Dans l'enclave

Mercredi 21 septembre 2016 | Mise en ligne à 15h25 | Commenter Un commentaire

Prévisions dans la LHMQ

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DAVE AINSLEY

Mercredi, tous les journalistes du groupe Capitales médias qui couvrent les activités de la Ligue de hockey junior majeur du Québec se sont mouillés avec les traditionnelles prédictions. Le moins que l’on puisse dire pour les champions de chaque division, c’est l’unanimité entre les collègues. Il n’y a qu’un seul récalcitrant dans le groupe, Steve Turcotte, du Nouvelliste, qui place les Olympiques de Gatineau devant les Huskies de Rouyn-Noranda dans la division Ouest. Je serais prêt à prendre un pari amical avec lui sur cette question!
Du côté des Sags, ça varie entre la deuxième et la troisième position dans la division Est. Voici mon évaluation de l’équipe à l’aube de la saison régulière qui s’amorcera vendredi, à Québec. Avec le gardien Julio Billia, le défenseur Frédéric Allard et l’attaquant Nicolas Roy, les Saguenéens pourront compter sur d’excellents chevaux à toutes les positions. Est-ce que ce sera suffisant pour les mener à une sérieuse poussée en séries pour une première fois depuis 2012?

À L’ATTAQUE
Nicolas Roy sera le meneur incontesté de cette attaque qui aura beaucoup de profondeur, mais aussi des points d’interrogation. Le nouveau capitaine de l’équipe devrait poursuivre sur sa lancée de deuxième moitié de saison l’an dernier où il a sans contredit été l’un des joueurs les plus dangereux autour du filet adverse dans la LHJMQ. Après le départ de Jonathan Bourcier, échangé à Bathurst, le numéro 55 aura comme partenaire le vétéran Ryan Verbeek, en provenance de l’Ontario, qui a montré qu’il pouvait le suivre lors du calendrier préparatoire. Le seul problème avec Roy, c’est qu’il ratera sa part de matchs en première moitié de saison, en raison de sa participation au camp des Hurricanes et au Championnat mondial junior pendant la période des Fêtes. La clé de voûte des Sags offensivement s’appelle German Rubtsov. S’il décide de quitter la Ligue continentale russe pour s’amener en Amérique, les Bleus auraient une véritable force de frappe.

À LA DÉFENSIVE
L’unité est pratiquement intacte, du moins pour le noyau. Ce n’est pas flamboyant, mais efficace. Le Russe Artem Maltsev et le jeune Alexander Krief ont été échangés tandis que David Noël et Morgan Nauss débarquent dans la brigade qui comptera maintenant à temps plein sur le joueur de Mashteuiatsh, Louis-Philippe Simard. Le groupe a maintenant une année d’expérience dans le corps, dont Jérémy Groleau qui a fait de l’excellent boulot en séries l’an dernier aux côtés de Frédéric Allard. Le vétéran de la brigade en sera encore une fois le meneur et le quart-arrière même s’il n’a pas pu s’entraîner pleinement pendant l’été en raison d’une blessure aux côtes. À sa deuxième saison, Keenan MacIsaac devra prendre des responsabilités accrues, que ce soit à forces égales ou dans les unités spéciales.

DEVANT LES BUTS
Les dirigeants de l’équipe n’ont aucune inquiétude à avoir entre les deux poteaux. Le vétéran Julio Billia entamera une quatrième, et dernière, saison complète à Chicoutimi. Le Montréalais est sans contredit l’un des meilleurs de la LHJMQ à sa position. Sa fiabilité n’est plus à démontrer et quand il est au meilleur de ses capacités, il peut voler la victoire à lui seul, ce qu’il a fait à quelques occasions la saison dernière. La différence, c’est que cette fois, ce sera plus solide devant lui. Son adjoint demeure le même avec Xavier Potvin. Il s’en est fallu de peu pour que les Sags réussissent à mettre la main sur le local Olivier Rodrigue, mais les Voltigeurs ont déjoué leurs plans. Le retour de Potvin n’est pas une mauvaise nouvelle pour autant. L’an dernier, pendant une blessure à Billia qui tardait à guérir, il a gardé le fort sans broncher et méritait d’être de retour.

PRÉVISIONS
À ce stade-ci, il est bien difficile de prédire à quel rang précisément les Sags se retrouveront dans quelques mois. Chose certaine, il manque quelques éléments pour faire de l’équipe une réelle aspirante au titre. L’arrivée de German Rubtsov pourrait changer le portrait sans rien coûter. Il pourrait s’agir d’un pari payant pour Yanick Jean, surtout que le Russe et choix de première ronde des Flyers ne joue pratiquement pas dans la Ligue continentale. Advenant un mauvais début de saison, Yanick Jean pourrait également faire un virage à 180 degrés et monnayer Nicolas Roy, Frédéric Allard et Julio Billia à gros prix, ce qui serait un gros pas en arrière, mais placerait certainement les Sags parmi les favoris pour la saison 2017-2018. Mais à un moment donné, il faut foncer, surtout que les partisans ont été très patients.

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Mercredi 7 septembre 2016 | Mise en ligne à 17h16 | Commenter Aucun commentaire

Les Sags et les anglophones

Arrivé à Chicoutimi en début de semaine, Noah Bushnell a opté pour les Sags pour plusieurs raisons, notamment parce qu'il pourra améliorer son français. — PHOTO LE QUOTIDIEN, JEANNOT LÉVESQUE

Arrivé à Chicoutimi en début de semaine, Noah Bushnell a opté pour les Sags pour plusieurs raisons, notamment parce qu'il pourra améliorer son français. — PHOTO LE QUOTIDIEN, JEANNOT LÉVESQUE

DAVE AINSLEY

Les Saguenéens débuteront la saison régulière avec au moins six joueurs unilingues anglophones, un sommet historique. Par le passé, la formation chicoutimienne a bien eu quelques anglophones ici et là, mais jamais un aussi grand nombre. À un certain moment, on entendait même dire qu’il ne valait pas la peine de regarder du côté des anglophones qui préféraient d’autres marchés en raison de la barrière de la langue. Les choses ont évolué de ce côté. « Tu n’as pas le choix. Quand tu fais le tour des équipes, c’est en moyenne 5-6 joueurs », plaide l’entraîneur-chef et directeur général Yanick Jean qui est d’avis qu’il peut améliorer grandement son équipe en regardant à l’extérieur du territoire de la LHJMQ, ce qui se fait à coût nul en prime. Cette saison, il a déployé deux recruteurs en Ontario. L’an dernier, amené en janvier, l’attaquant Taylor Cooper a rendu de fiers services aux Saguenéens. Cette année, Ryan Verbeek évoluera à l’aile de Nicolas Roy et fera sa part offensivement. Pour faire l’acquisition d’un joueur de 20 ans de ce potentiel offensif via le marché des transactions, la facture aurait été salée en choix au repêchage.
Pour le grand manitou des Sags, ce territoire ontarien possède la force du nombre. Il est donc normal que de bons joueurs se retrouvent disponibles sur le marché des agents libres. « Pour certains besoins spécifiques, tu n’as pas le choix de pencher de ce côté-là », annonce-t-il.
Dans l’esprit de Yanick Jean, le mélange des territoires aide à la chimie d’une équipe alors que les joueurs sont élevés différemment dans les Maritimes, qu’au Québec ou en Ontario. Le calibre de la LHJMQ est également relevé, ce qui aide à la progression des autres joueurs, estime-t-il, ne fermant la porte à ajouter un autre joueur de l’Ontario, en raison du départ soudain de Nicolas Guay pour l’Europe.

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Lundi 29 août 2016 | Mise en ligne à 16h08 | Commenter Commentaires (2)

Ouf qu’ils sont rapides

DAVE AINSLEY

Samedi dernier, j’ai eu l’occasion de participer au tournoi à bout de souffle des Sags. Si je peux résumer mon expérience en quelques mots: ça va vraiment vite. Se retrouver sur la même glace que des joueurs de la LHJMQ et des professionnels donne vraiment une toute autre perspective de la rapidité et de l’exécution à ce niveau. J’ai fait un petit commentaire sur mon expérience, le voici:

«Patiner sur la même glace que les joueurs des Sags et David Deshanais permet de rapidement se rendre compte de la différence de calibre entre ceux qui atteignent ce niveau et les autres. L’exécution et surtout la vitesse sont vraiment impressionnantes pour un joueur de garage comme moi.
Samedi, j’ai eu la chance de participer au tournoi À bout de souffle des Sags au centre Georges-Vézina. En plus des joueurs de l’édition actuelle, quelques anciens, David Desharnais, Francis Verreault, Christopher Guay, Christian Ouellet et Christopher Gibson étaient également de la partie. Des partenaires étaient jumelés avec les quatre équipes. Comme il y avait une place de libre, on me l’a offerte et j’ai accepté avec empressement. Je faisais équipe avec Frédéric Allard, Jérémy Groleau, Mark Bzowey, Ryan Verbeek, Samuel Houde, Vincent Lapalme, Brendon Hamelin, Antoine Marcoux avec Julio Billia devant le filet. Pour la petite histoire, notre parcours s’est arrêté en demi-finale face à Nicolas Roy et Jake Smith qui nous en ont fait voir de toutes les couleurs lors de cette rencontre.
Les joueurs des Sags, je les côtoie pratiquement quotidiennement de la mi-août à la fin de la saison. Je les vois à l’entraînement, lors des matchs et des estrades, ça semble tellement facile. C’est à se demander pour quelles raisons il y a des erreurs, mais j’ai vraiment compris samedi. Bien assis sur la galerie de presse ou dans les gradins, on ne se rend pas toujours compte de la vitesse incroyable du jeu qui se déroule devant nos yeux. Le temps de réaction est pratiquement inexistant. On s’entend, samedi, les joueurs ne donnaient pas leur 110%. C’était plus comme un match d’étoiles, mais c’est justement dans ces situations qu’ils exécutent des jeux qu’ils ne feraient pas dans une vraie rencontre et c’est franchement impressionnant.
En défensive, tout se passe en accéléré. On pense que le joueur devant soi va faire telle ou telle manoeuvre, mais non et en un clignement, il est passé. Pourtant, pour nos coéquipiers, c’est beaucoup moins compliqué. J’ai eu beau essayer du mieux que je pouvais d’enlever la rondelle à David Desharnais sur une séquence, mais rien à faire, il est beaucoup trop rapide. Le porte-couleurs du Canadien de Montréal possède une longueur d’avance sur les autres qui sont déjà très habiles. J’ai au moins réussi à gagner une mise en jeu contre lui. C’est mieux que rien.
Puis, vient le temps de prendre possession de la rondelle. La fraction de seconde, elle existe bel et bien. Si tu prends le temps de regarder tes options une fois en contrôle, la rondelle ne demeurera pas bien longtemps sur ta palette. En prime, si tu as le malheur de prendre la mauvaise décision pour la passe, ce n’est pas bien long que ton club se retrouve dans le trouble.
Le côté positif, c’est que les joueurs avec toi ont également une vision du jeu exceptionnelle. Grâce à mes coéquipiers, j’ai tout de même réussi à marquer deux fois. J’ai tenté à maintes reprises de battre Christopher Gibson, que ce soit avec une feinte, en fusillade, ou un tir sur réception de l’enclave, mais il m’a bloqué à toutes les occasions. Et il l’a fait avec une facilité déconcertante, ce qui devient intimidant. On sait qu’on doit loger la rondelle à un endroit parfait pour le battre, sinon, il va faire l’arrêt.
Bref, je vais continuer de me concentrer sur mon jeu dans les ligues de garage, mais je vais avoir maintenant eu la preuve que pour atteindre le junior majeur ou les rangs professionnels, il faut vraiment faire partie de la crème. Ça n’arrive pas par chance ou par accident.»

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