Nathalie Collard
C’est Lise Bissonnette qui a parti le bal avec sa sortie contre les médias sociaux. Sa formule-choc, “gazouillis et placoteux”, a frappé fort.
J’ai écrit un court blogue le lendemain.
Ma collègue Nathalie Petrowski en a rajouté une couche samedi. Sa critique à propos de l’auto-promotion et d’un certain narcissisme chez ceux qui utilisent à fond Facebook, Twitter et tutti quanti a fait réagir.
La spécialiste du Web 2.0 Michelle Blanc a riposté.
Ce matin, je vous propose la réflexion de l’ombudsman du New York Times sur les dangers, pour les journalistes du moins, d’être en ligne en tout temps. Intéressant et surtout, posé.
Voilà un débat nécessaire qui est malheureusement mal parti. Comme je l’écrivais la semaine dernière, il faut se questionner, nous, journalistes, sur l’utilisation que nous faisons des médias sociaux comme outils de travail. Non pas en se lançant des tomates mais bien en réfléchissant et en échangeant. Le débat doit dépasser les affrontements stériles. À suivre…










noirod
12 avril 2010
10h17
Le risque avec les réseaux sociaux ou meme de ce simple blogue c est de voir le débat etre kidnappé par un ou des fauteurs de troubles (trolls )qui ne sont là que pour mettre le trouble ou mousser leur idéologie.
Je peux comprendre que les journalistes se sentent menacés car ils sont maintenant confrontés a une espece de ligne ouverte quotidienne ou leurs écrits sont remis en question et décryptés.
Vous avez raison de remettre en question l utilisation dont les journalistes font de ces résaux sociaux mais pour le lecteur il s agit d un outil précieux au meme moment ou la convergence fait disparaitre les sources d informations. On a beau prétendre qu un journaliste doit demeurer sans appartenance a une idéologie mais le fait reste que le patron peut donner la parole a ceux qui lui ressemblent…
Ce que cela veut dire en fait, c est que vous ne pouvez pas dire tout ce que vous pensez sur ces réseaux car ils sont suivis de pres par leurs adeptes et leurs compétiteurs. Il semblerait que le feu est surtout pris entre vous à un moment ou vous tentez de vous redéfinir dans tout cela. Cette remise en question est peut-etre un peu brutale parce que vous n avez pas su la faire avant ?
En bout de ligne il restera ceux dont le jupon n a jamais dépassé et les pionniers de ce véhicule qui eux, auront passé seul au travers de la meme tempete !
carbone-14
12 avril 2010
10h18
Il serait toujours préférable d’en revenir à la tarte aux pommes officielle pour les médias sociaux, mais resteraient-ils intéressants? Ou du moins aussi in-intéressants que ces journaux gratuits du matin dont on nous inonde pour rien avec deux entrefilets d’agences et 100 pages de sports parfaitement inutiles?
Libre aux journalistes sociaux d’y répondre, mais je ne vous cacherai pas que je vais continuer et de lire, et d’écrire ou de penser comme je l’entends; c’est-à-dire sans Mère supérieure ni Big Brother superflu. Voilà!
mariotoutdego
12 avril 2010
10h57
Mon point de vue est assez simple… En gros, si Mmes Bissonnette et Petrowski n’entendent que le bruit, je fais l’hypothèse qu’elles ne sont pas disposées pour le signal. Sur le Web, c’est une difficulté le bruit, mais lorsqu’on veut, on s’organise et on peut le diminuer de beaucoup; à ce moment, le signal devient une vraie valeur ajoutée. Mme Petrowski a en commun avec Mme Bissonnette de traiter de ce sujet en étant à l’extérieure de la communauté Web. C’est dommage pour elles de ne pouvoir apprécier les bénéfices «du travailler ensemble» de cette façon. Faut-il être de l’intérieur pour entendre le signal à travers le bruit?
De l’autre côté, il ne faut pas nier que l’auto-promo éhontée a enlevé une certaine crédibilité au medium Web. Mais il suffit d’écouter la radio ou la télévision pour s’apercevoir que le Web n’a pas le monopole de cette façon de faire. Et puis… on pardonnera facilement l’auto-promo si le contenu est fort, peu importe le support de diffusion. Sur le Web, un blogueur ou celui qui diffuse sur un canal Twitter ne fait pas long feu sans «contenu fort».
Mario Asselin
www.mariotoutdego.com
elorio
12 avril 2010
11h14
S’il faut faire un débat, il serait éminemment plus valable de le faire sur …
l’information ( et non pas sur ces apects secondaires, que sont les moyens et les bebelles électroniques ).
Car en matière de mauvaise information, je crois qu’il y a 3 aspects : la non-information, la mal-information et la désinformation.
montrealaise
12 avril 2010
13h54
Pas besoin d’ombudsman ou de psy pour savoir que toute personne qui se disperse devient moins efficace et risque en plus de tout faire mal.
C’est vrai pour le médecin, le laveur de vitres, le jardinier, l’étudiant et le journaliste.
On n’a qu’à regarder la “qualité” des blogues sur Cyberpresse pour en avoir la preuve. Ils sont passés où, les articles journalistiques de fond, les analyses, les mises en perspective?
Personnellement, j’ai coupé au moins de moitié mes “apparitions” sur les blogues et je vise de réduire encore ma participation. C’est une perte de temps inutile pour être lue par qui, finalement? Lue par des néonazis, des masculinistes, des “J’haïs Montréal”, des xénophobes, des tout-ce-que-je-n’aime-pas-dans-la-vie, etc.
Dans la vie réelle, on ne prendrait même pas une bière ensemble. Alors, on fait quoi ici, autour d’un sujet à “débattre” ?
jeanfrancoiscouture
12 avril 2010
16h18
@montréalaise. Vous avez raison. Il y a des fois où on a l’impression que l’on n’est pas à la recherche d’un «sujet à débattre» mais plutôt d’un adversaire, voire d’un ennemi, à abattre.
Et sur la dispersion aussi vous touchez la cible. En matière de recherche, six fois dix minutes, ça ne fait pas une heure.
Et je termine avec une citation que j’aime bien et qui se vérifie trop souvent: «On n’écrit pas parce qu’on a quelque chose à dire mais parce qu’on a envie de dire quelque chose» (Cioran)
carbone-14
12 avril 2010
18h02
Si j’étais journaliste, je chargerais tout simplement 10 sous du post sur mon blogue tout comme pour les petites annonces et il n’y aurait presque plus des pôblèmes si vous voyez ce que je veux dire…. Santé!
ysengrimus
12 avril 2010
18h52
DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL, PAR TÉLÉPHONE…
Cette formulation se voyait encore souvent dans les articles de journaux de l’entre-deux-guerre. La référence un peu fascinée à l’objet technique finit par se tasser quand sa dimension utilitaire prend sa place dans sa coche.
Qui dirait aujourd’hui aux journalistes de se méfier du téléphone…
Paul Laurendeau
samsuffi
12 avril 2010
19h22
Mes blogues préférés : André Pratte, Ariane Krol, Nathalie Collard.
germanicus
13 avril 2010
02h57
Lorsque Nathalie Petrowski dénonce l’auto-promotion et le narcissisme, c’est l’hôpital qui se moque de la charité!
Qu’y a-t-il de plus narcissique qu’un journaliste? Un écrivain peut-être, un acteur ou un politicien? Je ne dis même pas ça méchamment: l’acte d’écrire pour un public ou pour soi suppose forcément une part de narcissisme et plus rarement d’auto-dérision.
Il suffit d’ailleurs de constater combien certains journalistes-blogueurs de La Presse ont l’épiderme sensible quand on les critique (ex: M. Lagacé, etc.) pour comprendre que le narcissisme se porte bien dans cette profession.
Ce qui est plus dérangeant, c’est quand certains journalistes, tels les curés d’autrefois, voudraient garder le monopole du haut-parleur. Souvent, d’ailleurs, ce sont des journalistes qui se disent “progressistes”, “modernes”, plutôt de gauche et à fond pour la liberté d’expression, à condition que l’on pense comme eux.
ysengrimus
13 avril 2010
13h01
“Certains journalistes, tels les curés d’autrefois, voudraient garder le monopole du haut-parleur…”
C’est pas si abruptement simple que cela, mais il y a de cela…
P.L.