Alain Brunet

Samedi 26 novembre 2016 | Mise en ligne à 11h40 | Commenter Un commentaire

Bach automnal, Bach hivernal, Festival Bach

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Lorsque reviennent novembre et décembre, revient Jean-Sébastien Bach à Montréal. Ce compositeur immense est le fondement de l’édifice occidental en matière de grande musique, son génie est souligné depuis trois siècles (ou presque), on ne cesse de se pâmer sur son oeuvre colossale. À Montréal, le Festival Bach construit de magnifiques programmations autour de Bach, ce festival est en marche depuis deux semaines et se poursuit jusqu’à la semaine prochaine.

Rares sont les oeuvres musicales qui produisent simultanément les sentiments de plaisir, de réconfort, d’apaisement,de recueillement et de grande stimulation intellectuelle. Comfort food par excellence ? Pour ma part, absolument !

Ayant assisté aux concerts de Niyaz et de La Yegros vendredi de la semaine dernière, j’ai raté (avec regret) l’exécution des Variations Goldberg par le pianiste arménien Sergei Babayan. Je me suis repris le dimanche après-midi à l’Oratoire Saint-Joseph pour l’exécution de la même oeuvre, cette fois à l’orgue, par le Montréalais Luc Beauséjour. Très différent dans la perception de l’articulation, néanmoins très riche en textures et sonorités. La réverbération que génère la basilique de l’Oratoire mène assurément Bach ailleurs.

Les Violons du Roy

Les Violons du Roy, photo fournie par le Festival Bach

Nous avons tellement intégré certaines de ses fabuleuses mélodies, comme cette Badinerie jouée à la flûte traversière qui conclut sa Suite pour pour orchestre no 2 en si mineur BWV 1067. Hier, la soliste invitée des Violons du Roy à la Salle Bourgie était la jeune Ariane Brisson, excellente recrue de notre communauté classique. Sous la direction de Mathieu Lussier, cette fort belle exécution a été précédée par un contraste intéressant: le claveciniste Mahan Esfahani a joué successivement le Concerto de Bach pour clavecin et cordes no1 en ré mineur, BWV 1052 et le Concerto de Henryk Gorecki pour clavecin et cordes, op.40, composé 250 ans plus tard. N’ayant pas une fine connaissance du Bach pour clavecin, je ne me permets pas de commentaires techniques sur l’exécution, sauf peut-être un doute sur ses emportements en fim de première partie. Enfin…

Comme plusieurs, je préfère le piano à ses ancêtres mais mon plaisir de l’écoute a vraisemblemenent crû avec l’usage. Le seul hic demeure son amplifiaction. Avec des instruments anciens, l’équilibre des volumes est plus facile à réaliser qu’avec des instruments classiques post-baroques, on l’a encore observé vendredi.

Enfin, ce programme a débuté par l’exécution d’un arrangement pour cordes de Pulau Dewata, une pièce de feu Claude Vivier inspirée d’un voyage à Bali dans les années 70. Ce qu’en a fait Michael Osterle est tout simplement remarquable, cette version pour orchestre à cordes magnifie l’oeuvre de Vivier et contribue à sa pérennité.

Voici au demeurant trois suggestions appuyées par Alexandra Scheibler, directrice artistique et fondatrice du Festival Bach qui en est à sa dixième année d’existence.

Messe en si mineur de Bach, The Choir of Trinity Wall Street – Le 28 novembre, à l’église Saint-Jean-Baptiste

«Compositeur et aussi spécialiste du chant choral, l’Américain Julian Wachner a vécu une partie de sa carrière à Montréal. Il enseignait alors à l’Université McGill. Il a d’ailleurs été le premier directeur artistique du Festival Bach il y a 10 ans, après quoi il est rentré aux États-Unis. Je garde l’impression d’un musicien dynamique et enthousiaste. Nous travaillions aussi avec l’organiste et chef de choeur montréalais Christopher Jackson (du Studio de musique ancienne), mort tragiquement d’un cancer l’an dernier, et qui avait dirigé la Messe en si mineur au festival. Pour souligner le 10e anniversaire du Festival Bach et aussi pour honorer la mémoire de notre regretté collaborateur, Julian Wachner refera l’oeuvre avec The Choir of Trinity Wall Street, un ensemble excellent.»

Passion selon saint Matthieu, BW244, de Bach, concert de clôture, OSM – Le 30 novembre et les 1er et 4 décembre à la Maison symphonique

«Le Festival Bach entretient une excellente relation avec le maestro Nagano, l’OSM a une grande place au Festival Bach. Et s’il me fallait ne choisir qu’une seule pièce pour vivre dans une île déserte, je choisirais la Passion selon saint Matthieu. Bach n’avait pas composé d’opéra, mais cette oeuvre est à mon sens celle qui s’en approche le plus. Chaque fois que ce chef-d’oeuvre est joué, il se crée une grande proximité avec l’auditoire, à cause des solos magnifiques des chanteurs, du choeur divisé en deux groupes indépendants des deux orchestres. C’est pour moi très spécial et je ne crois pas qu’il faille s’en tenir au calendrier religieux pour présenter cet oratorio. Fait à noter, le ténor Julian Prégardien, qui incarne l’évangéliste, est le fils de Christoph Prégardien. Ce dernier avait campé ce rôle lorsque la Passion selon saint Matthieu avait été présentée au festival en 2009. C’est aussi une pièce très importante pour Kent Nagano, une production grandiose, difficile et chère à monter.»

Suites pour violoncelle seul de Bach, Yo-Yo Ma – Le 2 décembre, à la Maison symphonique

«Cette année, la grande star du Festival Bach est le violoncelliste Yo-Yo Ma. Pour nous, c’est un gros coup, car il ne fonctionne pas comme les autres grands solistes, c’est-à-dire qu’il ne prévoit pas ses engagements aussi longtemps d’avance. Vraiment pas facile de l’avoir! Il est un des rares musiciens classiques connus du grand public. Il a été partie prenante d’une série américaine, il a travaillé avec des artistes d’horizons différents comme Bobby McFerrin. Il est très célèbre pour les suites de Bach, qu’il a enregistrées. La dernière fois qu’il est venu à Montréal, c’était en mars 2014, mais il n’y a jamais joué les suites de Bach pour violoncelle seul.»

Partitas pour clavier de Bach, première et deuxième parties, Konstantin Lifschitz – Le 3 décembre, à la salle Bourgie

«Konstantin Lifschitz est un excellent pianiste d’origine russe. Il a enregistré récemment les Variations Goldberg. Il est un grand maître du répertoire de Bach et je voulais plutôt qu’il joue les six partitas de Bach pour clavier, ce qui est en soi une entreprise gigantesque. Depuis plus d’une décennie, sa réputation a grandi considérablement auprès des mélomanes, il enseigne aussi à la Haute École de Lucerne, en Suisse. Et, puisqu’il peut enchaîner les six partitas de Bach, nous l’avons programmé dans deux concerts consécutifs. Bien sûr, les mélomanes pourront assister aux deux concerts s’il le désirent, et nous leur faisons un prix spécial pour la paire. Si, toutefois, cela fait trop pour certains, ils peuvent n’assister qu’à un seul concert.»

Je conclus ce billet en vous suggérant de lire mon texte sur Café Zimmermann, ensemble baroque d’Aix-en-Provence qui se produit ce samedi et ce dimanche à l’église St.Andrews & St.Paul.

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Depuis le début du mois, le Nouvel Ensemble Moderne présente son 13eme Forum international des jeunes compositeurs. Cet événement existe depuis 1991 et met en lumière le talent de jeunes créateurs issus du monde entier. Ils ont moins de 30 ans et ils ont été sélectionnés par un jury de professionnels reconnus internationalement, soit les compositeurs Joël Bons (Hollande) et Philippe Leroux (France), le chef et compositeur Fabian Panisello (Argentine), la chef du NEM Lorraine Vaillancourt et le compositeur montréalais John Rea qui préside ce jury.

Chacun de ces compositeurs a soumis une oeuvre au NEM qui les interprétera au terme d’un chantier intense et hautement créatif. Les exécutions de ces oeuvres ont lieu jeudi et vendredi à la Salle Claude-Champagne de la Faculté de musique de l’Université de Montréal.

Voilà donc un échantillon probant de le nouvelle génération des compositeurs en musique contemporaine.

Pour plus d’informations, on clique sur le site du Nouvel Ensemble Moderne, soit ICI.

Par ailleurs, voici les profils biographiques cités intégralement à partir du communiqué de presse fourni par le NEM. Au-dessous de chaque profil biographique, vous pouvez entendre des oeuvres des compositeurs sélectionnés, que vous suggère ce blogue après avoir fureté un tantinet sur la Toile.

Concert I
Jeudi 24 novembre , 19 h 30
Salle Claude-Champagne



William KUO (Canada)

Originaire de Colombie-Britannique, William Kuo détient un diplôme de maîtrise en composition du Conservatoire de Montréal où il a étudié sous la direction de Michel Gonneville et Serge Provost, ainsi qu’un Baccalauréat en composition de l’université McGill où il a étudié sous la tutelle de Brian Cherney, Chris Paul Harman et John Rea. Boursier du Conseil des Arts du Canada, William Kuo participe à de nombreux programmes tels que l’Académie d’Arts Orford (2012-2013), le Undergraduate Composers Kitchen du Quatuor Bozzini (2012) et le New Music Summer Courses(2014) à Darmstadt. Dans ce contexte, il travaille avec Mark Andre, Jorge Sanchez-Chiong, Georges Aperghis et Martin Schüttler. De 2012 à 2015, William Kuo fait partie du comité organisateur du Laboratoire de musique contemporaine de Montréal.
L’année 2016 voit la création de trois de ses nouvelles œuvres : geht auf wie eine Blume par l’Ensemble Paramirabo ainsi que deux autres par l’Ensemble Intercontemporain et l’Orchestre Philarmonie de Radio-France, dans le contexte de l’Académie ManiFeste.

Alican CAMCI (Turquie)

Originaire de la ville d’Istambul, Alican Camci a étudié la composition avec Michael Hersch, au Conservatoire de Peabody (Baltimore, États-Unis) et poursuit à présent son cheminement auprès d’Anthony Cheung, Augusta Read Thomas et Martha Ptaszyńska à l’Université de Chicago. Son catalogue d’œuvres comprend des pièces de musique de chambre, d’orchestre, des œuvres pour instruments solistes et des compositions électro-acoustiques.
Alican s’intéresse à la fissure existant entre le son comme entité acoustique et le son comme signifiant.

Stefan MAIER (Canada)

Originaire de Vancouver, Stefan Maier étudie actuellement sous la direction de Marina Rosenfeld au Bard College, dans l’état de New York. Ses principaux professeurs ont été Ming Tsao, Chaya Czernowin et Daniel Peter Biro. Son mentor est la compositrice Rebecca Saunders. Soutenu par le Conseil des arts du Canada, le Conseil des arts de la Colombie-Britannique et la Fondation danoise pour les arts, Stefan compose de la musique acoustique, électroacoustique, et crée des installations sonores ainsi que des performances. Ses œuvres ont été présentées par le Fonema Consort (Chicago), l’Ensemble Experimental (Freiburg), ainsi que le festival ECLAT (Stuttgart).
Ses projets futurs lui ont été commandés par les ensembles Talea (New-York) et Vertixe Sonora (Espagne). Ses installations sonores ont été présentées par la galerie Open Space (Victoria), ainsi que dans divers espaces au centre et autour de Vancouver. En 2012, Stefan a collaboré avec l’artiste sonore Trimpin. Il travaille actuellement à la création d’une installation pour haut-parleurs pour le centre Berghain de Berlin, en Allemagne.

SoundCloud de Stefan Maier

Sebastian Dumitrescu (Roumanie)

Originaire de la ville de Bucarest, Sebastian Dumitrescu a étudié la composition à l’Académie Sibelius, à Helsinki, auprès de Tapio Nevanlinna et Juhani Nuorvala, ainsi qu’à Vienne dans la classe de Karlheinz Essl, lors d’un échange Erasmus. Il a aussi suivi les enseignements des compositeurs Sampo Haapamäki, Brian Ferneyhough, Hans-Peter Kyburz, Peter Bruun et Michael Finnissy lors de différents stages.
Ses œuvres récentes sont : double pendulum pour ensemble microtonal créée au festival Pasimusic à Kuopio, en Finlande, en octobre 2015 ; Fantasia pour orgue Fokker microtonal à 4 mains, créée par Ere Lievonen et Susanne Kujala au Muziekgebouw, à Amsterdam en mars 2014 ; Formalhaut pour orchestre, créé par le Norwegian Radio Orchestra au festival UNM à Oslo, en août 2013 ; Super Good Time ! un jeu vidéo incluant un accompagnement de basse et de guitare électrique, a été joué au festival Nova Musica, à Helsinki, en février 2013.

Concert II
Jeudi 24 novembre , 19 h 30
Salle Claude-Champagne

Daniel Miller (États-Unis)

Originaire de Seattle, Washington, Daniel James Miller a étudié la composition au Conservatoire d’Amsterdam et détient un baccalauréat en composition et en philosophie de l’Université Lawrence, dans le Wisconsin. Il est actuellement étudiant au programme de maîtrise de Digital Musics au Collège Dartmouth. En 2013, il a reçu le Watson Fellowship, une bourse de recherche permettant à son bénéficiaire d’étudier pendant douze mois dans sept pays. Son projet, « L’expérience de la nature dans la computer music », l’a mené, du désert australien aux plateaux de sel boliviens, à la recherche de nouveaux sons et d’artistes qui travaillent hors des sentiers battus. Sa musique a été jouée aux États-Unis et en Europe par les musiciens de Seattle Symphony, le NOW Ensemble, l’International Contemporary Ensemble, et Ensemble Mise-En. Ses œuvres électro-acoustiques ont été aussi acceptées par le Society for Electroacoustic Music in the United States et l’International Computer Music Association.

Page Soundcloud de Daniel Miller

Sky Macklay (États-Unis)

“En 1825, le chef d’orchestre anglais George Thomas Smart a voyagé à travers l’Europe en comparant son diapason LA = 423.5hz à l’accord de tous les ensembles musicaux qu’il pouvait trouver. Certains ensembles étaient parfaitement en harmonie avec son diapason, et d’autres, principalement autour de Vienne, utilisaient un diapason beaucoup plus haut, proche du désormais standard LA = 440hz.
Microvariations est un rêve en forme de lecture rapide du voyage de George Thomas Smart, une abréviation transcontinentale et supersonique de son aventure. Des œuvres qu’il aurait peut-être entendues, y compris des symphonies et des sonates entières de cette époque, sont distillées à leur plus simple expression harmonique, à leur squelette structurel, et jouées à des vitesses fulgurantes. Microvariations débute de façon similaire à mon quatuor à cordes Many Many Cadences : des suites tonales d’accords prévisibles, recontextualisées à l’intérieur d’unités rapides dont la tonalité est constamment modifiée. Microvariations situe les cadences dans deux territoires différents, tels des villes situées à une distance d’un quart de ton l’une de l’autre, qui perdraient la clarté initiale de leurs frontières d’abord distinctes, puis gelées et floues.” explique la très intéressante Sky Macklay, hautboïste et compositrice originaire du Minnesota et dont le langage compositionnel se démarque du lot dès les premières mesures.

Zachary Sheets (États-Unis)

Originaire du New Hampshire, Zach Sheets Zach est diplômé de l’Université Harvard et de la Eastman School of Music, dans l’état de New York, où ses professeurs ont été Robert Morris, Ricardo Zohn-Muldoon, Allan Schindler, et Chaya Czernowin.
Sa musique a été interprétée par l’Ensemble InterContemporain, le Talea Ensemble, le Callithumpian Consort, le Juventas New Music Ensemble, les Brattle Street Chamber Players, le Vermont Contemporary Music Ensemble, et plusieurs autres. Menant une carrière de flûtiste parallèlement à ses activités de compositeurs, Zach a lui-même créé certaines de ses œuvres pour flûte solo, dont That colors the stone au festival Spoleto, aux États-Unis. Zach vient de composer une nouvelle œuvre pour l’académie ManiFeste 2016 à l’IRCAM à Paris. Parmi ses projets à venir se trouvent une commande du Vermont Symphony Orchestra et une nouvelle œuvre pour le duo de saxophones Ogni Suono. Présentement flûte solo du Cape Cod Symphony Orchestra et flûtiste pour le [Switch~ Ensemble].

Quentin Lauvray (États-Unis)

Né aux États-Unis, Quentin Lauvray grandit en France et découvre la musique au contact du piano à l’âge de 10 ans. Composant initialement en autodidacte par plaisir, il suit en auditeur libre l’enseignement de la composition instrumentale et vocale de Guy-Olivier Ferla dont il intègre officiellement la classe au Conservatoire de Toulouse en 2013. Il y découvre la musique des XXème et XXIème siècles pour laquelle il se passionne. Sa sélection l’année suivante pour rejoindre la classe de composition électroacoustique de Bertrand Dubedout, toujours à Toulouse, l’expose à de nouvelles techniques et à une nouvelle conception du son et de l’espace qu’il met rapidement à profit dans ses œuvres. En 2015, le jury, incluant Gilbert Amy et Jean-Luc Hervé, décerne à Quentin la mention très bien en fin de second cycle en composition. En octobre 2015, il est sélectionné pour la finale du concours de composition pour orchestre Île de Création 2016.

Quentin Lauvray, Soundcloud

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We_Got_It_From_Here,_Thank_You_For_Your_Service

Parmi les groupes les plus visionnaires des années 90, leaders du boom bap, passés maîtres de l’intégration jazzistique et autres amalgames alors inédits dans un contexte hip hop, le collectif A Tribe Called Quest a repris du service en studio et… perdu l’un de ses protagonistes en cours de réalisationn – Phife Dawg est décédé du diabète en mars dernier.

Pour cette ultime et généreuse offrande de 16 titres (le mot « final » a été amplement médiatisé) ont été mis à contrition des invités de marque : Kendrick Lamar, Anderson .Paak, Andre 3000, Talib Kweli, Kanye West, Jack White, bref un détachement d’élite pour pour boucler une boucle qu’on pensait bouclée depuis longtemps – 18 ans séparent la sortie de ce We got it from Here… Thank You 4 Your service et The Love Movement – qui était à mon sens l’opus d’un groupe à court d’inspiration.

A-t-on évité la plate gestion de patrimoine ? Grosso modo, OUI. Sans dénaturer la facture originelle, le flow brillant, les concepts de réalisation du très raffiné Q-Tip, les grooves concoctés par Ali Shaheed Muhammad, voilà autant d’éléments qui apportent de l’eau à ce moulin remis en marche.

Plusieurs écoutes successives permettent d’apprécier ces guitares acidulées, chœurs barbershop, musiques de chambre, claviers jazz, influx électroniques, synthés analogiques, on en passe. Non, il ne s’agit pas ici d’un album-clé du hip hop, ce n’est pas un game changer, néanmoins l’un des meilleurs sortis en 2016, le tout coiffé par un titre de circonstance : The Donald. « Yes, yes, he the wrong ones to fuck with/ No matter what the day… » Et non, il n’y est point question de Donald Trump mais bien à Don Juice , autre surnom donné au défunt Phife Dawg à qui la Tribu rend ici hommage.

On imagine fort bien un concert avec formation complète. À l’époque, je déplorais que cet excellent groupe
ne se présente pas sur scène avec des instrumentistes, ce que faisait déjà The Roots. Aujourd’hui, c’est devenu pratique courante pour une portion importante des artistes hip hop, et l’amalgame de A Tribe Called Quest s’y prête parfaitement.

Quant à cette reprise de service suivie d’une ultime conclusion sur scène, on imagine que’elle est justifiée par le décès de Phife, sinon le groupe aurait tout intérêt à poursuivre l’aventure, n’est-ce pas ?

LIENS UTILES

A Tribe Called Quest, site officiel

A Tribe Called Quest, profil wiki

Écoute intégrale de l’album sur Deezer

Metacritic, moyenne de 88 % fondée sur 17 critiques.

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