On nous avait annoncé une campagne «full» médias sociaux.
Plusieurs personnes, dans les milieux politiques, ont même baptisé cette élection la «campagne Twitter».
Eh bien laissez-moi vous dire que jusqu’ici, je ne suis pas impressionnée.
Mon fil Twitter est peut-être envahi par quelques annonces de politiciens («Belle rencontre ce matin chez Cocorico Poulet») ainsi que par les tweets du directeur des communications du premier ministre Harper, Dimitri Soudas (très actif sur Twitter), je ne peux pas dire que je suis renversée par l’utilisation que font les politiciens de Twitter et Facebook en général.
Où est l’interactivité, l’engagement, l’échange?
Je ne suis pas la seule à être déçue. Dans un texte que je publiais samedi, Michelle Blanc, consultante web, et Dominic Gagnon, président de l’agence Piranha, observaient eux aussi que les politiciens ne semblaient pas avoir bien saisi l’esprit des médias sociaux.
Vous me direz que les candidats n’ont pas de temps à perdre sur Facebook et Twitter et qu’ils ont des mains à serrer. C’est vrai. Le porte à porte et les poignées de mains ont encore leur place dans un monde qui, répète-t-on, se déshumanise. Reste que les Canadiens passent de plus en plus de temps en ligne, en particulier les jeunes, et que les médias sociaux demeurent une excellente façon de les rejoindre et d’échanger avec eux.
Lors des dernières élections municipales dans la ville de Calgary, le candidat Naheed Nenshi a fait la preuve que lorsqu’ils sont bien utilisés, les médias sociaux peuvent de venir un outil redoutable. En passant, M. Nenshi a gagné ses élections.
À l’exception de certains candidats comme Denis Coderre, Justin Trudeau, Tony Clement (sur Twitter) et Bernard Bigras (sur Facebook), qui étaient déjà actifs avant le début de la campagne (et qui disposent donc d’une communauté à qui s’adresser) les autres ont l’air de touristes parachutés sur une nouvelle planète à la dernière minute….
Et vous, qu’en pensez-vous? Trouvez-vous que les politiciens utilisent les médias sociaux à leur plein potentiel? Que pourraient-ils faire de plus ou de différent, selon vous?
PS Pour savoir qui dit quoi, quand et combien de fois par jour, le site Politwitter compile toutes sortes de statistiques qui sont en général mises à jour en soirée.










simonlar
4 avril 2011
13h36
Si vous voules rejoindre les jeunes, lâchez Twitter. Twitter est un trip de journalistes et de boomers. Les communautés de “jeunes” sont sur Facebook et al.
piedoq
4 avril 2011
13h54
si vous voulez joindre les jeunes cessez de vous interesser a eux qu en temps d élections sont pas cons les jeunes
noirod
4 avril 2011
14h02
Pas certain que les médias sociaux sont si déterminants que ca. C est un nouvel élément à considérer soit, mais pas en premiere ligne du débat. Twitter entre autres ne permet que 140 caracteres pour s exprimer. Or les jeunes ne sont pas plus dupes que d autres et le contenu prime sur l apparence .
En fait être moindrement de son temps un bon politicien aurait choisi d utiliser les médias sociaux en le publicisant ce choix plutot que d utiliser les fichues d affiches électorales qui polluent le paysage.
Il faut toutefois comprendre que si les médias sociaux sont peu ou mal exploités c est justement que les politiciens confirment ce qu on leur reproche , qu ils sont vieux jeu et dépassés par la réalité. Pour eux ,faut surtout pas que ca change !!!
benquebec
4 avril 2011
14h08
Je crois qu’il s’agit encore d’une autre démonstration que la spécialité des politiciens n’est ni d’écouter, ni d’agir mais bien de faire des monologues dans lesquels ils se représentent comme ils voudraient être…quand ils ont la chance de le démontrer, ils dénichent une autre façon de contourner la question!
oflannery
4 avril 2011
14h18
Parce qu’ils sont tous branchés en permanence sur les médias sociaux, les journalistes en sont venus à tenir pour acquis qu’il en était de même pour la population en général. Ce n’est pas du tout le cas. J’ai l’impression aussi que les leaders et leurs stratèges attendent l’issue des débats pour lancer à fond de train la machine Twitter, Facebook et al.
re3e
4 avril 2011
14h30
bof , choc des generations , ils avaient en moyenne 50 ans quand le net est devenu mainstream , c’est un peut comme demander a un homme de cromagnon d’operer une presse de guttemberg , anyway abuser d’un media papier avec leurs discours avec petit caracteres en bas de la page ou abuser de tweter etc ? quelle difference ca fait , la au moins ils ne poluent pas notre environement web avec leur bullshit
66benoit66
4 avril 2011
16h36
Comme les médias n’en ont que pour les chefs, les partis n’ont que les chefs à offrir. Le “non-chef” n’a pas le droit de s’exprimer, ce qui comprends les médias sociaux. Je ne vois pas la plus-value a voir sur twitter le même message que je reçois 50 fois par jours ailleurs. Il faudrait que les médias lâchent la bouillie pré-digérée qu’on leur sert pour aller ailleurs. Cet ailleurs parlerait peut-être autrement !
goupil
4 avril 2011
17h42
Il semblerait que dans la population, ceux qui «comprennent» le mieux les médias «sociaux» sont ceux qui votent le moins.
En passant, depuis quand un média n’est pas social?
kanaille
4 avril 2011
18h18
cela démontre que les vieux croutons de la politique sont des arriérés des analphabète numérique une gang de has been.
atn_lr
4 avril 2011
19h30
Comme simonlar a dit. J’ajouterai, Twitter, c’est un truc de journalistes et de gens de marketing. C’est devenu le buzz word des gens complètement déconnectés. Svp on peut tu pu jamais en entendre parler svp?
NC Bonjour. Je me demande pourquoi vous venez sur ce blogue si vous ne voulez pas entendre parler de Twitter…
jeanfrancoiscouture
4 avril 2011
20h04
Essayez donc de me convaincre de quelque chose en 140 caractères! Essayez! Juste pour voir!
Essayez aussi de me faire croire qu’un individu est capable de répondre «perso» à 8 888 «amis Fécebouke» qui ont chacun une question différente à lui poser.
«Mutatis mutandis», ça me rappelle un «frère recruteur» qui venait nous voir au collège. Un gentil monsieur que nous écoutions d’une oreille distraite alors qu’il s’enquérait de nos choix de «vocation» et qui nous demandait s’il pouvait nous écrire. Polis, nous disions oui. Or, il ne nous envoyait que des trucs polycopiés. Nous étions jeunes mais pas fous. Ces «lettres» prenaient le bord de la poubelle. (Non, le recyclage n’avait pas encore été inventé) De la nourriture à moineaux. Des «Tweets» mais ronéotypés ou Gestetnerisés.
L’emballage a peut être changé mais des Corn Flakes, c’est toujours des Corn Flakes. Non merci! Je n’ai pas faim.
pipirocksteady
5 avril 2011
06h51
simonlar a raison.
dehorsharper
5 avril 2011
07h35
Surprenant que le Parti Conservateur n’ait pas utilisé Twitter ou Facebook pour offrir à ses jeunes militants des positions écrites d’avance prête à publier dans les journaux (suffit d’ajouter votre signature!) comme il l’avait fait sur son site web lors de la dernière campagne.
http://www.ledevoir.com/politique/canada/182177/ce-que-tout-bon-militant-conservateur-doit-dire
Pour d’autres informations sur le côté peu reluisant du Parti Conservateur:
http://dehorsharper.wordpress.com
hagen
5 avril 2011
11h37
Déjà pour suivre Justin Trudeau ou Denis Coderre dans tous leurs déplacements twitter faut être un peu weirdo et psychotique. Blague à part, aller voir ce que pense Dimitri Soudas, des 30, F-35 à 30 milliards, sur Fessebook, est-ce qu’il y a des gens normaux qui le font, à part les journalistes en quête d’un faux-pas, ou d’une primeur?