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    Nathalie Collard explore le monde des médias dans les pages de La Presse, sur son blogue et sur twitter.
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    Vendredi 24 février 2012 | Mise en ligne à 11h11 | Commenter Commentaires (10)

    Radio-Canada remplace rapidement Alain Saulnier

    C’est Michel Cormier, ancien correspondant de Radio-Canada à Moscou et en Chine qui remplacera Alain Saulnier.

    M. Cormier était depuis peu patron de Radio-Canada à Moncton, au Nouveau-Brunswick.

    L’automne dernier, il a publié Les héritiers de Tiananmen, un livre qui raconte l’histoire des vétérans de la révolte chinoise.

    Rappelons que le congédiement d’Alain Saulnier, hier, a causé une véritable commotion chez les journalistes de Radio-Canada.


    • Quand un nouveau patron arrive à R-C, il tente d’imposer SA vision des choses et il est fréquent que dans les semaines, les mois qui suivent l’arrivée en poste, des têtes roulent. Comme s’il fallait réinventer la roue à chaque fois.

      Sauf qu’ici, monsieur Lalande sacrifie un intouchable. L’ovation spontanée qu’a reçue Alain Saulnier démontre à quel point, il est respecté par ses pairs tant sur le plan personnel que professionnel. Ça, c’est une denrée rare dans un milieu comme une salle des nouvelles où le patron est d’emblée dans le camp ennemi.

      Il renvoie un acteur-clé inestimable à un moment critique où l’avenir-même de Radio-Canada est dans le collimateur. Il doit donc rapidement faire la lumière sur ses intentions de réforme de l’information. Il doit rapidement lever les doutes sur la possible ingérence que laisse entrevoir ce limogeage car une telle décision ne peut être prise sans une approbation en haut-lieu. Comme les conservateurs nous ont habitués à une administration opaque, Radio-Canada se contente d’émettre un communiqué platonique et refuse d’expliquer le sens et l’enjeu véritables d’une décision aussi névralgique et aussi porteuse d’inquiétudes.

      Est-ce seulement l’exécution d’une vengeance personnelle, le résultat d’une vieille rancœur? Souhaitons que non car il serait néfaste que l’homme se considère plus grand que l’institution. La nomination rapide de Michel Cormier montre que les dés étaient joués d’avance. Le sort d’Alain Saulnier était donc décidé dès l’entrée en poste de Louis Lalande. L’ancien correspondant international aura maintenant fort à faire pour diriger les troupes et gagner autant de notoriété et d’adhésion que son prédécesseur.

      Aux yeux de la direction, Alain Saulnier devenait-il, dans le contexte des compressions majeures anticipées, un trop ardent défenseur du diffuseur public et du service de l’information? Si tel est le cas, ce n’est pas une tempête mais un ouragan, voire un tsunami qui se dresse le radar budgétaire de la SRC.

      Au fond… a-t-on besoin d’une télé publique indépendante du pouvoir, quand une télé comme SUN News assume le rôle d’une télé d’État : soit une courroie de transmission et de propagande du parti ministériel? Quel «deal» y a-t-il entre les conservateurs et l’Empire Péladeau? L’avenir de Radio-Canada en fait-il partie ?

    • Bof, Michel Cormier c’est bien mais j’aurais plutôt opté pour Claude Poirier, le vieux routier dans toute sa quintessence, renseigné, hyper connecté, articulé comme pas un et engageant. Le syndicat des employés de TVA s’est-il manifesté au moins?

    • Comme simple citoyen et téléspectateur assidu de la SRC, je ressens fortement du “tirage de ficelles” de la part du Gouvernement Harper. À l’époque de Brian Mulroney, plusieurs francophones oeuvrant à la société d’État s’étaient retrouvés au chômage. Comment pourrait-il en être autrement sous un autre Gouvernement Conservateur? Le PM du Canada a dans sa mire un Canada unilingue avec une majorité de provinces servant de roues à la grande chenille du char d’assaut. Le Québec a été placé dans un contexte de “neutralisation” afin qu’il ne fasse plus ombrage aux ambitions de Stephen Harper qui finira bien, si ça continue avec ses manies sur la Royauté, de faire prêter le Serment du Test aux citoyens canadiens pour s’assurer de notre loyauté d’allégeance à Sa Majesté.

      De toute évidence, ce congédiement est le prélude à la mort de la “transparence” sur l’information vérité qui va de plus en plus nous manquer et dont nous finirons par nous “accoutumer” en réalisant le grand rêve de Son Éminence Stephen Harper.
      Gilles Pelletier, Québec

    • Les employés de Radio-Canada commotionnés… Les pauvres petits. Faudrait songer à leur procurer une centaine de psychologues, à nos frais bien sûr, pour qu’ils puissent se relever d’un choc aussi brutal. Les employés de Radio-Canada vivent un véritable calvaire. Faisons une guignolée pour eux !

    • Tout sympatique que soit M. Cormier, je ne voudrais pas me trouver dans des baskets !
      J’apprécierais que M. Viens nous fasse voir son entrée dans la salle de rédaction.

    • Suite au congédiement d’Alain Saulnier, la rumeur court que Pierre Duchesne, correspondant de RC sur la colline parlementaire devra quitter son poste. Que ce chambardement se produise durant une année dite d’élection est très suspect.

      Les tensions idéologiques entre journalistes et pouvoir politique ne sont pas nouvelles à Radio-Canada. Qu’on se rappelle de l’époque des Claude Jean Devirieux, Pierre Olivier, Pierre Nadeau et Madeleine Poulin. Madeleine Poulin notamment anima l’émission de télé Le Point à l’époque des négociations constitutionnelles du Lac Meech. On se rappelle tous de sa célèbre entrevue avec Pierre Elliot -Trudeau. Bref, les politiciens fédéraux en pleine tourmente constitutionnelle craignait de « passer à la varlope» en allant se faire interviewer au Point.

      Coincidence ou pas, quelques mois avant le référendum sur l’accord de Charlottetown, Radio-Canada annonce un changement de direction au Point et c’est Jean-François Lépine qui en prend la tête. Dès son arrivée, celui-ci dit qu’il veut faire entendre des nouvelles voix, des points de vues différents et il invite régulièrement un professeur d’université du nom de … Stéphane Dion. En fait, m. Dion doit sa visibilité et sa carrière d’homme politique à JF Lépine. Je me rappelle aussi que le traitement de l’information sous la direction de m. Lépine était très discuté, certains analystes parlant de «Jamais vu» dans l’affirmation d’un biais, dans ce cas-ci fédéraliste.
      Or, on retrouvait dans cette équipe du Point un jeune journaliste du nom de Michel Cormier. Je ne fait ici qu’une constatation; de toutes façons, j’ai toujours apprécié son travail en tant que correspondant à l’extérieur.

      Mais la rapidité de sa nomination et la rapidité d’un éventuel changement de garde sur la colline parlementaire laisse entrevoir le pire. On peut laisser la chance au coureur quant à m. Cormier mais des questions demeurent: Qui est derrière les décisions entourant le congédiement de m. Saulnier et la démotion de m. Duchesne et pourquoi?

    • Encore un maoïste!?!

    • Chère madame Collard, je me demande si vous n’avez pas eu la “frousse” de publier les opinions des internautes sur un sujet aussi brulant d’actualité et entremêlé sans doute de “politicaillerie” crasse auquel personne n’arrive à s’y retrouver. À moins que le sujet vous ait brûlé les ailes et que vous avez été clouée sur le tarmac, ce qui vous a permis de ne pas nous donner la parole.
      Gilles Pelletier, Québec

      NC Je ne sais pas à quoi vous faites références monsieur. Si c’est au fait que je n’ai pas mis vos commentaires en ligne ce week-end, et bien vous m’en voyez désolée mais j’étais occupée ailleurs. :)

    • On remplace un souverainiste par un bon fédéraliste.
      Les plus vieux vont se souvenir de son reportage sur la pauvre Slovaquie pendant le dernier référendum.
      Cormier avait frappé sur la pauvre Slovaquie (associée au Québec) qui en arrachait quelques années après la séparation, alors que la République tchèque (associée au ROC) roulait carosse.
      Du moins dans son regard biaisé.

      Je suis sûr que la gang à Radio-Canada vont aller revoir le reportage qui était passé au Point, en pleine campagne référendaire. (ce serait bien si quelqu’un le mettait sur youtube pour voir le type de journalisme il faisait)

    • Je l’espère. Il ne faudrait surtout pas laisser les journalistes de Radio-Canada sans commandement. Ils pourraient faire des bêtises.

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