Nathalie Collard
L’utilisation des médias sociaux tout au long de la grande rencontre du Parti libéral du Canada, qui avait lieu cette fin de semaine, “fera époque”.
Ce n’est pas moi qui le dit, c’est la chroniqueure politique Chantal Hébert, qui a tenu ces propos ce matin, dans le cadre de l’émission C’est bien meilleur le matin, sur les ondes de Radio-Canada.
Intitulée Les 150 ans du Canada: relever le défi, cette rencontre de grands penseurs avait lieu à Montréal, mais il n’était pas nécessaire d’être physiquement dans la métropole pour y participer.
Les membres du PLC intéressés à discuter, échanger ou proposer des idées pouvaient le faire via les blogues, la page Facebook du PLC ou encore via Twitter, sans doute le moyen le plus efficace, à condition d’avoir un sacré esprit de synthèse puisqu’on ne peut dépasser les 140 caractères. Les commentaires étaient ensuite publiés afin que tout les participants puissent en prendre connaissance.
De l’avis de Chantal Hébert, qui a écouté une partie de la conférence chez elle, le PLC est en avance sur ses adversaires quant à l’utilisation des médias sociaux et de l’interactivité.
Le PLC est peut-être le plus avancé mais il n’est pas le seul. De plus en plus de partis politiques utilisent les médias sociaux: les partis municipaux “twittent” en direct les travaux du conseil municipal de Montréal; le premier ministre Stephen Harper a diffusé une entrevue sur Youtube (qui ne passera toutefois pas à l’histoire), et plusieurs députés fédéraux et provinciaux utilisent Twitter pour passer leur message ou nous informer de leur agenda.
J’y vois plusieurs avantages: la possibilité d’échanger avec les élus dans un contexte officieux, la possibilité d’élargir les débats au-delà des frontières géographiques, la possibilité de rallier un plus grand auditoire lors de débats ou des rencontres politiques.
Bref, la démocratie en ligne a de beaux jours devant elle.
AJOUT: Au sujet de la politique et des médias sociaux, je vous invite à lire ce texte paru dans l’édition du 15 mars dernier du magazine TIME qui explique comment, à cause des médias sociaux justement, l’Administration Obama est en mode “communications” 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Instructif.