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    Nathalie Collard explore le monde des médias dans les pages de La Presse, sur son blogue et sur twitter.
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    Mercredi 31 mars 2010 | Mise en ligne à 19h50 | Commenter Commentaires (7)

    Quebec89: l’aventure n’aura duré que six mois

    Nathalie Collard

    Connaissiez-vous Québec89? C’était le fruit d’une collaboration entre Rue89 (le site d’information en ligne lancé par des anciens journalistes du quotidien parisien Libération) et les gens de Branchez-vous, à Montréal.

    Le site d’information a fermé ses portes aujourd’hui, après seulement six mois d’opération. Surprenant? Plus ou moins. Il y avait peu de contenu original et beaucoup de sujets très franco-français.

    Québec89 avait toutefois “couvert” la soirée électorale montréalaise et publié quelques textes sur Haïti au lendemain du séisme.

    Patrick Pierra, grand patron de Branchez-vous, écrit ceci sur le site:

    “(…) ces efforts n’ont pas rencontré tout le public que nous espérions. Après la curiosité du lancement, le trafic s’est rapidement stabilisé entre 20 000 et 40 000 pages vues par mois. Ce trafic, certes honnête pour un blogue collectif d’information, était nettement inférieur aux 100 à 150 000 pages vues par mois que nous attendions. L’équilibre financier, seul garant d’une pérennité et d’une véritable indépendance, devenait dès lors un objectif difficile.”

    Il ajoute:

    “Québec89 n’avait jamais prétendu être un clone québécois de Rue89. C’était une initiative beaucoup plus modeste, dans ses ambitions et ses moyens. Mais force est de constater l’ampleur du décalage entre, d’une part, l’attente légitime de la communauté des journalistes et des lecteurs québécois de Rue89, et, d’autre part, le contenu que nous pourrions leur livrer dans le contexte d’un site minimaliste. La différence est irréconciliable et nous amène à mettre un terme à l’expérience.”


    • Un média qui payait ses collaborateurs 10$ de l’heure… Quand on paie cheap, on a des résultats cheap.

    • Je suis allé le voir peut-être une fois et pour Rue89 à l’occasion, j’y vais mais surtout si cela correspond à une recherche faite sur le web et qu’un de leurs articles correspond.

      On dit beaucoup de bien de Rue89, mais je perçois pas le marché québécois du tout comme le marché français. Et Quebec89 en étant en plus modeste… Pourquoi le fréquenter ? Quand nous avons déjà bien oui Cyberpresse pour écrire et on peut aller aussi sur Le Devoir pour leurs articles qui sont en ligne…

      J’ai aucun doute qu’avec Rue89, ils ont des lecteurs québécois, mais beaucoup plus de lecteurs français. Je l’avais vu comme une copie non à la haute et leur positionnement sur le marché comme bizarre…

      Pourquoi ? Parce que j’imagine le public du type Rue89 comme étant plus des lecteurs du genre le Journal Le Devoir et ils s’associent avec Branchez-vous.com, que j’associe plus à des lecteurs du type Le Journal de Montréal avant le lock-out.

      Comparons plus avec la radio… Rue89 cela sonne comme France Inter et Radio Can. Branchez-vous.com cela sonne comme le 98,5 de Corus Québec. Bien sûr, des auditeurs et lecteurs vont partout mais il ne faut pas oublier le positionnement.

    • REQUIEM ….. suite…..

      Scène XXIII

      L’été indien étant enfin revenu avec ses chaudes tonalités vivaldiennes serties de rouges incandescents, puis de jaunes de plus en plus délavés, l’air ambiant n’étant ni trop froid, ni pas asez humide, mais plutôt même un peu frisquet; quoique moins venteux, comme se plaisent tant les Montréalistes à ramoner la température sous tous ses angles pour presque rien chaque matin, ces toutes petites nostalgies parfois si chaleureuses malgré les crânes dénudés ou les rhumes de cerveau ne sont quand même pas sans laisser quelques traces indélébiles sur les mentalités.

      Toutes ces très chaudes palettes modorées du Grand Nord où Dame Nature sait si bien se faire coquette dans un dernier déshabillé avant son long sommeil de l’hiver ne sont pas sans rappeler un Thompson par ici, voire même un Grieghoff automanal par là, et l’expression même de tant de coloris dans toute leur fragilité dénudée mériterait sans doute quelques croquis fugaces agrémentés de lointaines volées d’oies blanches en transit vers des cieux plus cléments malgré ces crépuscules encore tout vibrants d’une dernière tiédeur avant les premières froidures blanchâtres de décembre.

      L’âme étant certes à la poésie en ces matinées tranquilles où il fait bon aller promener ses pensées dans le clair-obscur de sous-bois qui crépitent sous ses pas, la surprise d’une perdrix qui lève ou le cri d’un huard dans quelque brume matinale encore enrobée de torpeur vaudraient bien quelques retouches de couleur sur ces accents fugaces de douce quiétude où quelques dernières baies viendraient comme enjôliver davantage la branche d’un chardonneret surpris à son déjeuner.

      Et si rien n’est plus rafraîchisssant que ces longues randonnées à travers clairières et sentiers dont il serait parfois bien difficile de deviner la fin, la trouvaille d’une chanterelle isolée sur des tapis de fougères, ou encore d’un pleurote égaré parmi des verges d’or, ne sont pas sans rappeler les mélodies bucoliques d’un Virgile ou les plaisirs fugaces d’un Lucrèce, qui seraient peut-être les biens suprêmes de l’existence sans ces petits bonheurs d’occasion que sont bien sûr les pilules et les giroflées; et même s’il serait toujours loisible de s’en faire un jardin de givre pour meubler ses loisirs, la nature à l’état brut vaut parfois beaucoup mieux que toutes ces haies à l’équerre pour belles cours de tant de petits pas perdus dans les banlieues.

      Toutes ces visions en cascades qui ne sont pas sans rappeler le Paradis retrouvé de Milton, ou encore l’Arbre de Vie d’Apocalypse 22, ” qui fructifiait douze mois par année pour donner chaque mois son fruit, tandis que les feuilles des arbres servaient à la guérison des nations” mériteraient sans doute d’être considérées davantage dans leur plus simple dénuement; si tant est qu’il restera encore quelque chose de vivant à l’Est d’Eden d’ici peu.

      Venues chercher le corps du vagabond de la Place Gamelin à la morgue pour lui procurer une sépulture, quelle ne fut pas la surprise des Soeurs Clémentine et Célestine d’y trouver des stigmates sur les pieds de ce dernier; et d’abord incrédules, elles purent même y mettre les doigts pour mieux s’en convaincre avant d’en découvrir d’autres sur les mains et la tête du cadavre, qui n’était pas sans ressembler au Seigneur à leur très grand étonnement.

      Après être allées vérifier par elles-mêmes la provenance de cette dépouille , il leur fut signifié que oui, il s’agissait bien d’un itinérant trouvé le mois précédent sur la Place Gamelin; mais aucune identification n’avait pu être faite jusque-là, ni par des proches, ni par des connaissances. Phénomène pourtant assez courant à Montréal; et en conséquence, la Ville l’avait pris en charge incognito comme les autres.

      Devenues encore plus perplexes devant cet Inconnu qu’il leur semblait pourtant avoir déjà vu quelque part, elles se préparaient à l’accompagner vers le fourgon funéraire sur sa litière quand deux étrangers vinrent aussi se joindre à elles, et qu’elles n’avaient pas encore remarqués auparavant; c’est-à-dire, une Femme vêtue d’un tchador accompagnée d’un Israélite aux longues boucles sur les tempes et qui paraissait être dans la vingtaine sous son châle de prières. Et ils montèrent tous dans une voiture qui suivait le fourgon vers le Cimetière de l’Est en un bien étrange cortège matinal où seuls quelques passants s’affairaient déjà à livrer des journaux ou attendre leur bus pour le travail.

      Parvenu au mausolée assez rapidement, le cortège arriva dans une salle où on déposa le corps dans son linceul sur une dalle pendant que l’Israélite faisait une prière pour les défunts; et aussitôt après, le trépassé disparut en descendant de la dalle entrouverte qui se referma peu après pendant que les deux bonnes Soeurs semblaient être dans une méditation intense au sujet d’un mystère qu’elles ne semblaient pas encore comprendre tout à fait; surtout que la Dame et l’Israélite avaient disparu eux aussi en même temps que le corps du vagabond.

      Le Saint Suaire étant apparu sur cette même dalle aussitôt refermée, les deux personnages quittèrent ensuite la salle sans mot dire avant de disparaître à leur tour par les allées pleines de feuilles mortes du cimetière sous un petit vent refroidi d’un autre automne revenu..

      Musique de REQUIEM de Mozart au long de cette scène avant tout symbolique… Nulle parole ne sera dite… sauf pour les formalités d’usage du début… qui seront suivies de la disparition progressive des personnages, comme dans une pénombre; ce qui viendra clore ce récit comme tel avant la dernière scène suivante qui sera d’un autre ordre….

      Y. ROY, Mtl, Journal LA LANTERNE (MAGIQUE)

    • @lecteur_curieux
      Je suis d’accord avec vous pour ce qui est du positionnement.Quant à moi je le fréquentais de temps en temps et je vais toujours sur rue 89.Il est vrai qu’aussi je suis un lecteur du devoir et radio-canadien.Branchez- vous se site est tellement lent et souvent boguer.

    • Les commentaires n’étaient pas traités en instantané comme sur Rue89. Qui trop étrangle mal étreint…
      Paul Laurendeau

    • En résumé, Rue89 c’est bon.
      Québec89 c’était poche.

      D’autres questions?

    • A vrai dire, je n’ai jamais visité ce site.
      Mais si les nouvelles sont de la même pertinence que celles du site Branchez-vous, alors c’est ça se comprend que cela ferme. BV contient de plus en plus d’info-pub déguisées en article à tel point que cela devient agressant.

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