Nathalie Collard

Archive, janvier 2011

Lundi 31 janvier 2011 | Mise en ligne à 7h52 | Commenter Commentaires (9)

La mère asiatique, phénomène médiatique

Vous avez peut-être entendu parler d’Amy Chua, cette mère asiatique hyper-stricte qui fait parler d’elle depuis quelques semaines déjà.

La publication de son livre, The Battle Hymn of the Tiger Mother, et les réactions qu’il a provoquées, est un véritable phénomène médiatique. Le Wall Street Journal a parti le bal en publiant des extraits du livre. La semaine dernière, l’hebdomadaire TIME lui consacrait sa une (ici).

Je parle du phénomène aujourd’hui dans La Presse (ici).

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Vendredi 28 janvier 2011 | Mise en ligne à 13h34 | Commenter Commentaires (2)

Revue de la semaine médias (AJOUT)

Nathalie Collard

La semaine qui s’achève a été fascinante pour tous ceux et celles qui s’intéressent aux médias.

On a appris (enfin!) la date du lancement du Daily de Rupert Murdoch, ce quotidien destiné exclusivement au iPad développé avec Apple dont le lancement avait été reporté une première fois. Il sera lancé mercredi prochain, à 11h, au musée Guggenheim de New York, et l’application sera disponible au même moment pour les propriétaires d’un iPad.

Il y a ensuite eu le dévoilement du rapport Payette sur le journalisme et l’avenir de l’information au Québec (disponible ici). Il recommande entre autres l’adoption d’une loi qui accorderait le statut de journaliste professionnel. La ministre responsable du dossier, Christine St-Pierre, a eu une première réaction jeudi au micro de René-Homier Roy, sur la Première chaîne de Radio-Canada (ici).

Réactions de la FPJQ ici. De l’AJIQ ici. Du Conseil de presse ici.

Enfin, il y a bien entendu les événements au Moyen-Orient, événements intimement liés à l’utilisation des médias sociaux comme Facebook et Twitter (qui ont été bloqués mardi dernier).

Au cours des dernières heures, difficile de ne pas être rivés à Al-Jazira. La télévision arabe, qui a ses applications iPhone et iPad, couvre l’événement en direct. Certains sont très critiques face au rôle que joue Al-Jazira dans les soulèvements au Moyen-Orient, comme en témoigne cet article du New York Times qui montre du doigt l’attitude provocatrice de la télévision.

Le Guardian offre aussi une vitrine où on peut suivre les manifestations égyptiennes minute par minute (ici).

Un journaliste du Christian Science Monitor, spécialiste du Moyen-Orient, blogue en direct ici.

Enfin, la semaine se termine sur une note positive puisque les collègues du Soleil en seraient venus à une entente avec notre employeur, Gesca (à lire ici).

AJOUT

Autre moment qu’il ne faudrait pas oublier: les deux ans du lock-out au Journal de Montréal.

Aussi: autre site qui vaut la peine d’être consulté, outre cyberpresse bien entendu, celui du Monde qui suit les événements de très près (ici).

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Mercredi 26 janvier 2011 | Mise en ligne à 16h27 | Commenter Commentaires (13)

Le rapport Payette et les journalistes

Nathalie Collard

Dominique Payette a présenté ce matin les conclusions des travaux du Groupe de travail sur le journalisme et l’avenir de l’information au Québec (par souci de transparence, je vous précise que j’ai été interviewée, comme plusieurs de mes collègues, dans le cadre des travaux de ce groupe).

Pour lire le rapport, c’est ici.

Disons qu’il y a matière à réflexion dans ce document.

On a beaucoup parlé, et c’est normal, de la proposition d’adopter une loi qui assurerait un statut de journaliste professionnel. Les auteurs du rapport y voient en quelque sorte une garantie de qualité. Pourquoi? Parce qu’un journaliste professionnel reconnu aurait adhéré à un code de déontologie (élaboré conjointement par le Conseil de presse du Québec et la Fédération professionnelle des journalistes du Québec). En plus d’assurer un certain niveau de qualité, le titre (ou statut) contribuerait à rehausser l’image et la réputation des journalistes dans la population. «Je verrais très bien une émission d’affaires publiques ou un média faire sa publicité en disant que tous ses journalistes sont des journalistes professionnels». Un genre d’étiquette ISO 9002 pour entreprises de presse, en quelque sorte.

Y a-t-il danger de créer deux classes de journalistes? Dominique Payette estime que non, que ces deux classes existent déjà, en fait. Il y a les journalistes qui pratiquent leur métier dans de bonnes conditions, et il y a les autres, à la merci des exigences des donneurs de contrats.

Le statut accorderait aussi des avantages aux journalistes: leurs demandes d’accès à l’information seraient traitées en priorité et ils auraient droit à la protection de leurs sources.

Je vous précise que la FPJQ, le Conseil de presse et l’AJIQ (Association des journalistes indépendants du Québec) se réjouissent du contenu du rapport Payette.

Vision idéalisée de la situation? Est-ce qu’un crédit d’impôt de 40 % pèsera suffisamment lourd dans la balance pour que les entreprises de presse embauchent des journalistes professionnels? Sur quels critères se baser pour définir ledit statut (va-t-on encore se taper un débat à propos du statut de Jean-René Dufort?)?

Le rapport Payette, qui contient 51 recommandations, ne se limite pas à cette question.

Il se penche aussi sur la pauvreté de l’information en région, sur l’absence d’information inter-régionale (comment se fait-il, souligne-t-on, que les Gaspésiens ne savent pas ce qui se passe au Lac St-Jean?). On propose donc que le site internet de Télé-Québec devienne un carrefour de l’information régionale en mettant à contribution ses ressources actuelles à travers le Québec (ça me rappelle l’émission quotidienne animée par Isabelle Maréchal au milieu des années 1990. Pas un grand succès). On propose par le fait même que le budget de Télé-Québec revienne à ce qu’il était avant 1982.

Enfin, le rapport insiste sur l’importance d’éduquer les jeunes aux médias, un sujet qui me tient particulièrement à coeur. Les jeunes -enfants, adolescentes et jeunes adultes- baignent dans un univers médiatique depuis leur tendre enfance mais n’ont pas toujours en main tous les outils pour décoder et comprendre l’information qu’on leur présente. L’école est l’endroit rêvé pour bien les former à reconnaître ce qui constitue une information de qualité. Il faut entre autres leur montrer la différence entre un vrai journaliste et un acteur qui s’amuse à poser des questions dans la cadre d’une émission de télé-réalité. L’éducation aux médias n’est plus une compétence transversale depuis quelques années déjà.

Bref, on pourrait décortiquer longtemps le contenu de ce rapport.

Au cours des prochains jours, il y aura sans doute des réactions.

La ministre St-Pierre, pour sa part, n’a pas encore réagi.

Quant à la  FPJQ, elle se donne jusqu’à l’été pour consulter ses membres et voir s’ils peuvent arriver à élaborer les critères qui définiraient ce qu’est un journaliste. Si la Fédération échoue, le rapport Payette ira dormir sur une tablette.

À la lecture de ces pages empreintes de la meilleure volonté du monde, une question persiste: l’information de qualité est-elle une valeur primordiale pour les Québécois? J’ai posé la question à Mme Payette. Elle m’a répondu ceci: «C’est certain que ce serait réjouissant de voir 60 000 personnes marcher devant l’Assemblée nationale pour défendre l’information de qualité comme ils l’ont fait pour avoir un amphithéâtre. Je crois que la qualité de notre citoyenneté est liée à celle de l’information qu’on nous propose. D’où l’importance d’en rehausser le niveau.»

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