Nathalie Collard

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    Nathalie Collard explore le monde des médias dans les pages de La Presse, sur son blogue et sur twitter.
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    Lundi 2 juillet 2012 | Mise en ligne à 13h35 | Commenter Commentaires (11)

    Les femmes peuvent-elle tout concilier? Le débat continue

    Afin d’assurer un débat respectueux, seuls les commentaires signés seront publiés.

    Je ne sais pas si Anne-Marie Slaughter se doutait du débat qu’elle provoquerait avec son texte dans The Atlantic mais chose certaine, ça ne dérougit pas depuis la publication de Why Women Still Can’t Have It All, un texte très personnel dans lequel cette ancienne collaboratrice d’Hillary Clinton aborde la délicate question de la conciliation travail-famille (notons que la situation de Mme Slaughter est particulière. Elle occupait un poste de très haut niveau, dans un pays où les services de garde et les congés de maternité sont à peu près inexistants).

    Je ne compte plus le nombre de chroniques, commentaires et lignes ouvertes depuis la parution de cet texte qui a suscité une discussion passionnante des deux côtés de la frontière (en effet, de nombreuses journalistes canadiennes-anglaises, dont Margaret Wente que vous pouvez lire ici, ont commenté le texte de Mme Slaughter).

    J’ai moi-même modestement contribué au débat en interviewant quelques Québécoises bien en vue afin qu’elles commentent le texte de Mme Slaughter (j’aurais pu écrire trois fois plus long tellement les observations de ces femmes étaient stimulantes). Vous pouvez lire mon texte ici.

    Enfin, Mme Slaughter en rajoute aujourd’hui et partage avec nous ses réflexions sur le débat qui fait rage depuis la publication de son texte. Elle conclut, entre autres, qu’elle n’utilisera plus jamais l’expression «have it all». Une réflexion super intéressante à lire ici.

    Le débat entourant la conciliation travail-famille me fascine depuis des années et malgré les avancées des femmes, il demeure on ne peut plus d’actualité. Il évolue en fait et se transforme en débat sur la qualité de vie et l’équilibre personnel, des questions auxquelles de plus en plus d’hommes réfléchissent eux aussi. Une réflexion importante qu’il faut poursuivre.


    • C’est bien vrai que nous avons une plus grande gamme d’options que vous, les filles, et c’est profondément injuste. Mais nous, les gars, on doit bien admettre qu’on s’appuie un peu beaucoup trop sur vous autres. Avec ma conjointe – comme avant avec mon ex femme – j’essaie d’en faire le plus possible pour la libérer et la voir en forme et de bonne humeur… et ça marche, les gars! Faut surtout pas se gêner! Regardez juste les femmes dans le monde du travail. Elles performent en chien et c’est bien pour tout le monde.
      R. Ducharme

    • Toute cette saga à propos de “la conciliation travail-famille” me rappelle le conte de Hans Christian Andersen “Les habits neufs de l’Empreur.”

      Tout le monde voyait que l’empereur ne portait pas d’habits mais personne n’osait rien dire.
      Jusqu’à ce qu’un petit enfant s’écrie “mais il est tout nu” et que toute la foule se mette à rire de l’Empreur simultanément.

      C’est la même chose avec la “conciliation travail-famille”.
      Personne n’ose contredire les préceptes de la sacro-sainte idéologie féministe.
      Surtout pas les hommes.
      Et ce sont les enfants qui, au delà des idéologies, nous indiquent par leur comportement ce qu’est la réalité sociale et familiale actuelle.

      Comme l’enfant de l’auteure de l’article de la revue “The Atlantic”.
      Une femme de carrière riche, qui a eu accès au plus hautes sphères du pouvoir, une femme connue et féministe qui dit elle-même ce que tout le monde savait déjà secrètement sans jamais oser le dire tout haut.

      Et c’est le comportement de son enfant qui l’a “réveillée”.

      La conciliation travail-famille pour la très grande majorité des gens ça ne peut pas fonctionner.
      Pourquoi ?
      Parce qu’être parent c’est un emploi à plein temps et qu’avoir une carrière c’est un emploi à plein temps aussi.
      Et faire deux emplois à plein temps en même temps c’est tout simplement une impossibilité logique.

      C’est qui qui paie le prix le plus cher de cette erreur ?
      Les enfants, comme la dame le dit-elle même dans son article.
      Son garçon de 14 ans néglige ses travaux d’école parce que sa recherche d’identité, sa carence affective et ses tracas familiaux prennent tout la place,
      il fait le clown en classe parce qu’il manque cruellement d’attention à la maison et que c’est un moyen très sûr d’en obtenir,
      et il s’isole des adultes qui voudraient l’aider.

      Pourquoi il s’isole des adultes qui voudraient l’aider ?
      Parce que payer une nanny ou payer un psychologue ça ne remplace pas un parent.
      On ne peut pas sous-contracter ses devoirs et ses responsabilités parentales.

      Et cet enfant là n’est pas le seul dans cette situation.
      Le décrochage scolaire, les drogues, la délinquance et les suicides chez les adolescents sont devenus des caractéristiques alarmantes de notre époque.

      La conciliation travail-famille ça ne peut pas fonctionner dans la majorité des cas.
      Et les enfants qui ont payé le prix de cette (autre) utopie féministe deviennent plus tard des adultes carencés affectivement qui font gonfler les statistiques sur les graves problêmes sociaux des dernières décennies et qui, Ô coincidence, sont apparus peu après la “révolution féministe” des années 70 .

      Une révolution qui a dit aux femmes: faites passer la carrière avant la famille, le conjoint et tout le reste.
      Sous forme de slogans c’était:
      “La famille c’est un concept bourgeois” et “une femme a autant besoin d’un homme qu’un poisson d’une bicyclette”

      Et si la famille ça ne fonctionne pas suite à ça utilisez tout simplement la formule magique:

      “C’est encore de la faute des hommes”

      Conséquences de cette “expérimentation sociale” qui est en train de nous pèter en pleine face:

      En plus des problêmes sociaux et familiaux,

      dénatalité bien sûr.

      Une dénatalité compensée par l’immigration pour assurer notre croissance économique:

      Des hommes et de femmes avec des valeurs familiales encore intactes, qui font plus d’enfant que les Occidentaux et qui dans quelques décennies par le poids de leur démographie feront à juste titre valoir leur culture, leurs choix linguistiques, leur religion et celui (plus rarement celle) qu’ils vont choisir pour diriger le pays.

      Les féministes se seront tirées dans le pied quoi.

      Et la dénatalité compensée par l’immigration c’est exactement ce qui est arrivé au Kosovo, une province historiquement Serbe où l’immigration et la natalité Albanaise Mulsmane a évincé les occupants précédents.

      C’est ce qui est arrivé aussi au Québec à une autre époque au lendemain de la conquête Anglaise avec la “revanche des berceaux” qui dura jusque dans les années 60.

      La “revanche des berceaux” a permi à la culture Québécoise de souche de s’imposer face à l’occupant Anglais et la dénatalité catastrophique des couples Québécois actuels est en train de mener la langue et la culture Québécoise exactement dans le sens inverse.

      C’est triste de voir une culture s’éteindre pour avoir négligé la pierre angulaire de toutes les civilisations depuis l’aube de l’humanité:

      La Famille.

      Jean-Charles Tremblay.

    • Si Mme. s’était appelé M., je serais prête à parier pas mal de sous qu’elle serait restée à son poste à Washington. Je ne connais pas la situation matrimoniale de Mme. Slaughter. J’ignore aussi ce que fait son mari, si elle en a un. Mais j’ai vu beaucoup plus de femmes, quitter leur emploi, mettre leur carrière en veilleuse ou refuser des promotions lorsqu’il s’agit des enfants.
      C. Tassé

    • Ça me rappelle le débat qu’avait suscité le témoignage courageux de Caroline Marcotte avec son “goût amer de l’indépendance” dans vos pages:
      http://www.lapresse.ca/debats/votre-opinion/201203/23/01-4508678-le-gout-amer-de-lindependance.php

      Le courage de Caroline Marcotte et d’Anne-Marie Slaughter tient dans leur remise en question originale du dogme de la “famille parfaite” (maman, papa et leurs enfants dans leur petit cocon). J’ai l’impression que le mouvement féministe a malheureusement occulté le côté maternel des femmes, dans sa quête tout à fait légitime vers l’égalité des sexes. L’indépendance financière des femmes s’est faite en calquant celle des hommes, au lieu de créer un nouveau modèle qui tiendrait aussi compte de ce merveilleux don de la procréation.

      Et ce ne sont pas nos “exceptionnels” congés parentaux qui changent vraiment la situation. La décision d’avoir un enfant est encore beaucoup trop lourde de conséquences pour les femmes d’aujourd’hui. La dépendance économique des conjoints continue d’être une véritable bombe à retardement qui détruit les couples et les familles à petit feu.

      Le modèle de la famille nucléaire est en perdition. Les signes de l’effritement du tissu familial sont nombreux et je ne relèverai que deux parmi les plus tragiques. Un enfant qui naît aujourd’hui a une chance sur deux de vivre la rupture de sa cellule familiale avant d’entrer à l’école. Le nombre de parents en détresse qui en viennent à tuer leurs enfants est en hausse constante depuis le début du siècle dernier.

      On parle de familles à géométrie variable alors qu’en fait les parents qui se séparent vivent chaque fois une tragédie. Il n’y a toujours pas d’autre point de repère que le modèle nucléaire traditionnel. Le reste tient encore de l’improvisation. Les couples de parents en union libre croyaient se défaire du carcan du mariage. Ils réalisent finalement qu’ils sont soumis aux mêmes règles.

      Il y a beaucoup d’aspects de nos vies qui sont encore régis par un modèle de la famille qui a été élaboré pour répondre à des conditions complètement différentes de celles que l’ont vit aujourd’hui. Il est temps de revoir en profondeur notre façon de vivre la parentalité. De nos jours, le couple de parents originel n’est plus une institution suffisamment stable pour lui confier l’entière responsabilité du renouvellement de la population.

      Je crois que nous devons encadrer de façon beaucoup mieux organisée l’acte d’enfantement. La famille doit cesser d’être un lieu clos où les enfants sont soumis à cadre familial pratiquement aléatoire. Les parents doivent être aidés de façon beaucoup plus active au lieu d’être laissés à eux-mêmes. Par exemple, les parents devraient avoir l’opportunité de se familiariser très concrètement et pratiquement avec leurs responsabilités bien avant de se lancer dans cette aventure. Cela pourrait prendre la forme de “stages parentaux” pour les futurs parents en les intégrant à une communauté de parents expérimentés. Et une fois l’enfant au monde, la communauté de parents pourraient les entourer au quotidien.

      Tous ces modèles ainsi que les ressources à mettre en place pourraient être discutés lors d’États généraux sur la famille. À mon avis, l’établissement d’un cadre plus favorable à la maternité et à l’enfance devrait tourner autour de deux axes: 1- Garantir l’indépendance financière des individus par un revenu universel de citoyenneté (ce revenu serait augmenté substantiellement -doublé?- du début de la grossesse jusqu’à 24 mois ou jusqu’à leur retour au travail pour les mères); 2- La mise en place de mesures favorisant l’établissement de familles communautaires où les parents sont reconnus et supportés en tant qu’individus et non plus en tant que couple. Bien sûr, les parents pourront continuer de vivre en couple s’ils le désirent, mais ce ne sera plus la norme ni un échec ou une tragédie pour les enfants en cas de rupture car la communauté de parents sera toujours présente.

      André Pilon.

    • Pourquoi toujours parler des femmes? Quand il s’agit de violence familiale, on parle des femmes. Quand il s’agit de conciliation travail famille, ce sont encore les femmes. Je ne dis pas que ce problème ne concerne pas surtout les femmes mais quand on ne cible que les femmes, ont se trouve à occulter la problématique des hommes qui vivent également avec ces problèmes.

      Par exemple une femme qui vit une problématique de violence aura énormément de ressources à sa disposition mais qu’en est-il des hommes?

      Pourquoi ne pas simplement englober toute la famille dans ces problématiques et arrêter de cibler un sexe au détriement d’un autre?

      J’ai une connaissance que sa blonde frappait et les policiers ont eu le réflexe pendant quelques secondes de l’embarquer avant de réaliser la situation.

      En matière de conciliation travail-famille, mon épouse et moi-même vivons différentes problématiques qui ne sont pas nécessairement simple.

      J’ai eu des connaissances masculins qui avaient 2 jeunes enfants et devaient en prendre soin seul.

      François Racine

    • Le texte dont il est question a été écrit par une femme. Et la très grande majorité des réactions provient des femmes. Si un homme allait sur la place publique pour parler de ces questions, j’en parlerais avec grand plaisir. NC

    • Je crois qu’on ne devrait pas penser que seules les femmes se soucient de conciliation travail-famille. Beaucoup de pères souffrent de ne pouvoir consacrer à leurs enfants autant de temps (en qualité mais surtout en quantité qu’ils le voudraient). On a déjà pensé que le monde du travail n’était pas fait pour les femmes. Je crois qu’il n’est tout simplement pas fait pour l’être humain dans bien des cas.

      Les manque de temps a des effets réels et très nuisible sur les enfants mais aussi les couples, la famille élargie, les amis, etc. C’est toute la communauté qui se désolidarise et se morcèle à mesure que se développe l’obsession de la performance dans un monde qui veut fonctionner 24h/24h et qui a besoins pour cela d’humains-robots qui tiennent grâce à la caféine et les antidépresseurs.

      Plusieurs milieux de travail sont monde encore fait pour des travailleurs pour qui le travail est le centre de la vie et qui on une personne à la maison pour s’occuper des enfants mais l’ennui avec ce modèle, c’est qu’un parent doit forcément sacrifier une bonne partie de sa vie familiale, un sacrifice traditionnellement dévolu aux hommes, alors que l’autre doit sacrifier la vie professionnelle, sacrifice traditionnellement dévolu aux femmes. Il n’y a pas que les féministes qui ne veulent plus de ce modèle, les hommes non plus.

      Si demain matin toutes les mères-travailleuses démissionnaient de leur travail, se serait la catastrophe. Imaginez seulement le manque de travailleuses dans des secteurs majoritairement occupés par des femmes (je pense surtout au secteur hospitalier et à l’enseignement). Imaginer la diminution des revenus de l’état en impôt! Dans ce contexte, la solution au manque de temps n’est pas de demander aux mère de quitter le travail mais de continuer à réformer le monde du travail. Horaire plus souples, télé-travail, garderie au travail mais surtout admettre qu’il n’y a que 24 heures dans une journée et qu’on ne peut se demander l’impossible ni l’exiger d’une autre personne.

      Stéphanie LeBlanc

    • @jeancharles80 et @stephanie2009

      J’ai beaucoup aimé lire vos réactions. Nous nous rejoignons tous les trois en grande partie sur le constat de la situation, mais un peu moins sur les solutions. Monsieur Tremblay semble regretter le bon vieux temps. Madame LeBlanc voudrait réorganiser les milieux de travail. Alors que moi je veux en plus repenser notre façon de voir la famille.

      Si je veux bien admettre que la famille traditionnelle a été la “pierre angulaire” du développement culturel et économique de plusieurs peuples humains, je suis très loin de croire que cela s’est fait au nom du bien-être de nos ancêtres. L’individualisme et l’indépendance financière sont en train de détruire les institutions du mariage et de la famille traditionnelle? Tant mieux, il était temps!

      Le mariage et la famille nucléaire (cellule isolée constituée d’un père, d’une mère et de leurs enfants biologiques) ont été institués pour maintenir l’ordre établi, c’est-à-dire l’exploitation et l’asservissement des masses au profit de nos élites commerciale et religieuse. Ce sont de pures inventions imposées au nom d’une morale tout aussi artificielle. C’est l’évolution de la conscience individuelle et l’épanouissement des humains qui est en train de signer l’arrêt de mort de ces barrières au bonheur de chacune et chacun d’entre nous. Quelle bonne nouvelle!

      Est-ce qu’une autre forme de vie organisée aurait pu nous amener vers le bien-être collectif et le bonheur individuel plus rapidement? J’en suis absolument convaincu. Nos élites commerciale et religieuse ont trop longtemps volontairement maintenu leurs concitoyens dans l’ignorance et dans un état de servitude profitable. C’est la commercialisation du savoir qui a progressivement amené les peuples à en prendre conscience. Notre élite commerciale s’est un peu fait prendre à son propre jeu finalement. Cela nous aurait pris 4000 ans de civilisation avant de réaliser que nous serions peut-être mieux collectivement et individuellement, si nous cessions d’isoler les parents et les enfants? C’est un peu long, non?

      De nos jours, c’est la commercialisation de la diffusion du savoir qui va progressivement entraîner la fin de cette époque révolue du mariage et de la famille nucléaire. Nous en sommes à mettre en place de nouvelles structures visant fondamentalement le bien-être des individus, enfants, parents et grands-parents, et non pas leur emprisonnement fonctionnel et affectif.

      Aujourd’hui on se rend compte qu’il n’y a pas de familles dysfonctionnelles. C’est notre conception même de la famille qui est dysfonctionnelle. La famille nucléaire est une organisation de la vie tout simplement inadéquate pour des individus éduqués et autonomes.

      Mettons donc enfin nos énergies en commun pour passer à autre chose. Établissons les bases de ce que j’appelle la “famille communautaire”. Mettons fin à cet absurde isolement des parents et des enfants qui est dans un cul de sac.

      André Pilon.

    • Le féminisme a détruit la cellule familiale: dénatalité, mère absente, etc.

      La solution des féministes du gouvernement Charest: encore plus de féminisme! Sous la forme de: programmes sociaux ruineux, en plus de forcer les employeurs à s’ajuster au féministe. Conséquences: pauvreté, chômage, sous-investissement, etc.

      Heureusement, une société, c’est comme le climat: ça change. La dénatalité féministe cause un influx record d’immigrants fertiles provenant de sociétés “traditionnelles”. Leurs descendants vont bientôt régler tous ces problèmes.

      G. Lalande

    • @ sulnet

      Bon après-midi.

      Je suis d’accord avec vous que la religion, c’est l’enfer. ;-)

      Juste à voir l’obscurantisme et l’hypocrisie des papes Catholiques.
      Ou bien le négationnisme scientifique des protestants qui préfèrent une interprétation littérale d’un recueil de fables écrites par des éleveurs de moutons pour nier la théorie de l’évolution ou pour remettre en question la cosmologie, la géologie et l’astronomie telle qu’observée par les appareils scientifiques les plus sophistiqués de l’histoire de l’humanité et les théories modernes du XXIe siécle.

      Je suis aussi d’accord avec vous que “l’esprit communautaire”, devrait complèter la socialisation, l’éducation et le support psychologique et affectif que peuvent apporter des parents à leurs enfants.
      Comme dit le proverbe Africain “Ça prend un village au complet pour élever un enfant”.

      Mais je suis en désaccord avec vous sur l’idée de détruire davantage ce qui reste des institutions du mariage et de l’institution de la famille au profit d’un individualisme motivé par l’appât du gain.

      Un individualisme surtout féminin comme je l’ai mentionné plus haut et que regrettent de plus en plus amèrement de plus en plus de femmes.
      Des femmes comme Mme Slaughter, l’auteure de l’article cité plus haut qui font marche arrière sur l’individualisme, le carrièrisme et l’appât du gain pour sauver ce qui reste de leur relation parent-enfant.

      Nul doute que devant la direction quasi-délinquante qu’est en train de prendre son fils cette femme regrette de ne pas avoir fait le choix de renoncer à l’individualisme plus tôt.

      Comprenez-moi bien, nul part dans ce que j’ai écrit je ne souhaite de “renvoyer les femmes à leurs chaudrons” ou un retour à l’obscurantisme religieux du “bon vieux temps”.

      Ce que je souhaite c’est qu’on fasse les bon choix au départ.

      Si on choisit de faire carrière, en tant que femme qu’on y aille à fond et sans compromis pour s’assurer un revenu confortable, des biens de luxe qu’on a toujours souhaité, le respect et l’admiration que procure une position et un statut plus élevé dans l’échelle sociale etc.

      De même, si on choisit de faire des enfants en tant que mère, qu’on y aille à fond et sans compromis pour assurer un support psychologique, moral, affectif et surtout une présence pour les enfants durant les années les plus cruciales et les plus formatrices de leur vie.

      Mais choisir de faire les deux en même temps c’est prendre le risque de courir à la catastrophe.
      Soit en endommageant sérieusement sa réputation en tant que femme de carrière qui manque d’énergie, de temps et est au bord du burn-out,
      soit en négligeant les besoins de ses enfants avec toutes les conséquences tragiques que ça implique et qui sont de plus en plus connues, vécues et médiatisées de nos jours.

      Des conséquences tragiques non seulement pour ses enfants mais pour les adultes qu’ils deviendront.

      Des adultes qui risquent de toutes façons d’ignorer, de mépriser ou carrément de détester et de renier les parents qui les ont mis au monde comme ça se voit si souvent de nos jours.

      Des adultes qui traînent souvent un lourd baggage psychologique.
      Un mal intérieur pesant qu’ils doivent par la suite médicamenter quotidiennement à l’alcool ou aux antidépresseurs.

      La société Québécoise bat actuellement des records en termes de congés pour burn-outs, de prescription de calmants et d’antidépresseurs pour des mères au bout du rouleau dont les enfants négligés et carencés affectivement sont devenus des enfants-rois qui piquent des crises monstrueuses parce qu’ils n’ont pas étés encadrés ou à qui on doit prescrire du Ritalin.

      Tous les symptômes d’une société malade de sa famille.

      Avec des enfants qui se rendent bien compte qu’ils ne sont pas la priorité de leurs mères carriéristes quand on fait de la sous-traitance avec le rôle de parent en envoyant par manque de temps le petit à la garderie, plus tard en pensionnat-dortoir cinq jours par semaine, en camp de vacances pendant l’été, en punition et en isolation dans leur chambre quand ils sont trop colériques ou trop superflus, ou en thérapie chez le psychologue quand la situation devient ingérable.

      Oui la mère a les moyens de payer tout ça avec sa carrière.
      Mais à quel prix justement ?

      Et le père lui ?
      Est-ce que le père a encore son mot à dire ?

      Oui s’il réussit à faire oublier la façon dont son statut de père a été dévalorisé, méprisé, ridiculisé et démonisé dans les médias que regardent sa conjointe et ses enfants .
      Oui s’il finit par être 100% d’accord avec la mère qui juridiquement a presque toujours le dernier mot en cas de litige dans les tribunaux de la Québec.
      Oui s’il ne s’est pas fait expulser de la cellule familiale pour se faire remplacer par un autre
      Oui s’il n’est parti tout simplement de lui-même parce que sa conjointe entre deux burn-outs et une maternité ne se sentait plus aussi sexuelle qu’avant ou avait intentionellement entamé une “grève du sexe” pour le punir d’une quelconque transgression.

      Le père peut bien remplacer la mère à la maison, moi je suis bien d’accord avec ça, j’ai moi-même été “gardienne” et changé des couches étant plus jeune pour me faire de l’argent de poche.

      Mais dans toute ma vie j’ai vu bien moins de gars que de filles vouloir avoir des poupées, lire des magazines et des livres sur les enfants en bas âge, vouloir faire carrière dans les services de garde ou dans la pédiatrie, ou participer à un “shower” entre copines pour célébrer une future maternité.

      Un père se sent bien plus valorisé dans son rôle de pourvoyeur, de protecteur, de réparateur, de bâtisseur , de guide et de conseiller à l’adolescence etc.

      Il va plutôt s’intéresser à sortir ses enfants des jupes de leur mère vers 12-13 ans afin de les introduire aux énormes difficultés du monde adulte et aux adaptations que ces difficultés impliquent.
      C’est vers 12-13 ans que la plupart des sociétés introduisent les enfants au monde adulte à travers des rituels de passage.
      Des rituels essentiels et qu’on a pourtant pas remplacé par des rituels non-religieux dans notre société Québécoise.

      C’est pas pour rien qu’il y a des “rituels de passage” dans les gangs de rues ou les “nouvelles recrues” doivent prouver qu’ils sont des hommes.
      Ça correspond à un besoin fondamental dans l’acquisition d’une nouvelle identité lorsque le jeune passe du monde des enfants au monde adulte.
      Et ce n’est pas pour rien non plus que ces gangs de rues s’appellent elle-mêmes des “familles”.

      Des familles de remplacement avec des règles strictes, des “séniors” et un “chef”, une autorité centrale masculine forte et respectée.
      Bref, tout ce que l’enfant-roi n’a pas pu trouver dans la famille Québécoise matriarcale, uniparentale, absente, disfonctionelle et hyper-permissive d’aujourd’hui.

      On a pas le choix de donner ou pas une famille nucléaire avec un père, une mère à son enfant.
      C’est ce dont il a besoin psychologiquement, affectivement et émotivement.
      Ça a toujours été comme ça depuis les débuts de la civilisation dans toutes les sociétés.
      C’est une formule parentale qui marche, qui a fait ses preuves et qu’on n’aurait jamais dû abandonner au profit d’une expérimentation familale et sociale en accord avec l’idéologie féministe et dont on voit aujourd’hui les conséquences désastreuses.

      Des conséquences désastreuses même pour les femmes comme plusieures en font le constat de nos jours.

      La famille nucléaire c’est une institution qui était protégée et dont la durée était garantie par le mariage, au delà des mésententes, des caprices ou des aventures extra-conjugales.
      Ceci principalement dans le but de protéger psychologiquement les enfants et de leur donner une fondation solide et un cadre stable dans lequel ils pouvaient se construire eux-même une identité avec l’aide de leur père et de leur mère.
      Ainsi que les frères et soeurs, conjoints et conjointes de leur famille étendue.
      Et bien sûr de la communauté de familles partageant les mêmes valeurs au grand complet.

      Si on ne donne pas de famille à un enfant, celui-ci trouvera tout seul des solutions de remplacement ailleurs comme celles que j’ai mentionnées.

      Parfois tout au long de sa vie.
      Parfois au détriment de sa propre santé.
      Parfois au détriment de ceux qui l’entourent; ses parents, sa communauté, et même la société au grand complet.

      Quand on fait fausse route en voulant aller à Québec et qu’on se ramasse dans un cul-de-sac au rang St-Pierre dans un coin perdu de Charlevoix, ça sert à rien de vouloir avancer encore et toujours dans la même direction, sans ça on va se perdre pour de bon.

      On fait fausse route avec la famille telle qu’elle est définie actuellement au Québec.

      Jean-Charles Tremblay.

    • la famille parfaite est un fantasme féminin , elles s en servent pour se comparer entre elles et se mesurer l ‘une par rapport à l’autre

      rien de nouveau sous le soleil humain

      albert bela

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