Alain Brunet

Archive de la catégorie ‘Général’

Jeudi 6 février 2014 | Mise en ligne à 21h27 | Commenter Commentaires (188)

Pause bistouri

Après plusieurs reports (depuis le mois d’août!), je dois passer sous le bistouri ce vendredi. Pour les semaines qui suivront, impossible pour moi d’écrire. Alors ? Chers lecteurs, lectrices, blogueuses et blogueurs, il vous faudra donc patienter avant le retour de votre plateforme préférée !

D’ici là, discussion libre et respectueuse.

À +

AB

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Mercredi 5 février 2014 | Mise en ligne à 18h13 | Commenter Commentaires (4)

Bruits fauves

fauve Vieux frères

Au vieux frère, le narrateur fébrile fait l’éloge de la fuite. Qu’il s’en aille enfin, qu’il se lance, qu’il ose, qu’il rejoigne d’autres vieux frères…

Il parle à Zoé, il a huit ans. se repasse le film d’un voyage en continu.

Il engueule un bon petit Français planté sur son chemin, lui fait déferler ses blessures passées. Veut juste hurler de sa «voix d’adolecent qui n’a jamais mué».

Raconte s’être mis à déconner complètement, s’être trouvé dans un état de colère indescriptible, prisonnier d’une boîte sans lumière, les pieds dans le ciment.

De sa fenêtre, il lorgne les élèves du lycée Rodin, se remémore enfance et adolescence glauques, cette jeunesse des petits merdeux sans avenir, confinés à une vie normale et finalement mésadaptés pour la vie en société.

Blues partout, blues tout le temps, clodo blues, barbarie blues…

Bruits fauves, donc: VIEUX FRÈRES – Partie 1, en vente virtuelle sous étiquette Grosse Boîte.

Mots slammés, gueulés, scandés, mitraillés en toute fluidité.
Omniprésentes fleurs de peau, agressivité, vulnérabilité, fébrilité.
Urgence de ces jeunes gens intelligents, lucides, sensibles comme des éponges, déjà esquintés par l’existence.

Comme c’était le cas du premier enregistrement (très prisé l’an dernier), les musiques de Fauve sont simples, efficaces, évocatrices. Faites de guitares, percussions et machines, elles catalysent le propos littéraire sans le couvrir, sans l’envahir, sans le cacher.

Ces nouveaux textes et ces nouvelles musiques auraient fort bien pu se trouver dans l’enregistrement précédent, ce qui n’est pas un reproche vu la courte durée entre les deux sorties. Voilà la progression normale d’artistes ayant prospecté un riche gisement. Intense ! Difficile toutefois de s’imaginer toute une carrière dans un tel état…

LIENS UTILES

Fauve, site officiel

Fauve, profil Grosse Boîte

Écoute intégrale et gratuite de l’album Vieux frères – partie 1 sur Deezer

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Mardi 4 février 2014 | Mise en ligne à 15h30 | Commenter Commentaires (9)

Marissa Nadler, July: éthéré, évanescent, beau

marissanadlerjuly[1]

Sous étiquette Sacred Bones, July est le nouvel album de Marissa Nadler. Ses chansons furent d’abord remarquées en 2004, soit avec l’opus Ballads of Living and Dying. Cette femme de 32 ans se réclame de Leonard Cohen, Nina Simone et Joni Mitchell. Jusque là, rien d’étonnant … Parmi ses contemporains, on peut citer Joanna Newsom, Neko Case, Devendra Banhart, Beirut, Coco Rosie, Bonnie Prince Billy, Chelsea Wolfe, Laura Marling. Marissa Nadler a pu bénéficier d’un certain rayonnement dans la presse spécialisée et au sein du public enclin au nouveau folk.

Voyons voir ce qu’il en retourne.

July ne comporte que des mélodies soyeuses, aériennes, évanescentes, éthérées, fantomatiques. On y est doucement mené en altitude, on y plane en déchiffrant les rimes de la parolière tout en en sirotant les mélodies. Les harmonies guitaristiques y sont simples, bien exécutées, sans intérêt majeur… ou mineur. Les arrangements sont riches, célestes, constitués de fréquences vocales, électroniques ou néo-symphoniques.

Et c’est vraiment ce qui distingue cette production. Si ces arrangements de facture space folk et ces superpositions vocales n’étaient pas aussi bien ficelés, on ne parlerait pas de cet album aujourd’hui. July a été réalisé par Randall Dunn qui a déjà enregistré Sunn O))) ! Et regroupe Steve Moore, synthétiseurs, Phil Wandscher, guitares, Eyvind Kang aux arrangements de cordes.

Les thèmes de cette poésie évoquent une nature calme et tragique. Spleen, sourire résigné, douce ivresse, douce tristesse, mémoire de road trips et de chansons jouées à la radio, amours oniriques ou sinistres. On imagine mal Marissa Nadler grimper dans les rideaux. On l’imagine mieux s’y cacher derrière.

Et on pourra la voir le 8 mars prochain, à la Casa Del Popolo.

LIENS UTILES

Marissa Nadler, site officiel

Marissa Nadler, profil wiki


Écoute intgrale de l’album July sur The Line of Bestfit

Profil AllMusic, cinq chansons du nouvel album à écouter intégralement.

Metacritic, 82% sur 7 critiques recensées.

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