Nathalie Collard

Archive, mai 2012

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L’événement C2-MTL qui a pris fin ce week-end et qui était consacré à la créativité en affaires a permis de rencontrer plusieurs personnalités intéressantes. Je pense entre autres à Jonah Lehrer, l’auteur de Imagine et bien sûr à Francis Ford Coppola, qui a donné une super conférence jeudi dernier.

Pour ma part, du point de vue de la chroniqueure médias,  j’ai également profité du passage de Robert Safian, patron du magazine Fast Company, pour l’interviewer. Je ne suis pas une lectrice assidue du mensuel mais je le lis quand même souvent et je consulte le site web au moins une fois par semaine. Il y a là d’excellentes idées, de bons textes et beaucoup de créativité.

J’avais envie de discuter avec M. Safian de l’état des médias et de sa façon à lui de faire jaillir la créativité à l’intérieur de son magazine.

J’avoue que j’ai été séduite par son discours qui sortait des sentiers battus. Je n’ai pas pu tout raconter de notre entrevue car l’espace est limité dans le journal.

Il me racontait entre autres qu’on ne trouve ni gros divan moelleux ni table de ping-pong dans les bureaux de Fast Company (les clichés de toute entreprise dite «créative», avec le bar à espresso). Par contre, les journalistes ont la liberté de pouvoir écrire sur à peu près n’importe quel sujet, «ce qui est à la fois grisant et épeurant», note Robert Safian.

Quand je lui ai demandé ce qu’il consommait comme journaux ou magazines, M. Safian a souri: «Vous savez, ma femme me dit souvent que pour un gars qui travaille dans les médias, je lis trop peu de magazines et de quotidiens. C’est vrai que j’aime avoir du temps pour faire autre chose. Je suis abonné au Wall Street Journal et au New York Times, je vais sur le web et je jette un coup d’oeil sur Twitter.»

Quand je lui demande de me nommer un magazine qu’il aime beaucoup, il me nomme l’hebdomadaire New York  sans hésiter. «J’aime beaucoup ce que fait l’éditeur Adam Moss», souligne Robert Safian.

Et que vient faire Angry Birds dans tout ça? Selon M. Safian, les magazines sont désormais en compétition avec tout ce qui peut distraire les gens, que ce soit YouTube, CNN ou…Angry Birds.

Pour lire mon texte, c’est ici.

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Mardi 22 mai 2012 | Mise en ligne à 11h01 | Commenter Commentaires (2)

C2-MTL: la créativité décortiquée (AJOUT)

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C’est ce soir que le coup d’envoi de la conférence C2-MTL sera donné.

Organisée par l’agence montréalaise Sid Lee, elle réunit durant trois jours des personnalités issues du milieu des affaires, de la créativité, des médias et du monde des affaires.

L’événement a lieu dans Griffintown, autour de l’édifice New City Gas transformé récemment en salle de spectacle. Ma collègue Émilie Côté en parle ici.

Parmi les conférenciers invités: Francis Ford Coppola, Ian Schrager, Arianna Huffington, Michael Eisner…Bref, du haut calibre. Toute la programmation est ici.

Du point de vue de la chroniqueure médias, deux conférenciers m’intéressent particulièrement: Robert Safian, rédacteur en chef du magazine Fast Company, qui lancera son édition spéciale consacré aux 100 personnes les plus créatives en affaires pour 2012.

Et Jonah Lehrer, rédacteur en chef invité au magazine Wired, qui vient de publier Imagine, un livre fascinant sur l’origine de la créativité.

Plusieurs activités sont organisées en marge de C2-MTL. Un exemple: demain à 10h, l’Autobus des créateurs quittera Griffintown avec à son bord, une vingtaine de programmeurs en informatique qui piocheront dans les données ouvertes de la STM et de la Ville afin de développer des applications mobiles ayant pour but de régler des problèmes de transport dans la métropole. L’autobus sera de retour à son point de départ vers 15h et un jury choisira les meilleurs projets.

L’idée d’organiser une conférence autour du thème de la créativité me semble excellente. J’ai entendu dire que certaines agences de publicité montréalaises étaient un peu déçues de ne pas avoir été invitées et qu’elles auraient souhaité que l’événement se fasse autour de l’industrie montréalaise de la créativité dans son ensemble, pas seulement autour de Sid Lee. Je laisse à l’industrie le soin de régler cette délicate question. Si la première édition de C2-MTL est un succès, elle sera peut-être encore plus rassembleuse l’an prochain, qui sait?

Cela dit, j’ai bien hâte d’assister à cette première édition.

AJOUT: J’oubliais! cette conférence n’est pas à la portée de tous mais les conférences seront diffusées sur le web. Vous pouvez les regarder ici.

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Lundi 14 mai 2012 | Mise en ligne à 13h11 | Commenter Commentaires (36)

C’est la faute aux médias?

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Mes collègues reviennent du Palais de Justice où a lieu une manifestation étudiante en appui aux quatre jeunes accusés d’avoir posé des bombes fumigènes dans le métro la semaine dernière.

Ils racontent que les journalistes se sont fait brasser par les manifestants. Le mot d’ordre chez les grévistes étudiants: ne pas répondre aux questions des représentants des médias qui étaient sur place.

À chaque fois qu’une caméra voulait prendre des images, on recouvrait la lentille d’un manteau ou d’un bout de tissu. On faisait également beaucoup de bruit pour que tout reportage audio soit impossible.

On a même intimé aux journalistes de quitter l’endroit.

Bref, on tire sur le messager.

Or comme le dit justement le président de la FPJQ, Brian Myles, sur Twitter:

«La liberté de presse est bafouée. Suggestion de la FPJQ: si vous ne voulez pas être filmés, restez dans votre salon!»

Toujours sur Twitter, Myles ajoute: «La violence et l’intimidation, c’est l’arme des faibles. La FPJQ dénonce cette attitude digne des régimes répressifs.»
Il conclut: «Les manifestants qui empêchent les médias de faire leur travail ont une piètre conception de la vie en société démocratique.»
Voilà un triste dérapage. S’attaquer aux journalistes sur le terrain qui font leur travail ne donne strictement rien. Si les étudiants sont insatisfaits des propos de certains chroniqueurs ou éditorialistes, il existe une façon de leur répondre: par la plume, c’est-à-dire avec des idées, des arguments, des positions claires.
Empêcher le travail des journalistes n’aidera en rien la «cause étudiante».

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