Nathalie Collard

Archive, janvier 2012

Mardi 24 janvier 2012 | Mise en ligne à 18h02 | Commenter Commentaires (15)

LE Huffington Post. So french!

Ça y est, LE Huffington Post (l’édition française) est sur les rails depuis hier.

Le nouveau site est une initiative commune du Huffington Post, du quotidien Le Monde ainsi que d’un de ses actionnaires. Il accueille plusieurs signatures prestigieuses parmi ses blogueurs: la grande reporter Anne Nivat et l’ancienne Garde des Sceaux Rachida Dati sont du nombre.

Il faut le reconnaître, Arianna Huffington a le sens du punch. Non seulement attire-t-elle des blogueurs de renom mais en nommant Anne Sinclair directrice éditoriale du site (elle sera épaulée par un ancien du Figaro), elle a réussi à créer un «buzz» dans les milieux médiatique français ET américains.

Dans le New York Times (ici), on titre avec justesse que Mme Sinclair EST la nouvelle de ce lancement. Rappelons que Mme Sinclair a fait la manchette plusieurs fois en 2011 à cause des accusations à l’endroit de son mari, Dominique Strauss-Khan. Les Américains sont titillés et le texte du très sérieux New York Times se termine même par un commentaire sur le fait que Mme Sinclair ne portait pas son jonc de mariage à la conférence de presse.

De son côté, Mme Huffington explique le choix de Mme Sinclair en termes qu’on dirait tout droit sortis d’une émission d’Oprah Winfrey, parlant de donner une chance à l’ex-journaliste qui a connu une année horrible sur le plan personnel. Les Américains adorent ces histoires de seconde chance et de réinvention personnelle.

Aux questions des journalistes qui se demandaient comment LE Huffington Post allait traiter une histoire impliquant DSK, Mme Sinclair a répondu que toute nouvelle serait traitée de la même façon et qu’il n’y aurait pas de passe-droit pour une histoire impliquant son mari. Il est permis d’en douter…

De l’autre côté de l’Atlantique, on se familiarise avec les méthodes du Huffington Post. Le fait de ne pas rémunérer les blogueurs, une pratique qui a fait couler beaucoup d’encre aux États-Unis et au Canada, fait sourciller le critique médias du journal Libération, Daniel Schneidermann (ici), qui écrit ceci: «Aux États-Unis, le système fonctionne. En France, ça grince. (…) Au nombre des réactions insolentes, celle-ci, par exemple : «Au moins, son mari payait ses prostituées», a réagi un twitteur.»

Pour l’instant, Le Huffington Post démarre avec une toute petite équipe de huit personnes. Il arrive aussi dans un contexte différent qu’aux États-Unis. En effet, la France est le pays où l’on trouve le plus de sites d’information uniquement web (ce qu’on appelle les pure players). Le Huffington Post aura donc de la compétition: Mediapart, Rue89, Slate. Saura-t-il tirer son épingle du jeu? Le site se décrit comme étant un média «ni de gauche ni de droite». Dans un pays où les médias sont très campés politiquement, à 100 jours de l’élection présidentielle, cette neutralité sera peut-être perçue comme une tare. À suivre.

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Lundi 23 janvier 2012 | Mise en ligne à 15h37 | Commenter Commentaires (15)

C’est le contexte, stupide!

Samedi dernier, j’ai publié un dossier sur quelques avenues empruntées par les nouvelles technologies, avenues qui peuvent nous éclairer sur ce qui nous attend au cours des prochaines années.

Dans un de mes textes consacré à l’impact des nouvelles technologies dans nos vies, je cite le professeur de l’École des médias de l’UQAM, André Mondoux, qui attire notre attention sur un nouveau type d’entreprise:

«À Montréal, lance-t-il, la compagnie Needium monitore vos propos sur Twitter et vous envoie une publicité ciblée suite à ce que vous avez dit. Si vous dites: «J’ai froid», on vous enverra une publicité de tuque. Éventuellement, on vous enverra de la publicité pour un voyage à Cancun. À une époque où nos opinions et nos pulsions convergent, et où la géolocalisation permet de nous situer en tout temps, nous sommes de plus en plus «adressables».»

C’est ce qu’on appelle «les services fondés sur le contexte» et selon l’entreprise de conseil de gestion Accenture, il s’agit d’une des tendances fortes pour 2012 (À consulter: Accenture Technology Vision 2012).

Voici un extrait du communiqué qui accompagne l’étude en question:

«Accenture prévoit qu’une augmentation des services fondés sur le contexte est imminente et rendue possible par la convergence de nombreuses sources d’information contextuelles ainsi que par leur accès facile, y compris l’utilisation croissante des téléphones intelligents, l’expansion de l’infonuagique, une explosion de la participation aux médias sociaux et le développement de puissants outils permettant le regroupement et l’analyse de multiples formes de données. (…)

À titre d’exemple, considérons une agence de voyages qui scrute les comptes Twitter à la recherche de mentions de voyages à venir. Elle alerte ensuite les hôtels situés dans les lieux géographiques où le voyageur se rendra. Le voyageur en profite puisque l’hôtel – par le biais de Twitter – pourrait l’intéresser avec des tarifs réduits. Et l’hôtel profite éventuellement de la situation pour s’attirer un nouveau client. Dans un autre exemple, plusieurs fournisseurs de services de téléphonie mobile expérimentent une technologie qui désactive automatiquement les téléphones des automobilistes, les empêchant ainsi d’enfreindre les lois interdisant de conduire en envoyant des messages textes ou en parlant au téléphone.» (Fin de la citation)

Au fond, tout est une question de point de vue. On peut voir les «services fondés sur le contexte» comme une façon formidable d’améliorer notre qualité de vie puisque l’information vient à nous sans même qu’on ait à la chercher. Mais on peut aussi voir cette tendance comme une intrusion inacceptable dans nos vies. Savoir qu’une entreprise espionne ce que vous dites sur Twitter pour ensuite vous envoyer des publicités ciblées, ça ne vous fait pas vaguement penser à Big Brother, vous?

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Lundi 16 janvier 2012 | Mise en ligne à 13h19 | Commenter Commentaires (2)

Louis Lalande confirmé comme remplaçant de Sylvain Lafrance

Radio-Canada a finalement décidé de confier la succession de Sylvain Lafrance à Louis Lalande, un gars de l’interne qui est à l’emploi de la boîte depuis 30 ans. Plusieurs noms avaient circulé au cours des derniers mois. Parmi les candidatures les plus sérieuses il y avait Philippe Lapointe, un ancien de TVA qui a finalement choisi Médias Transcontinental, et Marc Blondeau, ancien patron de L’actualité chez Rogers.

Le communiqué de presse à lire ici.

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