Nathalie Collard
Quelle sera la prochaine étape dans la saga qui dure depuis 21 mois et qui oppose le Journal de Montréal et ses 253 employés en lock-out?
Hier, les syndiqués ont rejeté les offres patronales dans une proportion de 89,3 %. Ma collègue Catherine Handfield parle en détails de ces offres ici.
La demande la plus surprenante (et injustifiable du point de vue des syndiqués) concerne la clause de non-concurrence. En effet, le Journal de Montréal demande aux syndiqués de fermer le site ruefrontenac.com durant une période de six mois, de ne pas publier la version papier hebdomadaire qu’ils s’apprêtent à lancer, et de renoncer à ce nom dans l’éventualité où ils recréeraient un nouveau média six mois plus tard.
Le Journal de Montréal exige également des syndiqués qui accepteraient la prime de séparation déposée hier de ne pas aller travailler pour le concurrent La Presse ou cyberpresse durant une période de six mois.
Les clauses de non-concurrence existent dans le mileu des médias mais elles ne sont pas monnaie courante. Pour y avoir recours, il faut démontrer le préjudice causé à l’ex-employeur. Dans ce cas-ci, le Journal de Montréal devrait faire la démonstration que le site ruefrontenac.com, réalisé par des journalistes qui ne travaillent plus pour le Journal de Montréal depuis bientôt deux ans, menace la santé financière du Journal de Montréal.
Or au contraire, selon les dernières données Nadbanq, le nombre de lecteurs du quotidien de Quebecor Media est en hausse et les publicitaires ne boudent pas les pages du Journal.
À moins que l’éventualité d’un nouvel hebdomadaire qui viendra jouer dans les plate-bandes du gratuit 24H (et éventuellement dans le même marché publicitaire que le Journal de Montréal) ne soit plus menaçante que prévue par Quebecor Media?
Le prochain chapitre de cette saga va-t-il se dérouler en commission parlementaire? À suivre…










noirod
13 octobre 2010
12h07
Ce conflit est passé le point de non -retour et bien qu on puisse appuyer les lock-outés je ne crois pas qu ils ont un avenir avec Québecor et meme s il semble évident que la plupart seront mis a pied, il serait plus réaliste de croire que personne ne sera ré-engagé.
Je penses que ce conflit est survenu au pire moment et fut probablement causé par le fait qu on est a la croisée des chemins dans la presse écrite. D ailleurs la version papier de rue fontenac.com est appellée a etre un flop et réussira au mieux a prolonger le calvaire de certains qui dans l fond devraient repenser leur carriere. Le site internet des lock-outés est peut etre la voie de l avenir pour certains d entre-eux mais encore là pas pour tous.
J offre malgré tout mon appui inconditionnel a ces employés qui ne sont que grains de sable dans l engrenage de la grosse machine de PKP.Mais vient un jour ou il faut évoluer et ce jour c est maintenant. Le syndicat dans ce cas ci n est qu un outil pour tout mettre les oeufs dans le panier des employés et avec le temps est devenu une nuisance et un boulet qui aura fait de ses membres des morts vivants enchainés dans leur chateau du passé.Ils ont beau se battre mais j ai bien peur qu ils sont condamnés alors je comprends mal qu on puisse etre fiers de ce combat a ce stade-ci.
lalo
13 octobre 2010
12h08
“Avant de verser les primes de départ, l’employeur exigeait la fermeture du Ruefrontenac.com (…). Les salariés licenciés devaient également s’engager à ne pas créer d’autres quotidiens dans la région de Montréal et à ne pas travailler pour La Presse ou Cyberpresse pour un certain laps de temps après la signature de l’entente.”
C’est carrément IN-DÉ-CENT. Votre employeur vous fout à la porte et vous exige également de ne pas continuer à exercer votre métier ici ou là, chez le concurrent. Non mais, de quel droit? Pour qui il se prend.
Sérieux, je ne travaille aucunement dans le milieu des médias au Québec, mais quand j’ai entendu la nouvelle hier, j’ai senti ça comme une claque sur la gueule des travailleurs du Québec. Qu’un employeur privé se permette de mettre ses conditions sur le traitement des personnes qu’il emploie, soit. Mais qu’il se donne le droit de dire aux gens quoi faire une fois partis de sa boîte… la seule expression qui me vient en tête en est une de 2 mots que je ne dirai pas par politesse sur ce blogue. Et la libre circulation des personnes, il en fait quoi?
Tiens, pour prendre un cas de comparaison, imaginez si le CH fout à la porte un de ses joueurs tout en lui exigeant de ne pas jouer à Toronto ou Boston, car ce sont des grands rivaux. Vous trouvez l’exemple idiot? J’me demande si PKP et ses bonzes ne le sont pas plus.
elorio
13 octobre 2010
12h23
Hey folks : et pourquoi ne menacerions-nous pas PKP de boycotter son futur club d’hockey, si il ne fait pas moins l’ignoble, mmm ??
babylone
13 octobre 2010
12h33
Péladeau savait très bien que le contenu de son offre serait refusée. Quel front de «beu». Et dire que les gens sont à genoux devant cet homme qui a promis de ramener les Nordiques à Québec et ce, avec l’argent des contribuables pour le financement d’un nouvel amphithéâtre. Jamais dans cent ans Monsieur. Vous en voulez un stade, financez le vous-même. Je m’abonnerai à RueFrontenac dès qu’il sera disponible en format papier, jamais plus le JdeM et j’ose croire qu’un bon nombre de citoyens en feront de même. Quel homme misérable.
vince3215
13 octobre 2010
12h57
Perdre sa job et pas le droit de s’en trouver une autre… dans son domaine. Parce que c’est évident que les téléphonistes aux petites annonces peuvent vraiment faire compétition au Journal de Montréal et Quebecor.
ouate_de_phoque
13 octobre 2010
13h01
Je peux comprendre une telle clause si vous quittez votre emploi volontairement. Mais si vous me mettez à la porte, no way, j’irai travailler là où on voudra de moi, incluant les concurrents.
legorf
13 octobre 2010
13h19
Le fait est que le journal de montréal fait quand même bien. Pourquoi PKP changerait-il de formule?
À qui la faute? Peut-être à ceux qui lisent le JdM? À ceux qui écoutent TVA? À ceux qui lisent le 24 heures? Juste de même …
Si ça lui coûtait des millions, PKP changerait de stratégie. Money talks comme ils disent. Le reste, c’est de la masturbation mentale ou du pelletage de nuage, à vous de choisir. PKP ne règle pas le problème parce qu’il n’a aucun intérêt à le faire. Point.
pierreroy
13 octobre 2010
13h48
Il faut se rendre a l’évidence que les journeaux papiers sont dépassés et ce partout dans le monde. On constate que tous les grand journaux des États- Unis et du Canada connaissent le même problème donc les syndiqués devront se re-connecter avec la réalitée d’aujourd’hui et se trouver un autre bouleau ou continuer a faire les bouffons devant la population qui s’en balance de leur petite guerre.
northernbud
13 octobre 2010
14h02
Cette clause de non-concurrence est abusive et à la limite de ce que permet la charte des droits (je serais curieux de soumettre ça en cour de justice). Quand c’est rendu qu’on ne peut même plus solliciter un emploi après avoir été aussi sauvagement traité par son patron il y a un problème.
Mais c’est pas nouveau avec PKP ; j’ai déjà travaillé pour un de ses sous traitants et on avait une clause qui nous interdisait de solliciter un emploi équivalent avec la maison mère pour un minimum de 6 mois après la fin de notre emploi.
L’homme devrait avoir la liberté de gagner sa vie dignement et en faisant ce qui lui plaît (légalement, évidemment…). PKP se cherche des baffes !
fornofsky
13 octobre 2010
14h21
PKP ne négociera JAMAIS avec ses ex employés, sa pathétique proposition et le fait que leurs refus ne soit même pas mentionné dans le JDM confirme ce que l’on savait déjà …
PKP est le Ruper Murdoch du Québec … Un fils à papa d’ extrême droite, anti démocratique, un ennemi de la classe moyenne …
C’ est juste triste que les Québecois soient si peu politisés et continuent de lire ce journal qui dérive de plus en plus vers le populisme de bas de gamme avec Martineau et un chantre du néo libéralisme avec la El Grébiche entre autre ….
Bon La Presse à Popaul il y aurait des choses à dire mais là n’ est pas le sujet aujourd’ hui ….
Je vais annuler mon abonnement à Vidéotron et leur ai envoyé un p’tit 25$ .
Bonne continuation à Rue Frontenac …
hdufort
13 octobre 2010
14h44
Parmi les clauses proposées il y avait:
- les journalistes devront se faire couper les deux mains
- une lobotomie gratuite obligatoire
- l’exil en Birmanie
- les camps de rééducation Quebecor
jacqo
13 octobre 2010
14h47
Bien que je ne soit pas d’accord avec certaines conditions imposées par M. Péladeau, je comprends celui-ci de vouloir contrôler ses entreprises. Trop souvent au Québec, on a vu des syndicats soudainement se croirent propiétaires de l’entreprise au même titre que le ou les actionnaires. J’ai eu connaissance de fermetures d’entreprises alors que le patron n’était plus capable de “vivre” avec le syndicat et/ou ses exigeances rendaient les opérations non rentables. Évidemment, les raisons donnée étaient autres.
A lire les commentaires depuis hier, on voit bien la mentalité syndicale au Québec qui est un des facteurs de notre retard de croissance. Le syndicalisme c’est bien mais comme pour tout le reste c’est l’abus qui devient innacceptable. Le pouvoir des grosses centrales syndicales c’est pour moi de l’abus.
Ayant vécu toute ma carrière dans le milieu des affaires au Québec, j’ai suffisamment de raisons pour le cas échéant, avoir à créer une entreprise, ce serait ailleurs qu’au Québec et je ne suis pas le seul a avoir cette opinion.
francois5
13 octobre 2010
14h49
Comme par hasard,Peladeau a parlé de négociations pendant qu’il lançait sa téléphonie Vidéotron et pendant qu’il se promenait sur les Plaines ,avec femme et enfants,pour la Marche bleue.On voit maintenant que c’était pour adoucir son image pendant cette période.De la grande démagogie
fornofsky
13 octobre 2010
15h19
@jacqo
The Economist qui n’ est pas un journal marxiste dit que le meilleur pays pour le business est le Danemark où 80% des travailleurs sont syndiqués contre un maigre 40% au Québec, enfin on reconnait en vous aisément le libertarien et sa prose anti syndicale classique, poutant les PPP n’ ont pas fonctionné partout dans le monde avec des coûts plus élevés et des services de faible qualité …
Mais bon il y aura toujours de gens comme vous pour relayer le discours néo libéral malgrés la faillite évidente de ce système …
C’ est comme l’ Irlande dont on nous rabattait les oreilles et qui est en faillite …
Ah déni quand tu nous tiens …
http://www.homme-moderne.org/societe/politics/savoiragir/n08/bebe.html#_ftnref3
needle
13 octobre 2010
16h47
@ Fornofsky
Les syndicats sont tout à fait convenable pour un libertarien. C’est vous l’ignorant qui ne comprenez rien. Un syndicat c’est simplement un groupe d’employé qui se regroupent pour négocier ensemble leurs conditions de travail. C’est simplement faire un contrat (de travail) à plusieurs personnes. Puisque ces personnes peuvent être spécialisées et efficace, les conditions de travail se négocient beaucoup mieux puisque l’employeur a un intérêt à garder ces employés.
Par contre il faut accepter qu’un employeur a le droit de congédier ses employé, tout comme ceux-ci peuvent quitter leurs emplois. La relation n’est pas à sens unique puisque les deux côté ont quelque chose à échanger. De ce fait, si l’employeur décide de refuser les services du syndicat, c’est dans son droit. Si vous considérez que tous les humains (incluant les employeurs et les employés) sont égaux, vous devez considérer mon point.
Il faut noter aussi qu’une personne pourrait aussi être embauché dans une entreprise et refuser de faire parti du syndicat (et donc de payer des cotisations)(sinon c’est une forme de vol) et il pourrait très bien exister plusieurs syndicats dans une même entreprise qui offrent des services semblables qui doivent plaire à la fois aux employés et aux employeurs. Cette forme de syndicalisme amène l’innovation par la concurrence et est juste puisque on considère chaque individu égal aux autre sur une base légale au lieu de jouer de favoritisme.
Actuellement, une entreprise qui est syndiquée ne peut engager une personne sans lui prendre une partie de sa paie pour la donner au syndicat. Il est impossible légalement pour moi d’offrir mes services à une entreprise syndiquée et de négocier librement mes propres conditions. C’est votre vision de la justice? La liberté de non-association existe pour vous? J’imagine que vous pouvez la sacrifier pour être justifié par “la fin justifie les moyens”.
Dans une même logique, un conflit de travail ne peut durer éternellement puisque les deux parties perdent beaucoup. L’employeur peut décider de remplacer les employés (d’expérience, de plus grande valeur) et les employé peuvent décider d’aller négocier avec un autre employeur. Puisque le syndicat ne possède pas tous les employés, il ne peut avoir de pouvoir abusif mais il peut avoir un pouvoir de négociation considérable.
Vous confondez justice avec favoritisme. De toute manière une société avec un état de droit (qui ne s’ingère pas dans ce qui n’est pas une agression), les corporations ne peuvent recevoir des subventions, des réglementations partisanes ou des gros contrats exclusifs sur une base de copinage. Les problèmes émergent du fait que le gouvernement est un gros plat de bonbon et on justifie l’agression légale des autres sur une base enfantine de “mais lui il va le faire si je le fais pas”. L’état n’est pas un jouet pour satisfaire vos fantasme de socio-constructivistes.
derteilzeit-berliner
13 octobre 2010
20h09
@fornofsky
Avant de nousparler du 80% de syndiqués danois, du 92% de syndiqués norvégiens, ou même du 8% de syndiqués français (secteur privé), renseignez-vous donc sur que fait un syndicat dans ces pays versus le Québec.
Au Danemark, un syndicat s’occupe des vacances, de formation, versent des allocations à des membres en recherche d’emplois. On y adhère volontairement, on négocie ses conditions de travail individuellement et l’adhésion au syndicat n’est pas lié à l’entreprise mais à soi-même et ses activités.
Rien à voir avec notre formule rand, nos closed shops et les gros bras!
Et allez-y au Danemark, vous verrez des hôpitaux privés, que Post Danmark a été privatisée en 1996 et que les transports en commun sont en PPP.
En Norvège, les syndicats de fonctionnaires ont accepté des baisses de salaires parce que l’économie allait mal. Ici, qu’est-ce que le Front Commun a demandé?
Pas certain que nos bons gauchistes québécois aimeraient tant que ça le modèle scandinave…
needle
14 octobre 2010
12h17
Merci Derteil!! Je me demandais où tu étais passé!!!!
louise52
19 octobre 2010
19h00
@ Derteil… C’est ça la différence avec le Québec, l’exagération dans les demandes et le manque de vision des syndicats qui ne tiennent aucunement compte de l’économie. Le bateau Montréal est en train de coulé avec un sans culotte comme Tremblay. Montréal n’a pas d’avenir pour le moment
et les citoyens le quitte en sachant ce qui s’en vient. Ça prendrait un homme ou une femme avec de la poigne pour donner des coups de pieds au cul de certains.