Nathalie Collard
Ce ne sera sans doute pas une surprise pour personne dans le milieu journalistique, l’ex-directrice du Devoir trouve que Twitter et Facebook sont une perte de temps pour les journalistes, en particulier dans le domaine politique.
Lise Bissonnette a tenu ces propos hier, dans le cadre de la Huitième journée du livre politique. Le journaliste Antoine Robitaille rapporte ses propos ici.
Un extrait:
“Les reporters se dispersent «sur de multiples plateformes»: participation à des émissions de radio et de télé, ou alors entretien d’une «page Facebook», d’une «ligne Twitter», quand ils ne rédigent pas des blogues! Elle doute que cette «frénésie d’hyperactivité Web» contribue à faire progresser le journalisme politique.”
L’utilisation des médias sociaux comme outils de travail est sujet de débats dans la plupart des salles de rédaction. En septembre dernier, le Washington Post a émis des lignes directrices après qu’un de ses journalistes ait donné son opinion sur Twitter.
Facebook et Twitter sont-ils des outils d’auto-promotion (les journalistes s’adressent à leurs lecteurs et mettent leurs écrits en ligne), de communication (une façon plus directe d’échanger avec les lecteurs) ou de travail (on échange des liens, des articles de journaux sur des sujets donnés, des ressources)? Y a-t-il un danger que les journalistes dérapent, que leurs écrits dépassent leur pensée, que leur objectivité soit remise en question? Voilà des questions essentielles à se poser, davantage que de se demander si c’est une perte de temps.
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