Nathalie Collard

Nathalie Collard - Auteur
  • Nathalie Collard

    Nathalie Collard explore le monde des médias dans les pages de La Presse, sur son blogue et sur twitter.
  • Lire la suite »

    Partage

    Lundi 14 mai 2012 | Mise en ligne à 13h11 | Commenter Commentaires (36)

    C’est la faute aux médias?

    Afin d’assurer un débat respectueux, seuls les commentaires signés seront publiés.

    Mes collègues reviennent du Palais de Justice où a lieu une manifestation étudiante en appui aux quatre jeunes accusés d’avoir posé des bombes fumigènes dans le métro la semaine dernière.

    Ils racontent que les journalistes se sont fait brasser par les manifestants. Le mot d’ordre chez les grévistes étudiants: ne pas répondre aux questions des représentants des médias qui étaient sur place.

    À chaque fois qu’une caméra voulait prendre des images, on recouvrait la lentille d’un manteau ou d’un bout de tissu. On faisait également beaucoup de bruit pour que tout reportage audio soit impossible.

    On a même intimé aux journalistes de quitter l’endroit.

    Bref, on tire sur le messager.

    Or comme le dit justement le président de la FPJQ, Brian Myles, sur Twitter:

    «La liberté de presse est bafouée. Suggestion de la FPJQ: si vous ne voulez pas être filmés, restez dans votre salon!»

    Toujours sur Twitter, Myles ajoute: «La violence et l’intimidation, c’est l’arme des faibles. La FPJQ dénonce cette attitude digne des régimes répressifs.»
    Il conclut: «Les manifestants qui empêchent les médias de faire leur travail ont une piètre conception de la vie en société démocratique.»
    Voilà un triste dérapage. S’attaquer aux journalistes sur le terrain qui font leur travail ne donne strictement rien. Si les étudiants sont insatisfaits des propos de certains chroniqueurs ou éditorialistes, il existe une façon de leur répondre: par la plume, c’est-à-dire avec des idées, des arguments, des positions claires.
    Empêcher le travail des journalistes n’aidera en rien la «cause étudiante».


    • Les médias devraient beaucoup moins couvrir les singeries organisées par la FEUQ, la FECQ, la CLASSÉ et autres organisations étudiantes représentant une minorité des étudiants, la majorité étant aux études ou les ayant terminées normalement.

      La couverture mur-à-mur faite par les médias a permis de répandre dans le public un nombre incalculable de sophismes et faux raisonnements. Quand quelqu’un dit une bêtise, enregistrez, mais n’allez tout de même pas diffuser le tout à la radio ou la télévision!

      Olivier Bamville

    • C’est très drôle!!! S’ils n’ont pas compris la puissance des médias dans leur action et bien tant pis pour eux… La seule réponse est de dorénavant les ignorer!!! Quand plus personne ne s’intéresseront à eux ils vont courir après vous pour capter votre attention ou abandonner!!!
      J Deslauriers

    • (en blague!)

      C’est de la faute aux média, surtout si c’est La Presse ou le Journal de Montreal, qui font partis comme on le sait tous, de “l’Empire du Mal” du corporatisme et du capitalisme sauvage…

      :-)

      Maximilien Lincourt.

    • Quand ta cause ne suscite pas ou presque pas de support c’est normal de chercher des coupables un peu partout.

      JF Samuel

    • Je rajouterai toutefois que certains font un travail le plus objectif possible. J’ai beaucoup de respect pour Les Patrouilleurs, de la Presse. Toujours là. Infos claires, simples, avec le moins de jugement et de manipulation possible.

    • Comment voulez-vous que les manifestants vous accueillent les bras ouverts alors que beaucoup de journalistes manquent cruellement de professionnalisme dans leur travail ? Le sensationnalisme prime sur le devoir d’informer la population et de rapporter de véritables faits. Avant de crier au « meurtre » de la liberté de presse, pensez à la qualité de la presse qui, elle, se meurt depuis un bon bout de temps.
      Le mouvement étudiant n’est pas sans tâche. Il y a certainement une minorité dans le lot ou hors de leur rang qui priorise des actions d’éclat et dont les actions sans condamnables. Mais la grande majorité des étudiants sont plutôt très pacifistes si on compare à des mouvements étudiants ailleurs en occident. Connaissez-vous un seul pays dans le monde où des manifestions étudiantes ne dérangent ou ne perturbent personne ? Quand des jeunes de 20 à 25 ans manifestent, on s’attend à ce que ça déménage un peu. Il n’y a que dans une société individualiste, nombriliste et corporatiste que les gens ont du mal à comprendre cela. Les étudiants n’ont pas des moyens des grandes entreprises, des syndicats, des corporations de médecins. Ils ne peuvent pas se payer des lobbyistes à coup de millions pour influencer les décisions gouvernementales, mais seulement leurs pieds pour marcher et leur bouche pour crier. Et ça arrive que ça dérape.
      Quand j’entends des journalistes comparés l’incident des fumigènes dans le métro à des actes terroristes, je me demande où ils ont laissé leur jugement avant d’écrire de pareilles âneries. Il y a une limite à abuser d’ « hyperboles ». L’exagération des faits et la recherche constante du sensationnalisme pour vendre des copies discréditent le travail journalistique. Le plus emmerdant dans cet incident pour des gens comme moi qui prennent le métro, c’est la conséquence de cette action complétement débile, le temps que cela a pris pour remettre le métro en marche parce que la STM doit appliquer, par précaution, une série de procédures de sécurité. Sinon, l’action, même criminelle, n’a rien de spectaculaire.
      Sans compter que certains journalistes ont, par idéologie, choisi leur camp depuis le début du conflit. Personnellement, je trouve que la qualité du journalisme au Québec est très faible. Elles ne sont pas nombreuses, les personnes qui méritent de porter ce titre. Il y a une confusion totale avec la vague de pseudos journalistes convertis (artistes, politiciens, sportifs recyclés en journalisme). Et avec l’avènement des médias sociaux, la qualité journalistique a déserté le forum au profit de la quantité et du remplissage.

      Rachad L. (Montréal)

    • Madame,

      Depuis le début du conflit, les étudiants sont cohérents: c’est la faute de tout le monde sauf eux… C’est pour cette raison qu’on n,est pas à la veille d’en sortir malheureusement: le gouvernement a fait des concessions et des améliorations, les leaders syndicaux ont essayé de s’impliquer, les directions d’établissements scolaires. Rien n’y fait, ils ne bougent pas.
      Le gouvernement fait bien de continuer de tenir à l’augmentation, ne serait-ce que pour confirmer à tous qu’une démocratie ne cède pas devant la violence…
      S’ils n’avaient plus aucun espace dans les médias, cela aiderait sans doute, car ils vivent de cette publicité. Vous pourriez aussi choisir de les ignorer totalement, juste pour voir!

      Marie Laplante

    • Oups, désolée: ma signature AurelBarbe, c’est pour Aurélie Barbe

    • Indépendamment du média, je pense que les journalistes “de terrain” font tous un travail correct. Il y a toujours à redire, bien entendu, mais à la base, le travail est fait. C’est souvent au niveau de l’opinion (aujourd’hui si importante) que les choses accrochent et polarisent. Les gens font rarement dans le détail et souvent, ce que les chroniqueurs et éditorialistes disent retombe sur les journalistes. Si Richard Martineau passe son temps à cracher sur le mouvement étudiant, c’est Félix Séguin qui va manger des claques, parce qu’il est à la même enseigne.

      Mélangez-ça avec la méfiance naturelle de certains groupes face aux médias de masse, saupoudrez sur une crise sociale qui n’en finit plus de finir et qui semble se radicaliser, rebrassez un coup avec des photos de jeunes dans tous les médias (une pincée d’erreur sur la personne [de bonne foi, mais une erreur sur la personne pareil], le label “terroriste” utilisé à tort et à travers) et ça s’emballe.

      C’est regrettable, mais en même temps, la concurrence est telle, les cycles médiatiques quotidiens sont tellement braqués sur le “talk of the town”… C’est un peu la nature de la bête, non? D’ailleurs, les journalistes ne sont-ils pas familier avec cette même expression, “nourrir la bête”, en parlant de l’information en continu et multiplateforme qui est notre lot quotidien.

      Olivier Bouchard
      Montréal

    • Comment se fait-il que mes commentaires qui accuse la presse de désinformation ne soit pas publié mais que celui qui dit aimer le travail de certains le soit? Alors que je l’ai publié après? Seriez-vous en train de faire de la manipulation en direct? Je vous laisse encore un peu de temps avant de crier au loup, mais j’avoue que votre stratégie ne fait qu’appuyer mes dires et convictions. Si vous n’avez pas l’honneur journalistique de publier mes premiers commentaires, veuillez au moins enlever les derniers qui sont alors sortis de leur contexte.
      Cordialement,
      Aurélie Barbe

      NC Je m’excuse je ne comprends pas ce que vous dites. J’ai publié votre commentaire à la minute où vous l’avez signé.

    • @shadlaw

      Très bon commentaire et qui résume très bien pourquoi beaucoup d’étudiants et de simples citoyens comme moi trouvent que les médias sont souvent du côté du pouvoir et qu’ils ne sont pas du tout impartial et objectif. Je crois que ce qui a vraiment choqué le groupe de ce matin au palais de justice, c’est que tous les médias ont joué le rôle d’inquisiteur vendredi dernier en publiant un “avis de recherche” sur les 4 jeunes illuminés qui ont supposément (rien n’est encore prouvé à ce que je sache) pertubé le métro vendredi matin. Les médias se sont transformés en organe du parti et de la police.

      Et maintenant, on accuse ces jeunes de terrorisme!!!!!! Ça pas de maudit bon sens! Calmez-vous les fachos de pacotille! Respirez par le nez et allez frapper quelques coups sur un puching bag. Faire de l’exercice c’est très bon pour remettre les idées à l’endroit.

      Et je trouve également que la réponse de Brian Myles est vraiment méprisante et insultante. Quand il dit “Suggestion de la FPJQ: si vous ne voulez pas être filmés, restez dans votre salon!” là vraiment c’est une réponse d’une incroyable stupidité. Est-ce que la rue appartient aux médias et aux caméras? On n’a plus de liberté quand on sort de chez soi? On n’a plus le droit de se déplacer librèment sans être succeptible de se faire prendre en photo ou filmé? C’est ça votre vision de l’information? Un beau monde Orwelien.

      Vous prenez-vous pour des dieux les journalistes? Pensez-vous que vous êtes sans taches et parfaits?

      Alphonse Courtois

    • La trajectoire dangereuse de Hors-d’Øeuvre/Force Étudiante Critique

      L’irruption d’un groupe inconnu du public sur la scène médiatique, en marge ou en opposition avec le mouvement étudiant…, et de plus en confrontation ouverte avec les travailleurs de l’information sur le terrain, voilà qui suscite de nombreuses interrogations: Voici quelques éléments de réponses …

      ***

      Après avoir été identifiée et reliée aux accusés du métro par plusieurs médias (blocage du métro de Montréal survenu le jeudi 10 mai), Force Étudiante Critique a lancé sur son blog, un appel à la solidarité (1) avec ces quatre jeunes inculpés et actuellement incarcérés.

      Cet appel était assorti d’une sorte d’“avertissement” («les médias délateurs sont des cibles de choix pour les actions à venir») qui n’a pas été apprécié par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), laquelle a répondu en «condamnant sans réserve l’intimidation, le vandalisme et la violence dont ont été victimes des reporters depuis le début de la grève étudiante», ajoutant que «ces gens-là ne connaissent rien à la vie en société démocratique» : «On ne collabore pas avec la police, au contraire. On se bat bec et ongles pour protéger nos sources et notre matériel journalistique, pour empêcher la police d’y avoir accès» (2).

      Il est utile de savoir que Force Étudiante Critique constitue une sorte de “coalition élargie”, en même temps que le paravent organisationnel du groupe politique Hors-d’Øeuvre (HO), une micro-organisation de la mouvance “anarchiste”, qui a la caractéristique d’être en marge de ce milieu, et dont les pratiques et orientations sont critiquées et rejetées par la grande majorité des “anarchistes” … et pour cause !

      Hormis des orientations majoritaires dans le milieu “anarchiste” (fédéralisme sous forme d’opposition à l’indépendance du Québec, rejet de l’État … et de ses politiques sociales ?, etc.), HO (3) se distingue par une surproduction théorique verbeuse à prétention “philosophique” et “révolutionnaire”, qui constitue un involontaire pastiche de ce qui fut l’Internationale situationniste (IS). L’IS, qui a inspiré indirectement les mouvements étudiants des années 1960 sur la thématique de la vie quotidienne et de la “guérilla” urbaine, s’est décomposée sous forme de secte politique, avant de prendre le statut d’artefact culturel archéologique du XXe siècle.

      Le groupe HO, se présentant très modestement … comme une “nouvelle avant-garde en marche” (4), est dénué de base sociale, si ce n’est quelques étudiants qui ne semblent pas à même d’utiliser le savoir critique que l’Université doit en principe leur transmettre.

      Issus entre autres du Cégep du Vieux-Montréal, les membres de HO ont tenté en vain, dans le contexte de l’“affaire Villanueva”, de récupérer et d’impliquer le milieu de la sous-culture “gangsta” (Bloodz, etc.) de Montréal-Nord dans une mythique aventure “révolutionnaire”, avant de s’investir dans une stratégie d’autopromotion en tant que “nouvelle avant-garde” dotée d’une revue théorique se signalant par son élitisme et son opacité !

      Les politiques de Hors-d’Øeuvre/Force Étudiante Critique, dans le mouvement étudiant

      À travers son paravent organisationnel, HO a orienté son action contre la direction et la tendance majoritaire de la CLASSE. S’infiltrant à travers la porte dangereusement ouverte de la “diversité des tactiques” adoptée par la CLASSE, HO/FEC a finalement constitué un potentiel de nuisance significatif au détriment d’un mouvement étudiant déjà placé dans un rapport de force très difficile face à un gouvernement intransigeant.

      C’est dans ce contexte que quatre jeunes se sont trouvés piégés dans une stratégie antisociale dont ils n’ont pas mesuré au préalable les conséquences, pour eux et pour les mouvements sociaux, pour le mouvement étudiant en premier lieu.

      Si les quatre accusés du métro, présumés innocents avant jugement, ont effectivement effectué bénévolement un travail antisocial de provocation au service du pouvoir, dans une stratégie de délégitimation du mouvement étudiant, ils ne méritent ni respect ni solidarité, mais peut-être un peu de pitié en espérant pour eux de la clémence, alors que ce sont leurs commanditaires idéologiques qui seraient les véritables responsables.

      Les piètres et très prétentieux théoriciens qui lancent un appel à la solidarité avec les accusés sont les pires “amis” qui puissent se porter à leur “défense”, alors qu’ils risquent de lourdes peines de prison. Le mépris des travailleurs et de la population en général, le délire et le sectarisme politique, etc., voilà ce que les accusés devront remettre en question, dans le processus de réhabilitation sociale que l’on peut leur souhaiter !

      Le pouvoir n’a généralement guère de gratitude envers ses “ennemis” utiles, même lorsqu’ils sont bénévoles, et même lorsqu’ils se comportent en alliés indéfectibles en sabotant les mouvements sociaux et, au Québec en particulier, en s’attaquant politiquement, voire physiquement au mouvement libertaire/indépendantiste.

      Les agressions du “révolutionnarisme” de petits-bourgeois écrasés par leur mauvaise conscience de classe, voilà une autre calamité pour les 99% d’une population qui souffre déjà d’une multitude de maux sociaux ! Était-ce nécessaire d’en rajouter ?

      Conclusion

      J’ai précédemment indiqué la nécessité (5) de s’opposer à l’utilisation par le pouvoir et ses instruments judiciaires et médiatiques, des quatre accusés (et peut-être d’autres personnes…) comme “boucs émissaires” de l’ensemble de la crise étudiante, soulignant aussi la non pertinence d’en faire des martyrs d’une cause dont ils se sont dissociés de par leur action.

      Alors que le SCRS s’est invité à Victoriaville…, et que l’affaire du métro semble être un prétexte pour introduire la thématique idéologique, judiciaire et pénale du “terrorisme” dans la répression des mouvements sociaux du Québec, l’affaire du métro prend des dimensions politiques très importantes, qu’il ne faut pas minimiser en alléguant qu’il ne s’agissait que de fumée…

      Car c’est bien l’État fédéral qui fait irruption dans cette “Crise d’Octobre” de basse intensité, ce que les “anarchistes” qui, après la disparition de “Rebelles” (publication indépendantiste-libertaire), ont évacué la question nationale, ne peuvent être à même de comprendre !

      Il est à souhaiter que les nombreux membres du mouvement étudiant qui s’apprêtent, de bonne foi mais en méconnaissance des enjeux et stratégies sousjacentes, à se solidariser avec les quatre accusés dans ce contexte piégé d’une mobilisation planifiée par Hors-d’Øeuvre/Force Étudiante Critique, le fassent d’une manière empathique et critique, et non en cautionnant involontairement la désastreuse stratégie d’une micro-organisation anti-indépendantiste et surtout antisociale.

      Pour les accusés: soutien humanitaire ou soutien politique ?

      En considérant la nature des actions posées dans le métro, ainsi que le caractère déraisonnable des accusations, sans oublier la présomption d’innocence, un vaste soutien humanitaire s’impose pour les quatre accusés.

      Quant à un soutien politique, il est non seulement inapproprié, mais aussi potentiellement nuisible pour ces accusés, si l’on souhaite pour eux la clémence et non pas la destruction de leur avenir.

      Yves Claudé

      (1) http://www.forceetudiantecritique.org/2012/05/show-must-go-down.html
      (2) http://www.lapresse.ca/actualites/dossiers/conflit-etudiant/201205/12/01-4524716-un-groupe-etudiant-radical-appelle-a-viser-les-medias.php
      (3) http://www.hors-doeuvre.org
      (4) http://www.hors-doeuvre.org/projet/membres
      (5) http://www.vigile.net/La-double-tentation-en-faire-des

    • C’est la faute aux medias? Hum, peut-etre….Arretez donc de leur donner trop d’importance a cette petite poignee d’etudiants et occupez-vous de la majorite qui sont en classe et qui on deja fini leur session……ca va faire changement et on va voir l’autre cote de la medaille!

      MCfilion

    • Non, il y a deux commentaires précédents que j’ai envoyé (même pseudo=même signature). Peut-être ne les avez vous pas reçu, dans ce cas, ouf et désolée. Les voici en copie :
      Commentaire 1 = J’ai beaucoup déchanté ces derniers temps. Les médias m’ont beaucoup déçus.
      Exemple1: conférence de presse de la SQ sur les évènements à Victoriaville à RDI: pendant que le prote parole décrit les évènements des barrières “défoncées” à 18h30 (moi, j’au vu des barrières déposées à terre de mon côté), RDI diffuse en parallèle le passage à tabac d’un policier à 20h (sans bien sûr montrer la voiture qui arrive en trompe et l’assaut du dit policier sur un manifestant juste avant). DÉSINFORMATION puisque l’heure n’apparaît pas à côté. Les évènements continuent d’être décrits par le porte parole, et la vidéo continue de montrer EN BOUCLE les mêmes images de 20h;
      Exemple 2: des jeunes (peut-être coupables, mais peut-être innocents) voient leur photo ET LEURS NOMS publiés dans la Presse suite aux fumigènes dans le métro. Présomption d’innocence, diffamation, ça vous dit quelque chose?
      Exemple 3: ce matin encore, RDI filme de très près, mais, sûrement pour des questions de sécurité, recule et ne voit rien quand le SPVM charge contre des manifestants immobiles.
      Bref, je suis tannée de ne voir que des images à sensation, soigneusement choisies pour faire plaisir aux détracteurs de la cause étudiante. Où sont les images des charges et attaques du SPVM ou de la SQ? Dans les caméras des étudiants, qui eux, quand ils prennent la plume ou publient leur vidéo, se font rapidement discréditer ou accuser de parti pris… Cherchez l’erreur…
      Alors, cette fois, je prends la plume. Mais mon commentaire a-t-il autant d’impact que votre article? J’aimerais sincèrement. Et pour contrer les reportages TV de RDI, ça va prendre beaucoup plus de temps, de moyens et de compétences. Meilleur moyen de défense: empêcher certains médias de mal faire leur travail. Peut-être cela leur redonnera-t-il le goût de bien le faire?
      Commentaire 2 = Et pour les reportages de TVA, j’avoue ne même plus les regarder tellement ils m’ont plus que convaincue de leur manque de professionalisme…
      Aurélie Barbe

      NC. En guise de réponse, je vous dirige vers la chronique publiée sur le site du Conseil de presse du Québec. http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/des-tetes-mises-a-prix/

    • @AurelBarbe

      Voyez le ton de la réponse: “je ne comprends pas ce que vous dites” mais je vous publie maintenant “c’est la faute des journalistes” regardez l’exemple tout fait pour mon blogue…

      Surtout un exemple tout fait pour montrer le travail très dirigé des journaliste au Québec. C’est naturel chez eux.

      Car oui, les journalistes au Québec sont des moutons craintifs, ils sont là par ce qu’ils ne dérangent pas, par ce qu’ils assurent une désinformation par ignorance, sans avoir besoin qu’on les y insite.

      Martineau, Lagacé 0 réflexion juste du scandale pour Baby Boomer aucun fond.

      Mais c’est pas nouveau, la différence c’est les jeunes québecois sont heureusement plus courageux, on ne les achètent pas avec des i-pod et des cartes de crédit… contrairement à leurs ainés.

      Chris Waddle

      NC je comprends encore moins ce que VOUS dites. Je n’ai jamais reçus les commentaires dont M. Barbe parlait. C’est tout. Pas besoin d’être bête. Merci.

    • @Nathalie Collard
      L’article que vous m’avez suggéré est très intéressant. Alors, peut-être que la presse avait le droit de publier ces noms. Mais devait-elle le faire? Car légalité et justice ne sont pas toujours du même côté. Il faut choisir son camp. Je préfère être juste, même si cela implique d’être illégale, plutôt que l’inverse: être dans la légalité mais être injuste. Deux personnes ont été nommées à tort. Des excuses ont été faites. Donc, je peux nuire gravement à quelqu’un à tort, si je m’excuse après, c’est bon? Ce que je reproche aux médias actuels, c’est d’être plus soucieux du scandale et du “scoop” que de la véracité de ses sources et propos. Les médias sont importants, leur rôle est primordial. Alors j’aimerais que certains journalistes agissent avec la conscience de cette responsabilité en vérifiant mieux leurs sources et en balayant un spectre plus large des opinions et interprétations. Quitte à avoir un peu de retard sur l’article d’un journal concurrent moins crédible.
      Il y a des très bons journalistes chez chacun des médias que je critique, mais il y en a aussi des très peu crédibles à mes yeux. Tout le monde n’est pas à mettre dans le même panier. Mais je comprends la réaction des manifestants qui n’ont pas souhaité que les journalistes filment lors de la manifestation de soutien aux 4 jeunes qui ont fait de la fumée dans le métro, sachant le rôle que ces médias ont joué dans cette situation.
      Aurélie Barbe
      article suggéré par NC:http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/des-tetes-mises-a-prix/

    • Bonjour Mme Collard

      La faute aux médias n’est qu’une variante de la faute des autres, discours bien connu des irresponsables. Même en se bouchant les oreilles et en criant très fort les boycotteurs dans leur bulle ne peuvent plus empêcher les message haut et fort de la majorité des citoyens et de la majorité des étudiants universitaires: «Vous avez tort, vous avez perdu et nous en avons assez.»

      Cela étant dit Madame, je suis aussi d’avis que dans certains cas, la couverture médiatique n’est pas au-dessus de tout reproche. Je ne crois pas être le seul qui a constaté que les boycotteurs ont eu un temps d’antenne si important qu’il est difficile de croire qu’il n’y avait pas de parti pris.

      Je pense à la couverture scandaleusement biaisée de la SRC qui est devenue quasiment la voie officielle des boycotteurs notamment avec Anne-Marie Dussault dont le parti pris était évident avec ses questions complaisantes à ses petits copains.

      Ce serait intéressant de comparer le temps d’antenne de la SRC donné au “trois Stooges” et celui donné à ceux qui ne partageaient pas leur point de vue en particulier la majorité des étudiants universitaires qui ont quand même suivi leurs cours, passés leurs examens et qui en ce moment sont à leur emploi d’été (par exemple)…

      Les journalistes, Madame, n’ont pas le privilège d’être au-dessus de toute critique et ont des comptes à rendre.

      Je ne parle pas de la “faute des médias”, je parle très précisément de la responsabilité (individuelle: y en -t-il une autre?) de certains journalistes nommément: Pierre Duchene et Anne-Marie Dussault.

      Et si les dirigeants de la SRC sont incapables de faire respecter un minimum d’objectivité dans leur salle de nouvelles, cela signifie que la “Tour Vapona” n’est plus gérable et la solution sera de démanteler et de privatiser ce service public noyauté par des crapules nationales-syndicalistes.

      Il y a des comptes qui vont se régler.

      Claude LaFrenière

    • Les médias ne sont pas que de simples messagers.

      Par moment, ils sont de véritables armes pour le pouvoir en place. On a juste à lire André Pratte pour le constater.

      Si les médias avait fait une job qui a de l’allure durant le conflit, ils auraient la paix. Mais des journalistes biaisés (pour la plupart proviennent de Québécor) s’amusent à faire de la désinformation.

      Les médias devraient arrêter de jouer les vierges offensées lorsqu’on les critique.

      Le biais et la non-objectivité des médias de masse est le premier sujet abordé lorsqu’on fait un bacc en journalisme. Ce n’est pas pour rien.

      K. Charron

    • La grande majorité de journalists sont des syndiqués.Alors,est-Que vous vous attendez a qqchose d’objective de leur part???
      Tony Wright

    • …Bien sûr! Une manif en appui aux agité(e)s du bocal qui ont enfumé le métro!!??

      Je comprends qu’ils-z-é-elles ne veuillent pas être filmé(e)s. Et c’est ça qui prétend être capable un jour de diriger le Québec? Et dire qu’il s’en trouve pour les trouver intéressants. Misère!

      Quand, en 68-69-70 je m’activais sur le campus, il y en avait des «comme ça» qui sévissaient ici et là. Mais quand ils essayaient de perturber nos activités, nos services d’ordre, (Oui, nous avions des services d’ordre, nous.) faisaient le ménage. Et si des casseurs masqués avaient essayé d’infiltrer nos manifs pour foutre le bordel, nous leur aurions réservé un fort mauvais parti.

      Ces gens et leurs conneries ne sont bons qu’à jeter le discrédit sur des revendications qui pourraient par ailleurs être légitimes. Ça, nous le savions. C’est pour cela que nous avions des services d’ordre.

      J’espère que les journalistes vont continuer à nous informer sur l’ensemble du dossier pas juste sur les petits discours sympas et parfois hypocrites auxquels on essaie de nous faire croire.

      J-F. Couture.

    • Désolé madame Collard, ce n’est pas de votre faute exclusive, mais la couverture de la presse a été très partielle depuis le début. Vous (la presse de manière générale) ne faites que reproduire les points de presse officiels soit du gouvernement de la SQ ou de la SPVM.

      Et vous êtes surpris de ne pas être reçus avec des câlins ?
      Avez-vous (la presse en générale) vu que le policier « attaqué à Victoriaville » retenait un jeune sous lui ?
      Avez-vous voulu voir ?
      Et ce n’est qu’un exemple parmi plusieurs d’autres.
      Regardez un peu, juste un peu, de ce que se passe via médias sociaux comme documentation des manifs et on dirait qu’on parle de tout un autre conflit…

      vous avez cité le conseil de Presse, eh ben moi aussi: http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/regard-de-la-presse-sur-la-greve-etudiante/

      Carla Mathias

    • Je crois que certaines personnes écrivent des commentaires aux mauvais endroits – oubedon les “perdent” avant de cliquer sur “Envoyer” et ensuite vous blâment, madame Collard.

      Tant que les médias paraissaient être pour le mouvement étudiant, il n’y a pas un seul étudiant qui se plaignait, mais de mon côté j’ai cessé de lire les blogues des uns et des autres (retrait préventif…), mais maintenant que ça tourne moins rond, ça ne fait plus l’affaire des étudiants. Ça en dit long sur ce que l’avenir va nous réserver.

      J. Lincourt

    • Dans la rue, les autobus, le métro, la proportion de ceux qui portent le carré rouge est d’environs 1 personne sur 50.

      Avec un si petit nombre d’appui, les étudiants devraient remercier à genou les médias de leur avoir accordé autant d’attention.

      Stéphane Marsan

    • Bon…
      On a eu un avant goût des prochains indignés à Montréal: Alexandre Poulin, étudiant à la maîtrise en histoire de l’art nous dit; “on veut chasser le néo-libéralisme de l’État”1.

      Le problème c’est que le capitalisme et l’occident en entier est basé sur le néo-libéralisme. Je comprend que vous soyez indigné là dessus mais vous croyez changer l’occident en entier en quelques mois. Pour changer cet état de fait, ça va prendre des dizaines d’années. Il y a d’autre façon de changer la société que vos méthodes et je suis en partie d’accord avec les accusations de terrorisme, vous émettez l’hypothèse qu’il n’y a pas eu de blessés. Vous êtes très chanceux car ce serait meurtre non prémédité que vous auriez eu. Je ne parle même pas des pétards que vous faites exploser en plein centre ville. Pas parce que c’est de la poudre détonante et vendu en dépanneur que c’est sans danger…

      J. Deslauriers
      Artificier

      1- http://www.lapresse.ca/actualites/dossiers/conflit-etudiant/201205/14/01-4525166-des-manifestants-en-colere-contre-les-medias.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO2_quebec_canada_178_accueil_POS4

    • Désolé, mais quand il y en a qui disent que ça leur donne de l’importance qu’on parle d’eux, je trouve ça bien ridicule.
      Lorsqu’un groupe fait une niaiserie, ça ne lui donne aucune importance. Au contraire, c’est de la corde pour se pendre. Ca montre à encore plus de gens la niaiserie et ça les discrédite encore plus. Journalistes, continuez votre bon travail et ne cédez pas devant les étudiants en grand manque d’imagination et de “cohérence”.

      Alain Lajoie

    • ????
      Je n’en reviens simplement pas comment tout le monde se fait ramasser dans ce gâchis…
      Même les médias (qui pourraient pourtant aider la cause des étudiants si ils pouvaient faire
      leur travail). Les étudiants font dérailler leur propre train (ou coulent le bateau qui les fait
      flotter encore un peu), c’est à n’y rien comprendre.

      Demain soir, thérapie par la réalité. J’en connais qui vont s’ennuyer de Mme Beauchamp
      lorsque Mme Courchesne va “s’entretenir” avec les étudiants. La récréation est terminée.

      C. Rivard

    • Samedi, il y a eu un correctif apporté dans La Presse au sujet d’une jeune étudiante dont le nom avait été publié et qui avait été identifiée comme une des responsable des méfaits dans le métro par votre journal. Finalement, elle n’avait rien à voir là-dedans. Avez-vous seulement une idée des dommages que cela fait chez une jeune personne? La Presse n’aurait-elle pas pu attendre au moins que des accusations soient portées avant de publier des noms?

      L’appât du scoop est de plus en plus important dans les médias, qui se font une concurrence rude entre eux. Mais ce n’est pas une raison de se ruer pour publier n’importe quelle nouvelle, juste pour avoir de la nouveauté à offrir.

      Et ça, c’est sans compter les erreurs grammaticales, les fautes de syntaxe, les mauvais choix de mots de vocabulaire, tant dans la version papier qu’électronique. On a l’impression que les réviseurs “dorment sur la switch”.

      Cela dit, je n’approuve pas les gestes posés contre les journalistes au Palais de justice.

      Sonia Larousse

    • Sans les médias pour véhiculer le message des étudiants, il n’y aurait pas eu de crise. Les médias ont donné la parole au mouvement de contestation mais il a aussi montré les débordements : celui des manifs …et celui des policiers …ainsi que l’inaction du gouvernement dans les premières semaines.
      Le rôle des médias n’est pas de montrer qu’une seule version d’une situation mais de lui donner une vue d’ensemble. Si des gens mettent la ville sans dessus-dessous au nom d’une cause, il est du devoir des médias de le montrer, c’est le travail des journalistes. Il est du droit et du devoir des commentateurs et éditorialistes que d’exprimer une opinion. Quand je lis La Presse, je vois bien que certains d’entre eux sont campés d’un côté et une partie de l’autre, ce qui donne un équilibre d’ensemble.
      J’en conclus que les étudiants ne veulent qu’une presse complaisante à leur égard… NON, la liberté de parole et de presse est ainsi faite, qu’elle montre les choses, les explique et les commente, même si ça ne nous est pas totalement favorable. C’est le prix à payer pour vivre dans une société démocratique… en tout cas plus démocratique que ce que nous percevons de la démocratie étudiante et de son respect pour les instances démocratique de notre société dont le travail des journalistes.

      Louis Lemire, Québec

    • Mme Collard, bon matin.

      [C’est la faute aux médias?]

      Suite à la ” FUCK ALL….” réaction de Claude Poirier sur TVA……hier!
      Je comprends la réaction des étudiants.

      Est-ce acceptable cela Mme Collard?
      Jamais un seul journaliste ne remet ce clown à sa place, pourquoi?
      Poirier a tous les droits, pourquoi?

      Louise April(Laloue)

    • Louis Lemire, Québec, Vous soulignez que:
      [Il est du droit et du devoir des commentateurs et éditorialistes que d’exprimer une opinion]

      Entièrement d’accord avec vous, mais est-ce que ça donne tous les droits?

      Que pensez-vous du comportement de Claude Poirier hier à TVA?
      Est-ce que ça “FUCK ALL”… de réaction est admissible, valable du travail
      des journalistes?

      Pourquoi ce silence complice?
      Louise April(Laloue)

    • “Si les étudiants sont insatisfaits des propos de certains chroniqueurs ou éditorialistes, il existe une façon de leur répondre: par la plume” Nathalie Collard
      ————————

      Oui, en principe sauf que…

      Les messages en faveur des étudiants-carrés-rouges sont souvent évacuée des blogs de certains journaux et même sur le site de Radio-Canada.

      De plus, les reportages des journalistes sont biaisés.

      J’étais, hier soir, à la manif de 23h. Nous étions 7000 à 8000 personnes. Tout se passait dans l’ordre, aucun faux pas de qui que ce soit. Je me disais que ces étudiants étaient drôlement disciplinés et proportionnellement déterminés.

      Après une bonne heure de marche rapide (ouf!) nous étions rendus Ste-Catherine près de Mansfield je crois. J’étais située dans le dernier tiers des marcheurs. Sans en connaître la raison, nous ne pouvions plus avancer. Nous avons ensuite entendu des cris de frayeur de la part de ceux qui étaient loin en avant, dans le premier tiers. Puis, les gens couraient partout, fuyaient en criant. Comme je me trouvais à un coin de rue, j’ai fui par cette rue à la recherche d’une station de métro.

      1. Chemin faisant, des étudiants m’ont dit que les policiers avaient déclaré la manif illégale. À part les marcheurs situées dans les 4 ou 5 premières rangées, QUI a entendu cet avertissement? PERSONNE.

      2. QUI a supposément fracassé des vitres? Pour avoir été présente et ayant vu des étudiants extrêmement disciplinés sans aucun grabuge durant au moins 1 heure, J’AI DE GROS DOUTES!

      3. Qu’entend-t-on aux nouvelles???? Les ÉTUDIANTS ont manifesté avec VIOLENCE!

      Ces journalistes à la solde de la police ou de leurs patrons salissent leur fonction.

      Et vous voulez que les étudiants écrivent dans les journaux?

      BASTA!

      PS. Un policier a été d’une grande arrogance à mon égard.

      Durant la marche, lorsqu’on passait devant des policiers alignés le long des immeubles, je leur disais poliment mais fermement: “Ne touchez pas à nos enfants” . J’ai constaté 3 réactions:

      - La plupart restaient immobiles et ne réagissaient pas. C’est correct, ils ne peuvent se permettre de réagir avec les manifestants.

      - Quelques-uns un faisaient un petit signe discret de la tête genre “Ne t’inquiète pas”

      - Un autre -un seul- m’a fait des grimaces. Pas en sortant la langue mais des mimiques (sans émettre de son) genre Gnan gnan gnan gnan gnan. Pas fort. Comme ses co-équipiers étaient de chaque côté de lui et son chef d’unité derrière lui, ils ne voyaient pas ce qu’il faisait. Je me suis approchée de lui en disant: Tu te moques de moi? Il a refait ses mimiques cherchant à m’humilier (aucun des autres policiers ne pouvaient voir) et son chef s’est avancé vers moi. Comme un enfant rapporteur de la “CLASSE” je l’ai stoolé à la “maitresse”, son chef, et dit aux autres autour de lui: J’imagine que vous savez que ce collègue est un imbécile? Sur ce, j’ai repris la marche avant d,avoir du trouble.

      Ce que je pense de ce policier:

      il ne se maîtrise pas
      il est hypocrite
      il méprise les citoyens manifestants
      il fait probablement partie de ceux qui matraquent à coeur joie, sans discernement.

      Sa PHOTO est dans La Presse d’aujourd’hui. À 95% je crois l’avoir reconnu. Et bien, il matraque en souriant. Voyez la photo où un étudiant (jacket rouge, tuque grise et foulard noir) mains en l’air se fait bousculer par ce policier sans jugement, content de son coup.
      http://www.lapresse.ca/photos/201205/16/12-7617-longue-soiree-de-manifestations.php#501853-quarantaine-arrestations-ete-effectuees-courant

      Y Labonté

    • Les journalistes sont associés à la société du spectacle, aux quiz, aux idioties de la t.v, à Québécor, aux singeries des galas, à la sous-éducation, à la pauvreté intellectuelle , bref, au contrôle des masses. Rien de nouveau donc. C’est Goebbels, alors Ministre de l’éducation du peuple et de la propagande ,qui fut le premier à noyauter les médias (presse, radio, art, cinéma), à censurer les journalistes afin de fanatiser le peuple allemand. Donc vieille méthode mais encore de surprenants résultats.

      Isabelle Paquette

    • Les messages … sont souvent évacuéS

      Y Labonté

    • Mme Collard,

      Et cette lettre, pourquoi les grands médias ne la diffusent pas?

      http://urbania.ca/blog/3024/reponse-a-notre-pere

      Bonne lecture,
      Louise April(Laloue)

    • Bien que je sois contre cette approche envers les journalistes,je dois malheureusement admettre qu’elle n’est pas sans fondements.

      Madame,vous avancez que les étudiants mécontents de la couverture médiatique devraient se servir de la plume afin de faire valoir leur point,mais vous savez très bien que dans le domaine des médias,la réputation et l’exposure remplacent l’intelligence de l’ argumentation intelligente et lucide.

      Un chroniqueur connu sera lu et débattu par les lecteurs,alors qu’un simple citoyen lettré publiant une lettre ouverte ne sera,dans le meilleur des cas,qu’ignoré…

      Vous,les médias,possédez un pouvoir manifeste au sein de la société,nul besoin de le nier et de tenter de mettre le citoyen sur le même pied d’égalité du journaliste ou chroniqueur célèbre-tout cela étant absolument absurde et ridicule…

      Les médias étant biaisés par nature-encore là,nul besoin de le nier-,voilà les dérapages d’une jeunesse désillusionnée médiatiquement,et cela étant dû,ironiquement,à une surmédiatisation du message-web,twitter,you tube,etc.

      Les jeunes sont toujours en avance sur leur temps,ou plutôt devrait-on dire de leur temps,alors que les plus vieux sont davantage conservateurs,et veulent conserver le système actuel.

      P.Guilbault

    • Conflit étudiant : rouvrir et élargir le dialogue

      Michel Venne
      Directeur général
      Institut du Nouveau Monde

      Nous nous sommes tous trompés. Quand le ministre des Finances a annoncé, dans son budget de mars 2011, une hausse des droits de scolarité de 1 625 $ sur cinq ans, rares sont ceux qui ont cru que cette décision allait provoquer une aussi vive réaction.

      Incrédules, nous avons assisté à la multiplication des votes de grève. Nous n’en croyions pas nos yeux quand 200 000 personnes sont descendues dans la rue à Montréal, le 22 mars, dans une atmosphère pacifique, pour dire non au gouvernement. Des parents, des professeurs et combien d’autres citoyens ont emboité le pas aux étudiants.

      Il est rare qu’autant de gens descendent dans la rue en même temps pour désapprouver une mesure budgétaire. Quelque chose d’important ne collait pas. Et puis en plus, le message venait des nouvelles générations.

      On s’est demandé si cela allait durer. Cela dure encore. On troque la pancarte pour la casserole. Demain, ce sera autre chose si l’on ne parvient pas à canaliser l’énergie des citoyens vers des solutions.

      Ce conflit a révélé la nécessité de réfléchir collectivement, à nouveau, sur l’avenir de nos universités. Toute crise recèle une opportunité. Saurons-nous la saisir ?

      Comprendre puis agir

      Une commission indépendante de consultation

      La négociation bilatérale n’est pas la solution

      Représentation et participation

      La polarisation, mauvaise conseillère

      Reconnaître la participation citoyenne des jeunes

      La Stratégie jeunesse du gouvernement.

      Le militantisme étudiant, une formidable école politique

      Revenir au point de départ

      27 mai 2012
      - – - – - – - – - – - – - – - –

      Ci haut, l’introduction d’une lettre signée Michel Venne de l’Institut du Nouveau Monde, suivie des titres des paragraphes. Voilà un travail important de réflexion qui pose et creuse de nombreuses questions sur cette crise et tend à trouver le chemin de la sortie.

      Pour connaître le texte intégral, voici le lien:
      http://inm.qc.ca/conflit-etudiant-rouvrir-et-elargir-le-dialogue.html

      Y Labonté

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Twitter

  • Catégories



  • publicité





  •  

    janvier 2012
    D L Ma Me J V S
    « déc   fév »
    1234567
    891011121314
    15161718192021
    22232425262728
    293031  
  • Archives

  • publicité