeau. L’attaque, qui peinait à trouver le fond du filet en début de saison, avec Nicolas Roy qui s’est mis en marche, le reste roule à plein régime. Avec cette série de succès, le retard accumulé a été comblé par les régionaux qui sont de retour dans le peloton au classement général. “Apprendre à gagner, c’est contagieux. Match après match, on s’améliore encore”, a laissé tomber l’entraîneur-chef Yanick Jean alors que l’équipe amorçait son périple de retour au Saguenay.

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Vendredi 28 octobre 2016 | Mise en ligne à 19h29 | Commenter Aucun commentaire

J’ai visité le Lambeau field!

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DAVE AINSLEY

La date du 20 octobre restera gravée longtemps dans ma mémoire. J’ai visité la Mecque de tout amateur de football, le Lambeau field. Pour les néophytes, il est ici question du domicile des Packers de Green Bay, une anomalie dans le sport professionnel contemporain.
Oubliez ici la folie de New York, Chicago ou Los Angeles, Green Bay est une municipalité (le terme est bien choisi) d’un peu plus de 100 000 personnes. Même en comptant les environs, on dénombre un demi-million de personnes. C’est un peu comme si Chicoutimi avait une équipe de la Ligue nationale. Avec tout l’argent dans le sport et particulièrement dans la NFL, c’est surréaliste qu’une équipe puisse survivre dans un si petit environnement. En arrivant à Green Bay, on se rend rapidement compte qu’on est dans un endroit spécial. Le stade prend place dans le décor, aux côtés des maisons. Le parc situé à une centaine de mètres du Lambeau Field est d’ailleurs un excellent endroit pour en prendre de bonnes photos…
Les Packers réussissent à exister, et même tirer leur épingle du jeu, pour deux raisons. D’abord, le fonctionnement du partage des revenus de la NFL est très efficace, du moins, certainement plus qu’au baseball majeur. Deuxièmement, les Packers ont développé un système unique de propriété de l’équipe. Les Packers n’ont pas un seul propriétaire, mais environ 360 000 actionnaires qui détiennent les 5 millions d’actions en circulation. Toutes les fois qu’ils ont eu besoin d’argent, à cinq reprises (1921, 1935, 1950, 1997 et 2001), les Packers ont mis en circulation de nouvelles actions qui ne rapportent rien à leur propriétaire, sauf le privilège de pouvoir se vanter à ses amis. En 2011, il était même possible d’en acheter au Canada, ce qui a permis de financer les plus récentes rénovations au Lambeau field qui est de toute beauté. S’il y a un nouvel appel d’ici quelques années, je vais certainement tenter ma chance, ne serait-ce que pour afficher mon futur certificat dans mon salon…
Pour revenir à nos moutons, aller à Green Bay, c’est une incursion dans l’essence même du sport et dans l’histoire du football. La franchise a été marquée par de véritables institutions comme Curly Lambeau qui a fondé les Packers en 1919 ainsi que l’illustre Vince Lombardi qui a dirigé une dynastie dans les années 60. Le trophée remis aux champions sur Super Bowl porte son nom.
La communauté de Green Bay a un lien très serré avec son équipe, c’est à la fois impressionnant et déconcertant. Les mauvaises langues pourraient dire qu’il n’y a que ça à faire à Green Bay et ils n’auront pas complètement tort. Reste qu’à peu près tout le monde a sa petite anecdote sur le club ou une rencontre avec un joueur. Plusieurs organisations devraient s’inspirer des Packers pour la proximité entre les joueurs et les partisans. D’ailleurs, les anciens demeurent également liés de près à l’organisation. Avant la rencontre auquelle j’assistais, face aux Bears de Chicago, l’un des meilleurs receveurs de l’histoire de l’équipe, Antonio Freeman, a signé des autographes pendant une bonne heure… dans le stationnement du restaurant de Brett Favre.
Pour votre information, réussir à obtenir un abonnement de saison aux Packers relève de l’exploit. Dans le stationnement avant la rencontre, on s’est fait raconter l’histoire d’un gars qui a été inséré sur la liste d’attente à 7 ans. Il est maintenant âgé de 33 ans et est encore bien loin de son but, autour du 10 000e rang. Il devra certainement patienter encore quelques années. Pour réussir à mettre la main sur les maigres billets disponibles dans le stade de 80 000 places sans se ruiner, les amateurs locaux usent donc d’ingéniosité et ils sont très créatifs. Les billets sont aussi difficiles à obtenir que coûteux. Mais ce n’est qu’un petit détail comparativement à l’expérience. Tout amateur de football doit mettre cette endroit sur sa liste de priorités.

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Les têtes de fromage sont très populaires à Green Bay.

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Les Packers possèdent le plus grand nombre de titres de l'histoire avec 11, dont 4 dans l'ère du Super Bowl.

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Mardi 11 octobre 2016 | Mise en ligne à 16h14 | Commenter Un commentaire

Sags: Pas le départ espéré

DAVE AINSLEY

Disons que le début de saison des Sags ressemble étrangement à celui de l’an dernier. Sauf qu’en 2015, ce n’était pas une surprise. L’équipe avait plusieurs jeunes et tout le monde anticipait un lent départ. Cette année, les attentes étaient -et sont encore- beaucoup plus grandes avec une équipe beaucoup plus expérimentée. Les Sags n’ont qu’une petite victoire en sept rencontres après avoir été menottés en Abitibi. Ils sont d’ailleurs toujours à la recherche de leur première réussite sur les patinoires adverses. Oui, les Sags ont présentement plusieurs blessés avec Julio Billia, Antoine Marcoux, Jérémy Groleau et Morgan Nauss, mais ils se retrouvent tout de même au dernier rang de la LHJMQ avec seulement deux points. Ce n’était certainement pas dans le plan au départ.
La situation devra être renversée rapidement, car la pression se fait déjà forte sur l’organisation. Les partisans chicoutimiens ont soif de victoire et ils méritent également une bonne saison après les nombreuses déceptions des dernières années. Plus les défaites s’accumuleront, plus la pression sera forte, ce qui va rendre les choses encore plus difficiles. Les cinq prochains matchs seront disputés à domicile et l’équipe a déjà l’obligation de résultats.
La bonne nouvelle, c’est qu’il reste encore 61 rencontres. Mais comme l’an dernier, le retard accumulé en début de saison se fera sentir à la fin du marathon.

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