Les dernières données NADbank sont réjouissantes: au cours des 12 derniers mois, le lectorat de la plupart des journaux a augmenté. On parle de leur version papier ET de leur version web combinées.
L’actualité riche de la dernière année serait en partie responsable de cette remontée. Plus de détails ici.
Il faut se réjouir donc, mais tout en gardant le cap sur les années à venir. Et lorsqu’on regarde au loin, les prévisions sont sans équivoque. La génération qui monte délaissera les journaux. Toutes les données actuelles le confirment. La plus récente étude du Pew Research Center démontre noir sur blanc que les jeunes iront chercher leur information sur le web. Pas surprenant, ils y sont déjà. La frontière entre leur vie en ligne et leur vie hors-ligne est de plus en plus mince.
Ce constat à propos d’une génération 100 % web, nous le faisons régulièrement depuis quelques années. On parle de la génération des «natifs numériques» mais c’est comme si on ne prenait pas encore conscience de toutes les implications qui viennent avec cette nouvelle réalité. Nous sommes pourtant à l’aube d’une véritable révolution qui nous force à nous questionner sur plusieurs aspects de notre vie. C’est encore plus vrai pour les journalistes qui doivent repenser leur façon d’aborder leur travail au quotidien. À la fois stimulant et épeurant…
L’idée que la lecture des journaux papier diminuera au fil des ans est désormais une idée acceptée. L’important désormais est de bâtir des sites d’information crédibles, solides, auxquels les générations à venir pourront s’abreuver et s’informer. L’autre défi est d’éduquer ces adultes en devenir à savoir reconnaître une source d’information crédible. C’est une tâche colossale.
À propos de cette révolution à venir, je vous invite à lire le blogue de Seth Godin (merci @PhilippeMartin). À propos des jeunes et de la lecture des journaux, je vous conseille les réflexions du Newsosaur (ici). Enfin, à propos de cet environnement web de plus en plus axé vers la consommation, je vous dirigerai vers cette analyse de la nouvelle tablette lancée cette semaine par Kindle, sur le site du Nieman Journalism Lab (ici).










noirod
29 septembre 2011
12h13
Vos constatations sont étonnantes puisqu`on dirait que subitement et tellement trop lentement, les journalistes s`ouvrent à la génération web . De ces propos on pourrait sous-entendre qu on y est pas tout a fait et que cette réalité s`adresse a un groupe d`âge à partir de….
Or , il n `y a rien de plus éloigné de la réalité car presque tout groupe d`âge confondu utilise maintenant le net pour toutes sortes de raison.
C est étrange de constater l hésitation de l`industrie papier envers le net alors qu`à une certaine époque un avantage concurentiel aurait été considéré comme un plus à exploiter. Je comprends que le web a aussi demandé de se diversifier et d`acquérir une nouvelle polyvalence mais puisque vous admettez qu`un jour l`édition papier est appellée a disparaitre, je me demande pourquoi attendre avant de faire pencher encore plus la balance.
Il y a des incongruités qui me dépassent qui illustrent bien cette hésitation injustifiée notamment la distribution de bottins télephoniques qu`une infime minorité utilise encore versus le 411 net mais qui continue quand même à se faire à plein volume largement inutile destiné au recyclage . Les miens ont encore l`enveloppe plastique et sont remplacés annuellement par le plus récent. Parlons donc des arbres nécéssaires pour les fabriquer alors ?
Ce que je veux illustrer c`est que la réalité est en place et que la seule raison que les journaux papiers sont encore vendu c`est que certains lecteurs payent pour. Certains…Car on aura beau parler de tirage reste que plusieurs sont donnés,d`autres sont invendus et que pour tenter de garder le marché on a même inventé un marché de petits journaux gratuits. On a peur d`être les premiers à cesser l`impression au risque que le compétiteur fasse la palette même si on sait bien qu`éventuellement…
Rendu là viendra le temps de charger des frais pour s`abonner à l`édition électronique apres avoir offert la gratuité pendant 20 ans…
C est certain que des emplois seront perdus et qu`en tant qu`employé il est sage de garder le silence et permis d`esperer que tout va se regler par attrition avec les mises à la retraite mais permettez moi de douter que ce scénario sera parfait…
Alors votre titre le lectorat des journaux à la hausse est un peu trompeur en ce sens que peut-être que l`intérêt envers la nouvelle est en hausse mais pas certain que le journal papier en soit responsable vraiment car la nouvelle en regle générale à été décortiquée ad nauseam par les médias électroniques la veille.
pboudreau
29 septembre 2011
12h28
« L’autre défi est d’éduquer ces adultes en devenir à savoir reconnaître une source d’information crédible. C’est une tâche colossale. »
Eh bien là, vous touchez un problème énorme dans les écoles : source crédible ET plagiat.
Les jeunes, croyez-moi, ça « wikipédiates » amplement sans trop se questionner sur la véracité du contenu.
Lorsqu’ils recherchent de l’information sur le Web, trop de jeunes ne choisissent que le premier site affiché sur Google. Et c’est habituellement Wikipédia qui se classe en haut de la liste… Ainsi, ils copient/collent le contenu dans leur travail et change des mots ici et là, ajoutent ou enlèvent des ponctuations etc. et voilà le travail terminé! Un élève m’a même déjà avoué avoir « ajouter » quelques fautes afin de faire croire que c’est lui qui l’avait écrit. Imaginez…
Si quelqu’un l’a écrit sur le Web, c’est que ça doit être vrai? croient-ils…
Des trucs pour les profs? Re-copier/coller ce texte (ou quelques phrases) de l’élève dont vous avez des soupçons dans le champ de recherche Google et vous le retrouverez presque intacte sur le site de Wikipédia.
J’y pense, c’est un beau sujet à traiter en classe, ça, le plagiat et les sources d’information crédibles sur le Web?
jeanfrancoiscouture
29 septembre 2011
12h36
« L’important désormais est de bâtir des sites d’information crédibles, solides, auxquels les générations à venir pourront s’abreuver et s’informer. L’autre défi est d’éduquer ces adultes en devenir à savoir reconnaître une source d’information crédible. C’est une tâche colossale.»
++++++++++++
Tout est là. Avec la manie de l’instantanéité, avec la courbe d’attention qui raccourcit sans cesse, avec la prolifération des «sources», le risque est grand de se croire «informé» juste parce que l’on a un accès illimité à tout et n’importe quoi.
«Data is not information» dit le vieux dicton issu des tout premiers jours de l’informatique appliquée à la gestion. Et plus ça va aller, plus cela sera vrai.
tokyo
29 septembre 2011
14h18
Il vous reste une dizaine d’années avant la retraite? 15 peut-être? Pensez-vous vous rendre jusqu’au bout?
La baisse est là pour rester. Les jeunes ne lisent plus les journaux. Ils ne vont pas commencer à 40 ans.
L’avenir des journaux passe par le net. Le problème c,est que ce n’est pas payant pour les journaux, tout le fric allant dans les poches de Vidéotron et Bell.
NC Une dizaine d’années avant la retraite? Misère, je devrais peut-être changer mon bloc photo…:) Disons une vingtaine…
denisclambert@
29 septembre 2011
17h24
Nathalie,
J’approche la soixantaine et jadis , un abonné de la presse . Mais , avec votre site , je n’achète plus de journaux. N’étant pas un crac de l’informatique et peu habitué , je n’aurais point cru , un jour ,m’abreuver d’informations via les sites comme cyber presse , mais , voilà : c’est simple d’accès même pour moi , qui est un TGA de l’informatique , c’est plus complet , compact et on peut s’exprimer facilement , presque librement ( j’ai été rebuté d’un blogue d’un de vos journaliste) ce qui est de beaucoup plus avantageux que l’information sur papier.Donc , je m’adapte , moi , le vieux grincheux qui accepte difficilement l’évolution technologique .Imaginez les jeunes qui ont grandi dans ce nouveau monde.
scotch
29 septembre 2011
17h40
Perso, je me suis réabonnée à La Presse. Parfois, je pogne les nerfs et j’appelle pour annuler mon abonnement parce qu’un journaliste dit des niaiseries, des mensonges ou qu’il n’a pas vérifié ses source et ça m’énerve. Parfois c’est parce que j’ai terminé la promotion, d’autres fois c’est parce que je suis entre deux contrats et que je surveille mes dépenses. Mais je me suis surtout abonnée à la version papier parce que j’aime faire les mots flèchés et les corriger le lendemain. Ça me détend. Et l’autre raison c’est parce que j’aime lire mon journal dans mon lit avec un café au lait.
wildnfree
30 septembre 2011
13h03
Ca fait tellement longtemps que je ne me suis pas salit le bout des doigts avec un format papier hehe ! Portable, liseuse et bingo, amenez en de l’information. Tant mieux si le format papier survit encore un peu mais comme le mentionne denisclambert@ , vraiment facile de nos jours de passer en mode électronique.
Je dois avouer qu’en ce qui me concerne, l’abandon total du format papier est complet depuis quelques années déjà et non pour les arbres que ca peut sauver, tant mieux si c’est le cas, mais uniquement pour un côté pratique, autant au niveau des journaux que des livres.
scotch
30 septembre 2011
15h29
Quand je lis un titre à la une comme aujourd’hui que M. Duchesneau est un tough et que cela vient d’une journaliste aventurière qui est allée seule en Afghanistan, j’ai envie d’annuler mon abonnement à La Presse. Je n’en reviens pas.
claude_lafreniere
30 septembre 2011
18h39
Scotch nous a avoué:
«Parfois, je pogne les nerfs et j’appelle pour annuler mon abonnement parce qu’un journaliste dit des niaiseries, des mensonges ou qu’il n’a pas vérifié ses source et ça m’énerve. »
Ah boooon… comme ça je ne suis pas le seul à être un lecteur “Fast Fuse” de la Cyberpresse (j’ai toujours ma liste noire de journalistes à qui j’en veux “à mort”. La plupart du temps je ne me souviens plus pourquoi! [sauf un ou deux...
] )
Me v’là rassuré!
–
Claude LaFrenière
BimBoom
1 octobre 2011
02h31
En bref, un lectorat c’est quoi? C’est le tirage d’un journal?
ovni
1 octobre 2011
05h04
L’aspect qui vous échappe est la perte de crédibilité des médias mainstreams. Ceux-ci, sur les grandes questions, n’ont pas à coeur l’intérêt public. Quand ils ne servent pas l’intérêt des puissants de ce monde, ils adoptent le rôle d’opposition contrôlée.
tokyo
3 octobre 2011
14h52
Mes excuses si je vous ai vieillie! On ne blague jamais avec l’âge d’une femme.
Ca ne change rien au fond de la question: les journaux doivent trouver une façon de faire payer le net. Pour l’instant, le 500$ annuel que l’on paie se retrouve dans les poches de Vidéotron ou de Bell.
scotch
5 octobre 2011
10h10
claude_lafreniere
30 septembre 2011
18h39
Scotch nous a avoué:
«Parfois, je pogne les nerfs et j’appelle pour annuler mon abonnement parce qu’un journaliste dit des niaiseries, des mensonges ou qu’il n’a pas vérifié ses source et ça m’énerve. »
Ah boooon… comme ça je ne suis pas le seul à être un lecteur “Fast Fuse” de la Cyberpresse (j’ai toujours ma liste noire de journalistes à qui j’en veux “à mort”. La plupart du temps je ne me souviens plus pourquoi! [sauf un ou deux... ] )
Me v’là rassuré!
–
Claude LaFrenière
*********************************************
Attention même André Pratte écrit parfois des bons éditoriaux. C’était le cas hier.