Nathalie Collard

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    Nathalie Collard explore le monde des médias dans les pages de La Presse, sur son blogue et sur twitter.
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    Mardi 14 février 2012 | Mise en ligne à 14h07 | Commenter Commentaires (17)

    Tout nu sur le web

    L’auteur, professeur, blogueur et spécialiste des médias Jeff Jarvis est à Montréal aujourd’hui. Je l’ai rencontré ce matin dans les locaux de l’Université McGill, rue McTavish.

    À 16h cet après-midi, il prononcera une conférence dans le cadre d’une activité de l’Institute for the Public Life of Arts and  Ideas.

    En septembre dernier, M. Jarvis a publié Public Parts (Tout nu sur le web en français), un essai qui vient confronter les idées reçues à propos de la dualité privé-public. Plutôt de s’attarder à ce que nous perdons en nous exposant sur les réseaux sociaux et dans internet. Jeff Jarvis s’intéresse davantage à ce que nous gagnons.

    Mon entrevue sera publiée dans l’édition de samedi. D’ici là, vous pouvez lire son blogue BuzzMachine (buzzmachine.com), ou le suivre sur Twitter: @jeffjarvis


    • ”Sur la Toile” s.v.p!
      Est-ce trop difficile de parler français ici.
      en anglais web = toile en français.
      Il n’y a pas si longtemps nous disions toujours sur ”la Toile” mais avec cette foutue mode ”Parisienne” du tout anglais vous avez tous embarquer ”aveuglément” dans cette mode où ce n’est plus du ‘’savoir faire” mais de ”l’expertise”.
      Gilles Ménard

    • @gillesmenard
      Ce n’est toujours pas la faute à Mme. Collard si la version française du livre porte ce titre…

    • Hmmm… n’est-ce pas le titre du livre?

    • @gillesmenard
      “Il n’y a pas si longtemps nous disions toujours sur ”la Toile” ”
      Presque personne ne disait “sur la toile”. Vous avez compris ce dont on parlait ? Oui.
      Et aucun de mes dictionnaires ne mentionne officiellement que “toile” désigne” le WWW.

      En plus que “web” est un raccourci de “World Wide Web”. Ca donnerait quoi au long ? “Toile à la grandeur du monde” ? On ne traduit pas les raccourcis.

      “This is the Borg. Resistance is futile. You will be assimilated.”

    • (@gillesmenard: Si vous lisez bien, Tout nu sur le web est le titre traduit d’un livre dont nous parle Mme Collard. Il a effectivement été traduit à Paris, vous pourriez donc écrire un message à cette maison d’édition pour faire connaître vos doléances au lieu de donner une leçon. Elle n’était quand même pas pour changer le titre du livre…)

      Parenthèse close. Parlons du sujet. Voilà qui est rafraîchissant. J’avoue être parfois un peu fatiguée de cette idée admise que les médias sociaux sont en train de nous prouver de toute intimité. Je ne dis pas que c’est tout faux, simplement qu’il me semble qu’on assimile tout et qu’on a bien du mal à faire la distinction entre une ouverture nocive et une ouverture profitable (tout cela est bien subjectif et sans doute moral).

      J’ai beaucoup aimé le récent essai du sociologue Michel Dorai, La sexualité spectacle, mais le seul reproche que je lui ferais c’est d’assimiler toutes les formes de sexualité spectacle (de la télé-réalité à la porno, en passant par le blogue intime, la web-cam, les potins de vedettes et la danse contemporaine…) sans tenter de nous aiguiller sur ce qui devrait, ou non, être acceptable ou tolérable.

      Ainsi, malgré le fait qu’on entend beaucoup dire que les gens devraient garder davantage leur vie privée pour eux, on applaudira lorsqu’une journaliste prend la parole pour parler du suicide de son enfant ou lorsque Gilles Archambault écrit un livre bouleversant sur le deuil de sa femme. Pourquoi? Est-ce le sujet qui justifie la mise à nu? La forme? Le ton? Le spectateur? Sans doute un peu tout cela.

      Comme mon écriture et ma présence en ligne sont réputées impudiques et qu’en même temps j’exècre et critique ce que j’appelle la “dictature du vécu” dans les médias traditionnels comme sociaux, je m’interroge. Je me permets d’ailleurs cette indécente autopromo, j’ai écrit deux textes récemment sur le sujet pour ceux que ça intéresse aussi.

      L’intimité en question: http://voir.ca/catherine-voyer-leger/2012/02/07/intimite1/

      L’intimité de s’écrire: http://voir.ca/catherine-voyer-leger/2012/02/10/intimite2/

    • “Tout nu sur le web” hé misère… Moi je veux pas le savoir que untel est aller souper dans un super restaurant vendredi soir, ou que untel est aller en voyage à Cuba et veux montrer ses photos de plage à la planète entière. Non mais qu’est-ce qu’on en à faire de ceux qui veulent vivre une vie d’exhibitioniste et se mettre à nue devant le monde entier?

      Je ne comprend vraiment pas ce qui se passe avec notre société et ce besoin de tout exposer. Ça ne me dérange pas que certain le fasse, il y a bien du monde qui aime montrer leur fesse lors de soirées bien arrosées, mais en autant qu’on ne m’embarque pas contre mon gré dans ce genre de spectacle à la sauce télé-réalité.

      Ce Jeff Jarvis semble être un adorateur de Mark Zukkerberg et de Facebook. Il croit qu’un moyen de libérer l’homme et de le rendre plus puissant (empower) est d’en faire une personnalité publique, d’après-ce que je comprend. C’est exactement ce que pense Zuckerberg et qui a dit récemment que “The age of privacy is over”.

      Je trouve quand même intéressant de débattre d’un sujet comme celui-là. Je trouve ces gens très naif de penser que de ce mettre à nue virtuellement sera libérateur pour les hommes. Ils n’ont pas beaucoup étudié l’histoire de l’humanité pour penser à des choses comme ça. Ça fait à peine quelques décénies que des lois pour la protection de la vie privée ont été adopté dans les pays démocratiques et ce pour une raison fondamentale : le fascisme, le nazisme, le communisme et maintenant le corporatisme, bref les régimes totalitaires. Ces lois existent pour s’assurer que plus jamais un gouvernement, un état ou une idéologie ait la possibilité de détruire la vie des gens qui ne pensent pas comme eux.

      Est-ce que la liberté d’expression est plus importante que le respect de la vie privée (dont celle des autres)?

    • @gillesmenard

      “…vous avez tous embarquer”

      Au passé composé le verbe embarquer s’écrit comme suit: vous avez tous embarqué

    • @ ilovelinux

      A mon humble avis, il faudrait plutôt écrire : “……..vous vous êtes tous embarqués… ”
      au lieu de ” … vous avez tous embarqué…” car le verbe embarquer doit être employé, ici, sous sa forme pronominale.

      Le verbe pronominal s’embarquer signifie s’engager et c’est exactement le sens qu’il faut lui donner dans la phrase de gillesmenard.

      On devrait donc lire : “… vous vous êtes tous embarqués “aveuglément” dans cette mode… ”
      ou encore “… vous vous êtes tous engagés “aveuglément ” dans cette mode… “

    • @paulp Mais justement, c’est ça qui est intéressant. Je suis d’accord avec tout ce que vous dites: je ne veux pas savoir qui soupe où, mange quoi, couche où, s’habille comment. Tout cela est anecdotique et c’est sur cet appétit pour l’anecdote que Zuckerberg fait fortune, je vous suis.

      Mais si on parle d’expériences et non pas d’anecdotes, y a-t-il un intérêt? Si je peux m’ouvrir sur mon cancer de la prostate disons (ce que je n’aurais pas pu faire il y a quelques temps parce que trop honteux) et trouver en ligne une communauté, une écoute, un miroir. Est-ce que ça, au plan humain, c’est une impudeur justifiée? Si par écrit j’arrive à partager ma détresse émotive plus facilement qu’avec mes parents, pour un adolescent sur un blogue par exemple, y a-t-il un intérêt?

      Je reviens à l’exemple d’Anne-Marie Lecomte qui a écrit un texte bouleversant sur le suicide de son fils l’année dernière dans Châtelaine. C’est aussi de l’impudeur, mais je refuse de comparer cette impudeur à celle de l’anecdote. Nous sommes dans le témoignage. De là ma question: est-ce le sujet qui fait l’intérêt du témoignage ou la manière de témoigner?

      J’aimerais arriver à catégoriser tout cela et je trouve que les exemples que vous donnez sont fort parlant d’un certain type d’intimité… celui qui est inintéressant!

    • @cvoyerleger

      Pour l’ouvrage de Dorais, je vous dirais qu’il n’a jamais rien inventé de bien original et, ma foi, de particulièrement intelligent. C’est au mieux un excellent ramssis de trucs trouvés dans Châtelaine et co.

    • @gillesmenard

      Je sympatise avec toi, mais c’est peine perdue. Dès que tu essaies de défendre le français, tu deviens une cible.

      La Lousianisation du Québec est commencée.

      @ilovelinux 20h13

      Pourquoi jouer ça ? Tu sais bien qu’on ne peut éditer nos messages, quand on y découvre une coquille.

      Jean Émard

      NC Coucou! Je vous rappelle que c’est un blogue sur les médias. je suis certaine qu’il existe d’excellents blogues consacrés à la langue française. Vous vous y sentiriez sans doute plus à votre place!

    • @paul.p
      “Ces lois existent pour s’assurer que plus jamais un gouvernement, un état ou une idéologie ait la possibilité de détruire la vie des gens qui ne pensent pas comme eux.”
      Vous me rappelez une jeune fille qui devait être présente à un discours de Harpeur pendant la campagne électorale. Finalement, elle n’avait pu y aller, elle avait signé une pétition en ligne pour une cause environnementale ou quelque chose comme ça.

    • Coucou. Faut pas laisser passer les 4-5 message critiquant M. Ménard, si on ne veut pas de commentaires sur ceux-ci. Bref on peu attaquer M. Ménard, mais on ne peut pas le défendre ?

      Recoucou. :)

      Jean Émard

      NC Je ne pensais pas que l’échange se transformerait en discussion sur la langue française, qui n’est vraiment pas le sujet de ce blogue. Merci.

    • @cvoyerleger
      Pour parler des cancers de la prostate, ou du site web que j’ai du consulter récemment (comment vivre avec des pierres aux reins), il y avait déjà le WEB.

      Les médias sociaux ne sont que des interfaces WEB parallèle ayant comme but de vous accrocher et normalier votre façon d’envoyer de l’info aux autres. Cette info normalisée est récupérée par les marketeux pour vous vendre des produits.

      En plus que l’interface de Facebook est nulle à *****. On voit bien ou ils mettent leurs priorités : information gathering.

      @ramses2.1
      Tout comme “gaminet”, “toile” n’a jamais accroché au Québec. Pas plus qu’en France. Inventez pas des problèmes s.v.p.
      Adressez votre “coucou” à mr Ménard. Il doit bien y avoir un site de stratégie pour se battre contre les moulins à vent.

    • Tous “tout nu sur le web”…

      “en nous exposant sur les réseaux, Jarvis s’intéresse davantage à ce que nous gagnons.” -NC

      Il n’y a rien de bon là dedans. Et c’est pas vrai qu’on a “une certaine expérience de la chose”. Ça ne fait que 5 ou 6 ans que le web 2.0 existe. On est tous dans un gigantesque laboratoire, et les lendemains de cette expérience planétaire pourraient nous laisser une sacrée gueule de bois.

      Moi perso, je procède avec délicatesse et circonspection.

      Benoît Duhamel.

    • …@paul.p,14 février 2012,19h55:«“Tout nu sur le web” hé misère… Moi je veux pas le savoir que untel est aller souper dans un super restaurant vendredi soir, ou que untel est aller en voyage à Cuba et veux montrer ses photos de plage à la planète entière. Non mais qu’est-ce qu’on en à faire de ceux qui veulent vivre une vie d’exhibitioniste et se mettre à nue devant le monde entier?»
      ++++++

      Vous avez résumé en quatre ligne exactement ce pourquoi je ne «Touïtte» ni ne «Fécebouke».

      Par contre, et si besoin était, alors je n’hésiterais probablement pas à m’en servir pour mettre de l’avant une cause ou dénoncer quelque abuseur commercial ou autre. Mais de ma vie privée, de mes vacances en Patagonie, de mes hésitations devant le comptoir des surgelés du Metro ou du IGA local, qu’est-ce que le monde peut bien en avoir à f*****?

    • @jeanfrancoiscouture

      Moi non plus je n’ai pas de Twiter ou de fessebeurk, ni de cellulaire. J’ai beaucoup trop de choses réelles à faire dans une journée et pas de temps à perde avec des gens que je connais à peine et que je ne fréquentent pas vraiment.

      @cvoyerleger

      L’idée de la transparence est quand même un sujet philosophique fort intéressant et on pourrait en débattre longtemps. Je reconnais qu’il peut y avoir des côtés positifs pour certaines personnes mais pour d’autres, dont moi-même, je ne me sens pas allaise dans ce type de vie où on expose ses vulnérabilités à tous. Si certains veulent vivre dans une cage en vitre, libre à eux, mais ce que je redoute c’est que ces gens forcent les autres, par la pression ou le conformisme, à se mettre à nue aussi. On n’est pas tous des extravertis.

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