Alain Brunet

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  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Jeudi 16 mars 2017 | Mise en ligne à 11h51 | Commenter Commentaires (671)

    Le CD aux soins palliatifs

    Cdrom

    Parmi les plus importants distributeurs de disques indépendants au Québec depuis deux décennies, DEP Distribution a fermé ses portes cette semaine. La fermeture récente des magasins HMV et la mort annoncée du CD auraient eu raison de l’entreprise acculée à la faillite.

    Entre autres activités commerciales, DEP avait en sous-traitance la responsabilité du répertoire français de la multinationale Universal, soit le plus important de la production discographique francophone européenne. La major française s’occupera désormais de ce répertoire, comme elle le faisait naguère avant de conclure une entente avec le distributeur indépendant.

    Sous la présidence de Maurice Courtois, DEP distribuait aussi les supports physiques de plusieurs étiquettes québécoises, dont Dare to Care (Coeur de Pirate, Chocolat, Avec pas d’casque, etc.), Spectra Musique (Patrice Michaud, Suzie Arioli, etc.), La Tribu (Cowboys Fringants, Robert Charlebois, etc.), Coyote Records (Klô Pelgag, Karim Ouellet, etc.), Disques Tempête (Fred Pellerin), 7e Ciel (Koriass, Brown, Alaclair Ensemble, Brown, etc.), on en passe évidemment.

    La vingtaine d’employés de DEP Distribution perdent leur poste, inutile de le souligner. Il semble toutefois que le vice-président de DEP, Georges Tremblay, demeure à la barre de Believe Digital Canada, née d’une initiative de la haute direction de DEP, et partenaire de l’entreprise européenne Believe, soit un agrégateur de contenu audio numérisé qui poursuivra ses activités dans un environnement de plus en plus numérique et… de moins en moins physique.

    Le cancer du support physique a été diagnostiqué il y a 17 ans. On croyait alors venir à bout de la tumeur et… les métastases se sont lentement propagées. Nous sommes en 2007, le produit physique est au seuil de la mort. Le vinyle durera ? Encore un moment, mais les romantiques finiront aussi par s’en lasser, tôt ou tard…. sauf une infime minorité de maniaques comparables à ceux qui collectionnent les 78 tours et les rouleaux de cire. ¨Pour l’instant, le vinyle revêt néanmoins une valeur symbolique pour les résistants de la numérisation, sa durée sera celle de l’effondrement définitif des produits physiques. Après quoi, les enregistrements “d’art” à petit tirage et vendus à fort prix joindront les marchés de la gravure et de la sérigraphie.

    Il ne reste qu’un seul gros distributeur indépendant au Québec, Sélect devient très provisoirement un petit monopole que complètent les trois majors (Universal, Sony et Warner) et autres Naxos. Le CD est donc aux soins palliatifs, le vinyle résiste au CHSLD. La disparition des grands détaillants et le déclin accéléré des distributeurs physiques sont des signes qui ne mentent pas.

    À quand la fin ?


    • Tant qu’on pourra trouver des grosses cassettes *8 tracks*
      dans les marchés aux puces…

    • Les gens qui veulent des CD de nos jours vont directement sur le site de l’étiquette de disque ou sur Amazon. N’est-ce pas surtout à la mort du commerce de détail des supports physiques à laquelle on assiste, et à celui des intermédiaires ? En fait, je suis surpris que le commerce de détail ait résisté aussi longtemps, car les prix y étaient bien plus élevés que sur le web.

    • Personnellement, je suis en 2017 et non en 2007. :-)

      Je suis d’accord avec l’éventuelle normalisation du commerce des vinyls. Pas une chute, mais le format sera assurément moins hype dans quelques années.

      D’accord aussi avec orangemecanique.

    • Hum… Lorsqu’un produit en est rendu à se vendre sur demande via l’internet, ce qui n’a pas vraiment à voir avec la réelle croissance du commerce en ligne dans le cas qui nous occupe, on peut dire que ce produit est en très mauvaise posture comme dirait le Capitaine Bonhomme.

    • Depuis que j’ai basculé dans le streaming – 20$/mois pour Spotify et Apple Music -, tout baigne! Avec Chromecast Audio et Air Port Express, j’obtiens, avec mon système très haut de gamme, au minimum la qualité CD, mais probablement plus et aussi beaucoup plus! Avec un choix infini, Apple étant très fourni en enregistrements plus rares ou flyés dans des créneaux très pointus du classique et du jazz! Mais ma collection de zillions de CDs ne disparaît pas pour autant et je continue d’en profiter! Sauf que je n’en achète évidemment plus, sauf, peut-être, quelques gros coffrets de classique chez Amazon.ca, incluant ses vendeurs indépendants : ces derniers ont des prix défiant toute concurrence et si on est un peu chanceux, on sauve les taxes, puisque ça vient de partout dans le monde! Mais là, je constate tout à coup qu’Apple Music offre certain de ces coffrets, de 50, 60 CDs, ce qui devient un peu dément, du fait de l’organisation du système en « chansons »! Mais quand c’est presque gratuit, on trouve bien le moyen de moyenner! Un truc : une couple de revues de musique classique, une couple de revues de jazz, sur iPad : on fouille dans les nouveautés et, sauf rares exceptions, on les trouve dans l’éther numérique!

    • Le CD signera véritablement son arrêt de mort lorsque les principaux fournisseurs numériques (Spotify, Apple, Google, etc.) rendront disponible de la musique véritablement qualité CD (fichiers ou “streamings” sans perte, sans compression). Le CD ne conservera alors aucun avantage sur la nouvelle concurrence en ligne. Et c’est pour très bientôt si on en croit les rumeurs qui circulent, notamment dans le cas de Spotify…

    • Exact. Le CD, c’est-à-dire le format WAV, a un taux de transfert de plus ou moins 1400 kbps alors que l’écoute en continu est archi-compressée (entre 128 et 320 ?) , pas très écoutable en ce qui me concerne. Tout ça n’est que provisoire, on aura assez vite un streaming de meilleur calibre, comme Tidal essaie de vendre… assez maladroitement merci.

    • “À quand la fin ?”

      Quand le consommateur aura accès à sa musique sur plusieurs plateformes (iTunes, Google, etc.) avec ou sans connexion à internet, avec un achat unique, ça sera la fin du CD… ou quand iTunes sera disponible en application Android :)

    • J’ai commis l’impensable la semaine dernière.
      J’ai commencé à me débarrasser de mes CD, j’ai gardé mes incontournables mais j’ai une pile pour des amis ou la famille et le reste je vais le donner à un organisme.

      Je vais surement en acheter encore, un peu. Ceux de Steven Wilson ou Opeth qui offre leur produit en 5.1, peut-être Tool si la pochette est encore intéressante. Les livrets vont me manquer mais il sont de plus en plus mince et inintéressant.

      Tant que des artistes vont offrir du contenu supérieur au streaming il va rester quelques collectionneurs pour en acheter.

    • Nul besoin d’un support physique pour obtenir de la haute résolution, tout ça se télécharge sans problème aucun et s’entrepose dans un disque dur externe.

    • C’est vrai, j’y ai pas pensé car je télécharge aucune musique. C’est peut-être un avenue que je devrais considérer.

    • Depuis 10 ou 15 ans, la proportion de musique que j’achète se trouvant en format CD est passée de 90-95% à moins de 5%, et je ne pense pas être le seul à avoir fait une telle transition. Où je pense me distinguer par rapport aux gens de mon âge (25-35 ans) est que j’achète encore beaucoup de musique et que n’apprécie pas du tout l’offre de streaming. Bandcamp a pas mal pris la place des grands disquaires tels que HMV dans mon cas.

    • J’oeuvre dans l’industrie du CD (Musique) depuis plus de 20 ans. J’ai vu passer toutes ces faillites, fermetures de labels et malheureusement disparition dans l’oubli de plusieurs artistes québécois. Le premier facteur de ce cataclysme n’est pas le digital…Ce sont les majors qui ont changé les règles du jeu au fil du temps dans l’espoir de couper les intermédiaires (Distributeurs, disquaires, grandes surfaces) afin de vendre directement au consommateurs en format digital pour couper leurs dépenses et augmenter leurs profits net.

      Il est désormais impossible aujourd’hui d’entrer dans un commerce et consulter quelqu’un qui aime et connaît son métier sur le nouvel album jazz qui vient de paraître, de découvrir ce nouvel artiste québécois émergent ou d’écouter ce son nouveau qui provient du west coast…

      Un CD emballé a un coût de fabrication d’environ $1.00, si les majors et distributeurs, à l’époque, avaient respecté leur promesse nous aurions payé les CD en magasin de $10,00 à $15,00, malheureusement l’on retrouve encore aujourd’hui des nouveautés avec des prix de détails suggéré de $24,98, ceci est d’une absurdité monumentale et au final ce sont les artistes qui en paient le prix.

      Je souhaite bonne chance à tout ce musiciens qui travaillent d’arrache-pied pour nous faire vivre des émotions avec leurs créations mais il faut se dire la vérité: de moins en moins y parviendront…

    • Pour l’instant, effectivement, la meilleure façon d’encourager directement les artistes est d’acheter leurs allbums, maxis ou singles sur leurs propres sites, sur leur page Bandcamp ou autre sites comparables.

      vintageguy, les majors n’ont certes pas aidé mais le déterminisme technologique l’emporte sur leur rôle dans la mort du CD. Le produit physique est malheureusement désuet et inutile, il faut aussi l’admettre. Le problème réside dans son remplacement. Pour l’instant, c’est plutôt navrant.

    • Je retarde l’achat d’une voiture pour pouvoir encore bénéficier de mon lecteur CD et d’écouter la musique que j’aime dans mon auto. Votre nouvelle n’est qu’une preuve de plus que le CD s’en va sur la bum!

    • ”Le CD, c’est-à-dire le format WAV, a un taux de transfert de plus ou moins 1400 kbps alors que l’écoute en continu est archi-compressée (entre 128 et 320 ?) , pas très écoutable en ce qui me concerne.”

      Les algorythmes de compression en streaming sont variables (selon la connection internet détectée) et pas mal plus destructeurs que ça. On parle plus d’un équivalent MP3/AAC qui serait vers les 60-96kbps et pas nécessairement de la qualité du AAC mais plutôt MP3.

    • Merci de la précision, jon8

    • “Spotify uses 3 quality ratings for streaming, all in the Ogg Vorbis format. ~96 kbps Normal quality on mobile.~160 kbps Desktop and web player standard quality”

      La qualité de Spotify est vraiment moche à mon avis, mais pour écouter certaines nouveautés, je passe par là. J’aime beaucoup Bandcamp.

      Sinon j’utilise Emusic (qualité des mp3 variables) pour acheter des albums jazz parfois (genre les nouveaux Clean Feed car tu payes l’album selon le nombre de pièce dessus, on s’entend que pour le jazz les morceaux sont souvent longs, alors rien en haut de 4$ la plupart du temps), et j’achète quelques vinyles de temps en temps. Mon dernier CD acheté en magasin fut Let England Shake de PJ. Ça remonte déjà à 2011.

      Bizarrement j’utilise le même outil de téléchargement (illégal) P2P depuis 2000 ! Et ce n’est pas Napster…

    • Dans ma Mazda 3, il n’y a plus de lecteur CD, seulement deux prises USB et le lecteur ne lis pas les fichier WAV. Très gossant. J’aime bien le concept de QoBuz mais ce n’est pas disponible au Canada. . J’achète moi aussi de moins en moins CD, je me fais plaisir à l’occasion chez Audition Muzik à Rimouski, un des rares disquaires à subsister au Québec.

    • Selon Spotify:
      Différents niveaux de qualité audio vous sont proposés :
      Normale – correspond à environ 96 kbit/s.
      Élevée – correspond à environ 160 kbit/s.
      Exceptionnelle – correspond à environ 320 kbit/s.

    • Donc vraiment pas terrible, compte tenu de ce que jon8 vient de nous expliquer.

    • Pour ma part, je n’aime pas le streaming. Ni l’achat d’album numérique sur iTunes ou autre service du genre. J’aime posséder un objet physique, ne pas dépendre sur un support informatique qui peut flancher, ou sur le bon vouloir d’une compagnie (Apple ne fait que louer la musique qu’on “achète”). Oui ça prend de l’espace, oui il faut en prendre soin, mais c’est un moindre mal à mon avis.

    • Pour Spotify Premium (c’est à dire l’abonnement mensuel à 10$), c’est 320 Kbits/s. Rendu là, la différence avec le CD, pour une oreille moyenne qui écoute sur de l’équipement moyen, est peu perceptible. Ce n’est peut-être pas le top de l’expérience audiophile, mais c’est assurément un bon rapport qualité-prix.

    • Aussi je ne crois pas que le déclin du CD soit l’unique raison de la faillite de HMV. Êtes-vous aller faire un tour chez HMV dans la dernière année et depuis l’annonce de la fermeture? Leurs prix étaient exorbitants. Un CD qui se vend entre 12$ et 18$ chez Archambault se vendait facilement au dessus de 20$ chez HMV. Dernièrement je me suis procuré quelques vinyles et cd à 25% de rabais du à la fermeture, et j’ai hésité car une fois le rabais appliqué ceux-ci n’était que quelques sous moins chers que ce qui est disponible dans les autres grandes chaînes ou sur amazon

    • @dany.beland

      J’ai aussi mes réserves sur iTunes, je trouve cependant Bandcamp bien différent et j’aime bien. Inconvénient: on n’y trouve pas tout.

      Posséder un objet physique ne fait pas en sorte que nous ne dépendons plus d’un “support” (informatique ou non). C’est ce que je me suis vient rappelé lorsque ma (vieille) table tournante n’a pas survécu mon dernier déménagement, et que le lecteur optique acheté par ma mère en 1989 et qu’elle m’avait donné en 2007 a décidé d’arrêter de fonctionner. Il semble que musique (qui n’a pas “live” du moins) vient avec la nécessité d’avoir un support.

      Aussi, pour une certaine catégorie de gens, c’est une question pratique et d’espace: habitant à Toronto, je n’ai pas le budget de me payer un appartement avec une chambre de plus juste pour y mettre mes cds. Tout avoir sur quelques disques durs (sans oublier les copies de sauvegarde bien entendu), est un réel avantage.

    • Alain, ce n’était pas un cancer mais la fin du cycle d’un produit de masse.

      Je lisais cette entrevue très lucide de Micky Dolenz, batteur des Monkees, suite au nouvel album (et oui…) du groupe américain fétiche des sixties.

      Il disait à peu près ceci concernant ce qui avait changé depuis l’époque, à savoir qu’aujourd’hui l’industrie ne repose que sur les spectacles et les tournées comme au début du pop/rock.

      Tu fais de la scène ou, sauf musique conserve style The Voice, c’est la grosse loterie du succès.

      Les milliardaires qui enregistrent dans des châteaux avec leur suite d’avocats et de petits cadres qui se remplissent les poches, souvent à leur détriment, c’est terminé. RIP Alan Klein et consorts.

      Comme les pilotes d’avion avec casque et lunette de cuir faisant des loopings dans leur biplans. C’est romantique, cool, admirable mais terminé. De la belle nostalgie.

      Un exemple frappant est la tournée des Insus (ex-Téléphone), phénomène de 2016 en France, qui a vendu 250 000 tickets de spectacle en quelques jours sur un site Facebook autonome et sans compagnie de disques, de pub, de promo TV, de distributeurs etc.

      Bref, sans la machine, celle qui parasitait. C’est aussi cela qui est terminé.

      Et puis, on l’oublie, on est aussi les enfants de la Stéréo, de la Hi-Fi, des nouveautés jouissives d’une époque grise.

      Les kids d’aujourd’hui n’en ont rien à cirer dans une écrasante majorité de la qualité du son. Comme le transistor, premier instrument magique des ados des années 50.

      Et moi qui rêvais gamin de téléviseurs plats couvrant en couleur les murs de ma maison du futur, comme dans les films de sci-fi, ben ma plus jeune écoute ses shows TV sur son cellulaire de 5 pouces de diagonale.

      Boum!

      “The Times They are a Changing”, chantait le poète de Greenwich Village? Indeed.

      Pierre T

    • Pour être clair et éviter la confusion, le débit n’est pas une mesure de qualité. Un streaming de 128kbps n’est pas automatiquement meilleur qu’un débit de 96kbps. C’est comme plutôt à considérer comme la consommation d’essence litre/100km… Un véhicule qui fait 9 litres au 100km n’est certainement pas une voiture électrique, un scooter ou un semi-remorque mais c’est tout ce que ça dit.

      De nos jours, la technologie de compression est très évoluée et tout aussi complexe. Dans la vidéo, Netflix a investi des millions $ juste là dedans.

      Si vous êtes vraiment audiophile, allez-y avec des trucs comme Tidal mais sinon téléchargez direct sur votre appareil.

    • Sinon, eh bien, assez ironiquement j’ai acheté cet hiver ma première table tournante.

    • frank_stat & dj_ridoo

      Idem ici: un de mes véhicules, qui n’est plus dans sa prime jeunesse, est équipé d’un lecteur CD qui n’accepte aucun MP3/AAC. D’ailleurs, j’ai un problème depuis quelque temps: les CD vierges sont difficiles à trouver et redevenus aussi dispendieux qu’au début des années 90!

      L’autre se connecte via Bluetooth aussitôt que je met la clé dans le contact et ça occasionne aussi certains désagréments, mais d’un autre ordre… Nothing’s perfect, ça d’l'air.

    • @tessier
      ”Le CD signera véritablement son arrêt de mort lorsque les principaux fournisseurs numériques (Spotify, Apple, Google, etc.) rendront disponible de la musique véritablement qualité CD (fichiers ou “streamings” sans perte, sans compression).”

      Bin non, ça n’a absolument aucun rapport.

      99,9%, non je me corrige: 99,999% des gens (monsieur-madame-tout-le-monde) se foutent *complètement* de la qualité de son d’un fichier, tant que le minimum d’audibilité/cohérence sonore est respecté. Et ce minimum là est respecté *partout* en mode téléchargement (iTunes, Google Play, etc..) et assez souvent en streaming payant avec une bonne connection internet hors-mobile.

      Tout le reste n’est qu’une lubie d’audiophiles mal-informés (ouais, parce que les audiophiles aux faits des dernières nouvelles audiophiles, savent.)

    • @jon8 – “Tout le reste n’est qu’une lubie d’audiophiles mal-informés (ouais, parce que les audiophiles aux faits des dernières nouvelles audiophiles, savent.)”

      Possible d’en dire un peu plus, parce que moi les audiophiles que je connais ils ne me parlent pas de Spotify avec une bonne connexion internet ou de iTunes, mais plutôt de DSD et de MQA et d’autres machins-trucs-chouettes comme ça.

    • On n’a plus accès à quelqu’un qui connaît le cinéma et à des tablettes structurées pour choisir nos films.

      On est en train de perdre l’accès à quelqu’un qui connaît la musique et à des tablettes structurées pour choisir notre musique.

      On est en train de perdre le filtre professionnel de l’information par des journalistes pour nous retrouver dans une jungle sans foi ni loi, où les “fake news” sont plus payantes et populaires que l’information réelle.

      Et certains appellent ça le progrès…

    • @gv60

      Pour avoir été rock critic assez longtemps, je dirais c’est l’inverse.

      Finie l’époque où on pouvait faire ou défaire un album, une carrière avec une mauvaise revue. Terminée la concentration des pouvoirs. Adios les John Peel, les Dick Clark qui faisaient ou défaisaient une carrière au gré de leurs humeurs.

      J’avoue que, comme la jungle, la surinformation n’est pas banale et rébarbative à prime abord. Mais, comme tout ce qui est complexe, on trouve des voies enrichissantes une fois qu’on a appris à s’y promener.

      Anyhow cher compère, tu n’as pas le choix.

      PT

    • @DRoche

      Un audiophile, dans sa définition classique et péjorative, c’est quelqu’un qui est figé dans les années 80-90. Son monde audiophilesque tourne alentour des balivernes que des vendeurs de boutique hi-fi et autres magazines spécialisés lui on injecté dans le cortex.

      Et, d’ailleurs, c’est un marché qui est, lui aussi, aux soins palliatifs. Bon débarras. J’espère qu’un phénix rejailliera des cendres, comme dirait l’autre (d’ailleurs tout aussi hallucinée..)

    • @gv60

      Vous avez tout à fait raison.

      À quoi bon la connaissance lorsqu’on a des opinions cinglantes et à la sensation immédiate des choses?

    • À ceux qui sont passés du support physique au numérique pour la musique l’ont-ils fait aussi pour la liseuse? Est-ce que le livre est passé date itou? Tout le monde au PDF?

      J’éprouve encore un certain malaise à me plonger dans Spotify. Avoir accès à autant de musique ab-so-lu-te-ly fri me donne l’impression de partir avec de quoi sans payer. Surtout quand l’album vient de sortir.

      D’un autre côté, des fois je me trouve un peu con de continuer à payer pour des trucs qui perdent toute valeur marchande une fois arrivés chez moi. En même temps, j’aime développer le CD, lire le livret et m’installer pour écouter la musique. Quant à la table tournante, elle tournerait davantage si le prix des vinyles était plus accessible. Ça peut devenir dément, les prix demandés.

      Reste que partir en région m’a obligé à découvrir Amazon. Les compilations jazz Real Gone Jazz à 8.99$ plutôt qu’à 26.99$ en magasin spécialisé, le deuil a été fait rapidement, mettons.

    • Distribution Sélect est en voie de devenir le seul distributeur pour les indépendants au Québec. C’est dans les faits une tres mauvaise situation de monopole. Récemment Audiogram ont préféré se joindre a SONY dans l’espoir évident de pouvoir pénétrer le marché européen( pas certain que les promesses de la multinationale a AUDIOGRAM vont se concrétiser ) . Quelques labels tenteront probablement leur chance en rejoignant Warner ou Universal avec le même espoir qu’audiogram…A mon avis Distribution Sélect ne pourra accueillir la centaine de labels indépendants au Québec qui était chez DEP a moins de réduire leur services a leur clients (dont je fais partie). Aussi IL lne faut pas oublier que LA GROSSE BOITE, AUDIOGRAM, EDC ET MULTIPLES AUTRES LABELS ont déjà quitté SELECT , ça peut devenir un peu compliqué de renouer avec d’anciens partenaires avec qui on a eu des problèmes majeurs…. seuls les plus gros joueurs indépendants pourront négocier de façon équitable,,,, les autres accepteront sans discuter les conditions qu’on leur imposera…. bref ça sera des éléments majeurs a surveiller dans les prochains mois

    • oui, le prix des vinyles est parfois indécent, surtout pour des rééditions en 180g. Comme l’impression que les trippeux de vinyle paye une partie de la note de la gratuité d’un côté, avec les spectacles…

      Sinon, bon petit lecteur MP3 “hi-fi” le Sony Walkman NWZ-A17 (oui Walkman!), 64g + carte micro SD jusqu’à 128 g. Ça lit toute (FLAC, WAV, MP3, etc.) et leur logiciel est moins chiant et lourd que iTunes. Ça m’a fait oublier mon iPod Classic que j’aimais tant…

    • Dans toute cette histoire, ce que je trouve étonnant c’est que ce billet soit lancé en 2017 au lieu de 2012. Me semble que le CD a survécu fichtrement longtemps, dans un environnement pourtant très hostile.

      Ma lecture de la chose c’est que le CD a survécu longtemps parce que les habitudes du consomateur moyen sont lentes à changer. Pis aussi parce qu’il y a toujours des vieux-chars-avec-lecteur-CD sur les routes ;-)

    • Je l’avais lancé en 2003… Je croyais alors que le CD mourrait beaucoup plus vite, mais comme vous dites, jon8, les habitudes sont beaucoup plus lentes à changer qu’on pourrait le croire a priori. C’est un peu comme les partages de revenus dans une nouvelle économie de l’environnement numérique… trrrrès long à admettre !! ;)

    • Depuis 10 ans, mes CD me servent d’archives, exclusivement. Je roule avec un serveur musical depuis ce temps et je me sens *légèrement* dinosaure depuis le boom du streaming… Plusieurs de mes amis (audiophiles et non-audiophiles) se sont convertis, mais moi je résiste encore et toujours à l’envahisseur. Sans réelle raison valable, en plus. À mettre sur le dos des habitudes.

    • haha! oh le beau add-on à votre 16h23, Alain…
      Flibustier, va.

    • Hihi !

    • Pour moi c’est table tournante avec tout mes vieux vinyles ,+ les collections offertes par 2 de mes amis.Tout mes cd ripper en lossless sur disque dur et un abonnement Tidal HI FI que j’écoute avec un streamer . J’ai un plaisir de fou a avoir accès à toute cette musique . Si on m’avait prédit cela quand j’étais ado et que tout mon argent de poche passait dans ma collection.

    • Lorsque je veux écouter un son de qualité, je me tourne vers mes vinyles et certains CD (pas ceux du début des années 80 – absolument pourris), j’ai un bon système de son et une collection convenable de disques de jazz, principalement des années 50 et 60.

      Mais lorsque je veux écouter de la musique du monde par exemple, je m’informe auprès de blogues comme celui-ci et je me branche sur Spotify. Depuis que je suis abonné, il me semble que le son est de meilleure qualité. Certainement pas la profondeur et la richesse d’un vinyle, mais on s’en fout. Spotify est une bibliothèque fabuleuse, qui nous permet d’aller au bout de ses envies et de sa curiosité. Je ne serais plus capable de m’en passer.

      A une certaine époque, je me disais que rien au monde ne me séparerait de ma collection de disques. Aujourd’hui, si on me donnait le choix entre ma collection et Spotify, je choisirais probablement ce-dernier.

    • Peut-être que le CD va devenir ce que le vinyle est devenu: un marché de pointe, pour consommateurs avertis. Jack White, avec son étiquette “Third Man Records”, se consacre à faire revivre le vinyle, avec succès. Malheureusement, le grand public se balance pas mal de la qualité sonore et peut se contenter du streaming en MP3. J’écoute du jazz, du classique et du rock, j’ai un compte Spotify, qui me sert surtout afin de me tenir au courant de ce qui sort sur le marché. Quand j’aime beaucoup un album, je l’achète en CD. (Je n’ai pas de table tournante et je n’ai pas l’intention à moyen terme d’en acheter une.) De plus, certaines étiquettes résistent encore au streaming, je songe à ECM.

      Je ne souhaite pas la mort du CD, je trouverais ça vraiment moche. Le streaming dévalorise la musique, à mes yeux. Cela devient un produit pour lequel on paie 10$ par mois et que les gens écoutent avec des “earbuds” en plastique. Est-ce qu’il y a vraiment des mélomanes qui écoutent Spotify sur leurs chaînes de haute qualité? J’en doute.

      Et puis, l’idée de tout mettre sur un disque dur me déplaît. Un disque dur peut planter. Tout comme l’idée d’avoir à toujours être connecté à un réseau pour écouter de la musique me déplaît. Bref, je suis “old school”. :-)

      Une suggestion de lecture, monsieur Brunet: un livre intitulé “The Revenge of Analog: Real Things and Why They Matter”, par David Sax. Le premier chapitre est consacré au vinyle.

    • Je crois qu’il va toujours y avoir une production physique, quel que soit le format CD, vinyle, etc), mais ce sera peut-être en édition limitée (plus l’artiste est connu, plus la quantitée de cette production limitée pourra être grande). Les gens qui ont les moyens d’acheter beaucoup de musique, et qui favorisent les “albums”, ceux là ont toujours été des trippeux du produit physique. Et aujourd’hui leur vie est difficile, car il y a de plus en plus d’éditions limitées provenant de toutes parts, des éditions qui deviennent rapidement épuisées. Ce marché là ne se tarira jamais. Non, ce n’est plus le marché central de la musique (est-ce que ce l’ait jamais été? J’ai l’impression que la majorité des gens se sont toujours davantage intéressé aux singles qu’aux albums, sauf des exceptions comme Thrilerrr, Thrill-Err Night, Woo Hoo). Mais je ne crois pas à la disparition des support physiques standards. Le format cassette est plus fort que jamais en ce moment comme support limité, ce qui est vraiment juste un gaga artistique parce que côté son…. Mais çà marche (les artistes aiment l’aspect DIY de ce medium).

      Si un jour il n’y avait que du stream ou broadcast type Spotify, les gens se remettraient à peser sur le boutton “enregistrer” parce que ce n’est pas vrai qu’on peut tout le temps et partout être branché sur internet. Çà vous arrive pas de streamer un film et avoir la petite boule qui tourne… oops, problème de connection? Bon, on s’en sort pas, vinyle qui saute, cd qui skippe, stream qui lagge. Rien de si nouveau sous le soleil.

    • +1 pour le livre de Sax (il y a quelques longueurs, mais c’est une lecture intéressante).

      Je me répète peut-être: oui, un disque dur peut planter (d’où l’idée d’avoir une deuxième et troisième copies de secours), mais pas mal de choses peuvent planter aussi. Quand ça plante, et que nous avons une copie: c’est simple, on rachète un autre disque dur. J’utilise des disques durs externes pour ma collection de CDs ripper depuis 2009-2010 et je n’ai jamais eu un défaut de disque dur (mais je sais que cela arrive).

      Aussi, mon rapport avec ma (grande) collection de musique a complètement changé lorsque j’ai trouvé le logiciel qui répondait à mes besoins. Dans mon cas, ça été Roon mais il existe plusieurs alternatives sur le marché. Avant de dire que nous n’aimons pas quelque chose, des fois il faut y donner sa chance et voir si c’est vraiment fait pour nous ou non.

    • ”Et puis, l’idée de tout mettre sur un disque dur me déplaît. Un disque dur peut planter.”

      SSD (solide state drive) + back-up physique ou dans le nuage.

      C’est même plus fiable qu’une collection de CD/vinyle à la merci du vol, dégâts d’eau, feu, name it.

    • Un disque dur peut planter, c’est pourquoi je copie TOUT DEUX FOIS sur des disques durs externes et j’ai un SSD dans mon ordi. Il y a aussi la possibilité de louer de l’espace virtuel (cloud). Les mensualités sont élevées pour l’instant mais ça finira bien par descendre. jon8 et moi on se ressemble plus qu’on ne le croit !

    • J’ai aussi un disque dur externe pour mes fichiers… Mais plus que la possibilité du disque dur défaillant, c’est l’idée de me passer de l’objet qui me déplaît. C’est un peu comme les livres: en dépit de l’inventions des “Kindle” et autres patentes, je préfère, de loin, un vrai livre.

      Et je pense qu’il y a encore un marché pour le CD parmi les mélomanes. J’en reviens à mon idée de départ: le CD sera peut-être un marché plus pointu pour des étiquettes spécialisées. Je ne vois pas ECM, Steeplechase, Criss-Cross ou Smoke Sessions (pour ne nommer que des étiquettes de jazz) renoncer au CD.

    • RIP à l’harmoniciste de blues James Cotton. S’éteint à 81 ans après avoir commencé à jouer à 9 ans. À partagé la scène avec les meilleurs du genre. Son album Deep in the Blues est l’un des sinon le meilleur album de blues des 20-30 dernières années. Joe Louis Walker à la guitare, Dave Maxwell au piano, Charlie Haden (oui, oui, celui-la) à la basse. Que du feeling à la seconde carrée, au cube, comme vous voudrez, pourrez l’expliquer.

    • Je lisais dernièrement que le cd peut-être sujet a des problèmes d’obsolescence; des organismes gouvernementaux américains mentionnaient qu’a long terme, que des taches brunes apparaissaient sur les cds et les rendaient inutilisables, ce serait du a une colle utilisée dans leur fabrication.Ainsi, ces organismes craignent de perdre toutes leur données qu’elles avaient emmagasinées… j’étais vraiment surpris de lire cela.

      , Je me suis abonné a Apple music, je pense bientôt m’imposer une taxe du carbone musicale en achetant au moins en format mp3 un album; quand je vois des petites compagnies comme Effendi qui semble vraiment en arracher depuis la montée du streaming, je trouve que c’est vraiment dommage, leur production a vraiment chuté depuis quelques temps.

    • correction: en achetant au moins en format mp3 un album PAR MOIS…

      Triste d’apprendre la mort de James Cotton, j’ai toujours apprécié son style axé sur le feeling et l’énergie que sur la technique. Pas un styliste a la Magic Dick ou Sugar Blue,mais une tonne d’émotion a travers son souffle.

    • @Austerlitz Pour ceux qui sont passionnés, sûrement. Pour ceux qui souhaitent seulement voir un bon film non-hollywoodien et écouter un CD d’un nouvel artiste intéressant qui ne passe pas à La Voix, le club vidéo et le vendeur modérément connaissant d’Archambault avaient leurs avantages.

      M’enfin, on est à l’ère des niches, alors faut se choisir une ou deux passions et être ignorant du reste, semble-t-il, le temps n’étant toujours pas devenu élastique.

    • Je ne ferai pas de cachette, j’achète ou consulte des magazines et des sites qui chroniquent les nouveautés, de l’expertise en masse. Uncut par exemple.

      Je présélectionne et j’écoute 2-3 chansons sur Youtube pour voir si ça me plaît vraiment. Vraiment, j’insiste.

      Je télécharge gratos et ça passe sur mes playlists.

      Si c’est un de mes groupes fétiches, récent ou ancien – ex. Coton Mather, Clientele, Ultimate Painting, Allah-las, etc. – j’achète directo sur le site de l’artiste et je vais le voir en concert s’il passe dans le coin.

      Les CD c’est 10 ans derrière pour moi. Le plus difficile a été le passage de l’écoute “album” à la suite au “aléatoire”.

      Aujourd’hui, j’adore l’aléatoire sur la playlist et, époque oblige, j’écoute peu d’albums au complet.

      La pochette, le vinyle, les rêveries sur les notes intérieures, le son des sillons rayés par trop de passage c’est comme mes premières blondes, doux souvenir mais je suis ailleurs.

      Là, je suis à la capture de groupes progressifs peu connus circa 1970-75 partout sur la toile. C’est passionnant et je nage dans un fleuve de découvertes extraordinaire, de Celeste à Happy the Man, en passant par Neutron, Bachdenkel, pour en nommer quelques uns au hasard.

      Un régal.

      Pierre T

    • @sultitan
      “Si un jour il n’y avait que du stream ou broadcast type Spotify, les gens se remettraient à peser sur le boutton “enregistrer” parce que ce n’est pas vrai qu’on peut tout le temps et partout être branché sur internet. Çà vous arrive pas de streamer un film et avoir la petite boule qui tourne… oops, problème de connection? Bon, on s’en sort pas, vinyle qui saute, cd qui skippe, stream qui lagge. Rien de si nouveau sous le soleil.”

      On peut enregistrer les albums qu’on veut hors ligne avec Spotify

    • @ atchoum :

      James Cotton… Mort du dernier über-chamane du ruine-babines de l’après-guerre. Il nous reste Charlie Musselwhite, de quelques années son cadet. Élève, compagnon, puis égal des plus grands. Ça n’a jamais ému Robert Christgau outre mesure, ce genre de truc. Pourquoi donc? Ce n’est pourtant pas moins authentique, prenant ou édifiant que les rengaines de Lou Reed.
      Un homme-chant, un homme-harmonica :

      https://www.youtube.com/watch?v=75-y7dipb3w

      « You know they tell me West Helena, it ain’t nothin’ but a murderers home. I don’t care if it’s a graveyard, that’s where I’ll be before long. »

      West Helena, un repaire de tueurs, parce qu’une trâlée de généraux sudistes en proviennent et que quelques-uns y sont enterrés?

      Et merci pour le rappel de « Deep in the Blues ».

    • Commentaire un brin techno mais pour ceux qui garde leur collection sur disque dur, voici les 5 regles pour s’assurer d une bonne sauvegarde :

      3 copies: l’original + 2 copies de sauvegarde
      2 endroits différents que ce soit le cloud ou autre.Ne jamais garder toutes vos copies cote à cote. Parlez-en à FF Coppola:

      https://www.google.ca/amp/s/amp.theguardian.com/world/2007/sep/29/argentina.film

      1 seule personne doit y avoir accès donc encryption. Peut-être overkill pour juste de la musique mais bon.

      0 effort. Donc automatiser vos sauvegardes. Si ca demande trop d’effort on saute des tours et….

      -1 comme dans moins un degré Celsius ( ie froid donc cold copy. Garder une version qui nest pas reliée a votre réseaux. Mesure purement anti “ransomware”

    • ”jon8 et moi on se ressemble plus qu’on ne le croit !”

      J’ai moins de cheveux, quand même.

      Le stockage dans le nuage est rendu vraiment abordable. Amazon est un leader dans le domaine et les factures que je reçois sont de l’ordre de quelques cennes mensuellement (!)

      https://aws.amazon.com/fr/s3/pricing/?nc1=h_ls

      Idéal selon moi pour les grosses collections musique/video ou lorsque vous êtes fana de fichiers non-compressé/hirez.

    • sinon bien sûr il y a la solution Apple pour ceux qui sont dans l’écosystème de la pomme croquée:

      http://www.apple.com/ca/fr/icloud/

      Gratuit jusqu’à 5go
      1,29$ jusqu’à 50go
      3,99$ jusqu’à 200go
      etc…

      Amazon moins cher si c’est pour de l’archivage que vous gardez en back-up d’urgence, mais sinon Apple pour ‘’streamer” votre collection partout sur vos appareils à la demande, c’est pratique.

    • @austerlitz

      ”Les CD c’est 10 ans derrière pour moi. Le plus difficile a été le passage de l’écoute “album” à la suite au “aléatoire”.”

      Oui, c’est quelque chose que je comprend très bien. Il y a un plaisir particulier à écouter un album en entier, de manière plus attentive. Mais il y a aussi un plaisir évident à re-découvrir notre musique en mode aléatoire, sans se contraindre à quelque chose de prédéfini.

      D’ailleurs, c’est presque un art que de se monter des playlists où le mode aléatoire est à la fois exploratoire et fidèle à un thème/atmosphère. Pour ma part, le ”random/all-music” est devenu imbuvable… ma collection musicale va dans trop de directions différentes désormais.

    • Les listes de lecture aléatoire c’est bien pour découvrir de nouveaux groupes, mais je privilégie encore l’écoute d’album en entier.

    • C’est dur de tuer un média. Après sa “mort” (celle de son hégémonie), il peut survivre des décennies, sinon des siècles. Le CD va certainement continuer en sourdine pendant 20 ans. Comme le montre Boulga, le vinyle a l’avantage d’être un objet unique, non reproductible sans perte, avec une qualité sonore plus grande (ou singulière, on ne repartira pas le débat). Et puis, le vinyle préserve la forme album, avec l’expérience holistique que ça amène (un album à des hauts et des bas, mais aussi un arc narratif, un pacing; pour moi c’est beaucoup plus satisfaisant que l’écoute TDA d’aujourd’hui).

    • Le flip côté A / côté B me coupe ”l’expérience holistique” un petit brin, i would say.

    • ”avec une qualité sonore plus grande (ou singulière, on ne repartira pas le débat).”

      On r’part le débat, enwouaye donc té pô game.

    • ”Le flip côté A / côté B me coupe ”l’expérience holistique” un petit brin, i would say.”

      Avoir un espace pour aller chercher de la boisson et faire pipi font partie d’une expérience holistique totale en ce qui me concerne.

      Aussi, même si ça ne fait pas partie de l’expérience d’écoute, la gestion de fichiers et le sauvegarde de sauvegardes, je trouve ça absolument pénible. Pour ça que j’aime tant le streaming, surtout depuis la possibilité d’écouter hors ligne. Je n’ai plus de fichiers dans aucun format. Mon dernier archivage, ça été de garrocher plus de 10 000 fichiers dans une poubelle. Bon débarras.

    • Entre les CD et le vinyle? Come on, Jon*, y’a pas débat. Le CD a toujours sonné de la marde. Ni entre le vinyle et le MP3. Entre le vinyle et les meilleurs formats numériques d’aujourd’hui et du futur, là oui y’a débat. Un débat que le vinyle va perdre. Mais il y en a qui aime encore écouter des 78 tours, alors…

      “Le flip côté A / côté B me coupe ”l’expérience holistique” un petit brin, i would say.”

      Justement, non. le but est de créer un tout avec des chansons individuelles et deux côtés (généralement, le A est énergique et le B introspectif), c’est tout le défi que réussissent les grands albums.

      Personnellement, il est rare qu’une chanson vient me chercher comme un album. Je préfère Pet Sounds à Good Vibrations. L’écoute en aléatoire, y’a rien de pire, je vis cela dans les cafés et ça me tape sur le système. Même à la radio, un bon DJ (rare, il est vrai) nous raconte une histoire avec l’ensemble de ses chansons ou fait varier les “moods” subtilement, ce que tue l’écoute TDA.

    • ”Justement, non. le but est de créer un tout avec des chansons individuelles et deux côtés (généralement, le A est énergique et le B introspectif), c’est tout le défi que réussissent les grands albums.”

      Seriously?
      C’est un raccourci de vendredi de la saint-Patrick ou tu le pense vraiment ?

    • Le bottom line, c’est que le vinyle va rester. Les gens aiment avoir un objet que les autres n’ont pas… Exclusivité, etc. Le numérique est par définition immatériel, et on ne peut pas payer pour de l’immatériel. Le partage des revenus, ça n’arrivera jamais, parce qu’il n’y a rien à payer. On peut payer à la limite pour une licence, mais une licence doit être protégée d’utilisation. C’est impossible à surveiller.

    • ”Entre les CD et le vinyle? Come on, Jon*, y’a pas débat. Le CD a toujours sonné de la marde. Ni entre le vinyle et le MP3. Entre le vinyle et les meilleurs formats numériques d’aujourd’hui et du futur, là oui y’a débat. Un débat que le vinyle va perdre.”

      ‘pas sûr de te suivre, fantôme d’amour..

      Le CD ‘’sonne d’la marde” mais le fichier numérique, non ?

      ”d’aujourd’hui et du futur” ? Please tell me more. Non attend, je vais aller me chercher du pop corn ça va être le fun.

    • Dead serious. N’importe quel album des Beatles depuis Rubber Soul est meilleur que le best of des Beatles, c’est une évidence crasse.

    • Je ne peux pas en dire plus, ce n’est pas mon rayon. Mais c’est inhérent au numérique, plus on met de l’info, plus ça devient transparent.

      Quand les projections numériques sont arrivées, on disait que c’était aussi bon que la peloche. C’était un effrayant mensonge publicitaire. C’était vraiment de la marde, mais le commun des mortels n’y voyaient que du feu. Comme lorsque le CD est arrivé. Mais aujourd’hui, en 4K, oui ça commence à accoter la pellicule. En 12K, dans le futur, il n’y aura plus de débat.

      Tu suis toujours?

      Bon, je vais aller faire la sieste, j’ai trop réfléchi pour aujourd’hui.

    • Je suis justement allé acheter sept ou huit 33 tours chez Cheap Thrills, avant-avant-hier, pour ma fille qui est nostalgique des années 60-70-80 même si elle est née quelques décennies après. En fait, si on la rétroportait en 1979, j’ai l’impression qu’elle ne serait pas nostalgique longtemps, rapport qu’il n’y avait pas de wi-fi. Pour ce qui est des CD, bah, comme ghost le dit, ça va perdurer encore deux décennies. Ensuite, il se trouvera des dogmatisants à la consistance variée qui verront, dans ce support vintage et incompris, la plus belle invention depuis le pain aux raisins. Mais il y aura encore des 33 tours, c’est clair. Parce les enfants de ma fille seront nostalgiques de l’époque où leur mère recevait de leur grand-père des albums de XTC et Isaac Hayes achetés chez Cheap Thrills (dont l’escalier de travers sera exposé au musée McCord) lors du deuxième sous-âge du Vinyliozoïque inférieur.

    • “Parce les enfants de ma fille seront nostalgiques de l’époque où leur mère recevait de leur grand-père des albums de XTC”

      Vos rapports de parenté sont trop compliqués pour moi…

    • Un océan a eu le temps de passer sous les ponts depuis le blind test ”du blogue”en 2010 et pour avoir organisé d’autres tests depuis, je peux vous confirmer que l’humain est… sourd.

      Le combo cerveau/système auditif n’a tout simplement pas comme fonction principale d’identifier un ”bon” son d’un ”mauvais” son. N’en déplaise aux audiophiles dans la salle.

      Il n’est sensible essentiellement qu’à l’amplitude (SPL) et à la réponse en fréquences (basses, medium, aigues.. les 10 octaves, etc.. pour faire simple) et dans une moindre mesure, il est aussi sensible au positionnement de la source sonore dans l’espace (utile dans la jungle pour savoir si le léopard va te sauter dessus par derrière ou de la branche d’un arbre au dessus) que l’on expérimente avec la stéréophonie et les surround sound de ce monde.

      Autrement, dans l’écrasante majorité du temps, les différences que l’on entend sont des différences que l’on *croit* entendre. C’est une perception, seulement.

      Le cerveau enregistre qu’il y a une différence parce que dans la doute -pour une bête question de survie- il préfère envoyer le signal qu’il y a une différence. Dans les faits, en environnement contrôlé lors d’un test à l’aveugle, on se rend compte que 99% de la population n’a pas un sens de l’ouïe particulièrement développé, au point que 1/2 octave complètement décapité d’une pièce musicale ou même jusqu’à 1.5db de différence en amplitude peut passer complètement inaperçu. Ce qui est complètement choquant, quand on pense aux efforts que le marché fait pour nous faire avaler des trucs qui changent des mini fractions de ça…

      De plus, et c’est bien là le pire, on s’arrache les cheveux pour des questions de format CD, vinyle, MP3, etc… alors que la source numero uno, la cause principale, d’un ”mauvais” ou ”bon” son de n’importe quel système (chez vous, dans votre voiture, d’une paire d’écouteur, dans un ascenceur, etc..) c’est… les haut-parleurs.

      Tous les haut-parleurs (même les très chers) ont des limites très audibles au niveau de la réponse en fréquence et aussi, bien sûr, en amplitude. Même si les vendeurs de boutique et manufacturiers disent le contraire.

      Medium de la source, preamp, ampli, câbles, etc… c’est vraiment très secondaire voire complètement et totalement sans effet.

    • L’arnaque, c’est que les jeunes hipsters ne savent tellement pas comment sonne le hi-fi qu’ils écoutent sur un mauvais système de son des vinyles gravés à partir du fichier numérique concocté en 98 pour le CD. L’arnaque total.

      Avec Boulga, on avait écouté un vinyle d’Iron Maiden, puis après le fichier MP3. C’était comme admirer la Mona Lisa puis une photocopie d’icelle joconde sur un appareil Xerox de 85. Ou de discuter avec Wittgenstein puis ensuite avec Jon8… La débandade.

      ;-)

    • J’en remets sur le rituel de l’écoute d’un vinyle : la platine est comme un autel tournant sur lequel on dépose une offrande, à la fois délicatement et avec une certaine solennité; l’aiguille n’égratigne ni ne blesse pas l’objet offert : elle chemine dans son circulaire sillon pour faire s’élever jusqu’à nos oreilles ce que l’humain produit de plus divin, c’est-à-dire la musique. Enfourner un CD dans un lecteur comme on fourre une pauvre gaufre Eggo dans un grille-pain, ou comme un suppositoire vous savez où, c’est nettement moins édifiant. Par contre, c’est vrai que c’est moins chiant les CD, rapport qu’on n’a pas à les tourner de côté.

    • « Autrement, dans l’écrasante majorité du temps, les différences que l’on entend sont des différences que l’on *croit* entendre. »

      Un effet placebo, donc.

    • Pas pire ton pitch de vente de haut-parleurs, jon. ;-)

      (Je sais, tu vas me dire que personne ici n’a les fonds requis ou n’est assez pathologiquement (et inutilement) audiophile pour en acheter.)

    • « L’arnaque, c’est que les jeunes hipsters ne savent tellement pas comment sonne le hi-fi…»

      Un peu d’aide?
      https://www.youtube.com/watch?v=YLyWSTEafwg

    • « Avec Boulga, on avait écouté un vinyle d’Iron Maiden »

      Vous vous étiez déguisés en cols bleus pour l’Halloween?

    • Hey, Canyon, on est de Québec, oublie pas. Il faut bien donner des gages à la populace, de temps en temps…

    • « Par contre, c’est vrai que c’est moins chiant les CD, rapport qu’on n’a pas à les tourner de côté. »

      Pas tellement les tourner de côté, c’est quand même plus facile qu’avec les crêpes à Suzanne, mais c’est plutôt de le faire aux 16 minutes en moyenne. Une fois qu’on est dans le dedans de la chose, comme qu’on dit, c’est plate d’interrompre tout ça en plein milieu de. Pourquoi ne pas doubler le plaisir jusqu’à la fin de? Tout ça pour dire que le cd fait durer le plaisir de.

    • ”Je ne peux pas en dire plus, ce n’est pas mon rayon. Mais c’est inhérent au numérique, plus on met de l’info, plus ça devient transparent.”

      De ton propre aveu, ce n’est pas ton rayon, donc laisse-moi parler du dit rayon ;-)

      Le numérique (CD, MP3, etc… tous du numérique) c’est l’encodage en 0 et en 1 de l’information. Dans le cas qui nous occupe: la musique. Plus y a d’info, plus y a de 0 et 1, plus ça prend de la place.

      L’ennui, et c’est vraiment important de comprendre ça, c’est que le sens de l’ouïe chez l’humain est limité dans ses capacités. L’échantillonage typique du CD dépasse les capacités auditives de l’humain, avec en prime une zone tampon pour les super-oreilles -si existantes-.

      Les fameuses compressions (MP3, AAC, streaming), par contre, c’est une autre histoire parce qu’on *réduit* en qualité théorique en flirtant -justement- avec les limites de l’oreille humaine. Sans zone tampon. C’est du nivellement vers le bas, mais étudié. Très étudié, même. Ça donne de la cochonnerie ”pixel-ear-isé”, comme dans les zeroties, et ça donne des trucs complètement impossibles à différencier à l’oreille nue de n’importe quel fichier ”du futur” à très haute résolution ;-). En 2017 ? On est pas mal rendu là, dans le futur…

      En quelques mots comme en mille, la course à la haute résolution est futile autant qu’absurde: les limites de l’oreille humaines sont complètement dépassées depuis des lunes, déjà. Ce que l’on tente de nous vendre comme fichiers haute résolution, c’est de la poudre aux yeux. Dans la vidéo, le 4k peut encore se justifier -parce que c’est visible et identifiable- dans l’audio… Non.

      Là où ça change véritablement la donne, et par là j’entend un changement *audible*, c’est au niveau du convertisseur.

      Le talon d’achille du format numérique en audio, c’est la conversion. Une première conversion en studio est faite, sur un appareil qui transforme le son de la voix, de la guitare ou du drum, de sa source analogue… en format numérique. C’est le convertisseur Analogique-Numérique, en anglais communément appelé ”A/D” ou ADC. Puis ensuite, pour nous, pauvres consommateurs, la conversion inverse: celle qui retourne les 1 et 0 dans leur forme originale analogique (et donc ”lisible” par nos système de son)… C’est le convertisseur Numérique-Analogique, appelé ici ”D/A” ou DAC.

      Dans ma vie j’ai entendu des convertisseurs tellement mauvais que l’intégrité de la musique est mise en péril. On parle souvent de petits appareils cheap, comme des réveille-matin, cellulaire, lecteur MP3 cheap, etc… Ce genre d’appareil avec convertisseur minable est plutôt rare de nos jours. Ça foisonnait dans les 90’s et zeroties, pas mal moins en 2017.

      J’ai aussi entendu des convertisseurs haut de gamme de type studio qui mettrait de l’ombre sur n’importe quel équipement analogique pro, and then some… Une table tournante à 200,000$ ? ‘même pas peur. En fait, soyons honnête, la table se fait carrément humilier dans un test à l’aveugle contre ce genre de convertisseur. Idem pour un reel-to-reel, bien entendu.

      Bref, avant de glorifier le vinyle et de diaboliser le numérique (voire même le MP3), attardez-vous bien comme il faut aux maillons faibles d’une chaine. Et par maillons faibles, je parle de ceux qui ont un impact bien réel et audible… pour l’oreille humaine. Pas pour l’oreille canine, ni pour un appareil de mesure, ni pour le gentil vendeur qui tente de vous vendre une bébelle plaquée or. Non, pour votre oreille.

    • Cela dit, comme une horloge arrêtée donne l’heure juste deux fois par jour, Jon8 a raison: les haut-parleurs sont plus critiques, surtout pour voir que le CD joue moins bien que le vinyle…

    • Jon8, j’ai compressé ton long message pour le faire entrer dans les limites de mon entendement: ça donne: Baratin de vendeur. (blague, te fâche pas)

      “En fait, soyons honnête, la table se fait carrément humilier dans un test à l’aveugle contre ce genre de convertisseur.”

      Donne-moi la référence de l’article scientifique, pas un truc biaisé d’un juge et partie.

    • ”Tu suis toujours?”

      Non, Ghost, en fait check devant toi, tu vois le petit point au loin? C’est moi qui t’attend j’ai pris de l’avance. Je vais rentrer au Starbucks me réchauffer pendant que te me rejoins, okidou?

    • Je n’ai strictement rien à vendre. D’ailleurs, je suis le premier à reconnaitre qu’un système de son dit ”haut de gamme”, c’est du gaspillage pour la majorité des gens.

      how ’bout that for sales speech? On m’a crissé dehors, là?

      Good.

    • Mauvaise foi, ghost chéri. Mais je garde toujours une place pour toi dans mon coeur. D’ailleurs, on a du fun.

    • Tant que la musique sera disponible à la pièce, sans abonnement, on s’adapte au support. J’en ai passé du temps chez Sam the recordman et chez Dutchie’s, j’ai trippé fort vinyle jeune, puis j’ai capoté sur le son quand le cd est arrivé, et orgasmé quand Steve Jobs a sorti de sa poche, one more thing, le iPod, que je me suis procuré à sa deuxième itération, je capotais, 5 gb de musique dans ma poche… Bref, on s’adapte, c’est le modèle par abonnement qui pourrait tout bousiller…

      @jon8, c’est drôle, je me suis aussi procuré une table tournante récemment, je visais une SL-1200 que Technics a ressorti, mais quand j’ai vu le prix, sont complètement givrés, je me suis finalement procuré une Audio-Technica à entrainement direct, elle fait la job, pour mes besoins, eh, mes oreilles plutôt ;)

    • ”Donne-moi la référence de l’article scientifique, pas un truc biaisé d’un juge et partie.”

      Fouille sur le web si la question t’intéresse vraiment. En ce qui me concerne, la méthodologie à adopter pour ce genre de test est archi-simple: il suffit de faire un needledrop de la table ou le reel-to-reel de ton choix, avec le tape ou le vinyle de ton choix, puis comparer en aveugle la source analogique originale v.s. le needledrop.

      On s’assure que la source est bien la même et seul le numérique/convertisseur est jugé dans l’équation par rapport à la source analogique. Hop, implacable.

      Si tu veux t’embarquer dans un pari, i’m all open. Faut juste payer la facture de l’organisation du dit test ce que tu refuseras bien entendu, donc tu veux de la cannelle sur ton machiatto ou pas ?

    • En fait, je sais même pas pourquoi j’offre de faire un test, ça a sûrement été fait mille fois par les pros, suffit de fouiller dans les forums de discussions, comme gearslutz.com ou autre. Y doit y avoir des geeks audio avec twist scientifique dans la gang qui ont fait du back and forth analog/digital pour voir si tel ou tel pièce d’équipement était bon, transparent, whatever.

      Bottomline, on s’en fout de ta Xerox 85, l’audiocopieuse en 2017 peut cloner ta Joconde musicale les doigts dans l’nez.

    • Bref, tu ne connais pas de recherche scientifique sur une question que des millions de personnes se posent depuis 20 ans. Juste des tests bagossés dans un coin pour le fonne par des vendeurs.

      Quand la preuve scientifique arrivera, fais-moi signe, mon chou. Pour le reste, je suis toujours partant pour un macchiato si tu ne mets pas de la foutue cannelle sur le dessus. ;-)

    • Ghost, promis juré je ne vais pas mettre de cannelle si tu sors Donald Trump de ton corps.

    • Man, j’ai entendu le bruit de ton épaule craquer dans bande. Té correct?

      ;-D

    • Haha!

      Toutes les nouvelles sont fausses, sans exceptions. La vérité est ailleurs…

    • Oui, j’ai absorbé le choc, mais y,a pas de mal. Je sais qu’avec ta cinquième commotion, tu ne peux plus ben ben en prendre.

    • @imoi

      Teac TN300 ici, très satisfait. Je ne voulais pas m’embarquer dans le niaisage de preamp phono, donc j’ai pris l’option tout-inclus.

      J’ai du fun avec le vinyle. Microscopique collection naissante, avec des titres que je m’efforce de ne même pas mettre dans ma collection numérique. Parfois des affaires indisponibles autrement qu’en vinyle, je pense entre autres à un EP de Aphex Twin.

      Ceci dit, c’est probablement un amusement passager. D’où l’investissement modeste dans toute la patente.

    • Le fait que tu te sois acheté une table est sûrement une séquelle inquiétante de tes commotions multiples. Je prendrais un peu de repos dans les prochains mois.

    • C’est drôle que tu dises ça, parce que j’ai pas eu l’impression de me faire rentrer dans bande très très souvent dans ma vie forumesque/blogue…yet alone au stade des commotions… C’est même une déception ce manque de franche camaraderie. En fait, juste sur Lapresse, je compte sur les doigts d’un pied les users qui sont un peu ”challengeant”. Bin oui, Casper, tu es la p’tite orteil, pourquoi penses-tu que je t’offre des machiattos?

      Oui, d’accord, il y a Alain qui -bien crinké sur certains sujets précis- nous fait tous honneur en participant de manière assez passionnée… Mais sinon? Des pichenettes beiges à pois roses. Sans plus.

      Mais sinon, mon 15h02 a bien pogné, uh ?
      ;-)

    • La raison de mon achat de table tournante? Ou plutôt, le déclic… Une raison superficielle voire même un peu gniaiseuse: je suis tombé sur la version vinyle d’une nouvelle parution dont j’aimais la pochette. Vue en version grand format j’ai lâché un ”wow” et j’ai acheté cette version vinyle comme si j’achetais une toile ou une photo. Sans même avoir de table pour l’écouter. Puis, j’ai commandé la dite table sur Amazon, après avoir considéré pendant 12 secondes une tournée en règle dans les boutiques hi-fi.

    • Tant qu’à recommencer à écouter des vinyles, de temps en temps, me suis dit aussi bien vivre le trip à fonds et me suis retrouvé avec une table tournante d’une quarantaine d’années avec la base en bois. Oui, monsieur. Les contours n’ont pas été gossés à la hache, mais on fait avec pareil.

      M’étais fixé comme limite de ne pas écouter de vinyle sur une table tournante installée dans une valise. Ça a beau être portatif, on est quand même loin des produits Apple pour le côté pratique…

    • She loves you yeah, yeah, yeah

    • “Mais sinon, mon 15h02 a bien pogné, uh ?”

      Euh, je ne sais pas de quoi tu parles. Un, je n’ai pas d’argent; deux, je trouvais déjà le premier test sympathique, mais sans scientificité. Et le fait que tu dises que tu avais gagné, dans le débat vinyle vs numérique, encore plus risible, pour rester poli.

      Une vraie étude robuste, une seule, c’est tout ce que je demande.

      Oui, c’est un peu les tristes les anciens bagarreurs qui font les fanfarons, se croient encore invincibles, alors qu’ils sont réduit à faire des freaks shows dans des ligues semi-pros à force de manger des coups. Je t’aime ben pareil, mon Johnny.

    • Jon8, j’ai une vidéo du moment où tu voudras revendre ta table tournante, après quelque temps et qu’une utilisatrice te le déconseillera: https://www.youtube.com/watch?v=H7YntoZAOpE

    • Un peu de lecture ne fera pas de tort aux croyants, athées et agnostiques:

      http://www.redsharknews.com/audio/item/2368-the-sound-of-vinyl-is-just-an-effect-here-s-the-proof

      https://ask.audio/articles/analog-vs-digital-the-psychology-science-behind-the-most-contentious-debate-in-audio-part-2

      https://phys.org/news/2016-07-music-vinyl-cds.html

      https://www.quora.com/Is-it-true-that-record-players-have-the-best-sound-quality

      https://en.wikipedia.org/wiki/Comparison_of_analog_and_digital_recording

      https://skeptoid.com/episodes/4303

      http://electronics.howstuffworks.com/digital-versus-analog2.htm

      http://www.oregonlive.com/music/index.ssf/2014/11/does_vinyl_really_sound_better.html

      http://www.moultonlabs.com/more/so_whats_so_good_about_digital_anyway/

      http://boards.straightdope.com/sdmb/archive/index.php/t-500407.html

      https://en.wikipedia.org/wiki/Comparison_of_analog_and_digital_recording

      http://www.npr.org/2012/02/10/146697658/why-vinyl-sounds-better-than-cd-or-not

    • Misère…

      Des études de vendeurs audios, des études pseudo-scientifiques, des wikipedias, des sociétés d’ingénieurs qui défendent leur mathos, etc. Je pourrais en trouver autant qui disent le contraire.

      Sci-en-ti-fi-que: une revue savante, en peer-to-peer, produite par des universitaires, avec des références en bas de page.

    • Ce débat analogue/digital, je croirais revivre le marriage de mes parents…

      Peut-être qu’il serait possible d’avoir de l’argent de La Presse pour organiser cette étude scientifique, et après il nous restera toujours la possibilité de dire qu’il existe aussi des faits alternatifs!

    • Misère ? ghost, j’ai trouvé ça rapido, j’en conviens, ça ne vient pas de Nature ou Scientific American mais il y a ici certains liens qui ont une certaine crédibilité. Qu’avez-vous à proposer pour de vrai, côté science, au fait ? Je parle ici d’une étude solide qui ferait la démonstration de la supériorité réelle et indiscutable de la bande magnétique (et de son pressage vinyle), c’est-à-dire la supériorité de sa capacité chimique à mieux “imprimer” ou, si vous préférez, reproduire le son capté par rapport aux technologies numériques qui n’en seraient fondamentalement qu’une compression, de par leur nature algorythmique ? Déjà, l’argument de l’impression parfaite via la bande magnétique est très discutable. Il s’agit d’un procédé chimique qui révèle le son… en quoi est-il parfaitement fidèle à la prise originelle et, par conséquent, fondamentalement supérieur à l’approche numérique ? Ça relève de l’acte de foi, et aussi d’une culture acquise. Depuis le temps qu’on en parle, j’en ai causé avec plein de mecs de studio, ingénieurs du son de haut niveau et… le trip analogique est loin, très loin de faire l’unanimité. C’est plutôt le contraire, en fait. On n’est plus dans la sécheresse et la froideur numérique des années 80… Près de 40 ans d’améliorations technologiques ont changé la donne.

    • “mais il y a ici certains liens qui ont une certaine crédibilité”

      Non, désolé, pas pour moi. Pour ce qui est des praticiens, ils préfèrent tous leurs outils, c’est humain.

      “Qu’avez-vous à proposer pour de vrai, côté science, au fait ?”

      Euh, c’est parce que c’est moi qui a posé la question en premier…

    • Je n’ai personnellement jamais lu un texte ou un ouvrage scientifique qui fait la démonstration de la supériorité de la reproduction analogique du son. Et… non, ces liens ne sont pas des publireportages publicitaires comme vous le laissez entendre. je ne prétends pas qu’il sont des études scientifiques pour autant, mais ce n’est quand même pas de la pacotille…

    • Je ne dis pas ça. Mais les usagers de Mac trouvent les Mac supérieurs au PC, et vice et versa. C’est humain, mais ça ne prouve rien. Il y a de moins en moins d’ingénieurs qui travaillent en analogique pour des raisons économiques, mais je parie qu’ils préfèrent de loin l’analogique… Je peux en nommer.

    • Je n’ai personnellement jamais lu un texte ou un ouvrage scientifique qui fait la démonstration de la supériorité de la reproduction numérique du son.

      Un point partout, la balle au centre.

    • « Ce débat analogue/digital, je croirais revivre le marriage de mes parents… »

      De mon côté, j’ai l’impression de revivre le débat sur la couleur de la margarine (que les plus jeunes ici n’ont peut-être pas connu, mais dont ils peuvent être nostalgique quand même). Ou bedon de faire une rechute de malaria.

      « Peut-être qu’il serait possible d’avoir de l’argent de La Presse pour organiser cette étude scientifique (…) »

      Peut-être, mais il leur faudrait sacrifier l’édition papier du samedi.

      Sinon, le Valerie June est pas mal bon, n’est-ce pas Alain? ;-)

    • C’est pas le Cd qui est aux soins palliatifs. C’est le showbusiness-musique au complet qui est à l’agonie. J’ai hâte de voir ce qu’on écoutera comme nouveautés dans 10 ans… Spotify et cie auront quoi à proposer ?

    • *nostalgiques

    • unholy_ghost et son pote boulgakov sont parmis les plus ardents défenseurs de l’analogue que j’ai croisé dans ma vie, pourtant assez bien remplie audiophilement parlant.

      La raison est simple: ils ont cessé d’évoluer dans ce domaine là quelque part dans la nuit du 24 avril 1987 et du 11 décembre 1992, probablement pognés à écouter du Iron Maiden les pieds accotés sur une douze de Molson.

      Ce débat les stimule encore même si ce n’est plus d’actualité depuis un quart de siècle.

      De mon côté, à part pour le fun de débattre sportivement sur ce blogue, en ces rares et mignonnes petites occasions, je m’en contre-câlisse comme de ma première paire de chaussette. Et, plus important encore, la planète terre au grand complet s’en contre-câlisse presque autant que du nouveau restaurant hipcool déniché par M-C Lortie à Coppenhagen la semaine dernière…

    • Oui, Luc, Valerie June est une artiste extra. J’adore ses deux derniers albums.

      “Mais les usagers de Mac trouvent les Mac supérieurs au PC, et vice et versa. C’est humain, mais ça ne prouve rien. Il y a de moins en moins d’ingénieurs qui travaillent en analogique pour des raisons économiques, mais je parie qu’ils préfèrent de loin l’analogique… Je peux en nommer.”

      Allez leur demander, ghost, et citez-les publiquement. En fait, ce débat analogique-numérique est le cadet de mes soucis, mais il m’apparaît clair que ça dépasse largement la question des goûts. Depuis quatre décennies, le numérique a progressivement rapatrié les qualités “chaudes” de l’analogique en plus de gagner en intelligibilité, et la majorité absolue des grands professionnels du son usent de cette technologie. Les considérations économiques sont secondaires dans le cas qui nous occupe. Ce n’est pas une question de reproduction cheap obligée, conséquence de contraintes économiques pour produire plus de saucisses à bon marché.

    • @19h50

      C’est pas ton rayon, remember? Tu n’es même pas en mesure d’évaluer la valeur ou la méthodologie scientifique des dits tests… CQFD.

      Bang, l’autre épaule.

    • Mon 17h02 est implacable.

      Je défi n’importe qui de trouver une faille à cette méthodologie là.

      La variable est isolée efficacement et le facteur de reproductibilité est facilement réalisable, à la fois sur différents appareils, domestiques ou pro, et sur tous les types de contenu audio.

    • @ LeeLee123 :

      « Spotify et cie auront quoi à proposer ? »

      On peut aussi se demander si Spotify sera encore là. Aux dernières nouvelles, cette entreprise n’est toujours pas rentable. Elle peut s’introduire en bourse sans l’être, à condition de présenter des signes de rentabilité, étant donné les actionnaires, comme on dit. Autres variables : Amazon a lancé son service de streaming (pas encore offert ici), tout comme Pandora avant-hier, genre, (pas encore offert ici non plus, me semble). Bref, on verra bien.

    • @Luc

      En effet, aucune de ces compagnies de streaming ( ni Amazon dans sa globalité d’ailleurs ) n’est rentable. Le modèle de business, à mon avis, est bancal.

      Dans le sens que c’est du lose-lose… on a pas de revenu de la pub (comme pour la radio depuis près d’un siècle), le modèle payant ou ”freemium” ne semble pas compenser pour… le gratos mur à mur et, last but not least, la valeur perçue de la musique en générale est en chute libre.

    • Aucune platefome de streaming n’est actuellement rentable, effectivement. Les bénéfices sont énormes, mais la banque de son est tellement considérable que le paiement des redevances génère une perte annuelle, aussi minuscules et ridicules soient ces redevances. Alors Taylor Swift se bat contre un moulin à vent…

    • Mais tsé, ça peut durer longtemps une compagnie qui roule à perte. Regardez Twitter… et dans une moindre mesure, regardez Amazon qui s’amuse à envoyer des boites de céréales par courier 1-day pour 4 piasses (!).

    • C’est vrai. La rumeur veut que les USA vont bientôt (enfin, relativement bientôt) imposer le paiement obligatoire à toutes les plateformes légales. À ce moment-là, il y aura une petite rentabilité, le début de quelque chose…

    • Alain 20h52

      C’est purement mathématique en réalité: si la cie de streaming veut tomber dans le vert, elle doit augmenter son volume d’abonnés payants ou augmenter les frais mensuels. Et nous avons visiblement déjà atteint le max dans les deux cas. Un pourcentage X de la population accepte de payer pendant que l’autre se contente d’une version gratuite, et la portion payante accepte de payer un max de Y$, sans quoi elle va annuler son abonnement ou aller voir le compétiteur.

      Et comme il est à peu près impossible de *remonter* les prix dans n’importe quoi, la situation est un cul-de-sac quasiment absolu: la valeur ”par-heure-de-musique-consommée” ne retrouvera jamais celle des années 90. Même pas proche.

    • « Oui, Luc, Valerie June est une artiste extra. J’adore ses deux derniers albums. »

      Je disais ça comme ça, puisque vous avez publié un papier sur elle. Tout d’un coup que l’envie vous prendrait d’en faire un billet. Ou de faire un billet sur qqchose d’autre, comme le renouveau contestataire dans le folk-rock du triangle afro-latino-américain Valerie June – Rhiannon Giddens – Hurray for the Riff Raff, ou n’importe quoi d’autre. Je me sentirais moins comme Bill Murray dans « Le jour sans fin »…

    • D’un point de vue purement personnel, je trouve déplorable que le streaming puisse avoir été laissé lousse aussi vite et aussi fort, sans que personne n’ai pensé à la dévaluation massive qui allait suivre concernant la musique, en tant que produit/service.

      On dit habituellement que c’est ”tuer le marché” par inondation.

      Tu veux tuer le marché de la pomme? Distribues-en tous les midis partout dans les rues pendant 1 an. Plus personne ne va accepter d’en acheter et, même, l’intérêt du fruit lui-même va s’estomper.

    • @20h56

      Si votre source provient d’un tweet matinal de D. Trump, ne retenez pas votre souffle.

    • Ou bedon le poids des croisements d’influences intersectorielles dans les pièces de Chicano Batman.

    • “… je trouve déplorable que le streaming puisse avoir été laissé lousse aussi vite et aussi fort, sans que personne n’ai pensé à la dévaluation massive qui allait suivre concernant la musique, en tant que produit/service.”

      Seule une loi contraignante pourra obliger le paiement de 10$ par mois. Lorsque les USA (qui ne sont pas particulièrement socialistes !!) l’imposeront, le monde entier va suivre. Ce ne sera pas suffisant, mais ce sera le début de quelque chose…

    • Alain @20h56

      Si votre source provient d’un tweet matinal de D. Trump, ne retenez pas votre souffle.

    • Oui Luc, je reviendrai certainement sur Valerie et, bien sûr sur le récent Rihannon Giddens. Mais j’ai un avion à prendre demain: Montréal-Beijing-Bangkok, héhé…

    • un message dans les limbes wordpress, probablement le nom du monstre orangé du sud ?

    • Non, ma source n’est pas orangée… mais elle est crédible, je vous assure.

    • ”Montréal-Beijing-Bangkok” ah le chanceux. Pas pour le vol d’avion, ça c’est au delà du pénible même en classe affaire, mais pour le voyage. Je vois que vous avez un faible pour le bout du monde, Alain.

    • Yup

    • OK, bon(s) long(s) vol(s) et surtout bon voyage et bonnes découvertes! Et méfiez-vous des cocktails au DEET!

    • 10 piasses uèsse par mois pour de la zique ? Imposé par la loi, USA-wide ? Et vous croyez à ça ?

      :-)

      Netflix coûte encore moins que ça et c’est des séries télé + films, arguably much more perceived value than music!!

    • On m’a expliqué que plusieurs films de Netflix sont capitalisés avant leur mise en ligne. Autrement, Netflix ne pourrait pas produire ce qui est produit.

    • @21h25 svp expliquez moi je ne vous suis pas.

    • Je me reprends, ce n’est pas drôle : prenez un verre de whisky Mekhong à notre santé!

    • Well, semble-t-il que les sorties en salle et les influx de partenaires publicitaires sur les productions cinématographiques permettraient de rentabiliser les films du répertoire Netflix, ce qui explique sa rentabilité et sa capacité de produire contrairement aux déficits des plateformes de streaming audio.

    • Whisky Mekong ? OK je vais m’en procurer et en boire à votre santé.

    • Netflix, LA vedette du streaming (musique/video confondus):

      au Q4 2016, elle avait 93,8 millions d’abonnés. Disons à 9$US par mois, on parle donc de 844 millions USD (ou 1.13 milliard CAD).. par MOIS de fric qui entre dans les coffres.

      Le modèle de business ici depuis environ 1-2 ans, fort défendable mais quand même risqué, est de produire un maximum de contenu exclusif (les fameux ”Netflix Originals” -films ET séries) pour éviter la compétition et donc les désabonnements… Et bien sûr pour, à terme, avoir une banque de contenu si riche que les gens soient ”obligés” de s’abonner pour visionner le stock.

      Ce modèle là, que je qualifierais d’astucieux même si ça ne réinvente pas la roue, transposé dans la musique serait comme si Spotify signait des artistes pour que ce soit exclusivement streamé. LÀ, on parlerait de quelque chose, puisque la valeur du contenu est remontée de facto. Par effet d’exclusivité. Un peu à l’image d’un brevet ou d’une marque déposée.

      L’ennui c’est que de la musique ce n’est pas des séries télé ou des films. Et pour que ça fonctionne il faudrait une masse critique énorme d’artistes acceptant d’être sous le joug d’une cie avec un contrat d’exclusivité, et des conséquences de réduction inévitable quant au volume de diffusion (donc affectant la popularité, les spectacles, etc..). Difficile!

      Mais, une compagnie avec des balls en bronze et les moyens de perdre pendant des années pourrait possiblement faire un ”Netflix-music”, à mon avis.

    • “L’ennui c’est que de la musique ce n’est pas des séries télé ou des films.”

      Vous savez, la composition de musique instrumentale / électronique est vraiment rentable pour ceux qui travaillent pour le cinéma et la télé, des industries hautement lucratives. C’est vrai à Hollywood comme à Bollywood.

    • Oui absolument, je n’ai jamais dit le contraire.

      Trent Reznor vie probablement la meilleure partie de sa carrière (du moins la plus rentable) en ce moment, complètement hors-NIN.

      Même chose pour Jóhann Jóhannsson qui doit une bière ou deux à Denis Villeneuve!

    • Certainement. Je ne suis même pas sûr que sa tournée récente a atteint l’équilibre budgétaire…

    • « Et bien sûr pour, à terme, avoir une banque de contenu si riche que les gens soient ”obligés” de s’abonner pour visionner le stock. »

      Ben voilà, Netflix est propriétaire d’une bonne partie de son contenu, tandis que Spotify loue le sien. Dire que « Stranger Things » a été refusé par 15 chaînes avant d’être acheté par Netflix…

    • Vite-vite de même, mon idée de 21h39 pourrait même être applicable pour le marché du Québec. C’est un marché captif où les gens sont prêts à payer (potentiellement) plus cher pour avoir du contenu franco-keb.

      Ceci dit, ça impliquerait forcément un modèle du genre CO-OP, avec tous les problèmes que ça peut générer, ou un gros joueur qui investirait massivement des fonds pour mettre sous contrat une cinquantaine d’artistes, au bas mot, juste pour démarrer.

      Et, on jase pour jaser, j’imagine que le modèle ”bonus à la signature + %$ des streams” pourrait être applicable et équitable.

      Par exemple, on verse un 20k ou un 50k (whatever) pour produire l’album (ou le lot de tounes, vue que le concept d’album est un peu remis en question de nos jours) et ensuite on verse un montant X par min./hr. d’écoute.
      En contrepartie, aucune diffusion à la radio, ni sur iTunes, ni sur Spotify, etc…

      Tu veux écouter Untel Tremblay? Tu dois t’abonner. Comme Netflix.

      L’ennui, et c’est le problème de la musique V.S. série télé/film, c’est que produire un album coûte moins cher qu’un film mais coûte des sous quand même. Si le bare minimum acceptable pour une production quasi-sous-sol-quality, c’est de disons 20k, il n’est pas garanti que ça génère pour une valeur réelle de 20,000 piasses en terme d’écoutes. Pis là on parle de 20k, ce qui est probablement une insulte pour la plupart des artistes, même ceux habitués à une diffusion limitée.

      Ceci dit, DÉJÀ, on est sur une piste pour la simple et bonne raison que la valeur du produit/service (musique) est augmentée par exclusivité. C’est, à mon avis, une manière plus efficace de ”forcer” les gens que via des contraintes gouvernementales… qu’il vaut mieux, franchement, ne pas attendre…

    • En passant, pour les rares ici que ça peut intéresser, je surveille l’action en bourse de Netflix depuis un moment et, en ce vendredi de la st-patrick 2017, la capitalisation totale (la valeur de la compagnie selon le marché) est de 62 milliards et demi. USD bien sûr.

      Et les investisseurs, complètement cinglés if you ask me, acceptent ce prix là malgré un PER de -tenez vous bien- 337.

      Ce qui veut dire, en gros, qu’il faudrait 337 ans pour payer le prix demandé avec les bénéfices engendrés actuellement… Talk about some crazy sh…

      Pour imager ça un brin, c’est comme payer 17 millions pour un dépanneur de quartier qui génère seulement 50,000 piasses par année, de benef…

      Mais bon, ça d’l'air que le marché considère Netflix comme le premier dépanneur de la chaine Couche-Tard ;-)

    • Beijing, c’est bien Lachine, non? Si vous empruntez la 13, méfiez-vous des tempêtes de neige! Oui, bon, enfin, bref.

    • oui, c’est Lachine et juste un arrêt avant le resto Thaï

    • @Luc
      de mon point de vue Netflix a encore des croûtes à manger quant à la qualité de ses ”Originals”. Ça progresse mais ce n’est pas du niveau de HBO, voire même de AMC.

      Je pense que le meilleur/plus populaire se résume à:

      - House of Cards
      - Orange is the new black
      - Strangers things
      - The OA
      - Marco polo
      - Narcos

      … mais rien là dedans qui tape le coup de circuit. Aucun du calibre de Breaking Bad, de Games of throne, de Mad Men ou voire même de Walking Dead ou de sitcoms tel que Two & half mens, Dr. House, etc…

      Je viens de me taper l’incroyable Westworld de HBO… et c’est dans une classe à part.

    • … Un éventuel ”Netflix-like-music” aurait sûrement le même problème: du contenu musical honnête mais pas le meilleur.

    • Le marché se dirige vers des choses comme ça:

      http://www.lapresse.ca/techno/internet/201703/17/01-5079589-spotify-sur-le-point-de-restreindre-son-service-gratuit.php

      C’est drôle un peu parce que le marché de la musique semble toujours un peu derrière celui des films/tv shows.. quid?

      ”proche d’un accord avec les majors du disque qui consisterait à restreindre l’accès aux nouveautés ”

      Doh.
      L’évidence même, non? Tu veux voir le film à sa sortie ? 20 balles de cinoche + overpriced popcorn graisseux. Tu peux attendre 4 mois? iTunes ou Blue-ray. Tu peux attendre Un an et quart? Netflix, etc… Tu peux attendre 8 ans? à tivi avec des annonces.

    • Je suis d’accord, Stranger Things est un sympathique succès passager (pour l’instant), et rien n’accote GoT et ainsi de suite.

      Pour WestWorld, j’avais écrit ceci dans le blogue de Siroka, où je n’interviens à peu près jamais, en décembre dernier : « Et Westworld, malgré quelques éléments agaçants, c’est de la SF lyrique de haut niveau ». C’est parfois fabuleux, en fait, surtout lorsque Dolores soliloque en mode impro poétique sur sa condition de robote.

    • Dans un monde équitable, le streaming gratuit devrait consister du catalogue complet de Michel Louvain, une grosse bunch de rock progressif, du metal des années 80-90, des tounes de noël, beaucoup beaucoup de disco, tout ce que Justin Bieber sort au fur et à mesure pis un gros piton ”upgrade my account” qui bloque tout ça moyennant 2.99$ par semaine.

      J’arrête pas d’avoir des idées de business, à mon avis c’était une très mauvaise idée la cannelle sur le machiatto.

    • Et le piano mécanique qui exécute des tounes de Radiohead au saloon pendant que Thandie Newton fait des plans en buvant du whisky, ça vaut pas mal d’actions de Delos.

    • ouaip, le piano mécanique qui joue des tounes ‘du futur’ c’est assez juteux comme clin d’oeil. Bien souligné, Luc.

      Black hole sun de Soundgarden m’a carrément fait lâcher un ”WTF??”

    • Ah, le thai! Et ses rouleaux! Avec un peu de chance vous arriverez peut-être à temps pour ses rouleaux du printemps… Plus feuilletés que sucrés, dit-on.

      Oui. La cannelle a de ces effets secondaires, je confirme.

    • Et Dolores qui se dit : « Ah, si je pouvais m’affranchir de cet esclavage d’androïde à la con, condamnée que je suis de jouer le même foutu scénario dix fois par jour, je pourrais alors participer à un blogue de musique où, j’en suis persuadée, les discussions ne finissent jamais par prendre la même tournure. »

    • atchoum :

      Ici, les rouleaux du printemps, ce sont ceux de Padovani Asphalte, entreprise qui fait du bouchage de nids de poules à obsolescence programmée et qui, malgré plusieurs condamnations au criminel pour fraude et abus de fraude, continue de remporter des appels d’offres à la chaîne, sans même faire de soumissions.

    • *condamnée que je suis à

    • Tu diras à Dolores de se calmer les transistors parce que sinon il me reste de la cannelle.

    • Le bouchage de nid-de-poule se fera très bientôt à l’aide de CD concassés mélangé avec de l’epoxy. Il va donc y avoir du patchage plus rock-n-roll pour le 375e de Montréal.

    • Les gars, vos propos sont de plus en plus insanes. Il y a des enfants qui pourraient vous lire, pensez-y.

    • Tu as tout à fait raison, ghost. J’attribue sans hésiter cette ambiance délétère aux interventions de jon8. Bon, mon analyse demeure empirique pour l’instant, les comptes rendus scientifiques fouillés viendront plus tard.

    • Je suis d’accord: blame it on Jon8.

    • Personne ici ne semble mentionner quelque chose d’assez important: les derniers chiffres de la RIAA.

      http://www.riaa.com/wp-content/uploads/2016/09/RIAA_Midyear_2016Final.pdf

      Le vinyle LP/EP est en recul de -9.1% pour H1 2016 comparé à H1 2015… Oups. Tout indique que le peak a été atteint en 2015 pour la galette noire.

      Encore plus drôle dans un billet où on semble déjà magasiner la pierre tombale du CD: celui-ci est encore à près de 39 millions d’unités vendus, contre 8.4 millions de vinyles. On a même pas encore atteint la fameuse ”zone de croisement” et, visiblement, on ne l’atteindra probablement jamais.

      Autre stats intéressante: le nombre de ventes d’album intégral en téléchargement est de seulement 48.2M, et à peine plus que le CD en valeur (500M $ v.s. 444M $)

    • Jon8, l’industrie a tué le vinyle vers 89, en rappelant les vinyles, tout simplement parce que Sony a réalisé que le CD coûtait 50 cents à produire et qu’on pouvait le vendre au même prix que le vinyle (15$). Bref, le profit allait avant au disquaire et tout d’un coup le plus gros des profits allaient aux compagnies de disques. Le CD n’a pas été tué parce c’est une entrée d’argent plus ou moins stable dans le tout gratuit du web. Il va donc disparaître très lentement, alors qu’il serait encore populaire si on l’achetait à son vrai prix (3$). Le vinyle est beaucoup trop dispendieux, les gens par snobisme paye 30-50$ pour un vinyle produit à partir de la numérisation d’un CD en 89 (comme Le Dôme de Jean Leloup, une vraie arnaque) qu’il écoute sur un mauvais système de son (je te suis là-dessus). C’est un produit de luxe. Moi-même je n’ai acheté pratiquement que des vieux vinyles à 2-10$ pendant de années et quelques nouveautés triés sur le volet, mais la popularité du vinyle fait en sorte que même les vieux vinyles coûtent de plus en plus chers, alors qu’on pouvait les acheter chez Emmaüs pour 1$ il y a pas si longtemps.

      Le vinyle demeurera stable quand les gens vont arrêter de payer une fortune pour un 180 grammes mal gravé à partir d’une numérisation numérique, mais soyons sérieux: ce ne sera jamais un produit de masse (mais ce n’est pas grave).

    • La lecture que moi j’en fait c’est que le vinyle a réussi à surfer sur une belle petite vague de nostalgia shooté à la sauce hipster.

      Le buzz semble ralentir et ça risque de rejoindre les chaussures Crocs et le plancher flottant simili bois de grange dans le grenier de l’homo consumerus.

    • RIAA 2014 v.s. 2015 v.s. H1 2016:

      Les stats du streaming sont aussi très intéressantes, le gros boom (+101/112%) est très récent, c’est 2016 en fait.
      En 2015, le ”paid subscription” a un +40/52% d’augmentation comparativement à 2014.

      Sachant que plus ça avance, plus c’est difficile de grignotter du marché , la performance récente de H1 2016 est vraiment fascinante. J’ai hâte de voir l’année complète.

      Aussi, pour cette première partie de 2016, les inscriptions payantes ont franchies (pour la première fois bien entendu) le cap du milliard USD.

      C’est quand même beaucoup, on s’entend là dessus… MAIS ça reste quand même très similaires aux chiffres de ventes du CD. Malgré tout.

      Bref, pour un patient aux soins palliatifs je trouve qu’il gigotte encore très fort.

    • C’est sûr, une chaussure Croc de 1998 doit valoir 1500$ au Japon en format gatefold.

    • …et le téléchargement dit ”permanent” est vraiment en chute libre. C’est vraiment ça qui me donne le plus un coup de vieux.

    • Ceci dit, il me semble que technologiquement parlant ça devrait se stabiliser après tout ça. Je ne vois pas vraiment de gros breakthrough possible après le streaming ou variante sur le thème ?

      Je pense que le paradigm shifting est consommé.

    • Je viens de faire une petite recherche sur Google Trends (toujours très utile) concernant le vinyle et dans le monde (contrairement à la très USA RIAA) on semble avoir pogné un gros peak dans la période de noël 2015 jusqu’en hiver 2016 pour ensuite chuter drastiquement.

      D’ailleurs, Trends démontre qu’en terme ’shopping’ le vinyle a eu ses grosses pointes dans les 3 derniers noël. C’est donc clairement un produit ‘cadeau’ plus qu’un support musical populaire… Ce qui intuitivement tombe sous le sens, bien sûr.

      À mon avis, le nombre d’heures-d’écoute total vinyle V.S. les heures produites via CD sont minimes. C’est même à se demander le nombre de vinyles en circulation dans des maisons… sans table tournante.

    • autre chose, c’est pas en amérique que l’intérêt est le plus grand pour le vinyle, semble-t-il, c’est au Royaume-Uni (UK)

      Et finalement, concernant la table tournante (turntable) c’est le calme plat au niveau du degré d’intérêt depuis… L’été 2012.

      L’essentiel du buzz semble être concentré entre noël 2009 et noël 2011.

    • Personne ne dit que le vinyle va devenir hégémonique. Mais forcément, quand tu payes 15$ pour un CD qui ne vaut rien à produire et ne vaut rien, dès l’achat, à la revente, ce qui n’est pas le cas du vinyle, c’est que tu l’achètes encore par habitude contractée et impossibilité de faire autrement car analphabétisme informatique. Donc, le CD va fader peu à peu et le vinyle va demeurer stable; et un jour les gens qui consomment des CDs vont mourir et le vinyle va rester. Ça n’existera jamais des amateurs de CDs, sinon par second degré.

    • En Europe, les compagnies de disque n’ont pas essayé de tuer le vinyle. Il est demeuré assez populaire. La mort du vinyle, au tournant des années 90, est un phénomène américain.

    • @12h17

      Euh…?

      J’ai déjà revendu plusieurs CD, dont un à 120$…

      De plus, si on parle de revente, tu sais combien ça coûte expédier un vinyle hors-Canada par Poste Canada, v.s. un CD ?

      Bon, voilà. Pour le facteur revente & liquidité on repassera. À moins que tu parles de ta tournée chez les disquaires du Plateau pour leur vendre du stock pour une poignée de change? lol

    • Wow ghost, sérieux ton 12h17 est golden. C’est dogmatique ton affaire, dude.

    • J’étais dans un café, on écoutait de la miouse en streaming et ça sonnait incroyablement de la marde, pixelisé à mort, pas de spatialisation, les détails orchestraux qui se perdaient. Si j’avais apporté mon système de son, qui n’est pas top notch loin s’en faut, les petits amis du café auraient eu l’impression d’entendre l’équivalent de l’apparition de la Vierge.

      On me dira qu’ils écoutaient la musique dans de mauvaise condition, mauvais mathos, etc. Ça me fait quand même rire qu’on me dise que le numérique a dépassé le vinyle (encore à prouver, mais fort possible), alors que 99% des gens écoutent du numérique dans des conditions épouvantables, bien pire que mes vinyles.

      The medium is the message, disait l’autre. Je crois que le numérique induit des habitudes d’écoute médiocres. Et que les gens (Alain, Jon8…) qui écoutent du numérique sur du bon matériel ont en fait la nostalgie du vinyle. Ils reproduisent une expérience du passé (le hi-fi, la contemplation esthétique avec un bon scotch) sur un médium nouveau qui n’est pas fait pour cela. Les kids en ont rien à foutre de bien écouter des chansons jetables, pour eux c’est de la tapisserie sonore pour rester hyper-actif et contrer l’ennui.

    • Bon, mes longs textes passent plus la pré-censure, je me casse.

    • Le buzz “hipster” sur les vinyles dûre depuis quoi, 5-7 ans? Une période de rééditions inutiles, de disques en 8 couleurs, pressings en 220 grammes double gatefold, de line up le jour du Record Store Day et de prix trop élévés tant pour les nouveautés que pour les rééditions. Inévitablement, ça va tomber tout ça.

      Cependant, dans les 30 années qui sépare la mort annoncée du vinyle et ce buzz, le vinyle n’a jamais disparu et n’a jamais été en danger. Il s’est maintenu car un tas des labels ont continué à les presser, un tas de boutiques ont continué à les vendre, un tas de personnes étaient intéressés à les acheter et des compagnie ont continuer à fabriquer des tables tournantes. Les 78 tours et les rouleaux de cire n’ont jamais eu droit à tant d’égard une fois d’autre technologies arrivées. Et je ne parle pas des DJ… ça reviendra vers ça, mais ça ne va pas mourir. Il n’y a absolument rien de mal à ce que ça ne soit pas un produit de masse et que ce ne soit pas à la fine pointe du développement technologique. C’est une histoire très très différente de celle du shellac et des rouleaux de cire. Bien entendu, ça disparaitra un jour, mais Spotify, le streaming et tout ce qui est perçu comme les tendances des 10 prochaines années disparaitra aussi. Gageons même que le vinyle durera plus longtemps que Spotify ou Tidal. C’est un médium qui a su se placer à l’abri des tempête technologiques et économiques. Il est en dehors des grands enjeux conjoncturaux et c’est ce qui lui permet en quelque sorte de perdurer. On peut dire que c’est par idéalisme et par romantisme, mais ces traits traversent mieux l’histoire que les technologies. Tu es mieux d’avoir ça de ton bord si tu veux durer.

      Pour le reste, le débat de la superiorité de l’un sur l’autre, je trouve pas ça super palpitant et révélateur. C’est pas une game de hockey.

    • Amen.

    • La nostalgie pour la nostalgie, ça n’existe pas. Si le gens font encore du cheval, alors que l’auto est infiniment plus pratique, c’est qu’il retrouve une expérience dans le cheval qu’il ne retrouve pas ailleurs.

    • Alain Brunet l’avait bien dit, en 2003 !! : “Le Disque ne tourne pas rond” :-)
      (Éditions Coronet)

    • Le vinyle a formé l’oreille de plusieurs générations de mélomanes avec un son chaud, légèrement compressé, crépitant et riche en médium/basses. L’effet wow & flutter ajoute au plaisir avec un subtil déphasage de fréquence. Il semble également avoir une durée de vie plus longue que le CD. Le vinyle semble avoir été fait sur mesure pour des styles musicaux comme le rock, le blues, le pop et le techno. Mais de prétendre qu’il sonne ‘mieux’ que le cd est un abus de subjectivité. Le CD et les fichiers en haute résolution sont mieux adaptées aux styles musicaux réclamant une forte dynamique et de très basses fréquences (classique, électroacoustique…).

    • Dieu me préserve d’écouter de l’électroacoustique… ;-)

    • http://wiki.hydrogenaud.io/index.php?title=Myths_(Vinyl)

    • Vraiment dommage… le son des cd et des vinyles est tellement meilleur que celui des fichiers téléchargés à partir de iTunes ou autres distributeurs numériques. Qui plus est, ces dits fichiers ne nous appartiennent pas. Ils restent la propriété de Apple. C’est drôle, c’est comme si le son compressé était devenu la norme. On se fout de la qualité sonore. On ne vit que pour l’instantanéité et l’éphémère.

    • Prise deux – Vraiment dommage… le son des cd et des vinyles est tellement meilleur que celui des fichiers téléchargés à partir de iTunes ou autres distributeurs numériques. Qui plus est, ces dits fichiers ne nous appartiennent pas. Ils restent la propriété de Apple. C’est drôle, c’est comme si le son compressé était devenu la norme. On se fout de la qualité sonore. On ne vit que pour l’instantanéité et l’éphémère. Et les gens veulent tout gratuitement. Les artistes ne vivent pas d’air pur et d’eau fraîche. Ils ont besoin qu’on les encouragent en allant voir leurs spectacles et en achetant leur musique. La musique en continu (le streaming) est en train de faire mourir l’industrie de la musique. Alain brunet ne semble pas être conscient de cette triste réalité ou à tout le moins, ne l’évoque à peine.

    • Je me trompe peut-être mais j’ai l’impression que la plupart des gens ne voient plus la musique comme un enrichissement (avec l’effort de la découverte) mais plutôt comme une sorte de trame sonore ‘non-stop’ de sa propre vie. Peu importe ce qui joue, tant que ça cadre avec son humeur du moment.

    • “ne semble pas être conscient de cette triste réalité ou à tout le moins, ne l’évoque à peine.”

      Je défend rarement le billettiste, mais à sa décharge il en a souvent parlé et pour prendre partie pour les artistes.

    • Jon8, tu n’as pas encore compris c’était quoi une source scientifique, à ce que je vois.

      Moi aussi je peux trouver rapido des sources aussi “crédibles” qui disent le contraire:

      http://www.makeuseof.com/tag/reasons-why-vinyl-better-digital/
      http://www.oregonlive.com/music/index.ssf/2014/11/does_vinyl_really_sound_better.html
      https://bluechat.io/list/top-ten-reasons-why-vinyl-is-better-than-digital
      http://www.audioholics.com/editorials/analog-vinyl-vs-digital-audio
      http://www.audioholics.com/editorials/analog-vinyl-vs-digital-audio

      Etc, etc. Je pourrais en rajouter 50. Mais elles ne sont pas plus crédibles que les tiennes.

    • Fuck, Chuck Berry, quand même! 2017 va nous refaire le coup de 2016.

      Un immense parolier, on ne le dit jamais assez. Les tables de la loi du rock.

    • On a prédit plein de choses…

    • An ICM poll, shared with the BBC, says 48% of people who bought vinyl last month have yet to play the record. Some 7% of those surveyed said they didn’t even own a turntable, while a further 41% said they have one but don’t use it.

      http://www.whathifi.com/news/48-people-who-buy-vinyl-dont-listen-to-records

      LOL

    • Vaut mieux en rire? ”An ICM poll, shared with the BBC, says 48% of people who bought vinyl last month have yet to play the record. Some 7% of those surveyed said they didn’t even own a turntable, while a further 41% said they have one but don’t use it.”

    • 1, 2 testing

    • sivouplait, ghost, ne vient pas me parler de pertinence scientifique… Déjà que ton manque de contre-argumentaire n’a d’égal que ta propension à garocher du sophisme de niveau 1… Non, sérieux dude.

    • Je pense que les artissses manquent d’ambition. Ils vont à des ateliers donnés par Gilles Vigneault à St-Placide. Placide, même en odeur de sainteté, vous trouvez ça ambitieux comme nom, vous? Le festival de Petite vallée… Petite… Think big, s’tie! Pas d’ambition, y a pas money fait que pas de Candy!!!

      Je pense vraiment que si les Padovani montraient aux artissses qu’est-ce que c’est que c’est de faire de l’argent, big money, here, big money! les artissses comprendraient assez vite thank you que quand t’investis 20 000$ comme dans enregistrer un disssse, tu te contentes pas de recevoir 17 centième d’une cenne quand que ta toune joue! Les Padovani, c’est la bizness, dude, la vra de vra vie. Fait que les artissses, arrêtez de vous plaindre pis allez voir le vrai monde pour apprendre les vraies affaires marchent. Payant, payant!!!

    • Ouais, facile, jon9. Je n’ai pas de contre-argument parce que tu n’as pas d’argument. Tu sors des faits pseudo-scientifique de mononcle de Laval qui ne connaît rien à la science au-delà de deux trois woo-woo bien jargoneux. Je me répète: montre-moi une études scien-ti-fi-que et je vais la lire attentivement. Pas un wikipedia: je peux te dire que le wikipedia sur ma spécialité est tellement faux qu’il en est presque ésotérique. Criss, pas compliqué: un article dans une revue scientifique. Si c’est convaincant, je te donne le point. Mais pas des trucs bagossés dans un sous-sol à Laval-des-rapides qui n’impressionnent que les gogos. Il n’y a strictement rien que tu dis qui a l’air d’un discours scientifique. Tu as un petit talent de vendeur, ça oui. Mais je suis pas un esquimau et j’ai pas besoin de frigo.

    • La preuve que tu dis n’importe quoi: selon son éminence l’humain est sourd et ne peux faire de différence entre un bon et un mauvais son, d’une part, mais il est tellement évident que le numérique est meilleur que l’analogique, d’autre part. Euh, petite contradiction…

    • Voir pages 9 et 10:
      http://cec.sonus.ca/pdf/La_pratique_du_Mastering.pdf

    • Le Jon8 aux soins palliatifs…

    • @ alainbrunet
      “Je n’ai personnellement jamais lu un texte ou un ouvrage scientifique qui fait la démonstration de la supériorité de la reproduction analogique du son. Et… non, ces liens ne sont pas des publireportages publicitaires comme vous le laissez entendre. je ne prétends pas qu’il sont des études scientifiques pour autant, mais ce n’est quand même pas de la pacotille…”

      Je sais que le légendaire (et regretté) ingénieur Rudy Van Gelder, celui à qui nous devons le son Blue Note, affirmait que le numérique dépassait en tous points l’analogique en terme de qualité. Il ne regrettait absolument pas la disparition du vinyle au profit du CD.

      En ce qui me concerne, le CD demeure mon support préféré, et de loin. Je ne m’ennuie pas du tout des bruits de fond et des mauvais pressages que l’industrie de la musique nous a imposés dans le passé et qui m’obligeaient à retourner échanger mon exemplaire défectueux chez le disquaire. (Je me souviens avoir passé QUATRE exemplaires d’Outlandos d’Amour des Police en 1981 avant de tomber sur une copie qui ne sautait pas.)

      Maintenant, quand on va “Aux 33 tours” sur Mont-Royal, on trouve des vinyles neufs de “Giants Steps” ou “Miles Ahead” à 35-40$ plus taxes. Du vol pur et simple, selon moi.

    • Bon matin, ghost. J’espère que tu as eu l’occasion de reprendre (un peu) tes esprits.
      Écoute, je vais faire un deal avec toi, puisque je sais que tu adores batifoler avec moi dans le carré de sable virtuel: je vais tenter de te répondre bullet-points style lorsque je vais avoir un trou dans mon horaire. Deux ou trois bons coups de petite pelle en plastique sur ta tête garanti, ce qui devrait te plaire beaucoup.

      En échange, tu répliques à mon 17h02 en formulant une réponse sérieuse, sans tes petites pirouettes habituelles… Sounds good for ya ?

    • @squire

      En effet c’est assez dispendieux. D’un autre côté, mon disquaire m’expliquait que, contrairement aux CDs, les distributeurs n’acceptaient pas souvent les retours de vinyles. De plus, les coûts en transport sont plus élevés, de même que pour l’entreposage, espace/meuble de vente au détail, etc…

      À mon avis, les marges en % sont probablement équivalentes CD/Vinyle. De plus, si le volume de vente n’est pas au rendez-vous et que le vinyle est à classer ”produit de niche”, alors une marge plus élevée est tout à fait justifiable, voire même nécessaire pour assurer la survie du marché.

    • Une fois par année, on va au chalet d’une amie de ma blonde. Son chum, audiophile et ancien vendeur dans un magasin d’audio, insiste souvent pour qu’on compare la qualité sonore de la table tournante et du lecteur cd. Ce qui me frappe à chaque fois, c’est que le cd sonne… mieux! Si le vinyle est généralement plus smooth, le spectre des fréquences est moins large et plus fermé.
      Et à chaque fois, mon hôte d’insiste sur le “fait” que le vinyle rend mieux l’émotion…

    • Mon copié-collé de l’article en anglais ne passe pas, mais selon un sondage commandé par la BBC il semble que 48% des gens achètent des vinyles… sans jamais les écouter (!).

      Possiblement encore pire: 7% ne possède même pas de table tournante pour écouter les dits vinyles (!!).

      Mais, à bien y penser, c’est sûrement pire de posséder une table et des vinyles sans l’utiliser… Et par ”pire”, j’entend ”révélateur”.

      ;-)

    • @be-bop-a-lula

      Non svp ne dites pas ça, vous allez faire de la peine à unholy_ghost, déjà qu’il est de mauvais poil ce week-end.. ;-p

    • ”Une fois par année, on va au chalet d’une amie de ma blonde. Son chum, audiophile et ancien vendeur dans un magasin d’audio”

      Toutes mes sympathies. Par chance ce n’est qu’une fois par année? Je pense que j’irais souvent faire de longues marches en forêt…

    • “il est de mauvais poil ce week-end”

      Bon, tu me suppliais pour du jeu rude et maintenant tu fais ta chochotte? Bon, je vais te laisser panser tes plaies et te reviens pour de nouvelles aventures. Moi aussi j’ai du travail, mais après cela je vais te la jouer bien moyen-âgeuse.

      PS: Je relisais hier un vieux billet de 2009 sur les disques des zerothies et ça m’a fait réaliser que ça fait presque dix ans qu’on se connaît toute la gang du blogue. Ça m’a rendu nostalgique et mélancolique pour le coup.

    • Voilà, comme prévu encore de la diversion et des pirouettes. Tu peux bien la jouer moyen-âgeuse ou pré-sumérienne si ça te chante mais réplique à mon 17h02 si tu veux garder un semblant de crédibilité.

    • Petit lien :
      https://www.youtube.com/watch?v=EAmR2sKeWLA

    • J’ai acheté 7 CD cette semaine, suis-je normal doc ? J’ai l’impression de faire une sortie du placard !

    • Un article qui vient de sortir sur Arp discute de l’enjeu véritable de la problématique de la qualité audio aujourd’hui:

      http://arpjournal.com/hyper-compression-in-music-production-agency-structure-and-the-myth-that-louder-is-better/

      Mais il y a surement des articles à cet endroit ou autres journaux comme AES qui ont discuté du sujet qui préoccuppe Jon8 et Unholy. Là je trouve juste çà:

      http://eprints.hud.ac.uk/27345/1/UnwinsAnalogue.pdf

      Il y en a surement plusieurs autres. Celui-là hélas c’est DVD VS SACD, mais je le met pour démontrer qu’un thème semble récurrent dans ce genre d’article, qui est la discrimination perceptuelle:

      https://web.archive.org/web/20070927200955/http://www.hfm-detmold.de/eti/projekte/diplomarbeiten/dsdvspcm/aes_paper_6086.pdf

      http://www.aes.org/journal/

      Pour revenir au sujet de l’information, je ne trouve pas du tout qu’il manque de lieux pour guider et diriger vers la “bonne musique”. Il faut pas faire grand effort pour penser cela. Déjè ce blogue et les discussions, croyez-moi c’est déjà bien mieux qu’un seul vendeur de chez Archambault d’il y a 10 ans.

      Parcontre là ou l’information est en défaut à l’ère digitale, c’est que çà me surprend à quel point c’est encore une rareté qu’un artiste offre un document PDF pour accompagner un album digital. La distribution musicale ne semble pas encore prêt à vraiment assimiler l’ère virtuelle. On est loin de la promesse de l’album virtuel multimédia à la Bjork ou encore Peter Gabriel il y a 25 ans (!). D’un côté çà dépoussière l’idée qu’un enregistrement sonore doive être accompagné d’un support visuel, mais qu’en est-il des crédits? Le système de Metadata est souvent insuffisant, les musiciens par example n’y sont pas mentionné la plupart du temps. La copie physique (ou la transcription d’un mélomane dévoué sur Discogs de cette copie physique) demeure encore souvent essentielle pour obtenir une information plus approfondie.

      Bref, la révolution digitale selon moi c’est même pas vraiment entamé. Plusieurs artistes conçoivent encore la version digitale d’un album comme un promo pour une version physique ou un concert, ou la version cheap “carte de physique” pour le néophyte. Çà ne me semble pas encore perçu comme un médium sérieu, plutôt comme un truc jetable après usage, comme le streaming d’ailleurs.

      J’ai déjà dit sur le sujet du streaming que ce qui me dérange est plutôt la centralisation de la culture sur des compagnies privées comme Apple ou Spotify. Ma solution c’est la vente de l’album digital standard à 3 dollars au moins, mais on dirait que les artistes ne sont pas prêt à concevoir qu’un album digital puisse ne valoir que 3 dollars ou moins. Mais pourtant, c’est que tous les coûts de la production physique et des passeurs/distributeurs sont pratiquement évacuée de nos jours. Ok, tu veux passer de royalties de 10% à 8 dollars de profit sur une version digitale vendu à 10. Je vois.

      Pour le voyage d’Alain je suggère Suthep Daoduangmai Band, la ressortie d’un album de pop thai originellement de 1984. C’est sur EM Records, un label chouchou pour moi depuis un bout (j’avais déjà parlé de la compilation de singles de Pharin Phonphibun l’an passé, et de l’artiste bien plus contemporain Ypy):

      https://soundcloud.com/meditations/suthep-daoduangmai-band-come-my-brother-lets-go-to-the-city-excerpts

      Pour les tests d’électroacoustique sur vinyle de Unholy, je suggère Valerio Tricoli – Clonic Earth, un des enregistremnents incontournable du genre en 2016:

      Veuillez comparer la version LP de cet album lorsque vous le recevrez avec cette version Youtube à 256kbps. Nous attendons une analyse détaillée de vos expériences:

      https://www.youtube.com/watch?v=yOM_sscPRr8

    • Jon8, j’ai déjà répondu à ton 17h02. Faut que je répète?

    • @ jon8

      Merci pour les infos. En effet, cela explique le prix élevé des vinyles. (Encore que… “Aux 33 tours” a la réputation de vendre un peu cher.)

      Cela dit, le prix très élevé des vinyles risque, à long terme, de freiner l’engouement autour de ce produit.

    • @ be-bop-a-lula

      “Ce qui me frappe à chaque fois, c’est que le cd sonne… mieux!”

      Je fais à peu près le même constat que vous. Dans le cas des albums enregistrés depuis les années 90, c’est l’évidence même, car ils ont été produits pour le CD. Le gros défaut des remasters actuels, c’est qu’ils sont faits pour le format MP3, donc on égalise tout et on réduit l’amplitude dynamique. Les remasters des vieux disques de Genesis faits en 2006 en témoignent: on a remonté le volume de certains instruments qui étaient beaucoup plus discrets dans les anciennes versions, si bien que tous les instruments sont un peu au même niveau sonore.

    • Une chanson thai qu’une partie des participants ici reconnaitra, Klua Duang chanté par Phloen Phromdaen:

      https://www.youtube.com/watch?v=u-tqI0D1CAU

    • C’est fou que Chuck Berry meurt et que ça n’intéresse pratiquement personne ici. Le gars a carrément inventé ce que c’est qu’être rock. C’est pas ce connard de Bill Haley ou je ne sais qui qui a fondé cette attitude. Tout ce qui est arrivé de cool dans les sixties est sorti de sa cuisse gauche.

    • Chuck Berry a apporté la bonne parole aux WASP, mais lui aussi provenait d’une longue tradition.

      Faut écouter les solos de T-Bone Walker pour se rendre compte de l’influence immense qu’il a eu sur les plus jeunes. Un “guitar hero” avant l’invention du terme. L’un des guitaristes les plus inventifs du XXe s.

      Faut aussi (re)découvrir l’unique Sister Rosetta Tharpe : son jeu à la guitare, la puissance sa voix, elle faisait du rock n’ roll quand les artisans de la British invasion étaient encore en train de téter le téton de leur maman.

      Chuck Berry a eu le génie de capitaliser sur le meilleur de ce savoir-faire en créant des vers d’oreilles.

      Les décideurs de Chess ont vraiment eu du flair. Oh Maybelline why can’t you be true!

    • @Tous

      À la question:

      ”EST-CE QUE LA QUALITÉ DE SON DU VINYLE EST SUPÉRIEURE À CELLE DU CD OU AUTRES FORMATS NUMÉRIQUES​?”

      Je réponds: ”NON.”

      Réponse lapidaire motivée par le raisonnement (scientifique) suivant:

      1. Toute forme de test ou d’évaluation de type *subjectif* n’a aucun poids ni valeur scientifique dans le cas qui nous occupe. L’hypothétique supériorité n’existe que s’il y a une démonstration OBJECTIVE.

      2. Avant d’affirmer que A est meilleur que B, il faut savoir démontrer que A est identifiable de B. D’où l’utilité de procéder par test à l’aveugle d’identification (avant n’importe quel test d’appréciation, qui, par ailleurs, n’a de valeur que d’un point de vue statistique).

      3. Il est connu que l’enregistrement/mastering peut différer selon une sortie vinyle et une sortie CD (numérique). Pour éviter de tomber dans la proverbiale comparaison de l’orange et de la pomme, il est impératif que seul le medium soit comparé, et non pas le contenu audio, qui doit rester parfaitement identique à la base dans les deux cas.

      HYPOTHÈSE: Basée sur les faits mentionnés ci-haut, qu’il serait difficile voire impossible à contester, l’hypothèse est qu’une audiocopie en format numérique d’une source analogique serait impossible à identifier de sa version originale avec de l’équipement standard utilisé en 2017.

      MÉTHODOLOGIE: N’importe quelle source analogique, comme une table tournante avec ou sans preamp intégré ainsi que n’importe quel disque vinyle servirait de base comparative et d’original pour l’audiocopie. À la sortie du pré-amplificateur de la dite source analogue, un convertisseur A/D capte la ”performance” analogue puis un fichier numérique est créé. Ensuite, lors d’un subséquent ”playback”, le fichier numérique est reconverti via un D/A pour être joué via le système de son. Le même système de son qui serait utilisé pour le playback direct de la source numérique. Le participant devra écouter, à la suite l’un et l’autre, la version analogique directement de la table tournante, puis l’audiocopie numérique. Comme le veut le format de test ABX, la troisième écoute sera soit A, soit B. Il devra, au mieux de ses capacités et dans un environnement propice à la détection, déterminer si c’est A ou B.
      Pour une question de validité statistique, on demande habituellement un minimum de 17 identifications positives sur un total de 20, pour chacun des participants. Aussi, pour des raisons évidentes, plus le nombre de participants est grand, plus les résultats sont fiables. De même pour la diversité des participants (sexe, âge, background, etc…).

      Bon, voilà pour la grosse sauce scientifique.
      Maintenant, selon mes expériences et connaissances, dans ce que l’on peut appeler un ”educated-guess”, je suis prêt à affirmer que 99% de la population -ou plus- sera absolument incapable de passer ce test d’identification, et ce même sur plusieurs échantillons musicaux ou types d’équipements différents. Donc, en environnement contrôlé, au meilleur des chances possibles, la supposée supériorité du format vinyle serait mise à mal par son clone numérique. En effet, si le numérique réussi à parfaitement copier le résultat sonore qui se rend jusqu’au oreilles de l’auditeur, la supériorité n’est pas démontrable.
      PIRE: étant donné la nature de l’analogue ainsi que celle du numérique, le numérique sera toujours avantagé dans l’absolu dû à l’impossibilité d’une perte durant un transfert (équipement à équipement, via câble, usure mécanique, etc…) démontrant du coup la stabilité dans le temps du format numérique… donc sa supériorité en tant que support.

    • Je viens d’envoyer une grosse réponse pesante sur le débat Vinyle v.s. CD, qui est resté pogné dans les limbes de wordpress. On va attendre que Alain arrive à Bangkok pour débloquer tout ça, mais d’ici là, Ghost, ne te fait pas trop d’illusion: c’est du calibre échec & mat avec extra mayonnaise. Bonne game ;-)

    • @unholy_ghost : À titre d’exemple, ce blogue-ci génère probablement 100 fois plus d’engouement quand il traite d’économie, de marché, de technologie que de musique.

    • Pour Chuck Berry:

      Écoute, le gars a eu droit à une vie bien remplie avec une mort à l’âge vénérable de 90 ans, il s’est fait pogner à mettre des caméras dans la toilette des dames de son restaurant et en réalité il doit tout à Marty Mcfly.

      R.I.P. Chucky

    • ” calibre échec & mat avec extra mayonnaise”

      Parfait, je vais y doubledipper mon céleri…

    • Pour Chuck Berry , l’article de Jim Fusilli : https://www.wsj.com/articles/chuck-berry-1926-2017-remembering-a-rock-n-roll-founding-father-1489888043

      Si l’article est pas visible, passez par son compte Twitter : https://twitter.com/wsjrock

    • scories, vous faîtes erreur. Le nombre de répliques et le nombre d’auteurs de ces répliques (pas mal toujours les mêmes, d’ailleurs, mais ce n’est pas du tout un problème) n’est aucunement proportionnel à la circulation réelle. Certains textes avec deux ou trois répliques sont aussi lus sinon plus que celui-ci… Parole de Thaïlandais. 35 degrés à l’ombre.

    • Alain, vous faites des envieux ce matin.

      En ce qui me concerne, je suis toujours un adepte du CD. Je m’en suis acheté autour d’une douzaine depuis le début de l’année. Je suis peut-être passéiste, fétichiste ou autiste, mais ça me prend un support physique et une pochette. Je ne m’imagine pas engranger de la musique dans mon ordi ou autre machin du genre.

      Le coût des vinyles ne m’encourage pas à retourner à ce médium. En plus de la trentaine-quarantaine de dollars par disque, comme j’habite loin des grands centres, je dois débourser pour les frais d’expédition. Payer un album quarante ou cinquante dollars? Non merci! Et on ne parle pas des disques doubles ou de ceux provenant de l’étranger!

      Comme Rudy Van Gelder, Manfred Eicher de ECM est un magicien du son pour qui le cd est supérieur au vinyle. Ça a pris des années avant qu’il n’accepte de presser quelques vinyles pour satisfaire à la demande. Pour lui, revenir au vinyle, c’était retourner en arrière côté qualité sonore.

    • Bogue.

      En passant, RIP Chuck Berry. Lui et Little Richard sont le pères fondateurs d’une musique qui, à sa naissance, faisait peur: le rock.

    • Je n’étais pas au courant de la mort de Chuck Berry, et je ne m’en fous pas. J’espérais me rendre à St-Louis le voir jouer car il ne jouait plus très souvent en dehors de sa ville il me semble. PIP Chuck Berry. (Party In Peace) comme je dis dans ces moments là.

      J’ai choisi ce video parce que l’intro de John Lennon est un des meilleurs hommages que Chuck Berry ait reçu, non?:
      https://www.youtube.com/watch?v=ZbGuxGGOIV0

      Le débat de la première chanson rock en est un à se tirer les cheveux. Le consensus accepte généralement Rocket 88 de 1951 par Jackie Brenston And His Delta Cats (en fait, Ike Turner et Jackie Brenston) comme la première chanson rock, mais c’est juste à cause de la distortion dans la guitare et son rythme solide, mais il y a deux problèmes qui viennent compliquer le propos:

      1) Le boogie-woogie existe depuis plus de 30 ans à ce moment là. La question de discerner le rock and roll du boogie-woogie devient pointilleuse quand vient le temps de déclarer la première chanson rock.

      2) Les termes “rock” et “rock and roll” sont standardisé dans la musique populaire depuis les débuts du blues. Alors il ne sert à rien de sauter dans les airs en découvrant le plus vieux titre de boogie-woogie possible mentionnant l’expression “woo! rock and roll!” (laissez-faire le “woo”).

      Rocket 88 (1951) par Jackie Brenston & His Delta Cats (groupe virtuel):
      https://www.youtube.com/watch?v=e0mhgyTgxtw

      Il y aussi la question souvent délicate de l’apport de la culture “blanche américaine” sur le sujet, comme par example de reconnaitre Move It On Over de Hank Williams (1947) comme un élément clé de la naissance du rock…

      https://www.youtube.com/watch?v=TTP-8VfIvn0

      …Chanson catégorisée “country blues” qui est en fait loin d’être une invention esthétiquement, car elle évidemment très influencée de la chanson blues Diddie Wa Diddie de Blind Blake:

      https://www.youtube.com/watch?v=TTP-8VfIvn0

      …Mais don’t l’air ressemble tout de même a s’y méprendre au premier véritable succès de rock and roll dans les charts américains, Rock Around The Clock de Bill Haley & His Comets (1954, mais composée en 1952):

      https://www.youtube.com/watch?v=xSzdn8ipyws

    • Bonne virée thaïlandaise, Alain. Rien de mieux qu’une bonne Sigha bien froide pour rafraichir…

    • à propos de mon 21h17: je soupconnais un peu quelque chose du genre mais pas à ce point là.

      Yay! Le vinyle relégué au rang d’accessoire de mode ou de déco…

    • ghost :

      Personne n’est indifférent à la mort de Chuck Berry ici, sauf jon8.

      Tout d’abord, je dédie l’extrait copié-collé ci-dessous d’un article de Guitar Player à Setzer,
      Boulga et Boogie, qui diront sans doute « Ben oui, on avait compris ça alors que maman nous allaitait encore » :

      « Let’s begin with one of the rollicking rhythm figures that started it all. Surely, these root-5 and root-6 moves had been documented by other artists from Arthur Crudup and Bill Dogett to Muddy Waters and T-Bone Walker long before the classic Chess recordings that put Berry on the map, but Berry brought something completely new and different to the party: Instead of punctuating every downbeat, he placed heavy accents only on the second and fourth beats of each measure in tandem with the snare drum backbeat, as shown in the Bb-based, straight-eighth I-, IV-, and V-chord figures in Ex. 1a. (Berry has always had a penchant for piano and horn keys like Bb, Eb, Ab, Db, etc.) String these together to form a basic 12-bar blues/rock-and-roll progression—Bb (4x), Eb (2x), Bb (2x),F (2x), and Eb (2x)—and then compare Berry’s subtle, yet extremely effective “got a backbeat, you can’t lose it” accents to the traditional four-on-the-floor method. Pretty cool, eh? Couple this straight-eighth guitar figure with the swing-eighth drum part illustrated in Ex. 1b, noting how the drum figure switches to straight eighth notes at the end of bar 4, and you’ve got one key to the kingdom of Berry that’ll come in mighty handy when it comes to accurately recreating the rhythm figures to such Berry classics as “Roll Over Beethoven,” “Carol,” “Little Queenie,” and, of course, “Johnny B. Goode.” Now, marry the alternate very- Berry rhythm figure shown in Ex. 1c to Ex. 1b, apply it to the IV and V chords from Ex. 1a to form a complete 12-bar progression, and you’ll be reelin’ and rockin’ in no time. »

    • Oui Chibougamau, Feu Chuck Berrry, Fats Domino et Little Richard ont plus ou moins inventé le truc. Puis sont devenus des artistes-cultes pour les monomaniaques de rock et demeurent des curiosités ethnomusologiques. Triste… mais l’histoire pourra rattraper la gaffe, on compte là-dessus. D’après ce qu’en m’en a dit, le père Chuck n’était pas particulièrement sympa mais ça s’explique. Tu inventes un truc au fond d’un bled afro-américain et les petits Blancs font ensuite cent mille fois plus de fric avec ton invention.

      Au fait, Chibougamau, je suis passé au-dessus de chez vous samedi soir. Le vol Montréal-Beijing passe par l’Arctique et non par le Pacifique. Et donc, drette au-dessus de chez vous. Je vous ai fait des bye-bye! Un vol Air China ne passe pas inaperçu, non ? ;)

    • @chibougamau

      ”Je suis peut-être passéiste, fétichiste ou autiste, mais ça me prend un support physique et une pochette. Je ne m’imagine pas engranger de la musique dans mon ordi ou autre machin du genre.”

      Je comprend moi-même l’idée de ‘toucher’ la musique de ses doigts mais il y a quand même des avantages à la dématérialisation. Comme d’ailleurs il y a des avantages indéniables au streaming (en dehors de celui d’ordre économique)…

    • Alain, combien de temps ce vol au dessus de l’arctique? Vous parlez bien du nouveau vol direct?

    • ”les monomaniaques de rock”… Miam, miam, voilà une expression adorable. J’aime!

      :-D

    • Oui, exact. Air Canada et Air China se partagent le marché. Ça prend 12 heures pile. Puis 5 autres pour le vol Beijing-Bangkok. Et je viens tout juste de finir une grosse Singha bien froide – ça boit de la grosse bière comme à Jonquière, ici.

    • 12 heures me semble encore raisonnable. Je me suis tapé un 11h déjà (Sydney-Tokyo) et j’en garde un souvenir pas trop désagréable.. Ceci dit, aucune chance que je m’enfile illico un autre vol comme vous l’avez fait.
      Mais, oui, vous faites des envieux. J’ai hâte de retourner en Asie (Corée du sud, re-Japon et Vietnam pour ma part).

      Musicalement, vous allez tenter de dénicher quelque chose ou ce sera vacances-vacances ?

    • Parlant de Jonquière et d’Asie, là, là, chais pas si z’aurez une chance d’assister à un show du Quebec redneck bluegrass project?

      Les gars du band proviennent du pays des bleuets, mais le groupe s’est formé un peu par hasard dans l’empire du milieu. Depuis, ils rayonnent en Asie et sur les routes du Qc!

      C’est drôle, j’associe davantage la Thaïlande aux éléphants qu’à la musique. Pourtant, je n’ai pas plus d’éléphant à la maison que de musique thaïlandaise. C’est bien pour dire.

    • @alain

      Cette impression que le ciel me faisait des clins d’oeil… C’était donc vous. Ça fait chaud au coeur!

      Autrement, avec le décès de Chuck Berry, je ne comprends pas qu’on nous ressorte la scène de Back to the Future où Marty “invente” le rock n’roll. Certains y voient un hommage mais en fait, c’est carrément insultant! C’est comme si les gens qui ont fait le film nous disaient: ben finalement, le rock n’roll, c’est bel et bien un Blanc qui l’a créé.

    • @jon8

      La dématérialisation a sûrement ses bon côtés et je peux les voir: ils en prennent de la place mes cédés! Je ne peux quand même me résoudre…

    • Si mes souvenirs sont bons, l’expression rock n roll a été utilisée pour faire la promotion de la musique blanche, le rythm n blues étant la musique des Noirs. C’est le dj Alan Freed qui aurait recyclé une vieille expression pour lui donner un nouveau sens.

      Comme le funk plus tard, le jazz avant, le rock n roll, en argot, pouvait signifier, notamment, faire l’amour, selon wiki.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Alan_Freed

      https://en.wikipedia.org/wiki/Alan_Freed (en anglais, plus riche)

    • Pour ce qui est de l’histoire de Charles Berry, je résume succinctement le résumé qu’Alain a fait plus haut : amertume justifiée. En n’ajoutant que huit autres mots : maître suprême de la prosodie rock, entre autres. Je l’ai vu une fois, le Chuck, en juin 1998, intersection Maisonneuve et Berri, me semble, à l’occasion de ce qui s’est appelé, pendant une couple d’années, le RockFest Molson Dry, qui avait lieu pendant la fin de semaine du Grand Prix. Ses accompagnateurs recrutés sur place étaient des membres de la gang à Jean Millaire, me semble encore. Ça s’était bien déroulé, il était en forme, ça m’émeut toujours de voir des personnages historiques en vrai, surtout ceux qui écrivent des trucs comme « Roll over, Beethoven, and tell Tchaikovsky the news ».

      On remarquera donc que le décès de Charles B. ne crée pas le millionième de l’onde de choc générée par le décès d’Elvis, de Lennon, de Cobain, de Bowie ou de Cohen. Si Chuck était mort à 42 ans dans sa salle de bains après une partie amicale de racketball, si un cinglé l’avait abattu à 40 ans, s’il s’était fait sauter le caisson à 27 ans ou s’il avait lancé un album costaud 48 heures avant sa mort, l’onde aurait sans doute été un peu plus forte, mais on ne le saura jamais. De fait, un nouvel album de Chuck, le premier en 38 ans, est annoncé pour cette année. Disparition et parution concourront peut-être alors à garantir à Chuck Berry une admiration, un respect et une reconnaissance posthumes qui dépasseront le cercle des monomaniaques rock.

      L’hommage le plus senti que j’ai lu provient, sans surprise, de Springsteen :

      « Chuck Berry was rock’s greatest practitioner, guitarist, and the greatest pure rock ‘n’ roll writer who ever lived. »

      Et le mot de la fin revient bien sûr à Chuck, par l’entremise de cette anecdote :

      « The Boss and his E Street Band played backup for Berry at the University of Maryland in 1973. Springsteen asked what songs they were going to do, to which Berry replied, “Well, we’re going to do some Chuck Berry songs.” »

    • SVP, faites plus court pour éviter le bogue. Je dois aller me coucher et mettre un terme à l’effet décalage, et donc ne pourrai pas vous libérer des limbes. Luc, j’étais là aussi en 98… Je n’en garde pas un souvenir historique mais bon…

    • Moi non plus, pas au sens de mémorable, c’est clair. J’aurais aimé le voir live en 58, mais pour des raisons pratiques, comme on dit, je ne l’ai vu que 40 ans plus tard. Au rayon des shows gériatriques, c’était nettement moins sympathique, dans le sens de plus amer, que Compay Segundo, que j’avais vu à la même époque!

    • Un grand avantage du vinyle par rapport aux CDs non mentionné c’est que les pochettes sont plus efficaces pour cacher les défauts dans les murs d’une habitation vieillissante .

      Perso j’achète encore des CDs, ne serait-ce que pour les pochettes qui sont des rappels visuels pratiques pour savoir si j’ai déjà le machin à la maison quand je shoppe zizique. Mettons que ECM et les trucs de Zorn sont bons pour me mêler d’aplomb

      Pour Chuck Berry et la relative indifférence de son décès, c’est platte mais quand tu décède alors que tu es disparu de la carte depuis un petit bout ça diminue l’écho.Bref mieux vaut mourir quand on est connu que quand personne ne se souvient de nous.

      @chibougameau D’accord avec votre opinion de la scène de BTTF , du reste ce film à un petit côté réact, on n’a qu’a penser à la scène quand Marty revient dans le présent (modifié par son passage dans le passé) et que sa maison oh horreur est habitée par une famille de blacks

    • @Not_OK_Computer

      Il y a aussi le remoulage de vinyle et ses bols porte-clés. Le CD aussi se recycle: il n’y a qu’à voir ”recycled CD” sur Google ou Pinterest :-)

    • @ycazelais1

      Comment peux-tu obtenir au minimum la qualité CD en streaming ? Et, qu’est-ce qui serait quelque chose de supérieur à la qualité CD ?

      À part Tidal qui avec son algorythme s’en approche, aucun autre streamer n’offre une qualité qui s’approche du CD et encore moins du vinyle (bonne qualité de vinyle on s’entend ex. MFSL)

      Quand même tu aurais un système HIFI de $20,000, si la souce de ta musique est compressée 10 fois, tu auras un son compressé de 10 fois. Écoute un CD sur ton lecteur CD ou un vinyle et compare-le au streaming. Aucune comparaison possible.

      Le streaming est plus pratique; c,est ce qui fait sa popularité. Mais la qualité n’est absolument pas la même. Ils vont y arriver, mais ils n’y sont pas.

      Et, il faut aussi une qualité de bande passante. J’ai augmenté mon débit et ai installé des cables Ethernet de Cat. 7 et je vois une réelle différence avec le WIFI et un Fibe 25 par exemple.

      La musique est maintenant numérique, elle est stockée sur des serveurs. Donc, la qualité des composantes normalement dévolues aux TI (technologies de l’information) deviennent importantes (routeur, vitesse, cablage, …).

    • ”Quand même tu aurais un système HIFI de $20,000, si la souce de ta musique est compressée 10 fois, tu auras un son compressé de 10 fois.”

      C’est quoi la signification de cette phrase?

      Du lossless c’est compressé par ratio de 2:1 et c’est bit-perfect, ”aucune perte” comme le dit le nom.
      C’est une grossière erreur que de croire que Compression = Perte de qualité. Surtout dans le cas qui nous occupe, où la qualité en question tient par les ficelles de la subjectivité.

    • …et… J’OSE espérer qu’on tombera pas dans les balivernes des câbles ésotériques sur ce blogue. Surtout pas concernant des câbles pour le numérique. Non, sérieusement, ce serait vraiment le boutte du boutte.

    • La vie ne tient qu’à un câble…

    • @ NOOC :

      Vrai que dans le domaine de la musique populaire, notamment le rock, mieux vaut mourir intempestivement au bon moment. Ou alors, si Rick Rubin, Jack White, Jeff Tweedy , Dan Auerbach ou Joe Henry avaient pu convaincre notre vieux Chuck de faire une série d’albums à la American Series de Johnny Cash, entrelardés de reprises de type contre-emploi (une toune de Françoise Hardy, une de Cannibal Corpse, une autre de john Denver), avec Sleater-Kinney comme backup band, il y a fort à parier que les hipsters de tous les pays organiseraient des veillées aux chandelles à St. Louis, puis devant chez Chess Records à Chicago et ainsi de suite.

    • De fait, Chess avait déjà exploité une variante du concept de « l’album de réhabilitation » ou de « hipstérisation » à la American Series, au début des années 70, pour Muddy Waters, Bo Diddley, Howlin’ Wolf (le plus réussi, à mon humble avis) et, bien sûr, Chuck Berry. Il s’agissait de prendre un vénérable innovateur afro-américain, de l’expédier à Londres, de lui plaquer des accompagnateurs-émules issus des hauts rangs de l’aristocratie rock britiche, pis enwèye. Ainsi, Chuck s’était retrouvé avec une couple de Faces, un Vand der Graaf Generator, un Average White Band… Pièces-phares : « I Love You » et « Reelin’ and Rockin’ ».

    • Il y a, lors du décès d’artistes, des cas d’exposition médiatique complètement over-the-top (Michael Jackson) et il y a des cas de triste sous-exposition (Pete Namlook), mais dans tous les cas je trouve déplorable qu’un humain puisse donner le maximum d’attention à un autre humain… que lors de sa mort.

      C’est assez fréquent de voir les ventes d’albums d’un artiste battre des records absolus lors de son décès. ”z’étiez où, coudonc??” est la première chose qui me vient à l’esprit dans ces moments là.

    • ”yé mort, ça doit être bon!”

      - Exactement, madame, nous avons justement l’édition deluxe best of plaquée platine en pré-commande, vous en voulez combien?

    • Pour ce qui est de la scène dans Back to the future, je pense que vous saupoudrez de questions raciales quelque chose qui n’en demande pas tant, les boys.

    • Je n’ai pas trouvé les réactions à la mort de MJ exagérées. Là où on a beurré un peu épais à mon goût, c’est pour Jean Béliveau, Bowie et L. Cohen.

    • Question de point de vue, c’est évident.

      De mémoire, la mort de Jackson est celle qui a le plus envahi l’espace médiatique.

    • Bowie c’était un peu normal, le gars a fait un stunt magistral avec son dernier album. J’veux dire: WOW.

      Amplement mérité, IMO.

    • De mémoire, la mort d’Elvis puis celle de Lennon ont provoqué les plus grandes ondes de choc.

    • mini-bogue

    • Aussi, je suis de ceux qui ont de la difficulté à séparer la personne derrière l’artiste. Pour moi, c’est un package.

      Certains bons artistes (ou artistes reconnus/populaires) avaient des qualités humaines, disons, douteuses.

    • @jon8 Mais non… Dans Back to the Future on est dans une boucle sans fin. Marty McFly vient de 1985 et fait un vieux cover devant eux, il n’invente rien. Mais le cousin de Chuck Berry est là et fait écouter cela à Chuck Berry…

      Mais combien de réalités temporelles existe-il ? Combien de fois Marty McFly est allé e 1955 ?

      http://backtothefuture.wikia.com/wiki/Chuck_Berry

      Cela marche pas, la version apprise par Marty existait avant son voyage dans le temps.

      Il ne l’a pas plus inventée que Biff peut voir l’avenir.

      http://www.huffingtonpost.fr/2017/03/19/lhommage-a-chuck-berry-dans-retour-vers-le-futur-disait-tout-de-son-influence_a_21902555/

      Il n’est pas à l’origine à moins d’y être allé plusieurs fois et pas plus sur le futur maire noir mais à qui il met dans la tête l’idée.

      Ne parlez à personne si vous allez dans le passé vous risquez de changer les choses… Bien il a réussi notamment pour son père mais il a failli disparaître de la réalité temporelle.

    • Pour la suite sur Back to the Future : La Boucle Causale… La montre dans Somehere in Time.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Boucle_causale

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Voyage_dans_le_temps

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_temporel

    • Moi qui pensait que le plus invraisemblable était Jaws 19.

    • @jon8

      Prends un titre, par exemple SO de Peter Gagbiel avec In Our Eyes, rippe le avec ITune en AIFF (son original CD); fais la même chose cette fois en AAC et MP3

      Résultat :

      AIFF = 55,5 MO
      AAC = 34.5 MO
      MP3 = 6.4 MO

      Alors, comme on peut voir le mieux que AAC peut faire c’est environ une perte de 40% ; avec MP3 on aura un ratio de perte de presque 10 fois.

      Ce qu’ils font, ils vont enlever ce que l’oreille humaine ne perçoit pas beaucoup (hautes et basses fréquences) ; mais pas seulement çà, ils vont décompresser et la reconstruire avec des algorythmes, la chanson alors le son ne sera plus le même.

      Un autre exenple qui serait facile à écouter, pour entendre la différence est Viva La Vida de Coldplay. Les violoncelles ont un tout autre son quand on passe du format original à un format compressé.

      Mais peut-être que j’en écoute trop et que je suis un peu perfectionniste. J’ai un système de son NAIM (lecteur CD, DAC, ampli et streamer) et une platine Linn. Et, j’entends une différence. Mais c’est du HIFI. Sur mon IPhone, je mets du AAC à cause de l’espace ; c’est autre chose mais plus pratique.

      Toutes les écoutes à l’aveugle avec des musiciens et producteurs de talent disent la même chose.

    • Mais pour répondre à la question d’Alain, selon moi, le CD va demeurer mais à un volume de vente assez bas pour audiophiles. Il va probablement coûter plus cher avec une prime qualité et autre (coffrets, livrets, …). Les artistes vont probablement les vendrre sur leurs sites WEB ou dans des boutiques spécialisées.

      Le vinyle pour les mêmes raisons va aussi demeurer.

      Ce seront des formats marginaux sur le total d’heures de musique écoutées. Mais je fais le plein avant qu’ils disparaissent.

    • @Sixties
      Tu as iTunes? Vas dans ‘Préférences’… ‘Général’… ‘Réglages d’importation’ puis … ‘Réglages: personnalisés’.

      Tadam.

      Tu vas voir que tu peux modifier les paramètres de compression du AAC (et autres formats), ce n’est pas fixe comme tu penses. En plus du débit, il y a les options ”VBR” et ”HE”, dont je te laisse découvrir les détails techniques sur internet.

      Mais, essentiellement, le test en aveugle qu’on a organisé ici de ce blogue en 2010, a démontré que le AAC était complètement non-identifiable à 256kbps (et même plus compressé encore) de n’importe quel fichier ”CD quality” et même haute résolution (24/96).

    • « Certains bons artistes (ou artistes reconnus/populaires) avaient des qualités humaines, disons, douteuses. »

      Un point de vue nuancé sur cette question, en ce qui a trait à Chuck Berry :

      http://www.npr.org/sections/therecord/2017/03/21/520146232/bittersweet-little-rock-and-roller

    • Pour le troncage des hautes et basses fréquences, c’est surtout en lien avec la ‘Fréquence d’échantillonage” qu’il est aussi possible d’ajuster dans iTunes (ou autre logiciel du genre).

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A9quence_d’%C3%A9chantillonnage

      Habituellement on parle de 48khz ou 44khz, mais c’est possible de faire du 32khz, 24khz, etc… Il faut garder en tête que ça limite à la moitié sur la plage de fréquence audible, donc un échantillonnage de 32khz va être limité à 16khz. En théorie c’est une perte audible, mais en réalité il n’y a pas toujours de contenu audio à ces hautes fréquences (entre 16khz et 20khz), les haut-parleurs ne sont pas toujours capable de bien restituer ces fréquences perdues ET… les gens de plus de 40-50 ans (ou les musiciens qui ont abusé des partys) sont souvent incapables d’entendre si haut, contrairement aux jeunes (et aux chiens!).

    • Pour les basses fréquences, j’ignore quand la compression ”lossy” kicks in. À mon avis c’est surtout lors de compressions très agressives, que l’on voit rarement de nos jours en téléchargemnent mais possiblement plus en streaming. Je dirais que n’importe quoi qui laisse passer du 30hz+ est acceptable. C’est pas ”Hi-Fi” mais c’est acceptable. N’oubliez pas que beaucoup de matériel est, de toute manière, limité par ce qui est appelé les ‘’subsonic filters” qui coupe tout ce qui est en bas de 20hz, de manière à protéger l’équipement.

      D’une manière ou d’une autre, sur les 10 octaves audibles par l’humain, il faut peut-être 4 ou 5 seulement pour que le message soit audible de manière acceptable. C’est pas mal ce qu’un haut-parleur de réveille-matin peut faire.

      Et, assez surprenament, il y a des milliers d’audiophiles sur la planète qui se contentent de seulement 7 ou 8 octaves…

    • @sixties

      ”Alors, comme on peut voir le mieux que AAC peut faire c’est environ une perte de 40% ; avec MP3 on aura un ratio de perte de presque 10 fois.”

      Ça me fait un peu sourire ce genre de commentaire parce que le taille du fichier après compression est pas mal connue… en regardant le bitrate de la dite compression!

      Si je te dis MP3 320kbps, ça veut dire que c’est un encodage de type ”MP3” avec un bit rate de 320 kilobites par seconde.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9bit_binaire

      Donc, tu n’as qu’à multiplier la durée de la toune en seconde par ton débit et tu as la taille de ton fichier. C’est assez précis, sauf si c’est du ”VBR” qui fait varier la compression selon les passages tranquille/moins complexes dans la toune. Encore une fois dans le but de sauver de l’espace fichier.

      Bref, un ”MP3” n’a pas de taille précise ou de % de sauvé fixe, ça ne fonctionne pas du tout comme ça. C’est le débit qui dicte cela.

      Voici pour comprendre mieux ce que ”MP3” implique réellement:

      https://en.wikipedia.org/wiki/MP3

      Et, en bas de page, les codecs compétiteurs au MP3, dont le fameux AAC de Apple (qui, selon les tests que nous avons effectués, sont de qualité supérieure par environ le double).

      Un AAC 64kbps sera à peu près équivalent à un MP3 128kbps, encore faut-il être en mesure de les identifier en aveugle! Ce qui est plus facile à dire qu’à prouver.

      De toute manière, c’est un peu inutile comme débat en 2017 puisque l’écrasante majorité des téléchargements est en 320kbps ou 256kbps, offrant une ‘marge de qualité’ plus que suffisante, même pour l’audiophile le plus paranoïde.
      …et pour le streaming, c’est à peu près impossible de savoir vraiment ce que les compagnies utilisent comme algorythmes de compression, qui sont assurément changeants, variables et dépendant d’une tonne de facteurs.

    • J’ose un ”educated-guess” ici: puisque le Streaming est une question de gros sous, en particulier dans un contexte de gratuité, à mon avis le citron est pressé au maximum. C’est à dire que la compression est très agressive et flirte au delà des limites d’audibilité (contrairement aux standards actuels en téléchargement) pour seulement viser un seuil d’acceptabilité de *l’auditeur moyen*… que je devine très bas.

      Faut voir ça comme une grosse chaine de fastfood: s’ils peuvent enlever un gramme et demi de boeuf pour réduire les coûts, ils vont le faire. Ils vont étudier toutes les coupes possibles jusqu’à ce que le client n’accepte pas. Idem ici pour le streaming (surtout gratuit), les chances que ce soit de la même qualité que du télécharement style iTunes sont très basses. Du moins en 2017.

    • Cette question du vol du rock afro-américain par les blancs était venu dans un autre contexte l’an passé, ou la comparaison entre le succès de Elvis Presley était la relative obscurité de Chuck Berry avait été prise en example, et j’avais déclaré justement que… Bon j’avais dis bêtement que Chuck Berry avait le privilège d’être encore en vie longtemps après la mort d’Elvis Presley et que surement on allait porté attention si il s’avançait et enregistrait de nouveau, et pourquoi il ne ne se montre pas plus que çà, etc…

      Depuis Aretha Franklin, les Supremes, et James Brown, c’est terminé cette histoire que les noirs ne peuvent faire leur place dans les charts. Et si en effet les gens ont oublié longtemps que le rock était une invention afro-américaine, ce n’est pas le cas du soul, du motown, du funk, du disco ou du hip hop. Jimi Hendrix a pas eu la chance de vivre longtemps, le malheureux. Je crois qu’il était outre ces questions, mais bon il est considéré souvent le dieu du rock et est afro-américain, alors Presley peut aller se rasseoir. Chuck Berry est dorénavant un inséparable de l’histoire du rock, tout le monde qui s’intéresse un tant soit peu à cette histoire sauront çà tôt ou tard. Mais il a eu le temps de revendiquer ce trophée, et a choisi semble-t-il de se retirer de la scène depuis longtemps, et c’est correct, c’est un choix qui se respecte, mais c’est faux de prétendre que les gens ne sont pas prêt en 2017 à entendre et apprécier un hit de Chuck Berry.
      Tout le monde connait Maybellene aussi depuis les baby boomers.

      Il y a hélas plusieurs cas comme çà de légendes partie dans la brume, ou en déclin. Que se passe t’il avec Sly Stone? Voyons donc çà n’a pas de sens, il était fameux.

    • De toute manière c’est quoi cette manie de vouloir à tout prix glorifier celui qui ”fait kekchose le premier” ?

      Celui ou celle qui fait évoluer quelque chose ou qui le porte vers le grand public a autant sinon plus de mérite.

    • Plus tôt cette semaine, ou etait-ce la semaine dernière? la radio de Radio-Cadenas a rediffusé une entrevue avec Georges Brassens. Jusqu’à présent, j’avais jamais vraiment été attiré par sa musique. Je fais partie de ceux qui trouvent que ses tounes se ressemblent beaucoup (malgré que, blablabla).

      Le fait est que le bonhomme est drôlement sympathique en entrevue. Bref, je vais donner une seconde chance à ses chansons, outre celle du Gorille, d’heureuse mémoire. Peut-être que je ramollis à force de fréquenter ce blogue. D’habitude, je suis plutôt imperméable à la personnalité de l’artiste. Quoi que je ne me verrais pas aller applaudir Bertrand Cantat avant ou après une prestation. M’enfin.

    • Voyons jon8. Les créateurs, les gens qui flashent, ceux qui pensent avant les autres à e=mc2, ils ont un grand mérite !!! Chuck Berry ou Elvis ? Chuck Berry.

    • C’est fort discutable, Alain. Dans l’art comme l’industrie ou ailleurs.

      Je me fout un peu des oeuvres littéraires derrière les films de Kubrick et pourtant, dans un sens, Stephen King a raison de dire que son Shining a été déformé… Damn, il s’est fait voler son oeuvre!! Mais le résultat cinématographique est indéniablement plus fort et plus porteur que l’oeuvre littéraire ”de base”.

      Radiohead ne doit pas plus aux Beatle que les Beatles doivent tout à Chuck Berry, pas plus que Berry doit tout à l’homo sapiens qui a tapé le premier sur un bout de bois creux pour faire une mélodie. Tsé, un moment donné il faut accepter le fait que c’est juste une longue ligne évolutive et que le concept même de ”mérite” est très subjectif voire même assez bancal.

    • Je viens d’écouter la nouvelle chanson de Chuck Berry. Wow, y’a pas beaucoup de grand-papa qui rocke autant leur chaîse berçante à 90 ans!!

      J’espère qu’il a donné son cerveau à la science pour trouver la molécule du rock’n'roll, celle de l’éternelle jouvence.

    • « De toute manière c’est quoi cette manie de vouloir à tout prix glorifier celui qui ”fait kekchose le premier” ?

      Celui ou celle qui fait évoluer quelque chose ou qui le porte vers le grand public a autant sinon plus de mérite. »

      L’un n’empêche pas l’autre. Chuck Berry a offert une belle synthèse de la culture «Black» au grand public de son époque. Riffs puissants, présence scénique spectaculaire, textes emplis de sous-entendus, tout ça sur des vers d’oreille (bonjour le génie créateur) d’une durée de +/- 3 minutes. Assez pour exciter, pas assez pour lasser avant qu’une autre toune commence!

      Si Chuck n’existe pas, une grande, grande partie de la culture «Black» reste réservée aux circuits de spectacles parallèles réservés aux Noirs.

      Si Chuck (et d’autres) n’existent pas, les jeunes British ne sont pas initiées au même style de guitare électrique (ou si peu).

      Si Chuck n’existe pas, les jeunes British des années 60 vont arriver en Amérique sensiblement plus démunis et je me demande si on pourra parler d’invasion…

      « c’est juste une longue ligne évolutive et que le concept même de ”mérite” est très subjectif voire même assez bancal. »

      Il n’y a rien de parfait, on peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres, blablabla, mais y a un avant et un après certains artistes, c’est clair. Les Beatles ont adroitement maniés concept marketing et musique géniale tout au long de leur carrière. Les concurrents ont vu que c’était faisable de vendre un jeune groupe de musique avec des gars aux cheveux longs. Check. Bob Dylan aurait pu se casser la gueule en branchant l’électricité à l’univers folk, mais il a plutôt ouvert un nouveau marché. Check. Black Sabbath a créé une musique funèbre, agressive avec des images sinistres. Les jeunes en redemandent. Check. Led Zep remplit les stades. Il est possible de faire des shows aux qualités accoustiques discutables, mais de rendre les fans contents pareils ($$$). Check. Miles Davis se rend compte rapidement que le rock marginalise le jazz. Il se complaît dans un rôle de victime? Non. Il marie les deux styles. Payant? Oui. Check. Se servir de son image pour en faire des vidéos vend la musique. Michael Jackson, Madonna. Check. Etc.

    • Cet article de Décembre 2016 est un bel hommage qui tente d’expliquer l’importance de Chuck Berry dans l’histoire du rock. Je continue de penser que c’est difficile de pointer le véritable eureka du rock, et de fait même cet article annonce que le rock existait avant Chuck Berry, mais que ce serait Chuck Berry qui a lancé l’”idée du rock”. Enfin, je préfère peut-être l’explication technique démontrée par Luc_M plus haut, mais l’article vaut vraiment la peine de lire pour quiconque s’intéresse aux détails de l’évolution de l’histoire de l’invention du rock (et du roll).

      http://www.vulture.com/2016/12/chuck-berry-invented-the-idea-of-rock-and-roll.html

      Je pense qu’il faut reconnaitre l’existence d’un pionnier, car il y a souvent trop de raisons moche ou louche qui explique comment une personne a accédé au succès dans un domaine plutôt qu’un autre. Presley était beau gosse blanc, qui chantait des hits la plupart du temps non écris par lui.
      Comme le suggère l’article plus haut, un élément important de l”idée du rock” était d’écrire sa propre musique (et de parler de ce qui se passat dans ta vie).

      Bill Gates serait où sans Jobs et Wozniak? C’est certe pas un remède contre le cancer que de discuter d’histoire et d’esthétique en art, mais c’est le plaisir qui nous amène ici. À quoi sert de discuter si on est pas intéressé par les pionniers de quelque chose? Comment pouvoir énoncer qu’un artiste ne produit qu’une copie conforme à un autre, avec absence quasi-totale de créativité, si on se refuse la notion critique qu’un artiste puisse être original et que cela ajoute une valeur artistique? Oui ok, quelqu’un peut encore sortir demain le meilleur album rock and roll de tous les temps, mais çà sera toujours une formule basée sur quelque chose qui a d’abord passé par l’originalité. Est-ce si mal d’être original? D’avoir la réputation d’être original?

    • plutôt qu’une autre. Enfin c’est mal formulé, comme d’hab.

    • Tiens, ghost a fini de grignotter son celeri, moi qui le pensait à l’infirmerie.

    • Pour ceux qui s’intéressent sérieusement à savoir qui a ou n’a pas inventé le rock and roll et qui faisait quoi avant Elvis et même avant Rocket 88, le livre à lire est Unsung Hero of Rock ‘n’ Roll de Nick Tosches.

    • ”Je me fout un peu des oeuvres littéraires derrière les films de Kubrick et pourtant,”

      Tout le monde sait de toute façon que Nabokov n’a pas vraiment de talent.

    • Sultitan

      Merci pour le lien. Le texte est très intéressant.

    • Un peu surréaliste d’entendre un nouveau single de Chuck Berry. Il y chante une ligne en français (pour les obsédés de la langue).

      Chuck Berry – Big Boys:
      https://www.youtube.com/watch?v=d8Zoh-apWRE

    • @ jon8

      Dans le cas de “The Shining”, c’est tout le contraire. Le livre de Stephen King est largement supérieur au film de Kubrick. Je me rappelle encore de ma déception quand j’ai vu le film, après avoir lu le roman qui est nettement plus épeurant et dont la psychologie des personnages est bien plus étoffé que dans le film.

    • @squire

      Tu vois, c’est clairement ici une question de goût.
      À mon sens, AUCUN livre de S. King n’arrive à la cheville des films de Kubrick. Je pense qu’il est largement accepté que King n’est pas à la littérature ce que Kubrick est au cinéma… Enfin, s’il faut remettre ça en question oubliez-moi dans le débat ;-)

      Ceci dit, je comprend votre déception puisque n’importe quel film vu *après* avoir lu sa version livre est souvent une expérience décevante, voire même frustrante.

      J’ai toujours considéré ces deux médiums artistiques comme trop différents pour être comparés. Ce qui malheureusement est fait trop souvent.

      Le roman permet une construction mentale qui sera fatalement détruite au visionnement du film.
      J’irais même jusqu’à dire que n’importe qui lisant un roman pour ensuite visionner le film tiré du même roman est de facto condamné à ne pas percevoir le même film que les autres.

    • Je sais que le sujet est rarement abordé sur ce blogue (manque d’intérêt, j’imagine) mais la trame sonore, en tant que genre musical, est quelque chose qui m’intéresse beaucoup. C’est d’ailleurs l’aspect qui manque au roman et qui est le backbone émotif du cinéma: la musique/les sons.

      Le film Blade Runner doit possiblement autant à Philip K. Dick qu’à Vangelis. Et d’ailleurs, Denis Villeneuve en est probablement conscient. Son ”associé musical”, Johann Johansson, a beaucoup à faire pour prouver qu’il peut livrer la trame sonore que BR 2049 commande.

    • Cute que tu penses que tu m’as envoyé à l’infirmerie. Non, je travaille imagine-toi. Et des fois le chat se désintéresse de jouer avec sa souris.

    • Yeah, yeah… Of course, fantôme, of course.

      *insert Jennifer Lawrence thumbs up gif*

    • http://media3.giphy.com/media/xUA7b3jkrKsMEhwlLW/giphy.gif

    • Tu es mon sparring partner préféré sur ce blogue, ghost, faut bien que je te garde un peu en forme.

    • http://mac.h-cdn.co/assets/15/25/1434479182-kim-kardashian-nodding.gif

    • Mesdames & messieurs, c’était le message numéro 300, gracieuseté de notre cher ghost. Profitons de ce moment de grandes émotions pour relancer le blogue avec un sujet connexe mais stratégiquement étudié, comme dirait Achille Talon:

      L’état du marché immobilier chez les disquaires et distributeurs.

    • Jon8
      ”J’ai toujours considéré ces deux médiums artistiques comme trop différents pour être comparés. Ce qui malheureusement est fait trop souvent.”

      Tu sais qu’il existe des programmes entiers de littérature comparée dans certaines universités ? Bon en même temps, je suppose que les gens qui les ont mis sur pied n’ont pas eu recours à ton expertise sur le sujet. Avoir su ce que tu en pensais, on aurait pas eu besoin de financer tout ça avec nos taxes.

      Aussi, Vladimir Nabokov, ça te dit quelque chose ? Je te laisse insérer ce nom dans ta profonde réflexion.

    • @ atchoum :

      J’ai entendu un bout de l’entrevue avec Georges Brassens à Radio-Cadenas, quand il disait qu’il ne méritait pas de siéger à l’Académie française. Je diverge de lui là-dessus, car non seulement il aurait dû ou pu y siéger, mais son siège aurait été encore plus mérité que celui de la plupart des Académiciens.

    • @ jon8 :

      Tu écris ceci :

      « À mon sens, AUCUN livre de S. King n’arrive à la cheville des films de Kubrick. Je pense qu’il est largement accepté que King n’est pas à la littérature ce que Kubrick est au cinéma… Enfin, s’il faut remettre ça en question oubliez-moi dans le débat ;-) »

      Puis tu écris cela :

      « J’ai toujours considéré ces deux médiums artistiques comme trop différents pour être comparés. Ce qui malheureusement est fait trop souvent. »

      Si je comprends bien, on ne doit pas comparer les livres et les films – ce qui se produit trop souvent, malheureusement–, mais AUCUN livre de King n’arrive à la cheville d’un film de Kubrick.

      Ben coudonc.

    • Luc, ne perdez pas de temps avec les contradictions de Jon8…

    • @jon8

      Du strict point de vue visuel, le film de Kubrick est remarquable, comme tous les films de Kubrick. Ma grande, grande critique de “The Shining”, c’est que dans le roman, le personnage principal, joué par Jack Nicholson, est sain d’esprit au début du récit (c’est un alcoolique repenti) et perd petit à petit la raison. On comprend pourquoi il devient un fou dangereux et on peut même sympathiser avec lui. C’est plus intéressant. Dans le film, Nicholson est “viré sur le top” après vingt minutes, sans qu’on nous explique pourquoi. C’est un film froid, froid, froid. Et le casting de Nicholson est plus que douteux: peut-on l’imaginer en père de famille et écrivain raté? Pas vraiment. Il a l’air d’un psychopathe quoi qu’il fasse. (J’ai aussi d’immenses réserves à propos du choix de Shelley Duvall dans le rôle de sa femme. Elle joue faux du début à la fin.)

      King est un écrivain très sous-estimé. Il produit beaucoup de navets (il écrit trop), mais quand il est bon, il est excellent. Dans la même lignée qu’un Lovecraft. D’ailleurs, tous deux ont été méprisés de leur vivant. Je crois que le temps va réhabiliter les meilleurs romans de King.

      Mais bon… désolé… Je m’éloigne pas mal de la question du CD!! :-)

    • Pet cemetery des CDs.

    • Sans surprise ici aussi comme ailleurs, on en profite pour rabaisser Elvis car le il dérange beaucoup de monde encore aujourd’hui, certains n’aiment pas sa belle gueule comme si il fallait dénigrer Chuck Berry parce qu’il était laid, certains lui reproche de n’etre pas auteur-compositeur, Elvis était chanteur depuis son enfance et c’était sa manière de s’exprimer artistiquement, la musique pour lui était un hobby car il voulait devenir un grand acteur avant tout, alors une feuille blanche devant lui c’était pas son truc mais il était génial quand il s’emparrait d’une chanson, ça n’avait plus grand chose a voir avec l’original. c’était different, avec la complicité de Scotty Moore a l’époque de Sun Records notamment, Chuck Berry le premier avec Scotty Moore a introduire la guitare electrique comme on l’a connu par la suite mais Elvis fut le premier a en faire un obets sexuel comme son micro qui inspireront beaucoup de chanteurs guitaristes par la suite, le RnR c’est large, c’est le style qu’avait Elvis et sa coupe de cheveux, ses favoris, et ses Cadillac qui a donner une image au RnR auquel les jeunes s’identifiaient, Elvis était un rebelle, le premier de tout les badboys du Rock, les chansons de RnR d’Elvis sont tres nombreuses de 55 à 58, sans manquer de respect a Berry, Richard et les autres, il a vendu plus de disques que tout ces artistes réunis, la pochette de son premier albums est la plus célèbre de cette époque, contrairement a Chuck Berry, il a délaissé le RnR pour devenir le grand chanteur qu’il est devenu, il aimait plus le gospel, bref, remarquer que j’adore Chuck Berry étant guitariste depuis mon adolescence, il n’y a rien de plus satisfaisant que d’en jouer, on peut lui donner tout les surnoms méritoires mais Elvis est appellé King du RnR depuis plus de 60 ans avec raison, n’en déplaisent au dénigreurs ou aux faux connaisseurs.

    • Je vous conseille d’écouter Shining de Mike Garis, LA version qu’approuve Stephen King et de la comparer à l’opus kubrickien (1997).

    • Ghost qui hallucine -encore- des contradictions… *roule des yeux

      @Luc
      L’expérience littéraire de King en général c’est équivalent à du fast food. L’expérience cinématographique de Kubrick c’est de la haute gastronomie. Je m’étonne de devoir souligner ça sur un blogue où les intervenants ont un minimum de sens critique et de sensibilité artistique (j’exclus fantôme et ses bottom-listed Tarantino..). Le 3/4 du stock que King sort c’est tout juste bon à allumer un feu de camp. Aucun film de Kubrick (à part Spartacus, qui n’est pas vraiment ‘’son” film) n’est faible, même pas proche.

      Ensuite, je parle d’une *adaptation*, une ”copie directe” d’un livre vers le cinéma. C’est malheureux parce qu’une oeuvre littéraire est comparée à sa ”copie” cinématographique, alors que ce n’est pas une copie… c’est autre chose complètement. Cela *doit* être perçu comme quelque chose complètement à part…. Mais c’est difficile, voire impossible, de séparer mentalement les deux oeuvres puisque dans notre esprit, c’est la même.

      Ironiquement, un cinéaste comme Kubrick utilisait les oeuvres littéraires comme materiau de base pour bâtir ses films, justement avec l’effet bénéfique de s’éloigner de l’oeuvre littéraire au lieu d’en faire une plate adaptation ”fidèle” au livre (ça ne l’est jamais) ..ET il se fait reprocher par S. King (et ses fans) de ne pas être fidèle au livre.

      C’est pratiquement toujours une situation lose-lose, ces histoires là. Sauf si tu ne regardes jamais le film. Ou le livre ;-)

    • Pour Stephen King ce sont des films que j’ai vus ou des mini-séries, pour les livres peut-être un seul et traduit en français Cujo et peut-être même pas au complet c’était un livre que ma soeur avait à l’école.

      Mais beaucoup de films et séries télé vus.

      Versus Kubrick ?

      Je comparerai même pas la même oeuvre.

      Je vais plus penser à allons-y Orange mécanique ou bien Full Metal Jacket pour Kubrick. Voyez la complexité psychologique et la critique sociale aussi ou d’une institution. C’est complexe et on l’aime pour cela.

      King ? Pensons à Carrie bien qu’il faut aussi donner le crédit à Brian de Palma. Mais regardez la mère de la fille c’est une cr. de folle point à la ligne !
      Pensons plutôt aussi à Christine, l’auto qui devient maléfique… Tu ne te poses pas 100 milles questions, c’est relativement simple psychologiquement. Pensez aux Tommyknockers. C’est super à suivre mais ce n’est pas d’une force psychologique.

      Pour Misery encore là c’est à Kathy Bates que je pense.

      Pour la ligne verte plusieurs dit progressistes ne l’aiment pas. Bon mais les pouvoirs d’un John Coffey ou la souris qui vit très longtemps, c’est du pur Stephen King cela.

      Pour Christine je pense que je l’ai lu aussi mais encore en traduction en français et après avoir vu le film. J’aimais mieux le film ou je sentais que c’était pas mal la même chose, cela fait longtemps.

      Pour Shining cela fait très longtemps que j’ai vu celui plus conformiste pour celui de Kubrick je l’ai peut-être vu aussi mais cela fait tellement, tellement longtemps. Ils sont passés combien de fois à la télévision et il faut être à l’écoute quand ils passent.

      Bien oui dans le temps avec notre guide télé mais d’autrefois c’est par hasard… Wow c’est Orange mécanique… Merdouille je n’aime pas cela du tout sauf que c’est la première fois… et je le regarde même pas au complet. Peut-être quelques années plus tard j’ouvre le téléviseur et je suis en plein dans Orange mécanique et presqu’au même endroit où j’avais arrêté l’écoute mais motadit j’adore cela ! C’est encore la complexité psychologique. Pour Full Metal Jacket, il est peut-être un peu plus simple à comprendre mais cela reste encore une oeuvre forte psychologiquement, ce que vit Grosse Baleine, il est poussé à bouttt.
      King les Tommykonckers, Christine, cela peut être des métaphores de la vie mais c’est plus fantastique et horreur conventionnel bien que très bon dans le genre pareil. Cela prend un bon ou assez bon réalisateur plutôt qu’un génie qui s’approprie l’oeuvre pour que King soit content. Mais il peut au surplus aimer mieux un dit tâcheron car cela sera plus conforme à sa vision. Non mais cela va donner juste un produit télé correct sans plus. Un 5 ou presque un 6 dans le système de cote de Mediafilm. Tu veux plus un 4 et parfois un 3 ou peut-être une exception plus haut. Kubrick bien l’exception sera un 4 ou même un 3. Cela va être minimum 3 en partant et des 2 et 1 par la suite.

      https://en.wikipedia.org/wiki/Christine_(1983_film)

      C’est John Carpenter… Non mais c’est cela il semble plus en harmonie avec la vision de King.

      Mick Garris ? https://fr.wikipedia.org/wiki/Mick_Garris Cela semble un homme de métier, il connaît son affaire mais ne peut pas être un maître d’oeuvre selon ce que je perçois alors King était assuré que son oeuvre ne serait pas déformée au niveau du sens sauf que cela donne juste un produit correct de télé, ce n’est plus de l’art ou l’aspect artistique est pratiquement complètement évacué. C’est l’aspect métier qui l’emporte. Comme en musique, des groupes hommages ou des gars qui ne font que des covers, ils savent jouer de leur instrument de manière correcte, ils savent divertir une foule ou un public mais ils se collent aux versions d’origine et les reproduisent. Cela prend pareil un talent pour faire cela et de la voix pour le chanteur mais ils ne créent rien de nouveau.

    • @squire

      ”Dans le film, Nicholson est “viré sur le top” après vingt minutes, sans qu’on nous explique pourquoi. C’est un film froid, froid, froid. Et le casting de Nicholson est plus que douteux: peut-on l’imaginer en père de famille et écrivain raté? Pas vraiment. Il a l’air d’un psychopathe quoi qu’il fasse. (J’ai aussi d’immenses réserves à propos du choix de Shelley Duvall dans le rôle de sa femme. Elle joue faux du début à la fin.)”

      Point de vue intéressant qui démontre bien mon 11h15, à savoir qu’il ne ”faut pas” lire le livre avant de voir le film, si on veut garder un esprit 100% réceptif et neutre à l’oeuvre cinématographique.

      J’ai lu Shining après avoir visionné le film 3 ou 4 fois. Je comprend parfaitement le feeling du manque de détails, du manque d’info, de l’incohérence (perçue), à la limite… Mais jamais, jamais, je n’ai senti que le personnage de Jack Torrance était off. Ou encore moins que Jack Nicholson n’était pas le bon acteur pour ce rôle (qui d’autre??!).

      Pour ce qui est de Shelley Duvall, c’est un peu plus discutable. Je crois que Kubrick a expliqué quelque part en interview les raisons de ce choix. De mon point de vue, malgré mes réserves du début, je crois maintenant que ce choix était judicieux. Bien plus que de planter une jolie bimbo qui ne transpire pas autant la peur et la faiblesse que Duvall dans ce film. I mean, wow, elle est terrorisée. Pas B-horror-movie terrorisée, mais viscéralement terrorisée! Probablement plus par Kubrick que n’importe quoi d’autre, mais ça le spectateur ne le sait pas ;-)

      Sur une note musicale, impossible d’ignorer l’intro du film où le visuel époustouflant est soutenu par la musique de Berlioz.

      https://www.youtube.com/watch?v=kiV3J_e977Q

      Tiens, ça me donne le goût de me retapper le film ce week-end…

    • @lecteur_curieux

      Il y a une bonne différence entre le souvenir que nous avons d’un film (vu souvent dans notre jeunesse) et ce que c’est réellement quand on le revisionne maintenant. Souvent je fais l’exercise de me forcer à écouter des vieux films de ma jeunesse… et il y a des surprises.
      Jaws 1, Psycho original et Shinning font parti de ceux là. Tous vu lorsque j’ai eu l’autorisation des parents (8-12 ans?) mais jamais ensuite jusqu’à ma vingtaine voire même la trentaine. Shinning est à mon avis un des films de Kubrick qui a le mieux vieilli. Parfois considéré comme dans ses plus faibles (pour du Kubrick, on s’entend) je crois maintenant que c’est plutôt dans son top 5. Excellente maitrise de l’atmosphère, casting audacieux, trame sonore + photographie à couper le souffle, aucun raccourci facile d’effet spéciaux ou autre pirouette… C’est épuré à l’os, on touche les émotions brutes.

    • Cela c’est Stephen King :

      https://www.youtube.com/watch?v=17_JYGfKK5E

      https://www.youtube.com/watch?v=glQSCpi4tkA ( Ici c’est peut-être plus John Carpenter mais il faut y aller par scènes)

      Des pouvoirs surnaturels, maléfiques et tu te casses pas la tête. Ou alors c’est une métaphore de l’alcoolisme ou quelque chose. Il peut faire une critique sociale mais cela reste simple comme vision pas forcément simpliste.

      Cela s’est Kubrick….

      https://www.youtube.com/watch?v=f3flPxWM9vc

      Évidemment on est plus dans le même genre de cinéma. Mais même en faisant de l’horreur Kubrick sera dans une complexité psychologique. Le labyrinthe ?

      C’est l’inverse de Stephen King et le froid versus le chaud. La chaudière qui explose dans le film (mini-série) conformiste.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Shining_(mini-s%C3%A9rie)

      J’ai pas détesté cela mais je ne faisais pas la comparaison, je comparais plus aux autres mini-séries faites à partir de livres de King et je trouvais pas que c’était la meilleure contrairement à ce que je lis là. Encore là, cela a été diffusé comment ?

      Encore une fois avec la télé tu peux arriver au dernier épisode si c’est une mini-série.

      Pour les Tommyknockers eux je suivais tous les épisodes. Quoi juste deux ? https://en.wikipedia.org/wiki/The_Tommyknockers Au Québec cela était diffusé à TVA quoi ???

    • @squire
      Je reviens là dessus:

      ”Et le casting de Nicholson est plus que douteux: peut-on l’imaginer en père de famille et écrivain raté? Pas vraiment. Il a l’air d’un psychopathe quoi qu’il fasse.”

      Jack Torrance, le personnage, ne donne aucun indice qui le cimente à un père de famille/écrivain/psychopathe au début du film. C’est parfaitement ambigue dès l’interview avec le manager. Cette scène est très importante dans le film. Jack Nicholson y est parfait.

      Je pense qu’il est clair que Kubrick a choisi une ‘’slice”, un angle, qui l’intéressait particulièrement et il a su exploiter ça de manière magistrale. Il faut juste voir cela pour ce que c’est.

    • Back to topic! À contre-courant complètement ça d’l'air, j’ai acheté 3 CDs hier soir. Dont un que je considère comme la meilleure sortie de l’année 2017, à date:

      Providence de Nathan Fake.

      Écoute ici: https://nathanfake.bandcamp.com/album/providence

      Ça explore dans pas mal de directions donc ça vaut la peine d’écouter l’album complet et surtout les tounes au complet. Nathan Fake que je connais depuis ses débuts (ça fait 10 ans?) a décidé d’explorer pas mal plus ce coup-ci… On est dans l’IDM ou la micro-house expérimentale, si on peut qualifier ça de même… C’est pas hyper cutting edge, mais ça explore fort tout en restant accessible. Déjà là, c’est un exploit. Bref, après trois écoutes je donne un gros 8/10.

    • « L’expérience littéraire de King en général c’est équivalent à du fast food. L’expérience cinématographique de Kubrick c’est de la haute gastronomie. Je m’étonne de devoir souligner ça sur un blogue où les intervenants ont un minimum de sens critique et de sensibilité artistique (j’exclus fantôme et ses bottom-listed Tarantino..). Le 3/4 du stock que King sort c’est tout juste bon à allumer un feu de camp. Aucun film de Kubrick (à part Spartacus, qui n’est pas vraiment ‘’son” film) n’est faible, même pas proche. »

      Ce qui m’étonne, c’est que l’on colporte encore cette idée reçue selon laquelle Stephen King ferait essentiellement du jetable après usage. Pour avoir tout lu ce qu’a publié King jusqu’à aujourd’hui, sauf les quatre derniers tomes de la série « Dark Tower », je peux certifier que du papier d’allumage, dans l’ l’œuvre du bonhomme, il n’y en a pas. Il y a beaucoup de magistral, beaucoup de très bon, beaucoup de bon et un peu de passable. Et je crois que pas mal d’admirateurs, y compris des écrivains et des critiques littéraires amateurs de haute gastronomie littéraire, abonderont dans ce sens. Je précise que je lis également une foule d’autres auteurs. Pour connaître la richesse d’une œuvre littéraire, il est préférable de l’avoir lue. Je m’étonne d’avoir à souligner ça ici. Donc, quand tu auras tout lu sauf les quatre derniers tomes de la série « Dark Tower », on rejasera de tout ça.

      En complément, une liste de réalisateurs qui, quand ils adaptent des romans, ne choisissent pas du papier d’allumage : Brian De Palma, Bryan Singer, Tobe Hooper, Frank Darabont, George A. Romero, Rob Reiner, David Cronenberg, Stanley Kubrick et John Carpenter.

    • Bogue blogue. Ironiquement avec un message en lien avec le sujet du billet..

    • Luc, Stephen King c’est du fast food. Ça ne m’empêche pas d’aimer un bon Dic Anns une fois de temps en temps. Le dernier que j’ai eu la force de lire au complet c’est Christine et j’ai passé un bon moment. C’était divertissant. La sauce à poutine était belle comme de l’huile à Plymouth…

      Ceci dit, King ain’t Baricco.

    • ah, et à propos de ça:

      ”Pour connaître la richesse d’une œuvre littéraire, il est préférable de l’avoir lue. Je m’étonne d’avoir à souligner ça ici. Donc, quand tu auras tout lu sauf les quatre derniers tomes de la série « Dark Tower », on rejasera de tout ça.”

      Puisque tu sembles me connaitre encore mieux que ma femme, j’ai lu quoi de King déjà? Je demande parce que j’aimerais que tu me dises j’étais rendu à quelle page dans la lecture de The running man, j’ai bêtement laissé tomber le signet…

    • jon8, tes commentaires sont du fast food.

    • Don’t get me wrong: Stephen King n’est pas le Nickelback de la littérature. Je ne vais pas aller jusque là. Mais c’est assurément le U2 de la littérature. Pis du U2, j’ai aucune difficulté à aimer ça pis à critiquer ça dans une même phrase.

      (esti, si c’est pas de l’effort pour rester on-topic, hein? hein!! haha)

    • Merci Luc, bien envoyé.
      J’espère que la moutarde ne te monte pas au nez.

    • À bien y penser, c’est un peu vache pour la gang à Bono. Je présente mes excuses, il n’y a pas de Joshua Tree dans l’oeuvre de S. King, my bad.

      CE N’ÉTAIT PAS COMPARABLE

      re-hahaha

    • Yup, yup, c’est vendredi.
      On va en profiter tout le monde; Luc et moi offrons la tournée de hot-dogs. Dommage quand même de ne pas pouvoir parler de l’album Providence..

    • Pye corner audio et l’album Stasis, alors ?

    • Oui, ça fonctionne! Donc, messages courts et sans lien web.

      Voilà, Pye corner audio qui plonge vraiment fort cette fois-ci dans le John Carpenter-esque. Plus que (l’excellent) album précédent en tout cas. Trop, peut-être? Mon allergie des années 80 et de son spray net, j’imagine. Enfin, plus facile à digérer quand même que Carpenter Brut du billet d’à côté… L’année 2017 commence assez bien question musique électronique, je suis content.

    • Quelqu’un sait si Stephen king a inspiré beaucoup de groupes ou d’artistes, à part Céline Dion, évidemment?

      Il fut un temps, c’est peut-être encore vrai aujourd’hui, Edgar Allen Poe, H.P. Lovecraft, par exemple, étaient des écrivains chouchoutés par des artistes, et leurs fans, qui s’habillaient tout en noir même quand il faisait clair.

    • Atchoum: les Ramones.

    • @atchoum

      Anthrax ont été inspirés par Stephen King pour quelques-uns de leurs textes. La chanson Among The Living, entre autres, était inspirée de The Stand.

    • “Aucun film de Kubrick (à part Spartacus, qui n’est pas vraiment ‘’son” film) n’est faible, même pas proche.”

      C’est vrai, FEAR AND DESIRE c’est carrément nul.

    • Pour un premier long-métrage ”amateur” selon S.K. lui-même, avec un budget minime, je trouve au contraire que Fear & Desire a des qualités qui laisse voir le talent de Kubrick. En ce qui concerne la photographie, entre autres.

      Est-ce que nous sommes vraiment rendu dans un débat où Kubrick est descendu pour remonter Stephen King ? *soupir*

      J’veux dire, STANLEY KUBRICK… vraiment ?
      De tous les artistes, de toute l’histoire de l’art, s’il y a un cercle d’intouchables, il en fait parti me semble que c’était clair.

    • Je ne parle pas de Stephen K. J’ai aucune opinion sur la question d’ailleurs. Je répondais seulement à ton affirmation sentencieuse concernant Stanley K.

    • Oui, Stephen King est un grand écrivain car il représente bien son temps, peut-être même davantage que Kubrick a représenté le sien. C’est une sorte de version pop du réalisme magique. Le ton de King est le ton moderne du blockbuster américain des années 70. Spielberg aurait été le meilleur choix pour représenter King. Kubrick a toujours eu un pied dans le high art. Mais le high art a pris le bord (pour ainsi dire) dans les années 60. On a moins tenté par example dans les années 70 à Radio-Canada de se donner des airs de hauts intellectuels (à la Lise Payette). Au cinéma les acteurs étaient encouragé à parler avec des tons et airs naturels (le joual au Québec). King a sauté pieds joints dans cette sorte de modernité populaire, écrivant à propos de gens bien de leurs temps avec des détails très à l’affut de la culture populaire de son temps et des nouvelles technologies. On peut bien reprocher à King de ne pas avoir voulu monter les gradins de la langue spécieuse, mais Proust n’aurait pas été capable de descendre vers King, trop emmêlè dans sa prose pour être en mesure de décrire une anecdote de la vie ordinaire avec un ton direct et réaliste (c’est l’impact de l’écriture de King de confronter la vie la plus ordinaire possible à l’impossible).

      Contrairement à ce que King en dit, toutefois, le film de King démontre bien l’aspect surnaturel, et la métaphore de la fièvre de cabine est valide autant pour le film que le roman. King aime approfondir la psychologie des personnages alors il va surement être souvent déçu par la forme du cinéma, qui laisse bien peu de temps pour çà. Comme The Shining se voulait aussi un autoportrait, je comprends que King ait chialer “Mais quoi? Ce n’est pas moi cet énervé là?” en voyant le film de Kubrick. D’un autre côté, Kubrick s’est approprié une oeuvre de King pour en faire une oeuvre d’art visuelle plus proche d’Ingmar Bergman que représentatif non seulement de l’oeuvre de King, mais de cet esprit d’art populaire plus grand que nature qui a émergé dans les années 70, et dont Stephen King est un des meilleurs représentant pour la litérature.

      On peut bien encore vouloir faire parti de la haute classe en 2017, mais ce n’est plus elle qui domine culturellement. On ne peut pas rendre invalide l’art qui a su mieux représenter son époque non plus.

      Cet article exprime mieux ce que j’essaie de dire, en amenant la comparaison entre King et Dickens:

      http://www.bbc.com/culture/story/20141031-is-stephen-king-a-great-writer

    • Commentaire passe pas, ,mais ceci résume mieux la question:
      http://www.bbc.com/culture/story/20141031-is-stephen-king-a-great-writer

    • @ atchoum :

      SK est un grand amateur de musiques rock et country. Ses livres contiennent une foule d’extraits de chansons, souvent en exergue, parfois dans le texte, dont celles de Springsteen, Dylan, Ray Price, Blue Oyster Cult, Donna Summer, The Beach Boys, Marvin Gaye, Paul Simon, Roger Miller, Neil Young, The Platters, Little Richard, Steely Dan, Donovan… et Chuck Berry, que King rejoint dans sa démarche de facilitation de la vie des ados états-uniens (Carrie, It et Christine, entre autres).

    • « Il fut un temps, c’est peut-être encore vrai aujourd’hui, Edgar Allen Poe, H.P. Lovecraft, par exemple, étaient des écrivains chouchoutés par des artistes, et leurs fans, qui s’habillaient tout en noir même quand il faisait clair. »

      Jamais entendu parler ou vu de groupes doom, dark ou death dont les membres se déguisent en Saint-Bernard enragé ou en Pennywise le clown, ce qui ne veut absolument pas dire qu’il n’y en a jamais eu. Il y a bien sûr la filiation Ramones, puis AC/DC qui avait fait la bande son de Maximum Overdrive. Je ne savais pas que Anthrax s’était inspiré de King, merci blackened.

      King est fréquemment mentionné dans des pièces hip hop, chez Ice Cube, Lil Wayne, Wu-Tang Clan et Raekwon solo, Childish Gambino, Killah Priest, A Tribe Called Quest, Kanye West, Dr. Dre, Killer Mike…

    • Et chez Talib Kweli : « I just do my thing and write like a king man I’m Stephen »

      Et Dr. Dre : « I bring terror like Stephen King – A black Casanova, running niggas over like Christine »

      Le truc le plus fascinant, c’est Mike G (du collectif Odd Future, avec Tyler, the Creator, Earl Sweatshirt, Frank Ocean) qui a écrit une toune intitulée « King », dont presque tous les vers – il y a en a une trentaine – font référence à une histoire de S. King.

      Des mentions de King également chez Pharell Williams, les Fugees, Bette Midler, Kate Bush et les géniaux The Fall. Mais aussi chez le rappeur français Passi et le Québécois Rymz…

      King a aussi créé, avec John Mellencamp et le grand sachem de l’américana T-Bone Burnett, un « drame musical » intitulé « Ghost Brothers of Darkland County ».

    • *il y en a

    • Luc

      Belle recherche!

    • Jolie découverte avec Music to Draw to: Satellite

      Notre Kid Koala national qui, décidément, ne cesse de me surprendre… Après une excellente revisite du blues en 2012, il touche pour 2017 à l’ambient pop, en collabo avec Emilíana Torrini.

      Que du bonheur.

    • Suggestion d’accompagnement avec cet album: grenache blanc d’Espagne ou, pour les aventuriers, un blanc fait d’assyrtiko (Grèce). Je snobine bien sûr, du pepsi crystal ça fonctionne aussi.

    • erratum: le film de Kubrick. Mais ce genre de conversation: Kubrick-Kubrick-Kybrick, Lynch-Lynch-Lunch, Trier-Trier-Trier est redondante sur ce site parce qu’elle est revenue trop de fois.

      Pour la discussion CD vs vinyl, le prochain album de Severed Heads (What?? Oui, un groupe phare de ma jeunesse) intitulé Donut sera en format CD et vinyle à la fois (c’est à dire un seul item jouant sur les deux supports). Ils seront à Montréal aussi en Juin.

    • Un truc dont j’entends parlé ces jours-ci c’est la table tournante miniature, sur laquelle on peut y jouer un mini album vinyle. 4AD sort le nouvel album de Future Islands sous le format Mini LP (entre autres), et j’ai oui-dire que ce sera un mini lp, mais leur site parle d’un Replica, donc je ne sais pas si c’est juste la méthode japonaise d’offrir un CD en forme de réplique miniature d’un vinyl.

      Enfin, gadget à surveiller.

      Qui se souvient du VinylVideo?

    • @sultitan, intéressant ton 16h14 (qui est finalement apparu, comme plusieurs autres messages -Bonjour Alain! toujours chaud en Thaïlande?-)

    • Cela dit çà fait un bail que je n’ai pas lu un film de King ni vu un film de Kubrick.

      Ah non c’est vrai il y avait la version jouet de The Shining l’an passé pour l’album de Aesop Rock.
      Je pense même que j’avais revu le film à l’occasion:

      https://www.youtube.com/watch?v=PQF6x_FgnJ0

      En ce qui concerne la musique du moment, hmm, il y a un petit aspect “retour en 1991″ pour moi, à cause de:

      The Magnetic Fields – 50 Song Memoir, le retour d’une de mes idoles, mais c’est vraiment “more of the same”, c’est fait pour le sentiment de familiarité:

      https://www.youtube.com/watch?v=SAAkUmNZf34

      et

      Laetitia Sadier Source Ensemble – Find Me Finding You, alors là il y a une raison pour laquelle Whyte Horse était dans mes favoris de 2016, c’est que je m’ennuyais de Laetitia (pas que les chanteuses ont la même timbre de voix). Bien que Laetitia est passé à autre chose que Stereolab, on ne peut pas s’empêcher d’entendre la “source”, justement. Un peu comme avec un album solo de Beth Gibbons (dont on attend une suite, apparemment).

      https://www.youtube.com/watch?v=2UqoUGn5fqk

      Un peu plus tard dans les années 90, Tom Jenkinson nous offre une version band de son materiel, sous le nom de Shobaleader One, titre de l’album Elektrac. J’aimerais bien voir le concert de cette bande costumée qui me font pensé à une rencontre entre Daft Punk et The Residents.

      https://www.youtube.com/watch?v=IXtQDsf4gJA

      Mais revenons en 2017. Max Richter sort un soundtrack pour le ballet Woolf Works (sur l’oeuvre de Virgina Woolf) qui en impressionne plus d’un. Je ne sais pas encore ce que j’en pense. J’ai perdu un peu la trace de Richter depuis Memoryhouse. Mais.. l’impression que c’est très joli:

      https://www.youtube.com/watch?v=r_9WNifGn4g

      Moi je suis davantage fasciné pour l’instant par Daniel Brandt – Eternal Something, et son post-post-rock(?). J’avais déjà tenté ce terme pour décrire une musique que je perçois comme partante ou influençée du post-rock, mais allant vers d’autres directions, ici l’électronique parfois même dansant, comme du post-rock-techno(?). Ok un moment donné oui il est mieux d’écouter et de la fermer:

      https://danielbrandt1.bandcamp.com/album/eternal-something

      Actress revient avec AZD. More of the same? Ouais bien, une signature c’est une signature. On pourrait aussi bien être encore en 2010, pour le plaisir d’y être:

      https://www.youtube.com/watch?v=Mg1Pw0y-x8Q

      Kailin offre un sn plus actuel, proche d’une tendance en ce moment de djs club de faire des 12″ ou albums inspiré de l’univers club mais qui se dansent mal (en même temps juste assez club pour qu’on s’y reconnaisse, dans la lignée Low Jack) .

      https://mistrymuzik.bandcamp.com/album/fracture

      Parmis mes favoris de 2016, Bill Baird reviens nous visiter avec un son puriste à enseliver de nostalgie. Ceci est de Easy Machines:

      https://www.youtube.com/watch?v=aKHfOZQ3N2g

      Mais le buzz folk est pointé plutôt en ce moment vers l’album de Mount Eerie,A Crow Looked At Me. Çà parle de la mort, de l’absence, c’est assez tragique en fait, je n’ai pas tendance à presser repeat souvent pour le moment:

      https://www.youtube.com/watch?v=zGESP0iePmQ

      J’ai plius de facilité avec le nouvel album de folk écossais pittoresque d’ Alasdair Roberts, Pang,
      dont je suis encore à réécouter l’album Plaint Of Lapwing de 2016 (avec James Green).

      https://www.youtube.com/watch?v=-AhJpDFIE9k

      L’album de la saison selon moi sera le retour de Gas avec Narkopop:

      https://www.youtube.com/watch?v=emUETcnDxnY

    • @jon8 Oui tu as raison pour les films vus enfants ou ados, c’est sûr qu’on a plus la même vision du monde. Et encore dans le sport ou le spectacle. Wow Jimmy Superfly Snuka était donc bien bon… On regarde cela… Voyons ce n’est pas si exceptionnel.

      Stephen King, peut-être fast food n’est pas une mauvaise image mais il a de la personnalité, ce n’est pas une grosse chaîne qui est standardisée à l’os.

      Il a sa signature mais moi j’ai peu lu ses livres et on les lit après avoir vu à la télé et traduits en français.

      Pour les séries télé et les films je les aime pour la plupart et ils sont bons mais peut-être d’autres moyens et c’est l’impression que j’ai pour sa version à lui The Shinning, film pour la télé. Je ne sais pas si cela vaut un 5 ou plus bas un 6 de Mediafilm mais cela se regarde. Encore là, c’est la version traduite qui passait dans notre téléviseur bien qu’on regardait aussi la télé en anglais mais en y tombant par hasard ou alors la pub ici ce sont les versions doublées.

      Que le film de Kubrick soit meilleur que le livre de King , peut-être mais c’est une oeuvre différente. Pour d’autres oeuvres, elles sont complémentaires alors que pour Kubrick il s’en est emparé comme Hitchcock pouvait bien le faire lui et on a pas envie forcément d’aller lire le livre original qui sert de base.

      Il y a encore un peu de Stephen King mais on le reconnaît plus.Alors que d’autres sont bons aussi et c’est Brian de Palma ou bien c’est King ? Ce sont les deux. Et ils ne sont pas en opposition ils se complètent.

      https://www.youtube.com/watch?v=fOmuQdSStHs

      Disons à 4 minutes, c’est du Stephen King cela… Évidemment on a peut-être pas peur du tout c’est trop des pouvoirs surnaturels.

      C,est comme une maison hantée aussi mais qui serait génialement faite.

      Il a plein de lecteurs mais aussi plein de téléspectateurs qui vont voir du Stephen King mais avec un bon réalisateur c’est aussi le réalisateur. Avec Kubrick c’est Kubrick qui prend le dessus. Cela ne te dérange pas forcément si tu veux voir un film et non obligatoirement l’histoire de King.

      Ce sont toutes des adaptations mais c’est comme s’il disparaissait bien que pas complètement mais se sentant trahi. Non c’est juste un ingrédient de la recette.

      C’est le film le plus frustrant pour King, il a beau avoir beaucoup de lecteurs, c’est la télévision en plus du cinéma qui rejoint le plus de monde. C’est le médium par excellence de ces années là pour se rapprocher du public.

    • Juste le trailer en anglais pour la version Mick Garris… Bien peut-être meilleur que dans mon souvenir alors… Mais c’est Stephen King qui est mis en valeur illico et c’est commercial itou :

      https://www.youtube.com/watch?v=9sGl1LVtszU

      Tu regardes la bande-annonce de Kubrick :

      https://www.youtube.com/watch?v=5Cb3ik6zP2I

      Ce n’est pas du Stephen King cela ou peut-êtreà 1% ou 2% sur 100… C’est pas ainsi qu’on présente du King. Mais c’est cela Kubrick a d’autres modèles pour faire de l’horreur. Il y a peut-être un petit 2% que oui car on veut faire de l’horreur dans tous les cas.

      Ici non plus c’est pas du Stephen King cette scène : https://www.youtube.com/watch?v=19gfhnvtH4c

    • Si vous voulez lire quelque chose sur Shining, il y a Ma vie rouge Kubrick, de Simon Roy. Très fort.

    • Je l’avais lu. Un exercice littéraire réussi pour le lecteur, ainsi qu’un exercice thérapeutique fructueux pour l’auteur, selon ses dires. Puisque je m’étais déjà tapé le documentaire « Room 237 », cependant, je me serais passé des analyses toquées de la machine à écrire et de la boîte de poudre à pâte.

      En outre, je diverge totalement de Roy quand il écrit ceci, à la page 36 : « Bien plus qu’une simple histoire de fantômes, bien plus qu’une confession déguisée sur les ravages de l’alcoolisme, Kubrick a fait du matériau de base qu’est le roman de King une plongée dans la folie et ses possibles conséquences meurtrières. »

      Ce que Roy dit du roman est inutilement réducteur et, par une ironie loufoque dénotant une méconnaissance grave, ce qu’il dit de la réalisation de Kubrick s’applique très justement à l’œuvre de King : si des histoires comme The Dead Zone, Rage, Apt Pupil, The Dark Half, Rose Madder, Misery, la récente trilogie Mr. Mercedes, The Shining bien sûr, et des dizaines d’autres écrits ne sont pas des « plongées dans la folie et ses possibles conséquences meurtrières », que sont-elles donc?

    • Le « Shining » de King atteint largement son objectif de roman gothique contemporain, c’est-à-dire nous rassurer en nous effrayant, nous protéger, pendant quelques heures, de l’horreur réelle en nous plongeant dans une épouvante et une inquiétude inventées qui figurent pourtant des maux tangibles. Ce recours au fantastique est édifiant puisque son effet est poétique, en ce qu’il évoque des peurs ancestrales, des images brumeuses de l’enfance, des craintes irrationnelles qu’on a mises en veille. Bref, l’épouvante littéraire, notamment celle de King, revient à la beauté d’avoir peur, comme Hugo disait que la mélancolie est le bonheur d’être triste. La question « Qui a créé et tenu à jour le scrapbook que trouve Jack Torrance dans la chaufferie de l’hôtel? » devient donc agréablement obsédante, comme une chanson.

      Quand le filtre protecteur est ténu ou inexistant, comme dans « Les enfants de Liverpool » de Hugues Corriveau, alors la poésie crisse le camp, car on assiste à une autopsie. Ce qui n’est pas moins nécessaire.

    • J’ai un message qui passe pas depuis près de 2 jours. Jamais vu çà ailleurs. Au moins faites le système nous avertir qu’on est en attente de modération si le robot-modérateur décèle un truc qu’il cherche à filtrer, ou alors rappeler celui ou celle qui a programmé cet outil NUL de commentaires qui bogue sur n’importe quoi. On est en 2017.

    • Don’t hold your breath, Sultitan. Le système de blogue Lapresse est archaïque et va le rester jusqu’à sa disparition que je devine prochaine. Fort probablement avant celle du CD! ;-)

    • Tiens, un tantinet prophétique mon 14h23… quelques minutes plus tard Maxime Bergeron annonce qu’il tire la plogue de son blogue. Une petite pensée pour le participant concombre_masqué qui va devoir se trouver un nouveau passe-temps.

      Hé, parlant de blogues qui tirent la plogue, où est rendu ”Le Blogue Musique” de Émilie Côté?

    • On se mobilisera pour que le blogue d’Alain obtienne la certification “Patrimoine culturel immatériel” de l’UNESCO.

    • Y a juste Foglia d’admissible à l’Unesco, Luc.
      Damn, c’était un gros morceau de perdu, ça…

    • Encore Stephen King et Kubrick, j’aime les deux alors j’aime pas trop les opposer même s’ils sont différents. Les mettre un contre l’autre alors que tu n’as qu’à les regarder de manière séparée. Tu restes ami avec deux personnes divorcées qui elles se détestent ou se font des reproches pendant des dizaines d’années jusqu’à leur décès. Tu n’as pas à choisir un ou l’autre, tu aimes les deux et si ce sont des parents c’est encore plus fort.

      N’empêche que cela va toujours faire parler les curieux… Tiens faire une thèse de doctorat j’imagine facilement le postulant pouvant en faire une sur un film de Kubrick, un film peut être suffisamment riche pour être une thèse. Pour King, je l’imaginerais plus faire sa thèse sur l’ensemble de l’oeuvre de Stephen King et ses répercussions sociales ou littéraires ou sur la télévision. Cela a été transposé au cinéma mais c’est la télévision qui est le médium le plus populaire et pour les films ils s’y retrouvent aussi. Pour les mini-séries, c’est fait pour la télévision. Du moins si on pense au passé.

    • « Y a juste Foglia d’admissible à l’Unesco, Luc.
      Damn, c’était un gros morceau de perdu, ça… »

      Les nostalgiques peuvent toujours lire Foglia l’insolent, de Marc-François Bernier, qui semble avoir tout lu son Foglia, qui le décortique en long et en large. Sûr que ce n’est pas la plume du maître, mais ça reste surprenant de constater combien certaines chroniques ont pu s’imprégner dans la mémoire. Ne serait-ce que pour ça.

    • Quelqu’un a déjà vu Rhiannon Giddens en spectacle? Comment sonne cette voix magnifique en personne? Est-ce qu’elle se permet de chanter seule sans accompagnement, pour mettre sa voix en valeur? Est-ce qu’elle se permet d’étirer ses chansons ou de faire quelque chose de différent de ses trucs enregistrés?

      Je ne suis pas très show. Mais pour elle, je ferais une exception. Y a des voix qui sont comme un appel.

    • Pour Foglia, on peut aussi aller dans les archives de La Presse sur le site de la BANQ et lire des articles de 1973 ou 1974 et oui aux sports…

      Sinon ? C’est en 1987-1988 que j’ai commencé à le lire lorsqu’il parlait de Ben Johnson et par après là je me suis mis à lire sa colonne dans le cahier A. Avant ? On restait plus dans le Cahier des sports et des Arts et Spectacles.

      En page D2, un match Islanders/Flyers couvert par Foglia en 1975 :

      http://collections2.banq.qc.ca/lapresse/src/cahiers/1975/05/02/04/82812_1975-05-02_04.pdf

    • @15h53

      Oula, 2 en 2 jours:

      http://blogues.lapresse.ca/jeuxvideo/2017/03/28/bref-on-ferme-boutique/

    • La format blogue se meurt…

      C’est vrai que çà fait un bail que j’ai été sur Blogspot. Incroyable comment le temps passe et nous fait passé à autre chose, car il y avait une grande quantité de blogues intéressants. Là tout le monde va sur Facebook ou Twitter, je résiste. Les bons vieux forums de discussion se vident.
      J’ai le sentiment d’attendre le prochain truc, attendre que Facebook/Twitter voire Youtube s’épuisent et être au rendez-vous pour le truc d’après, s’il y a lieu. Peut-être qu’il n’y aura pas de prochaine étape non plus, mais il y a pas une décennie où il y a pas eu de grands changements depuis ma naissance.

    • Un jour viendra, bientôt peut-être, où nous devrons nous dire au revoir.

      D’ici là, on peut s’amuser en écoutant “Interplanetary Class Classics” des Moonlandingz.

    • @sultitan

      Je suis convaincu qu’il y aura autre chose.

      Le format blogue était voué à l’échec de par sa structure et Facebook ça fait une dynamique famille/amis qui n’est pas toujours fertile pour des discussions comme nous avons ici, entre inconnus anonymes consentants.

    • ”Le blogue aux soins palliatifs”

    • Bon, en cette journée grisâtre je me tape un marathon musical pour adultes avertis seulement: Roly Porter + Swans + Colin Stetson.

      Assurément la cohérence atmosphérique est là, mais il y a sûrement un boutte où je vais me sentir comme Frodon qui traverse le Mordor.
      Tsé, quand Colin Stetson c’est la partie joyeuse et légère d’une playlist…

    • Bien évidemment, pour accompagner ça il faut un single malt.
      Je suggère un Lagavulin 16 ans mais vraiment mal pris vous pouvez y aller avec un Talisker 10 ans, le Swans va juste passer un peu moins bien mais à peine.

    • Qui peut prendre la décision stupide d’inviter quelqu’un comme Bob Dylan au Centre Bell ?

      Je l’ai vu à cet endroit ; un désastre.

      Ce n’est pas un performer. Il n’a pas vraiment de présence sur scène. On aimerait le voir de près, entendre convenablement ses chansons. Vraiment désolant.

      Dommage, quand on a pu voir des gens comme Crosby, Stills & Nash à la Place des Arts.

    • J’avais envoyé un commentaire sur mes suggestions de la semaine, mais si je retourne en 2016, en ce moment j’écoute une oeuvre assez travaillée de M. Geddes Gengras – Interior Architecture. C’est entre l’électro-acoustique et le psychédélisme.

      https://intercoastalartists.bandcamp.com/album/interior-architecture

      Deux “études” qui attirent mon attention, d’abord l’iranien Sote et Hardcore Sounds From Tehran, qui sonne comme un exercise sur le thème de la musique hardcore rave des années 90. Çà commence comme du hardcore (ou ardkore) mais çà va dans toutes sortes de directions:

      https://opaltapes.bandcamp.com/album/sote-hsft

      Un collage plunderphonique sur le thème du lovers rock et du dub (et autres esthétiques musicales jamaicaines), je trouve çà assez trippatif surtout à partir des pièces 5 et 6, mélange de familier et d’étrange.

      https://bokehversions.bandcamp.com/album/loversdedicationstation

      J’aime mon shoegaze électronique et ambiant ces dernières années. Je découvre Mj Guider, à surveiller dans le genre. Je ne sais pas encore à quel point j’aime, c’est plus nébuleux qu’un projet comme Your Friend, peut-être mon favori shoegaze 2016 (il faudrait que j’y pense).

      https://mjguider.bandcamp.com/album/precious-systems

    • Je vais tenter de reposter mon commentaire disparu:

      Cela dit çà fait un bail que je n’ai pas lu un film de King ni vu un film de Kubrick.

      Ah non c’est vrai il y avait la version jouet de The Shining l’an passé pour l’album de Aesop Rock.
      Je pense même que j’avais revu le film à l’occasion:

      https://www.youtube.com/watch?v=PQF6x_FgnJ0

      En ce qui concerne la musique du moment, hmm, il y a un petit aspect “retour en 1991″ pour moi, à cause de: The Magnetic Fields – 50 Song Memoir, le retour d’une de mes idoles, mais c’est vraiment “more of the same”, c’est fait pour le sentiment de familiarité:

      https://www.youtube.com/watch?v=SAAkUmNZf34

      et

      Laetitia Sadier Source Ensemble – Find Me Finding You, alors là il y a une raison pour laquelle Whyte Horse était dans mes favoris de 2016, c’est que je m’ennuyais de Laetitia (pas que les chanteuses ont la même timbre de voix). Bien que Laetitia est passé à autre chose que Stereolab, on ne peut pas s’empêcher d’entendre la “source”, justement. Un peu comme avec un album solo de Beth Gibbons (dont on attend une suite, apparemment).

      https://www.youtube.com/watch?v=2UqoUGn5fqk

      Un peu plus tard dans les années 90, Tom Jenkinson nous offre une version band de son materiel, sous le nom de Shobaleader One, titre de l’album Elektrac. J’aimerais bien voir le concert de cette bande costumée qui me font pensé à une rencontre entre Daft Punk et The Residents.

      https://www.youtube.com/watch?v=IXtQDsf4gJA

      Mais revenons en 2017. Max Richter sort un soundtrack pour le ballet Woolf Works (sur l’oeuvre de Virgina Woolf) qui en impressionne plus d’un. Je ne sais pas encore ce que j’en pense. J’ai perdu un peu la trace de Richter depuis Memoryhouse. Mais.. l’impression que c’est très joli:

      https://www.youtube.com/watch?v=r_9WNifGn4g

      Moi je suis davantage fasciné pour l’instant par Daniel Brandt – Eternal Something, et son post-post-rock(?). J’avais déjà tenté ce terme pour décrire une musique que je perçois comme partante ou influençée du post-rock, mais allant vers d’autres directions, ici l’électronique parfois même dansant, comme du post-rock-techno(?). Ok un moment donné oui il est mieux d’écouter et de se la fermer:

      https://danielbrandt1.bandcamp.com/album/eternal-something

      Actress revient avec AZD. More of the same? Ouais bien, une signature c’est une signature. On pourrait aussi bien être encore en 2010, pour le plaisir d’y être:

      https://www.youtube.com/watch?v=Mg1Pw0y-x8Q

      Kailin offre un son plus actuel, proche d’une tendance en ce moment de djs club de faire des 12″ ou albums inspiré de l’univers club mais qui se dansent mal (en même temps juste assez club pour qu’on s’y reconnaisse, dans la lignée Low Jack) .

      https://mistrymuzik.bandcamp.com/album/fracture

      Parmis mes favoris de 2016, Bill Baird reviens nous visiter avec un son puriste à enseliver de nostalgie. Ceci est de Easy Machines:

      https://www.youtube.com/watch?v=aKHfOZQ3N2g

      Mais le buzz folk est pointé plutôt en ce moment vers l’album de Mount Eerie,A Crow Looked At Me. Çà parle de la mort, de l’absence, c’est assez tragique en fait, je n’ai pas tendance à presser repeat souvent pour le moment:

      https://www.youtube.com/watch?v=zGESP0iePmQ

      J’ai plus de facilité avec le nouvel album de folk écossais pittoresque d’ Alasdair Roberts, Pang,
      dont je suis encore à réécouter l’album Plaint Of Lapwing de 2016 (avec James Green).

      https://www.youtube.com/watch?v=-AhJpDFIE9k

      L’album de la saison selon moi sera le retour de Gas avec Narkopop:

      https://www.youtube.com/watch?v=emUETcnDxnY

    • 3e en 3 jours. Contagion ou plan de match ?

    • Lussier était pourtant bon blogueur alors que certains journalistes l’ayant déjà fait y étaient très mauvais mais cela peut dépendre du public que tu vas rejoindre sur une plateforme d’un journal généraliste.

      Pour d’autres ils ont un agenda politique. Ce qui va rester sur La Presse + mais comme avant dans le papier, si tu trouves que c’est de la connerie ce que le type écrit, tu passais rapidement à autre chose. Plus facile papier. La page se tourne ou même le titre. Même ton cahier , tiens tu passes le cahier à un autre.

      C’est encore La Presse papier des années ‘80 et ‘90 aussi qui sont les meilleures années de ce journal que l’on a vécu.

    • C’est l’hécatombe celui du foot (soccer) ferme aussi boutique . Le blogue aux soins palliatifs est rendu unplugged

    • @Not_OK_Computer
      Wow, ok un 4e.
      Et avec ce 4e il y a aussi l’indice comme quoi ce n’est pas les blogueurs qui tirent la plogue par eux-même nécessairement puisque Charles Dubé invite ses lecteurs à… un nouveau blogue hors La presse.

      À mon avis, il faudra tous se dire adieu bientôt, chers compagnons anonymes virtuels…

    • Amusons-nous un peu… D’autres accords single malt/musique:

      aberlour a’bunadh avec Geogaddi de Boards of Canada
      lagavulin 16 ans avec Vulnicura de Björk
      laphroaig quarter cask avec Exit du Fire! Orchestra
      talisker 10 ans avec the matriarch and the wrong kind of flowers de Stian Westerhus
      highland park 15 ans avec Songs of Love and Hate de Leonard Cohen
      highland park dark origins avec You Want it Darker de Leonard Cohen
      ardberg 10 ans avec The Boatman’s Call de Nick Cave and the Bad Seeds
      ardberg uigeadail avec Lorca de Tim Buckley
      benriach curiositas avec L’Imprudence d’Alain Bashung
      benriach sherry cask avec In a Silent Way de Miles Davis

    • !!!
      Chibougamau y va fort!
      :-)

    • J’ai des entrées dans la maison et effectivement les blogues fermeront l’un après l’autre. Il restera probablement le hockey et sa mère blogue. Il faudra se dire adieu bientôt les gars (et la fille).

    • Cette époque n’est même pas encore révolue et j’en suis déjà nostalgique. Nous nous retrouverons peut-être un jour, lorsqu’il y aura un engouement pour les blogues vintage.

    • Flûte alors… En plein quand je commençais à échanger sur les mariages musique/single malt.

      Même chose que Luc, je m’ennuie déjà de vous…

    • Ouin…même le patron, qui a pourtant alimenté ce blogue sans compter ses heures, a expliqué que les efforts exigés pour La Presse + lui laissent beaucoup moins de temps pour écrire de nouveaux billets et intervenir dans la discussion.
      Un blogue vintage ? Haha !

    • Pour le hockey, Mathias Brunet a confirmé sur twitter que son blogue reste. Mais bon. Ça ne répond pas à savoir si l’autre Brunet, Alain, confirmera la même chose. La formule consacrée dans les avis de décès semble être : vous pourrez continuer à me lire sur lapresse+, twitter et la page Facebook que j’ai créée. M’ouaip.

    • En attendant de savoir ce qu’il adviendra de cette communauté, j’ai des images de la première séquence du film Il était une fois dans l’Ouest qui me reviennent.

      https://www.youtube.com/watch?v=QML28YQBvyc

    • Pour ”fêter” la fin du blogue, je suggèrerai un billet sur… une liste musique, top absolu de nos vies de mélomanes respectives.
      Terminer en musique. Juste la crème de la crème.

      Chibougamau va peut-être même nous dénicher un 25 ou 30 ans d’âge pour accompagner tout ça. Je m’occupe du grand cru bourguignon.

      *Le blogue de Alain n’est pas officiellement déplogué, ceci dit. Peut-être va-t-il réussir à s’accrocher? Alain, entre deux bières thaïlandaises, donnez-nous signe de vie :-)

    • Woh jon8…nous n’en sommes pas à la chronique d’une mort annoncée…

    • Suis en train de découvrir Israel Cachao Lopez. Me semble pas très heureux pour les mariages musique/single malt. On en renverserait! Mais bon.

      Comme le dit si bien le penseurologue honoris causa Éric Salvail : Shooter!

      https://www.youtube.com/watch?v=jxZsdqrZYF4

    • J’aimerais bien le croire, Norvege… Mais tout indique qu’il y a un ménage en cours sur Lapresse.ca

    • Incroyable l’ironie de la mort du blogue dans un article qui annonce la mort du CD.

      C’est Gesca qui veut çà? Ils vont acheter des news-bots peut-être? (çà existe)
      J’ai hâte d’entendre ce qu’Alain en pense.

      Il est vrai que le pourcentage a basculé entre les gens qui utilisent un PC et Windows, et ceux qui utilisent un cell ou une tablette avec iOS ou Android. Apple a gagné la bataille contre Microsoft. Il y a 20 ans çà aurait été impossible de prédire çà.

      Mais les discussions étaient plus riche sur internet dans les années 90 et 2000. Là c’est l’opinion de la masse qui dirige pepuis l’ère des médias sociaux, et comme les gens qui possèdent les grands médias ont désormais des intérêts financiers en priorité, la culture va prendre le bord.

      10 commentaires “oh c’est joli” valent mieux qu’une dissertation. Like svp!

    • @sultitan, le mobile prend de la place de plus en plus (c’est une tendance lourde même au Québec) et je ne crois pas que l’avenir de Lapresse passe par la version ”desktop”, déjà que Lapresse+ mène la marche et que plusieurs trucs sont recyclés sur lapresse.ca sur 2-3 jours ensuite, tel des plats réchauffés…

      Ajoutons à cela qu’à l’intérieur même de cette version web ”desktop” Lapresse.ca, la section blogues comme tel n’est certainement pas essentielle. J’veux dire: elle l’est pour une poignée de users (j’en suis) mais pour peut-être 95% des utilisateurs c’est sans ou avec peu d’intérêt.

    • Je seconde jon8 en ce qui concerne notre palmarès à vie. Bonne idée.

      Pour ce qui est du whisky single malt, on pourrait se cotiser pour un Highland Park Orcadian vintage 1971. La SAQ le vend juste à 6000$ la bouteille…

    • Oh, je viens de voir que le Dalmore Constellation 1978 cask #1 est à 12 900$!

    • Ou un peu plus abordable, qui saura plaire à tout le monde: Glenmorangie.

    • Je me cherchais juste du monde afin de splitter la dépense pour un scotch de big shot que je ne peux me permettre normalement!

    • Je voulais juste splitter la dépense pour un scotch que je ne peux me permettre en temps normal! À la gang, on aurait tous notre gorgée…

    • bogue

    • Un test qui s’adresse à tous :

      http://www.npr.org/sections/therecord/2015/06/02/411473508/how-well-can-you-hear-audio-quality

    • Est-ce que le blogue d’Alain Brunet est fermé? Si c’est le cas il faudra se tourner vers http://blogues.lapresse.ca/houle/

    • Pas encore fermé, non.
      On attend des nouvelles de Alain (ou de Lapresse!), ça chiâle pas mal dans les autres blogues fermés, tout le monde est laissé dans la brume…

    • Chibougamau

      Êtes-vous en train de nous faire votre coming out, pardon, votre sortie du placard?

      http://www.slate.fr/story/142319/societe-secrete-adorateurse-whisky

    • Mais bon, nous ne sommes pas ‘clients’ lapresse, nous sommes ‘produits’… Faut pas oublier ça non plus.

      ”if it’s free, you’re the product.”

    • Il est frais, mon poisson! Il est frais!

      Il n’est pas frais, mon poisson?

    • C’est la Presse qui ferme les blogues, non les blogueurs. Il y aura certainement des lossleaders qui resteront ouverts, comme le hockey et sa mère blogue. On va commencer par fermer les plus petits blogues. Les deux Brunet devraient rester plus longtemps. La Presse va devenir payante maintenant que tout le monde est accro à la version Presse+.

    • La Presse va devenir payante, tu dis ça de source ‘’sûre”, Ghost? Dans le sens qu’il va y avoir Lapresse+ gratuite et la version web lapresse.ca sur abonnement ?

    • Atchoum, vous m’avez démasqué. Et en infiltrant ce blogue, mon but était de recruter autant de gens que possible dans la secte. Maintenant que les choses semblent tirer à leur fin pour le blogue, j’accélère les procédures.

    • Si vraiment chibougamau veut descendre de Chibougamau avec des flacons de single malt, alors j’offre sans hésiter le local et le système de son pour accueillir la soirée musique-dégustation-fin-de-blogue.

      Je suis low-maintenance, n’importe quoi en haut de 21 ans d’âge va faire mon bonheur. Sauf du Bowmore svp.

    • Pour être honnête, je ne suis pas aussi maniaque que les membres de la secte. Et mon bar à scotch n’est pas très garni: pas plus que deux ou trois bouteilles dans une armoire à la fois. Présentement, s’y trouvent une bouteille d’Ardberg 10 ans et une d’Aberlour A’bunadh. Le beau bar à scotch, c’est dans mes rêves qu’l se trouve!

    • Bogue.

      Mais je disais juste que je suis loin d’être aussi maniaque que les membres de la secte. De plus, mon bar à scotch n’est pas bien garni: pas plus de deux ou trois bouteilles à la fois. Pour l’instant, c’est une bouteille d’Ardberg 10 ans et une d’Aberlour A’bunadh. Le beau bar à scotch, c’est dans mes rêves qu’il se trouve.

    • Encore un bogue. Je disais juste que côté whisky, je ne suis tout de même qu’un amateur. Présentement, mon bar à scotch ne compte que deux bouteilles!

    • Bogue et re-bogue…

    • Je crois que vous surestimez mon bar à scotch un petit peu. Présentement: deux bouteilles seulement!

    • Quand Alain va débloquer le bogue, il va tomber sur trois ou quatre tentatives de messages similaires de ma part. Pour simplifier les choses, je crois que vous me surestimez un peu. Pour l’instant, je n’ai que deux bouteilles chez moi: un Ardberg 10 ans et un Aberlour A’bunadh.

    • J’suis même pas déçu, chibougamau. Je vote pour du Aberlour A’bunadh et, pour virer les choses à l’envers, j’accompagne cette bouteille de l’album Live in Lulea de Fever Ray. Tu me diras si je suis dans l’champs ou pas..

    • Juste pour être clair: je n’ai rien contre le Ardberg 10 ans. Seulement, il a fini par perdre au jeu des comparaisons avec son cousin de la fesse gauche, le Talisker 10 ans. Pour un prix moindre. Enfin, pour l’instant, parce qu’à la LCBO le Tal10 est rendu à 100 piasses (!) la fiole. J’imagine que la SAQ va finir par suivre…

      Du Ardberg 10 ans, ça passe probablement bien avec un album rock/grunge mi-90’s. Dans l’tapis.

    • Petit retour au sujet principal: http://www.lapresse.ca/arts/musique/201703/30/01-5083856-le-streaming-principale-source-de-revenus-pour-la-musique-americaine.php

      On semble avoir mis du data tout frais sur le site de la RIAA

      http://www.riaa.com/wp-content/uploads/2017/03/RIAA-2016-Year-End-News-Notes.pdf

    • C’est vraiment un gros jump, comme vous voyez sur le graphique.

      Pourtant assez progressif de 2011, 2012, 2013, 2014, 2015…
      2016… boom! 51%

      Si la tendance se maintient, le streaming va donner un sérieux coup de massue sur la tête de tous les formats; CD… ET téléchargement… ET vinyle.

      Faudra s’y faire. Et je vais probablement devoir cesser de résister.

    • “j’offre sans hésiter le local et le système de son pour accueillir la soirée musique-dégustation-fin-de-blogue. ”

      Ark! Beurk! Seulement si j’apporte mes vinyles… ;-)

      Non, je n’ai pas de source là-dessus, seulement sur les blogues, mais c’est t’ivident, non? Si tu souviens, les journaux papier étaient payants au siècle dernier… Et il y a une bonne partie des gens qui ne payent plus leur version électronique depuis un bail, dont moi, et qui n’achète plus le papier. Donc, ils ont rendu accro les gens à la Presse+ avec un deal avec Apple. Et maintenant, ils vont vendre une licence de lecture: tu lis ta Presse, tu payes.

      La Presse va s’en sortir, mais le Devoir, je ne suis pas sûr. Le Journal de Montréal/Québec va devoir le journal intello avec de vrais articles (c’est déjà en partie le cas, remarquez).

    • Le blogueur in chief va sûrement apporter du Crown Royal et un album de Uzeb live at Montreux (s’t'une blague!).

    • Et pour faire pendant, effet_placebo va apporter seulement des disques de minimal synth circa 78 avec de l’alcool à friction vieillie dix ans à prendre avec de la colle à modèle réduit.

    • ça se branche sûrement, une table, dans ce set-up là, mais ça passe par un DSP avant d’arriver aux speakers… ‘pas sûr que c’est unholy_ghost approved, ça.

    • Les médias d’information passent un sale quart d’heure… C’est très triste. Et l’autre guignol au sud qui garoche du ‘fake news!’ de son twitter-crotte matinal… Ouf.

      Mon incorrigible optimisme me fait croire que ça va éventuellement s’équilibrer pour le mieux, mais pour l’instant les nuages sont gris foncé.

    • Le bon Luc_marchessault va nous faire goûter un Jack Daniel’s Single Barrel (très bon, en passant) en nous délectant d’un Ladies of the Canyon de Joni M et d’un Bourbon Gauthier.

    • Pis Google et Facebook qui bouffent les revenus de pub, comme les gigamonstres qu’ils sont…

      Non, en effet, le Devoir est en danger. Lapresse/Gesca et Journal/Quebecor un peu moins, mais quand même.

    • “Le streaming – qui permet aux utilisateurs de d’écouter les chansons de leur choix en ligne – a causé des pertes sur les autres formats, historiquement les plus gros générateurs de revenus pour les artistes.”

      La mention “pour les artistes” est incongru, car le plus gros du montant pour les supports physiques allaient aux compagnies de disques, aux distributeurs et aux détaillants, et non aux artistes. Sans parler des gérants qui escroquaient leurs artistes.

    • Les kids sont juste plus capables de lire un article au complet, voir un film en entier, écouter un album du début à la fin… Je pense que la roman de SF qu’il faut écrire c’est une sorte de moyen-âge technologique: des gens analphabètes branchés sur internet.

    • Les gens qui seront capable de dépasser 180 caractères seront considérés comme d’effroyables snobs.

    • Moi je vais apporter un Dalmore 2004 avec Smile des Beach Boys pour qu’on puisse chanter Surf’Up:

      The laughs come hard in Auld Lang Syne
      The glass was raised, the fired-roast
      The fullness of the wine, the dim last toasting
      While at port adieu or die

    • Talisker, c’est la grande classe,jon8. Une des bouteilles que je me suis le plus souvent procuré. J’aime tout de même beaucoup le Ardberg 10 ans. Mais dans la famille Ardberg, le Uigeadail est une grosse coche en haut. Un de mes tops, à vrai dire.

    • Avec du grunge, le Ardberg 10 ans? Moi, je le verrais plutôt avec d’autres trucs des années 90: les premiers disques post-rock de Tortoise ou de Godspeed par exemple. Ou bien avec des vieux albums de chez Warp comme le Amber d’Autechre. Même si le Ardberg n’a rien d’ambré!

    • Le Aberlour A’bunadh, c’est autre chose. Ce que je considère de mieux dans la catégorie que j’appellerais whisky dessert, même si normalement, j’aime des trucs plus âcres. Ma bouteille fait partie de la batch numéro cinquante et sa teneur en alcool est de 59,6% (ça change à chaque batch). Je te reviens sur l’association avec le disque de Fever Ray dès que possible.

    • Et je suis d’accord avec toi en ce qui concerne le Bowmore. J’appréciais dans les premiers temps où je buvais du scotch mais maintenant, plus capable.

    • Bon, j’ai écouté un bout de ce live de Fever Ray et ça convient très bien. Je m’imagine très bien fermer les lumières, siroter mon Aberlour A’bunadh et écouter ça. C’est peut-être ce que je vais faire tout à l’heure d’ailleurs.

    • Le Talisker qui m’a le plus impressionné, c’est le 25 ans. Très complexe, nuancé mais avec le punch caractéristique du Talisker. Superbe.
      Le 18 ans, un peu moins impressionnant. Même que je préfère le 10.

      Je ne me souviens plus de la batch de ma bouteille de A’bunadh, mais c’était dans les 62%. Costaud mais suave à la fois, j’ai adoré.

      Un autre que j’apprécie, c’est le plus ”féminin” des single malt: le Glenmorangie Nectar d’or. À des années-lumières d’un Ardberg, on s’entends, mais quand j’ai le goût de lâcher la tourbe pour le côté caramelisé de la force, ça fait drôlement bien la job.

      J’ai étiré ma bouteille de Uigeadail, par manque d’enthousiasme, et c’est d’ailleurs ce qui m’a un peu déçu de Ardberg. Cher pour ce que ça livre. Idem pour la Glenfarclas 25 ans qui ramasse la poussière. Ce qui, franchement, est un peu gênant. Faut dire que je suis un buveur très occasionnel.. Une bouteille peut me durer longtemps. Probablement qu’il manque de post-rock dans ma vie ?

    • ”Ce que je considère de mieux dans la catégorie que j’appellerais whisky dessert”

      Oui, je vois exactement ce que tu veux dire.

      Aberlour… Glenmorangie… Balvenie
      mais le top du top selon moi dans cette catégorie là, c’est les gros single malt Japonais. C’est complètement capoté le niveau de finesse. Le sublime Suntory Yamazaki ou le Nikka Yoichi, très rarement dispos à la SAQ Signature, il faut sauter là dessus quand ça sort.

    • Je ne bois presque jamais d’alcool et n’y connait que dalle. En fait c’est faux, j’aime les cocktails extravagants, tiki, mais avec peu ou pas d’alcool. J’aime les jus (ou mélanges de jus) de fruits rares. Ai-je besoin de faire un coming out?

      J’ai fait le test son NPR, j’ai gagné 4 sur 6, choisi 320 pour Jay Z (oh l’ironie) et Coldplay.

    • Faudrait que je goûte à ces whiskys japonais. Le seul que j’ai bu, c’est le Suntory Toki (pas un single malt) que j’avais trouvé plutôt ordinaire.

    • Pour revenir à la musique, je trouve que la maison Constellation sort de bien bonnes choses en ce début d’année. The Infected Mass de Those who Walk Away est sublime. Derrière ce nom, se cache le compositeur canadien Matthew Patton. Il a composé une messe ambiant pour son frère décédé dans un accident d’avion. Il a inclus dans l’oeuvre des enregistrements de conversations de cockpits d’avions sur le point de s’écraser. Un peu freakant! C’est lugubre, mais des rayons de lumière réussissent à percer. Certainement pas quelque chose qu’on écoute en buvant un whisky dessert.

    • Et ce matin, toujours chez Constellation, nous sort un nouveau Saltland, projet de la violoncelliste Rebecca Foon. Une belle complainte pour la Terre en danger à laquelle s’est joint le très doué et très barbu Warren Ellis (Dirty Three, Nick Cave). Un brin néo-classique, brin post-rock, un brin dream pop. Très beau.

    • Un lien pour faire l’écoute du Saltland:

      http://www.tinymixtapes.com/news/rebecca-foons-saltland-streams-new-constellation-album-common-truth-full-shares-esmerine-dates

    • Hors-sujet (Du moins celui de l’alcool)

      Plusieurs titulaires de blogues de ce site font savoir qu’ils ne sont pas à l’article de la mort et qu’ils comptent demeurer. On peut espérer que celui-ci fasse évidemment partie du lot et retarder nos adieux.

      Ce qui me laisse davantage pantois au sujet de la direction prise par les puissances de ce site par rapport aux blogues. C’est quoi l’idée de forcer des fermetures de certains d’entre eux , si c’est de l’espace qu’ils ont de besoin, ils n’ont qu’à éliminer ceux qui n’ont pas publié quoi que ce soit depuis des lunes plutôt que de congédier des blogueurs volontaires et pertinents? J’ai compté 5 blogues qui sont sans activité depuis le début de 2017.

      Si on fermait la shop je comprendrais mais tant qu’en a garder en vie pourquoi eux et pas les autres ?

    • @Not_OK_computer

      Il y a certainement des raisons (logiques) de procéder de la sorte.

    • Décision d’affaires pour futur site payant.

    • Je ne vois pas comment ils pourraient faire de lapresse.ca quelque chose de payant avec Lapresse+ gratuit (et Lapresse mobile gratuit)

    • …en enlevant du contenu en plus (blogues)…

    • Tout deviendra payant. LaPresse+ est un lossleader, mais bientôt ce sera que ça, plus de Lapresse.ca. L’entente avec Apple doit tirer à sa fin, genre.

    • J’ai des gros doutes là dessus.

      D’ailleurs, je ne vois pas ”d’entente avec Apple”… Entente sur quoi, au juste?
      Lapresse+ est dispo sur tablette Androïd, pas juste iOS Apple…

      Aussi, déjà complètement gratuit tu n’as pas un bassin illimité de client potentiel. En mettant une (grosse) barrière à l’entrée avec un membership, tu vas réduire ça à une fraction, surtout dans les premiers temps. Donc, adios volume d’usagers et ainsi adios les revenus de la pub. De toute manière, les usagers vont payer pour voir de la pub ou 100% ad-less ?

      Serieusement… woh. On parle d’un autre modèle d’affaire complètement, de changements drastiques en profondeur. Aux dernières nouvelles, le modèle payant n’a pas réussi beaucoup dans le monde, sauf preuve du contraire?

      Bref, spéculations, à mon avis.

    • Mais anyway c’est clair que je suis prêt à payer 1,99$ par mois pour m’obstiner avec fantôme, pis au moins 4,95$ par mois si chibougamau nous donne des suggestions de single malt accompagnés d’albums et jusqu’à 7,48$ par mois si la modération des blogues restants est plus rapide avec font Verdana et background gris taupe + feature d’edit pour mes fôtes. Vous acceptez Paypal ?

    • Juste pour être clair, ce n’est pas parce que j’accepte de payer 1,99$/mois pour m’obstiner avec ghost que la valeur des autres est nulle. Ghost devra vous payer des redevances c’est bien évident, on parle d’environ $0.002154 par intervention qui va dans son sens et $0.003587 qui va dans le mien, sans parler de la cote fixe pour Alain qui se chiffre à 0.001 et Gesca qui se garde un minimum de 1,27$ pour payer les serveurs informatiques. Pour gérer tout ça, on parle aussi de frais d’administration dont les détails seront acheminés sous peu. Bon week-end on se voit lundi matin 8h00.

    • Les blogues, c’est pour les vieux. Les jeunes sont sur LaPresse+. Au début, t’inquiète, ce sera certains payants, d’autre non. Et les lossleader seront probablement toujours gratuits, mais avec du contenu spécial payant.

      Ce qui est sûr: la stratégie de la Presse est pensée depuis le début.

    • “Mais anyway c’est clair que je suis prêt à payer 1,99$ par mois pour m’obstiner avec fantôme”

      Le syndrome de la femme battue…

    • Nope.

      Guy Crevier lui-même l’annoncait:

      http://www.lapresse.ca/debats/mot-de-lediteur/201303/20/01-4633052-la-presse-sera-offerte-gratuitement.php

      ”C’est aujourd’hui avec plaisir que nous annonçons que l’abonnement à La Presse+ sera offert gratuitement. La gratuité de l’information est bien ancrée dans les habitudes de consommation numériques et ce phénomène est, à notre avis, irréversible. C’est pourquoi nous avons choisi ce modèle.”

    • Educated-guess, ici:

      Tu commences à charger quelque chose pour Lapresse+ (whatever, mettons le même prix que Lapresse papier 7jrs dans le temps) et instantanément, du perds 99% de ta clientèle la première journée, puis ça remonte tranquillement à 20% de ce que c’était, au maximum. Grosse drop, mettons. Sans parler des problèmes de (non) renouvellements, annulations, etc… et la quasi impossibilité de mettre de la pub.

      Maintenant, la version web lapresse.ca? Woah, je pense qu’une fois payant ça n’irait pas chercher plus que 5 ou 10% -à tout casser- du traffic que ça avait avant en mode open-gratuit.

      Les sites compétiteurs vont tout venir ramasser, en quelques jours. Radio-Can le premier, un truc payé par nos impôts qui compétitionne le privé….

      Blown out of proportion est cette histoire de déploguage de blogues. Je ne comprend pas cette rumeur de lapresse payant qui vient avec ça.

    • C’est pas compliqué, il n’y a que deux voies possibles pour les revenus:

      A) L’abonnement ”premium” (l’utilisateur qui paie)
      B) La publicité (les compagnies qui veulent se faire voir par les utilisateurs)

      Je ne connais pas de media généraliste pour qui A) fonctionne… Et B) a plein de sable dans les engrenages à cause de FB et GOOG.

      Le CD meurt, le blogue meurt, l’information meurt… Ce billet est une rubrique nécrologique.

    • 444

      C’est le nombre de messages dans le billet… et le titre d’une de mes pièces favorites de tous les temps (Autechre)… et aussi la fréquence de résonance souvent utilisée pour tuner une guitare. Coincidence? I think not.

    • Autechre – 444 – Incunabula

      Nous parlions plus tôt d’un palmarès à vie? Disons Top10 albums. Alors je commence avec celui là.

      https://www.youtube.com/watch?v=x7D9OlbqRDU

      Accompagnement suggéré: un Chambolle-Musigny 2010 de votre choix, pour l’album le moins élitiste du duo britannique.

    • Mes excuses, il semble que ce soit un brin plus élitiste que prévu finalement, il ne reste qu’un seul Chambolle 2010 à la SAQ et ce n’est rien de moins qu’un Olivier Bernstein premier cru à 160 balles. Probablement excellent, voire même fabuleux, mais sinon un 2012 voire même un 2014 d’un producteur plus accessible sera fort acceptable avec cet album.

      Bon, 2e album à ce Top10 à vie (exercice extrêmement difficile, en passant)…
      Je me risque… non sans une certaine gêne à peine assumée…

      Joshua Tree de U2.

      Là, on tombe dans la bière. Irlandaise, bien entendu, et connue comme la bande à Bono… la Guinness! En fût, et en bonne quantité pour savourer le très sous-estimé side B.

    • Ça ne se fera pas d’un coup. t’inquiète.

    • Je vais me lancer dans l’exercice de jon8 et y aller de mon top 10 à vie moi aussi. Trois des disques de ma liste du 29 mars 15:03 en font partie. On se lance avec, d’après moi, l’artiste le plus sous-estimé de l’histoire du pop/rock: le très habité Tim Buckley et son magnifique Lorca. Ça s’écoute avec un bon verre d’Ardberg Uigeadail.

    • Puis l’amour dans tout ce qu’il a de plus beau, mais de plus terrible aussi: The Boatman’s Call de Nick Cave and the Bad Seeds (très hâte d’aller les voir en concert à la fin mai d’ailleurs). Pour accompagner ça, un autre single malt de la maison Ardberg, le 10 ans.

    • Et un album qui m’avait jeté à terre aux début des années 2000: L’Imprudence d’Alain Bashung. Ce disque porte bien son titre puisqu’il en prenait des risques, le Bashung, là-dessus! Avec un verre du trrrrrès tourbé Benriach Curiositas.

    • Je vais attendre un peu pour le reste. Comme jon le mentionne, l’exercice est difficile!

    • Pour moi, s’il faut retenir un seul album dans toute l’Histoire du jazz, c’est le grand poème de John Coltrane: A Love Supreme. Pour accompagner, quoi d’autre qu’un gin qu’on a infusé avec des concombres des pétales de rose? Le gin écossais Hendrick’s.

    • @chibougamau

      Drôle, car j’adore Buckley mais Lorca m’a toujours semblé trop fort du café (je vais le réécouter). Mon préféré est Starsailor, qui est pas loin de faire la cote pour mon top 10.

    • 10 albums? J’annonce déjà que je vais tricher!

    • @unholy_ghost

      J’hésitais justement entre Lorca et Starsailor. J’ai longtemps préféré ce dernier, mais avec le temps, c’est Lorca me plaît davantage.

    • Combo Desjardins : Derniers humains, Tu m’aimes-tu, Spectrum, Chaude était la nuit Abbittibbi -
      Les images, le ton, la force d’evocation, parce qu’il m’a accompagné pendant mon exil au Canada. Y a des trucs que j’ai mieux compris en vieillissant.

    • Je vais y aller avec mon cinquième disque. Un classique qui, quand je l’ai découvert dans les années quatre-vingt dix, m’a instantanément fasciné: The Man-Machine de Kraftwerk (de toute l’oeuvre du groupe allemand, c’est, avec Computer World, mon préféré). Puisqu’il faut boire quelque chose avec (pas toujours facile, ces agencements), ce sera le très bon gin québécois Piger Henricus.

    • Être limité à 10 albums c’est d’une cruauté sans nom.
      Mais le défi est à l’image du drame de la disparition des blogues. Perso, hier soir, j’ai cessé même d’y réfléchir après U2 et Autechre.

      Je sais maintenant que je vais m’imposer des critères précis, à commencer par ne rien balancer de récent dans ce palmarès. Il faut avoir décanté l’album au moins quelques années. Autre critère: il faut que ce soit un album que j’écoute encore avec grand plaisir, pas un feu d’artifice totalement brûlé. Et, finalement, l’album doit être lié à quelque chose dans ma vie, une expérience -même banale- ou une époque précise, ou un voyage… et non pas un simple album que j’ai écouté dans ma bagnole en allant faire l’épicerie.

      Bref, c’est compliqué. Faudra que j’y réfléchisse. Mais je vais y arriver.

    • Renée Claude : On a marché sur l’amour. Je suis arrivé à Léo Ferré par cet album de Renée Claude. Très classique piano voix où l’interprète rend hommage aux mots qu’elle chante. Aujourd’hui, je préfère Ferré, intense lui aussi, théâtral, viscéral.

    • ”Choisir c’est renoncer”

      Yup. C’est renoncer à d’excellents albums qui rend l’exercice pénible.

      Suffit de naviguer les 2 ou 3 premières pages ici pour s’en rendre compte:

      http://rateyourmusic.com/customchart

      Radiohead, Pink Floyd, Miles Davis… Oui d’accord, mais quels albums ??

    • Combo Desjardins : Derniers humains, Spectrum, Tu m’aimes-tu, Chaude était la nuit (Abbittibbi) – Aussi intense que du métal, les images, la force d’evocation, etc…

    • Iron Maiden : powerslave et Live after Death
      Premiers albums que j’ai tenté de décortiquer du mieux que je pouvais à l’époque. Pochette (Mickey was here), duels à la guitare, Samuel Taylor Colleridge que j’ai fini par lire plus tard…. Le live s’écoute très bien pour faire de la longue route.

    • ohoh! le beau poisson d’avril sur le blogue de Maxime Bergeron :-)

      Il y a des gens avec du talent pour jouer des tours!

    • Comme pour bien d’autres, c’est Miles Davis qui m’a ouvert la porte du jazz. Pour moi, son top du top, c’est Bitches Brew. Avec un tel titre, ça ne peut se boire qu’avec de la bière: l’hallucinante Dominus Vobiscum Lupulus.

    • ^^
      Excellente combinaison, chibougamau. 9/10.

      Ça m’enlève aussi de la pression, je vais pouvoir choisir un autre album de Miles!

    • Une autre majestueuse claque pour moi, fut ma première écoute de The Black Saint and the Sinner Lady de Charles Mingus. Toutes les fois que j’écoute ce disque, j’ai l’impression de voyager jusqu’au fond de mon âme. À écouter avec une bonne bouteille de Calvados Boulard XO.

    • Le coma éthylique nous attend à la fin de ce billet. I’ll drink to that!

    • Ouais… Ze comenssse à me sssssentirétourdi…

    • Mon tour, maintenant.
      3e album pour mon Top10:

      Dummy de Portishead

      Il faut se remettre dans le contexte de 1994: la sublime voix de Beth Gibbons mêlée aux superbes mais étranges arrangements de Geoff Barrow pour le jeune mélomane que j’étais.

      L’ensorcellement fut total.

      Quelque chose d’un peu plus mystérieux, fébrile et addictif: un Pajarete 1908 de Malaga.

    • Il faut que je glisse Neil Young dans ma liste. Essentiel pour moi,le bonhomme. L’album de lui qui m’a le plus accompagné n’est même pas un de ses disques officiels, c’est son Live at Massey Hall 1971. Neil Young en solo comme ça, ça se déguste aussi avec de la bière: une St-Ambroise Vintage Ale mettons.

    • Bon. Mon 3e album dans les limbes du blog… Je vais commencer à étudier le 4e, alors.

    • Je pense que je suis trop saoul… Je vous reviens avec mes deux autres disques plus tard.

    • Voilà, une autre valeur sûre pour ma 4e sélection.

      Impossible de ne pas inclure Moby quelque part, j’ai trop écouté de Moby dans ma vie pour ne pas lui donner une place dans mon palmarès, et ce, même si le bonhomme a une discographie que nous pourrions qualifier de très inégale.

      Bref, ça se jouait entre l’inévitable ‘Play’ et… son vieil album ‘Ambient’. J’ai choisi ce dernier parce que c’est probablement le meilleur album de musique ”techno-pop” pour faire découvrir -dans son sens large- la musique électronique ”pure” à un néophyte. Notez tous les guillemets, ici.

      Bref, des monstres de pièces là dessus: Myopia, Dog, My beautiful sky et surtout Heaven qui frôle la perfection.

      Le plus fascinant chez le new-yorkais c’est que son matériel ne montre pas une ride. Même 25 ans plus tard (déjà!!) c’est parfaitement frais et ça s’écoute d’ailleurs par une belle soirée chaude d’été ou de printemps hâtif avec un saké Hakutsuru, servi tout aussi frais.

    • En flirtant avec la 5e sélection, je sens déjà que ça va me faire ch!er de passer à côté de certains artistes. Ceci dit, je vais assurément me reprendre avec un autre Top10, celui des pièces musicales les plus marquantes à vie.

    • @chibougamau
      Je comprend ton désarroi. Depuis hier soir, j’ai trois onglets d’ouvert dans mon browser, cette page de blogue, rateyourmusic et saq.com. Dangereux mélange, il va sans dire.

    • Pfff! S’il y a quelque chose qui vieillit mal, c’est bien Moby. Un twist shandy tablette.

      “Je sais maintenant que je vais m’imposer des critères précis, à commencer par ne rien balancer de récent dans ce palmarès. Il faut avoir décanté l’album au moins quelques années.”

      Rien en bas de 10 ans d’âge, donc.

    • Pour moi, deux piliers de la fondation
      Déja vu, Crosby Still Nash & Young
      Blue, Joni Mitchell

    • @13h02

      ‘pas d’accord du tout (évidemment). Prenons l’album Play de Moby. 18 ans plus tard, ça cadre parfaitement avec la tendance néo-bohème sur laquelle on surfe actuellement, le buzz patchworky qui hante la scène musicale en général et toutes les saveurs hipsteriennes post-blues/folk/retro.
      Ouaip, c’est right On ça: Play, l’album devenu retro qui faisait déjà dans le retro-sampling et qui est redevenu cool sans jamais avoir cessé de l’être. Le truc est vacciné contre la ringuardise.

    • Tu es hors du monde, mon bon ami. Tu mets Play dans un café et les gens sortent à pleines portes.

    • Ça joue dans ta Porsche Carrera blanc crême c’est à peu près tout.

    • Ghost, tu mérites amplement ton 1,99$, don’t overdo it. ;)

    • @13h25

      C’est vraiment TRÈS drôle que tu dises ça parce que justement, drette cette semaine, j’ai entendu par 2 fois des pièces de l’album Play (non, pas Porcelain) dans des lieux que je pourrais qualifier de très populaires par la faune urbaine dite hipcool twenty-thirty: le resto granole Lov dans le vieux-mtl et le café Myriade au centre-ville, le tout inséré entre du David Bowie et du Run the jewels…

      Tu habites où déjà, fantôme ?

    • pis comment ça tu sais que j’ai une Porsche ?

      L’autre qui connait mon adresse, toi qui connais la marque de ma bagnole… Aucune intimité, ici! Où est le droit à l’anonymat?! Je vais faire fermer ce blogue par les canons de mon avocat!

      ;-)

    • Je ne savais pas, mais je size bien les gens d’habitude. Elle est blanc crême?

    • parlant de Carrera blanc crème, tu te souviens de ce que Rajotte avait dit sur l’album Love Deluxe de Sade?
      Le même genre de commentaire taquin mais concernant des yuppies en BMW. Ironie du sort, Claude a plus tard choisi une BMW pour ses déplacements quotidiens (pour la qualité du système de son, apparement)..

      Mais depuis, j’ai de la misère à écouter l’album de Sade sans me sentir coupable plus qu’il le faudrait normalement. Pourtant, j’ai même essayé dans un Ford Econoline gris pis ça marche pas plus.

      Tiens, voici le concept que je vais adopter pour mon Top10 de pièces musicales à vie!
      Une pièce, une voiture, une roadtrip. Génial, merci ghost, tu mérites une autre piasse ;-)

    • “le resto granole Lov dans le vieux-mtl et le café Myriade”

      Y’a des poches de mauvais goût partout…

    • Si tu veux, je peux te fournir 24h/24 de bitchage en streaming pour 19.97$ par mois.

    • bin non ghost, je n’ai pas plus de Carrera que de véhicule blanc crème. Blanc crème c’est probablement la couleur que je déteste le plus sur une voiture, tant qu’à ça j’aime autant l’espèce de couleur weird vintage sur celle que le personnage Saga Norén conduit dans Bron/Broen.

    • Top 10:

      #10 L’histoire de Melody Nelson de Serge Gainsbourg. Delord frères Vieil Armagnac 1977

    • Top 10 road trip:

      10# Automatic for the people – voyage en auto avec des chums jusqu’en Floride – beaucoup de Bud.

    • Tiens, je commence avec une facile pour mon Top10-toune!

      Riders on the storm – The Doors
      Aston Martin DB5
      quelque part entre Ullapool et Durness en Écosse. Sous la pluie, bien sûr.

      hey ça va être l’fun ça

    • Blade Runner Blues – Vangelis
      Mercedes SL300 Gullwing
      quelque part entre Vevang and Kårvåg en Norvège, à l’aurore, une journée d’été sans nuage.

    • 8 ball – Underworld
      Lamborghini Huracan RWD convertible
      quelque part entre Alcaucin et Villanueva del Rosario, dans le sud de l’Espagne

    • Gone – U2
      Porsche GT3RS
      Quelque part entre le kilomètre 8 et 12 sur le circuit de Nürburgring

    • “Saga Norén conduit dans Bron/Broen”

      Caca d’oie.

      Je pensais qu’on mettait des albums ou tounes de voyage vraiment fait. Ma vie ne sort pas d’une page glacée de GQ.

    • #9 Voyage en train vers Toronto (arrivée): Return to the sea de Islands

    • Blood on my hands (R. Villalobos Apocalypso Now mix) – Shackleton
      Toyota FT1 Supra
      sur un autoroute en périphérie de Tokyo, la nuit.

    • Top 10

      #9 Village Green Preservation Society des Kinks, de la bitter anglaise. Et un four o’clock tea, bien sûr.

    • @14h43
      Y a pas vraiment de règle, ghost. Pour ma part, je mélange des routes que j’ai déjà fait, ou pas, avec des voitures que j’aimerais conduire et des tounes roadtrip-approved.

      La Toyota est pognée dans les limbes du blogue d’ailleurs, dommage.

    • Test. Deux limbo-blog de suite

    • ”Si tu veux, je peux te fournir 24h/24 de bitchage en streaming pour 19.97$ par mois.”

      Vendu. À la condition que tu élèves un peu ton jeu, au minimum entre 11h et 14h en semaine. Le midi, j’veux que tu m’fasse mal pour vrai, pas tes petites chatouilles habituelles.

    • Pense Lucy Liu dans Payback, version blogue. Si tu peux faire ça, 49.95$ par mois pour mon fantôme d’amour.

    • Le problème, c’est que je suis pas le genre à tirer sur des ambulances. J’ai une éthique.

    • J’ai été vraiment très très vilain, père noël. Please spank me. 69.95$ par mois, ghost, c’est du tarif télé-à-la-carte, ma dernière offre.

    • Sabotage – Beastie Boys
      un vieux stock car Ford
      Indianapolis 500, pour souligner aussi le 500e message de ce billet, tadam.

    • Bon, jon8 qui redevient insane. N’oublie pas que des enfants peuvent lire ce blogue. Tu devrais avoir honte.

    • Puisque Ghost a déjà pris Histoire de Melody Nelson, je choisis L’Homme à Tête de Chou du même Gainsbourg. Moins magistral, moins novateur, mais aussi fort à mes oreilles. Avec un cognac Château de Montifaud Fine Petite Champagne svp!

    • bon, pas de vieux stock car Ford alors, mais une vieille Beetle blanc crème.

    • Indus – Dead Can Dance
      Benz G65 AMG
      Désert du Sahara, entre Merzouga et Zagora

    • Soma – Smashing Pumpkins
      MadMax especial Interceptor, la switch à On du compresseur vers 3:31
      les outbacks australiens, bien sûr!

    • Top 10

      #8 Transformer de Lou Reed. Dubonnet on ice.

    • au 14h43
      Y a pas vraiment de règle, ghost. Pour ma part, je mélange des routes que j’ai déjà fait, ou pas, avec des voitures que j’aimerais conduire et des tounes roadtrip-approved.
      La Toyota est pognée dans les limbes du blogue d’ailleurs, dommage…

    • concernant le 14:43
      Y a pas de règle, pour ma part, je mélange des routes que j’ai déjà fait, ou pas, avec des voitures que j’aimerais conduire et des tounes roadtrip approved.
      La Toyota est poignée dans le limbo du blog d’ailleurs, dommage…

    • On quitte les fantasmes pour un instant:

      Like Spinning Plates – Radiohead
      Porsche-qui-garde-l’anonymat-mais-pas-blanc-crème
      quelque part entre Carleton-sur-mer et le Parc National de la Gaspésie, en longeant la rivière Bonaventure sur la très sinueuse et dangereuse route 299. Par chance, aucun cervidé ce jour là.

    • Ha manne, Play de Moby, juste ça, j’ai pleuré de rire dans le moult dans l’IPA que je suis en train de brasser. Et je parle pas de l’idée que ça soit tendance 18 ans après. NÉo bohème What !!!! Ha ha ha, malade, sérieux!

    • Tu habites où déjà, placebo ?

    • Jon8, comprends-moi bien, dans le fond tu es un bon gars, mais ça se pourrais-tu que tu sois juste un peu déconnecté? Hey, c’est pas un crime, tsé.

      Et encore, on est gentil, Sultitan te dira certainement que Moby c’était déjà ringard quand Play est sorti…

    • Je sais pas trop quoi vous dire, les boys… Loin de moi l’idée de défendre Moby à la pointe de l’épée, qui est un artiste que je respecte mais que je ne vénère pas, sauf que dénigrer l’album Play comme vous semblez vouloir le faire, c’est surtout gênant pour vous… C’est votre plein droit, remarquez bien, mais vos goûts personnels teintent votre jugement un tantinet, pour dire ça gentiment.

      https://en.wikipedia.org/wiki/Play_(Moby_album)

      ”While some of Moby’s earlier work garnered critical and commercial success within the electronic dance music scene, Play was both a critical success and a commercial phenomenon. The album introduced Moby to a worldwide mainstream audience, not only through a large number of hit singles (that helped the album to dominate worldwide charts for two years), but also through unprecedented licensing of his music in films, television, and commercial advertisements. It eventually became the biggest-selling electronica album of all-time, with over 12 million copies sold worldwide.
      In 2003 and 2012, the album was ranked number 341 on Rolling Stone magazine’s list of the 500 greatest albums of all time. It was nominated for both a Grammy Award and Brit Award, was the UK’s biggest-selling independent album of 2000, and certified platinum status in more than 20 countries.”

    • Lucy Liu vient de s’enfarger dans ses talons, mais sachez que j’apprécie grandement l’effort.

    • C’est tout un billet, ça.

      Stephen King prochain prix Nobel de la littérature et Moby recalé au rang de Milli Vanilli.

      Yep. Parlant de déconnection du monde, connaissez-vous la joke du gars qui est dans sa voiture et qui entend à la radio :
      -Attention ! un automobiliste roule sur l’autoroute en sens inverse !
      Et la gars dit :
      -Pfff! y en a des dizaines qui roulent en sens inverse !

    • Wow, les chiffres de vente et le Rolling stones comme arguments esthétiques. Tu es plus déconnecté que je pensais. Ça te rend attachant, en un sens.

      Mais bon, je suis qui pour juger: je n’invite pas mes chums de cigare à manger des tapas avec du vin californien dans mon loft du vieux Montréal avec Moby en tapisserie sonore.

    • Ah, OK, je viens de comprendre!!! Moby c’était un poisson d’avril! Good joke, man, tu m’as eu directement à l’épuisette.

    • Hahaha, ‘est vraiment bonne!!!!

    • ”comme arguments esthétiques”
      Hahaha!

      Je te laisse te battre contre wikipédia et l’ensemble de tes démons intérieurs, pendant ce temps je vais jeter une oreille sur une suggestion subliminale de chibougamau qui m’intrigue depuis ce matin. Oublie pas d’attacher tes lacets avant de sortir, mon chou, papa va revenir te voir plus tard.

    • Top 10

      #7 Forever change, de Love. Avec une AleSmith Speedway Stout.

    • “Parlant de déconnection du monde, connaissez-vous la joke du gars qui est dans sa voiture et qui entend à la radio :
      -Attention ! un automobiliste roule sur l’autoroute en sens inverse !
      Et la gars dit :
      -Pfff! y en a des dizaines qui roulent en sens inverse !”

      Oui, je la connais, mais dans ma version il roule en Porche.

    • J’ai écouté Forever Changes quelque part dans la nuit hier.

    • Jon8, juste pour clarifier : je n’habite pas dans un Pacini à Valleyfield.

    • #6 Love supreme de John Coltrane. Avec un médoc.

    • #5 Abbey Road des Beatles. Une grappa vieillie.

    • De mon côté, j’en suis rendu à mon dernier titre et ça ne peut être que du Bowie. Ce type m’a accompagné depuis la fin de mon enfance. Dans ma petite ville ben tranquille où les vrais gars écoutaient du AC/DC pis du Iron Maiden, l’extra-terrestre que j’étais ne pouvait que s’identifier à lui. Son décès l’an dernier m’a d’ailleurs viré à l’envers pour quelques semaines. Mais quel album maintenant? Ça pourrait être Heroes, Hunky Dory, Aladdin Sane, Low, Ziggy…

    • Bon, aujourd’hui, mon coeur penche pour Aladdin Sane. L’âpreté de la guitare sur ce disque convient très bien à l’âcreté d’un Lagavulin ou d’un Talisker. D’un autre côté, le piano plus romantique de Mike Garson se déguste très bien avec un Benriach Port Tawny Finish 15 ans. Une oeuvre riche quoi!

    • Ce que j’ai dû mettre de côté… Dix autres albums qui me sont venus à l’esprit en élaborant cette liste.

      Tom Waits – Bone Machine
      Albert Ayler – Spiritual Unity
      Glenn Branca – The Ascension
      Björk – Vespertine
      Velvet Underground – White Light/White Heat
      Brigitte Fontaine – Comme à la Radio
      Sun Ra – Space is the Place
      Leonard Cohen – Songs of Love and Hate
      Richard Desjardins – Tu m’Aimes-tu?
      Jacques Brel – Les Marquises

    • Je n’ai jamais été friand de Moby. À l’époque je suivais de près la scène rave british, j’étais dans le breakbeat, jungle, etc. J’écoutais le premier album de 4Hero en 1991, celui de The Prodigy l’année suivante, des eps de Manix, Acen, Hyper On Experience, etc, Orbital parmis ceux qui ont fait crossover. On pourrait dire, trop d’artistes qui ont pas fait histoire, mais le son de cette époque a fait histoire, trop de gens ne le savent pas.

      Je me souviens du Part II de Trip To The Moon de Acen comme un moment phare, le breakbeat usuel au début est concassé avec une basse dub qui rempli le vide, ok c’était autre chose, un tournant vers le jungle et drum n bass. Cela dit d’autres pièces ont précédé comme proto-jungle (sur des labels comme Production House, Force Inc., Moving Shadow) mais c’est celle qui m’avait fasciné, avec la musique de John Barry, j’en ai peut-être déjà parlé:
      https://www.youtube.com/watch?v=qfMlQJ5SeFo

      Même chose quand tout le monde flippait sur Born Slippy, err moi j’étais sur Squarepusher et autres trucs, je trouvais pas que Born Slippy était absolument incroyable, çà me rappelelait des trucs comme Hardfloor. Et qui parle de Hardfloor aujourd’hui? Injuste.

      Je pensais l’autre jour au débat Chuck Berry, et me posait la question: si j’avais été dans les années 50, de qui aurais-je été fan? Probablement Korla Pandit, Yma Sumac, Screaming Jay Hawkins, The Ink Spots, Lightnin’ Hopkins, Martin Denny, Johnny Cash, John Cage. Je ne sais pas si le rock m’aurait tant fait flippé, quoique Link Wray j’adore, les Ventures aussi. Non j’aurais écouté du rock, c’est sur, mais pas au point de détroner Korla Pandit comme une grande idole.

      Pour les autres décennies, bof.. Pas pour le moment. Les Cocteau Twins sont mon band favori à vie, c’est déjà pas mal si quelqu’un sait çà de moi. Notre musique favorite est souvent celle qui a marqué les moments important de notre adolescence.

      Pour l’enfance, la musique de mes parents qui m’a marqué: Aqualung de Jethro Tull, Dark Side de Pink Floyd, Black And Blue de Rolling Stones, Disco Fever compilation de K-Tel (ah oui, celle de Goofy Greats aussi!) etc. La musique de John Barry au cinéma et celle de François De Roubaix à la télévision. James Brown et Janis Joplin jouaient aussi beaucoup mais c’était: trop de fois. En voyant un album de Babe Ruth dans la dernière télésérie de Jean-Marc Vallée (où il joue aussi du Janis en masse), je me suis dit qu’on a du avoir les mêmes parents.

    • Bizarre qu’aux Junos, Béyoncé et Bowie ne sont pas dans la course du meilleur album étranger.

      Dans cette liste là, je favorise Andy Shauf et Grimes (mais son truc c’est 2015). Oui ok, Leonard Cohen aussi.

      Kaytranada, bien, ok pour le moment selon moi c’est le Disclosure canadien, mais pas tout à fait encore au niveau de Disclosure. Il y a des trucs qui font pensé à Akufen, et lui, çà fait un bail. Dommage que Jessy Lanza est pas là pour représenter ce genre de musique retro dance.

    • Hardfloor!!!

      Avec Home Run, leur disque su’l base-ball (l’album favori du maire Coderre?)

    • “Non j’aurais écouté du rock, c’est sur, mais pas au point de détroner Korla Pandit comme une grande idole.”

      J’adore.

    • Sultitan, on veut ton top dix albums à vie. Tu peux remplacer les alcools par des drogues.

    • Sultitan, il y a une “plage” des Beach Boys clairement inspirée de l’exotica et certainement de Martin Denny, une pièce superbe assez expérimentale:

      https://www.youtube.com/watch?v=7FHFG2AlzKg

    • Sinon, il y a un autre chanson absolument méconnue (il manque une partie des vocals) des Beach Boys que je trouve assez extraordinaire:

      https://www.youtube.com/watch?v=nHXGvDP8iLI

    • Ha, mon # 5 vient d’apparaître. Bon matin, Ala…

    • Dans le dernier mois, j’ai écouté Hardfloor, Martin Denny, Yma Sumac, Cocteau Twins, Link Wray, Lightnin’ Hopkins et Johnny Cash. Je te suis de près Sultitan.

      Born Slippy, je crois même pas l’avoir entendu au complet. Avant ça, j’avais eu leur 12” avec plusieurs versions de Skyscrapper, I Love You et j’adorais. Ces années (92, 93) étaient si excitantes pour le techno. Ça et les trucs que sortait Aphex Twins sous le nom d’AFX et aussi quantités d’artistes inconnus, anonymes, introuvables. Mais déjà, rendu à Born Slippy et aux albums plus connus d’Orbital c’était déjà un peu foutu tant qu’à moi. Et tout le côté spontanné des raves et clubs improvisés comme le Crisco dérivaient vers les clubs plus officiels et encadrés.

      Aussi, j’ai vu Moby au Club Soda bien avant Play. C’était pas mal…

    • 12:27, 14:48
      Merci Alain (si c’est bien Alain)

    • @chibougamau

      Je vais commencer par blâmer le riesling d’hier, mais Tim Buckley avec son album Lorca a plus fait peur à mon chat qu’il ne m’a convaincu.
      Déjà, un de ses autres albums, Starsailor, me semble un brin plus accessible… Mais même à ça, faudra quelque chose de plus fort que de l’alcool pour accompagner ça je pense.

    • @sultitan

      ”On pourrait dire, trop d’artistes qui ont pas fait histoire, mais le son de cette époque a fait histoire, trop de gens ne le savent pas.
      Je me souviens du Part II de Trip To The Moon de Acen comme un moment phare, le breakbeat usuel au début est concassé avec une basse dub qui rempli le vide (…)”

      Ça ici ?
      https://www.youtube.com/watch?v=xhrlIvpeW0o

      Vous voyez, ça, ça ne joue pas dans le café du West Elm près de chez moi. Mais, et faut quand même le faire, pas plus tard qu’hier soir j’ai entendu ça au resto LeLocal:

      https://www.youtube.com/watch?v=rrBGUqNBEgE

      J’ai ri un peu à table, personne ne comprenait pourquoi. J’étais pas pour leur expliquer que la toune n’était pas supposée jouer, non ? Enfin, j’ai avisé le serveur comme il se doit dans ces circonstances.

      Hihi.

    • pis, t’avais raison, fantôme: j’ai cru apercevoir un couple qui quittait au moment même où la toune passait, c’était pas tout à fait clair s’ils allaient juste fumer une clop et revenir mais en tout cas la femme me semblait crispée du visage un brin. Tout le reste du monde est resté, GOD KNOWS WHY, probablement du zin californien consommé en trop grande quantité… kekchose tourne pas rond dans ce coin de la ville, c’est clair maintenant. Je vais garder l’oeil ouvert et tenter d’aider ces pauvres gens avec ces playlists ridicules.

    • Tant qu’à patrouiller la ville pour débusquer les playlists infectées, j’aimerais avoir votre avis sur quelque chose. J’ai entendu il y a peut-être 6 mois cette toune là:

      https://www.youtube.com/watch?v=4TYv2PhG89A

      J’veux dire: en dehors d’un ascenceur, là, dans un café ou un resto. Est-ce égal, mieux ou pire que Moby ?

      Va falloir tracer une ligne claire un moment donné. L’artiste au complet est banni ou seulement les pièces ?

    • “J’étais pas pour leur expliquer que la toune n’était pas supposée jouer, non ?”

      Oui, je sais, les jeunes hipsters sont passablement incultes de nos jours. Un autre effet d’un monde en déréliction. Je parie que Toto jouait juste après. La trame de Dune, genre, et la trame sonore d’Amélie Poulain juste après. Je vais reprendre un deuxième macchiato….

    • C’est mieux je dirais. Au moins elle ne dévalise pas les chanteurs de blues pour faire son poverty porn.

    • @jon8 https://www.youtube.com/watch?v=-GVVnI0F0MI

    • Que diriez-vous -et là faut être bien d’accord toute la gang- de faire faire des petits autocollants ”Blogue AB crew” avec un logo en thumbs up pour bien identifier les établissements qui respectent un certain standard quant aux playlist?
      Tsé, on visite la place une couple de fois, par surprise, puis si les critères sont respectés, on colle le sticker dans porte. ‘pourrait même s’inspirer des certifications leed; diamant, platine, or, argent, etc…

    • @lecteur_curieux

      Écoute, merci pour l’exemple. Tu vois, LÀ, précisément LÀ, je ne sais pas si ce serait ”Blogue AB crew Platine” ou carrément dénoncé aux autorités. C’est juste pas clair! Est-ce égal, mieux ou pire que Moby ? Est-ce totalement risible ou über coolschnt ?

      (vous comprendrez ici que Moby c’est notre étalon de mesure. Ce midi, du moins.)

    • Je n’ai jamais dit que Lorca était un disque facile ah ah… C’est vrai que c’est intense rare et un peu dur à classer aussi: quelque part entre folk et jazz expérimental. Mais ce disque et spécial pour moi pas seulement à cause du culte que je voue à Buckley, mais aussi parce que c’est ça que j’écoutais le jour de la naissance de mon fils. J’imagine qu’inconsciemment, c’était pour chasser les mauvais démons de sa toute jeune existence.

    • À vrai dire, j’aime pas mal tout ce qu’a fait Buckley: sa période folk, ses deux disques plus expérimentaux, même ses albums funk plus commerciaux qu’il a fait après Starsailor et sur lesquels plusieurs de ses fans lèvent le nez.

      https://www.youtube.com/watch?v=sTmlxo3gwzc

    • ”J’imagine qu’inconsciemment, c’était pour chasser les mauvais démons de sa toute jeune existence.”

      Les démons je sais pas, mais ça chasse les chats en tout cas. Le mien vient tout juste de sortir de sa cachette derrière la sècheuse.

    • Ce qui, aucunement, ne nous empêchera de mettre du Tim Buckley obligatoire pour l’éventuelle certification diamant, les chats ne sont pas admis dans les Starbucks.

    • “vous comprendrez ici que Moby c’est notre étalon de mesure”

      Est-on obligé de niveler par le bas?

    • Dans l’optique d’avoir plus de précision, mettons qu’on veut établir une échelle sur 10:

      https://www.youtube.com/watch?v=oHONFub5MPM

      C’est 0, 0.5 ou au contraire 7,4 ?

      Tsé, je comprend très bien que 10 c’est ça:

      https://www.youtube.com/watch?v=jBuwC4VJi50

      Mais, le fond de la cave, c’est quoi ? Pis le milieu aussi ?

    • Pour revenir à Moby (l’avons nous quitté?) j’aimerais tout de même souligner l’absurdité de s’attaquer à l’album Play, alors que pour faire dans le bashing il y a (dans n’importe quel ordre):

      - Animal Rights (un autre truc pour mon chat, hehe)
      - Destroyed (où es-tu, Claude? re-hehe)
      - These systems are falling (son dernier, nullisime ?)

      Pis je parle pas du reste, parce que depuis 18 (déjà 15 ans) rien de très glorieux. On dirait la courbe de U2 mais pour l’electronica…
      Mais ces 3 albums là? Ok, ok y a des bons moments sur Animal Rights, mais These systems are falling c’est downright inquiétant.

      Bref, laissez Play tranquille pis vargez sur ce qui le mérite vraiment, siouplait. C’était mon plaidoyer pro-Moby de l’année, merci messieurs mesdames du jury.

    • Toujours en train de tout chiffrer. C’est pas des actions en bourse, mon beau. C’est de la musique (Moby), de l’art (Heroes).

    • Oui, y’a franchement mauvais (Play) et vomitif (le reste depuis). C’était mon plaidoyer pro-Play de l’année, merci messieurs mesdames du jury.

    • Sinon, Jon8, nous sommes le 2 avril. Tu peux maintenant dire que c’était une blague.

    • Pour continuer sur Moby (why not?) j’aimerais tout de même souligner:

      L’existence du savoureux B-sides. Eh oui, pas le B-side B-side comme pour le disque vinyle, mais la batch extra de sa Play session, donc 11 tounes par dessus les 18 déjà connues.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Play:_The_B-Sides

      L’avantage? C’est excellent mais surtout ce n’est pas brûlé comme le ”A-side” qui a passé dans 36 films et 98631 commerciaux pour la tivi ou la radio.

      Bref:

      https://www.youtube.com/watch?v=LFnPV7JdaLM
      Kia Rio blanc perle
      route 117 St-Jérôme

    • Un commentaire pogné au hasard sur youtube:

      ” There is no replacement for Moby. His music is so alleviating and therapeutic that I couldn’t begin to compare it to anything else out there. ”

      puis le suivant:

      ”Learning how to use my 3rd eye. This song is at this moment healing my broken heart. Allowing me to move forward through my pain. Thank you. It’s a beautiful song, beat, and vibe. Peace & Blessings and greater consciousness.”

      non attendez, mon favori:

      ”I’m so high”

    • Merci au youtuber Cannabis 420 state, vous avez ici l’occasion inespérée d’écouter l’intégrale de l’album B-sides. Irrrrrisistible.

      https://www.youtube.com/watch?v=QRbF-3zMT8Y

      Le CD est mort, vive youtube!

    • Je dois y aller. Merci en tous les cas de m’avoir fourni le bâton pour te battre.

    • Ok bye, reviens pas trop tard

    • :-)

      ”The second half of the 1990s saw Moby in career turmoil after years of being a successful techno wunderkind. The release in 1996 of Animal Rights, a dark, eclectic, guitar-fueled record built around the punk and metal records that he loved as a teenager, proved a critical and commercial disaster that left him considering quitting music altogether and going back to school to study architecture. He explained: “I was opening for Soundgarden and getting shit thrown at me every night onstage. I did my own tour and was playing to roughly fifty people a night.” However, he claimed, “I got one piece of fan mail from Terence Trent D’Arby and I got a phone call from Axl Rose saying he was listening to Animal Rights on repeat. Bono told me he loved Animal Rights. So if you’re gonna have three pieces of fan mail, that’s the fan mail to get.”[5]
      The recording of its follow up, Play, took place during 1998 in Moby’s Mott Street home studio in Manhattan, New York. At the time, Moby planned on making the album his last before ending his career.”

      https://en.wikipedia.org/wiki/Play_(Moby_album)#Background

      Pis, bonus sur la cerise du gâteau: la maman d’Adèle possède cet album. Si,si, c’est écrit dans Wikipédia.

      Oui, bon, d’accord, je sais que recevoir un call de Axl Rose pour te dire qu’il écoute ton stock en repeat c’est creepy au degré d’ébullition, mais le Bono de 1997 était encore sain d’esprit j’en suis sûr. FAQUE: prochain poker chez moi au menu une rétrospective complète de Moby pre-2002 accompagné de cigares à la cannelle et de vins californiens aussi à la cannelle. Bienvenue aux dames.

    • #4 Ram par Paul McCartney. Un vin de glace avec du foie gras.

    • Charles Mingus
      Je mettrais pas mal tous ses disques, mais je vais m’arrêter à son travail avec Duke Ellington sur l’album Money Jungle pour une seule raison : son jeu pour la pièce Fleurette africaine.

      S’il existait une radio équivalente à CHOM pour le jazz classique, cette pièce serait brûlée depuis longtemps tellement elle aurait joué :

      https://www.youtube.com/watch?v=QGowJd-eJOM

    • Jimi Hendrix
      Blues

      Compilation qui m’a ouvert les portes de la perception. J’étais prêt à recevoir Mingus après avoir été captivé par les longs délires irréels du chaman cherokee afro-américain.

    • Otis Spann ‎
      The Blues Is Where It’s At

      Me souviens encore de la retraitée qui tapait des mains et riait quand cet album jouait. C’est à cause d’Otis Spann que je trouve insupportable les claviers Yamaha et leurs claviéristes qui tapent sur la même note pendant toute la toune aujourd’hui.

    • King Curtis & Champion Jack Dupree
      Blues at Montreux

      Énergie, exubérance, joie de vivre par des musiciens pas mal trippant! Merci mille fois encore au disquaire qui me l’avait recommandé.

    • Cool, Atchoum! Money Jungle, c’est du très très solide! Le travail de Max Roach sur ce disque doit également être mentionné. Trois maîtres!

    • Ayub Ogada
      En Mana Kuoyo

      Certainement la plus belle voix masculine que j’ai entendue. Un timbre qui se rapproche de la pureté, s’il n’en est pas la définition. À mettre entre toutes les oreilles.

    • Esther Lamandier
      Romances – Chansons Et Complaintes Séfarades

      Sa voix, en plein le genre que je ne connaissais pas. Des chansons qui ont traversé les siècles. Accompagnement minimaliste. L’interprétation de la pièce Y Una Madre devrait être envoyé dans l’espace pour faire entendre aux extra-terrestres ce que l’humanité peut avoir de beau à offrir.

    • Maria Joao Pires

      Dans le monde de la musique classique enregristrée, un cd récent vaut dans les 25$ et un coffret d’une cinquantaine de cd est offert dans les 100$. Y a plein de pépites d’or à découvrir.

      Quand elle interprète Schubert, cette magnifique pianiste me colle au fond de mon fauteuil et me transporte loin, loin, loin, encore plus loin que ça, même.

    • Liva
      Ses deux albums : De insulis et Requiem

      M’a réconcilié avec le metal quelque part dans les années 2000. Mélange réussi de classique et de métal. Et chanter en latin n’était pas pour me déplaire.

    • Gorguts
      Obscura

      Quelques pièces de cet album après une journée de merde et les soucis s’envolent. Fait partie de la très courte liste des artistes et/ou albums qui m’empêchent de me concentrer sur autre chose quand ça joue. Dans le monde du métal, toujours en avance sur son temps même 20 ans après avoir fait son apparition. Monumental.

      Mention spéciale à Despised Icon. Pas d’album en particulier. Pièces courtes, album forcément court, mais c’est bon le temps que ça dure. Le batteur fait un job superbe.

      Je pense avoir fait le tour!

    • Merci pour ce tour, atchoum, je note tout ça dans mon carnet « À écouter ».

      « Stratosfear » de Tangerine Dream : la première fois que le romantisme allemand m’a pogné par les sentiments, ce devait être quand j’ai écouté cette affaire-là.

    • Me souviens pas ce que je mangeais et buvais en écoutant ça, peut-être des biscuits soda – sardines avec de l’eau minérale Abenakis.

    • En effet, belle liste personnelle et éclectique, Atchoum. J’ai l’impressions qu’il y a quelques belles découvertes qui m’attendent là-dedans.

    • Une grosse coche au dessus de mes précédentes combinaisons, pourtant juteuses:

      https://www.youtube.com/watch?v=c-zCkDOwNTs
      Ferrari 250 GTO, Claude Lelouch au volant
      Paris, 5:00 a.m.

      https://www.youtube.com/watch?v=zvDXlDxMnb4

      Enjoy.
      Sur deux browsers ou ordis idéalement, question de superposer les trames sonores ;-)

      10/10, yup.

    • Autre album marquant qui venait clore musicalement les années 80 en en synthétisant les plus heureuses tendances (une affirmation comme celle-là, c’est du n’importe-quoi historico-musicologique, mais ça fait beau), puis annoncer la marde à venir de costaude façon (n’importe quoi bis, Johnson n’est pas plus nostradamique que moi; qu’est-ce qu’il aurait prédit, là-dedans? Le génocide rwandais? Le 11 septembre? La transfiguration de Miley Cyrus? L’avènement de Gabriel Nadeau-Dubois? La mort du CD? Prédire que l’avenir nous réserve de la marde, ça n’exige pas d’aptitudes particulières à la divination) : « Mind Bomb » de The The. Matt Johnson était au sommet de sa rage, de sa désillusion, de son inspiration, de son art parolier hyperréaliste (sérieux), il s’était patenté un band du feu de Dieu avec, dans le rôle du vicaire général, le déjà légendaire (à l’époque) Johnny Marr, armé d’une pléthore de pédales et d’au moins un harmonica. Brèfle, ça fessait. La toune avec Sinead O. me fait encore plus d’effet, 25 ans après la fatwa papiste émise contre elle.

    • Agencement idéal : Molson Export et sandwich aux oeufs.

    • Accompagnement déconseillé : hosties et vin liturgique.

    • Ensuite, la « trilogie nashvillienne », comme on dit, de Bob. D. : Blonde on Blonde, John Wesley Harding et Nashville Skyline. Tout a été dit, rien à ajouter, sauf que non seulement j’aurais décerné le prix Nobel de litt. à Bob dès cette époque, mais aussi les autres prix (chimie, physique, architecture, paix, etc.).

      Agencement mets-boisson : croustilles Fiesta dans un gros baril de plastique re-remplissable et liqueur Denis aux fraises.

    • ”non seulement j’aurais décerné le prix Nobel de litt. à Bob dès cette époque, mais aussi les autres prix (chimie, physique, architecture, paix, etc.).”

      Tu oublies l’oscar du meilleur album hip hop ainsi que le Goncourt.

    • (1/10)

      Sonic Youth – Sisters
      Les choses ne sont pas toujours claires et précises, elles sont parfois brouillonnes et inconscientes. Ce disque (et tout SY, en fait), c’est le retour du refoulé par le biais de décharges de distorsion inquiétantes. L’amérique névrosée des teen stars déchus qui débarque dans ton salon pour te faire prendre de la mauvaise drogue et t’entrainer dans l’abime.
      À écouter en buvant : Une farmhouse, une wild ale, une Brett. N’importe quoi brassé avec de la levure sauvage

    • « Kulanjan », de Toumani Diabaté et Taj Mahal (1999). Rencontre rêvée, avérée et très parfaitement concluante.

      Mets-boisson : un bol de griot et du jus de gingembre. Ou bedon un déjeuner chez Kora.

    • L’or du 400m haies féminin ne serait que justice pour Bob, aussi.

      https://m.popkey.co/de2d33/vkZO9.gif

      Bon début de semaine, gang de fous. Je commence à m’ennuyer d’Alain, il profite bien de Bangkok au moins ?

    • ”Cora” avec un ”C”. Le même C que dans Porsche, mais en majuscule.

      Tu habites où déjà, Luc ?

    • et paf, le 600e sur les chapeaux de roues.. sûrement ceux d’une vieille Buick traversant Nashville. Y a pas de Tim Horton à Nashville, uh? Dommage.

    • Mon commentaire de

      28 mars 2017
      23h32

      est finalement apparu, et bref c’était des suggestions d’écoute pour Mars.

      Je propose comme unité de mesure ou comparaison dans vos débats récents la pièce 4.33 de John Cage. Tsé tu te retrouves dans un resto ou café et la question est bien simple: c’est-tu mieux d’entendre ce qui y joue ou mieux d’avoir 4.33 de John Cage sur repeat?

    • Sultitan, tu as travaillé fort pour ton 23h32, je comprends ta déception à la non-publication instantanée…

      Concernant Max Richter, pour ma part j’ai décroché solide (temporairement?) lorsque je me suis fait f….. par son album-fleuve-amazone ”Sleep”… Je suis pourtant un amateur de la musique-à-filet-de-bave, mais ça c’est franchement débile. Et d’une redondance cosmique. Ayoye, ça me fait penser que je dois deleter ça de ma biblio drette là.

      Un commentaire sur RYM qui résume ce ridicule 8 hours project:

      ”The classical equivalent of Kenny G.”

      Dommage parce qu’il a fait des trucs intéressants.

    • Mars, le mois ou la planète, sultitan?

      Le Mount Eerie est un album de deuil, comme tu le sais; Geneviève Castrée, la blonde d’Elverum, est morte l’été dernier. Je n’ai pas encore réussi à écouter ça au complet tranquillement.

      jon : j’ai mis un « K » à « Cora » parce que, comme tu le sais, Toumani Diabaté joue de la kora.

    • Le métal c’est pas ma branche mais Gorguts sont quand même de Sherbrooke et très respecté à l’international. Ils ont un penchant prog et avant-garde, enfin, comme si ils ont passé par le festival de Victo dans leur jeunesse et ce qu’ils ont vu là les ont intéressé. Çà doit valloir la peine de les voir en spectacle.

    • Ça me fait penser qu’il me reste encore 6 albums à trouver pour mon Top-10 à vie, je vais ralentir le troupeau…

      Ok, osons In Rainbows de Radiohead.

      La sortie la plus récente dans mes choix, jusqu’à présent. Un choix fait un peu à reculons, mais je ne savais pas quoi choisir dans la session Kid A/Amnesiac donc j’ai tout simplement discarté ça. Mon prétexte c’est qu’aucun de ces deux albums n’est vraiment collé à une expérience de vie mémorable, alors que In Rainbows, si.

      Et puis, soyons francs, avec un peu de recul je pense que In Rainbows reste tout de même supérieur au mégahyped Moon Shaped Pool.

      Bref, j’assume pleinement ce 5e choix, même si Ok/Kid/Amnesia forme la sainte trinitié selon la tribu.

      Tequila Patron Roca Reposado.

    • Luc, désolé de m’avoir servi de toi pour faire rebondir la puck vers Fantôme. Dr. Ferdinand mérite plus de respect que mes oeufs tournés bacon. Pour acheter la paix, je t’offre un smoothies aux kiwis.

    • Comme tout le monde le sait, le ngoni s’accompagne très bien chez Kora. Vous complétez le tout avec un bon bugarabu et ça devient plutôt soutenant, l’affaire.

    • Bon, 6e choix d’album. On est près de la fin, j’en tremble.

      Je vais peut-être en étonner une couple, mais pas tant que ça vu ma so-called déconnection du monde terrestre.

      Conan the Barbarian – Basil Poledouris

      Un travail absolument impeccable de M. Poledouris, à mon avis supérieur à tout ce qu’il a fait d’autre. Non seulement cette trame sonore est le backbone du film mais je pense que sans elle, la trajectoire de la carrière d’Arnold n’aura pas été la même. N’eut été de la performance de James Earl Jones et de Poledouris, ce film aurait pu sombrer dans le fromage fantasy du début des 80’s, entrainant pas mal de truc avec lui…

      Si jamais c’est à la programmation dans une salle symphonique à moins de 5000km de chez moi, avisez-moi je vous pries.

    • Si il y a un album non-Occidental dans ma liste top 10 vie (puisqu’on parle de kora), c’est Euis Komariah, Yus Wiradiredja And Jugala Ensemble – The Sound Of Sunda (Globe Style, 1990). Mais c’est pas que c’est le meilleur album de musique javanaise ou gamelan de tous les temps, mais bien celui qui a été révélateur pour moi et une grande influence.

      Mais autrement, c’est probablement le premier tape que je me suis fait sur CFMB (poste AM) dans la première moitiée des années 80 qui m’a ouvert à la musique non-occidentale (enfin, à l’époque le pop indien ou celui de la Grèce sonnait aussi exotique l’un que l’autre à mes oreilles.).
      Parfois la source de ce qui t’a marqué est pas proprement un album.

    • Une pinte de bière cimmérienne, dans un bol gossé en jatoba.

    • « Mais c’est pas que c’est le meilleur album de musique javanaise ou gamelan de tous les temps, mais bien celui qui a été révélateur pour moi et une grande influence. »

      M’ouaip! Et en faisant ma liste, je me suis rendu compte qu’il y avait peu d’albums récents. Peut-être que l’un ne va pas sans l’autre.

    • Mon 7e choix d’album.

      Un choix tout à fait en phase avec le sujet du billet, c’est un CD très rare et c’est le plus de cher que j’ai accepté de payer (sans perdre mon sourire).

      Woob 1194 de Paul Frankland

      https://en.wikipedia.org/wiki/Woob_1194

      ‘pas besoin d’expliquer ça à ceux qui connaissent l’étoile filante que fut EM:T Records dans les années 90, durant le golden age de la musique électronique dite ”non-dance”…

      J’ai écouté les 32 minutes de la pièce On Earth j’sais pu combien de fois. Mais le vrai fun c’est de l’écouter de bord en bord. Le gars est un génie, mais possiblement un peu trop avant son temps. La planète digèrait à peine Pulp Fiction cette année là, fallait pas trop en demander non plus…

      Sans aucun doute un Côte-Rôtie de Guigal. J’veux dire, come on, ça mérite ça…
      https://www.youtube.com/watch?v=0S3owK3pN64

    • Le 8e choix, maintenant.

      La place de Pink Floyd.
      Pink Floyd, Pink Floyd, Pink Floyd… Difficile choix, très difficile, mais après réflexion, je vais choisir Meddle.

      En partie parce que je considère cet album comme l’espèce de pivot entre l’ère Barrett et celle de Waters, même si dans les faits c’est un peu grossier comme étiquette…
      En partie, aussi, parce que j’ai découvert, bien plus tard que les trippeux de l’époque, la puissance hallucinatoire de la pièce Echoes. De toutes les pièces de PF, c’est celle qui m’a le plus marqué. Non pas à cause d’abus de substances douteuses mais parce que, dans le peak de mon adolescence, j’ai compris que des humains pouvaient créer ce genre de musique, complètement en marge de ce que j’avais connu avant.
      J’ai commencé à aimer PF avec The Wall, mais j’ai commencé à respecter PF avec Meddle. (bin oui, backwards les boys, je suis né entre les deux…)

      De l’alcool pour accompagner Meddle? Oh la bonne blague….

    • Voici le 9e choix, un autre plaisir semi-coupable pour un artiste dont j’ai un respect à deux vitesses:

      Downward Spiral – Nine inch nails

      Aussi ma 4e sélection provenant du début des années 90? Oh well, on y échappe pas: c’est la musique de notre jeunesse qui nous marque le plus, forcément.

      Trent Reznor, donc. À mon avis, justement sur une douce downward spirale depuis cet album là, avec un petit soubresaut actuel dans sa carrière ‘film score’…
      Mais, non, DS c’est la définition même de la musique rock industriel à cette époque là. Faut se remettre dans le contexte de 1994 où tu avais du Smashing Pumpkins à gauche et du Nirvana à droite, sans parler des effluves restantes de Metallica et G&R qui flottaient encore dans nos Toyota et Volks de l’époque… Non, ça m’a pris un bout avant d’apprécier Downward Spiral à sa juste valeur, au delà de la brûlée -que dis-je, carbonisée- Closer… Il y a de l’ambient de haut niveau dans cet album là, mêlé avec une rage absolue. Je ne me souviens d’aucun équivalent à ça. J’ai reproché longtemps à Trent Reznor de s’être égaré après cet album… Mais maintenant je lui pardonne et j’accepte qu’il soit le Orson Welles du rock industriel.

    • Mon 9e dans les limbes, mais j’accompagne ça d’un bourbon de New Castle, Pennsylvanie. Ce qui, je pense, sont deux bons indices.

    • Bon, ça marche tu. J’ai une liste !

    • Je termine avec mon 10e album, le dernier de mon palmarès à vie, mais aussi le premier sur le podium, n’en déplaise aux autres concurrents.

      Autumn – Pete Namlook

      Probablement le truc le plus puissant sous forme de musique à avoir rencontré mes oreilles et mon esprit. Mais aussi un des trucs les plus inaccessibles ever launched sur CD. Pour faire découvrir ça à quelqu’un, il faut probablement l’attacher à une chaise dans le noir et lui promettre de remplir son verre à volonté de Romanée-Conti 2005. Pis encore, si vous tombez sur un amateur de Bordeaux, vous êtes cuit. L’autre truc, c’est de matcher ça avec le visuel de Space Odyssey 2001, mais encore là, c’est un kickstart à la fois artificiel et de dernier recours. Bref, c’est pas pour tout le monde, mais quand ça déclic, ça déclic en tab…

      À tout hasard: https://www.youtube.com/watch?v=ExC-DCvBQZY

      Mais, franchement, les chances sont minces. Circulez, circulez y a rien à voir.

    • Oh. À propos de la disparition probable de ce blogue (et des autres), voyez:

      http://www.lapresse.ca/debats/blogues/

      C’est ce qu’on appelle un gros ménage. Pas plus tard que ce week-end, tout était là. Maintenant, il ne reste que A-H-L-T, dont les deux Brunet.

      Hourray, du moins temporairement… :-(

      Messieurs, mesdames, advenant une déplogue sans aucun pré-avis je vous souhaite tous que la meilleure musique vous accompagne dans vos futurs projets de vie, virtuelle ou non.

    • Peut-être suis-je déjà tout seul sur le blogue, comme Tom Hanks dans Cast away, en marge du dernier update lapresse post-blogue, à cause de mon vieil ordi désuet.

      Bon eh bien profitons-en dans ce cas.

      https://www.youtube.com/watch?v=IJWlBfo5Oj0

    • Oh, boy, ça c’est du délestage violent.

    • Bonjour Wilson.

    • Top-10 des artistes/bands que j’ai discarté de mon Top-10 albums dans la douleur et la culpabilité:

      Miles Davis
      Aphex Twin
      Nick Drake
      Geir Jenssen
      Timber Timbre
      The Doors
      CoH
      Modeselektor/Moderat
      Bjork
      Beach House

    • Testing 1 2 (3)

    • Mais sinon, je suis très heureux de mon Top10-albums mûrement réfléchi.
      Je serais confortable avec ça pour un voyage allez simple vers la planète rouge, tant que Elon Musk fourni du Mazis-Chambertain.

    • Pink Floyd – The Piper at the Gates of Dawn
      Hé boy, tsé quand tu crois être en train de te noyer, que tu essaies d’attraper la bouée, mais finalement, tu t’aperçois que tu gravites plutôt dans le cosmos. Y a plus beaucoup de repères ici, mais beaucoup de fragments de choses que l’on ne connait pas beaucoup.
      À écouter en buvant des choses qui ne se boivent pas.

    • Iron Maiden – Iron Maiden
      C’était avant le chanteur d’opéra. Une énergie sexuelle dangereuse, menaçante et inquiétante plane tout au long du disque. Et tu te prends à évoquer la possibilité que Paul Di’Anno se cache dans le bosquet au coin de la rue et qu’il t’enfile un couteau dans l’intestin juste pour te voler 10 piasses. Quelques clins d’oeil aux influences (la superbe Remember Tomorrow qui n’est pas trop loin de Deep Purple) et quelques pointes vers le prog assouplissent le tout.
      À écouter en buvant : Laurentide, Labatt 50, Jack Daniels

    • The Cure – Seventeen Seconds
      Seventeen Seconds est parfait. Rien de superflu ici. Minimaliste autant dans la production que dans l’exécution. Tout est aussi dépouillé qu’un love-cat sans son poil, réduit à sa plus simple expression et agrémenté en masse de flanger, chorus et de jolies lignes de strings synths et de percussions électroniques.
      À écouter en buvant rien. Se mange froid (cold).

    • Jean-Michel Jarre – Oxygène
      Dans le genre, y a plein de trucs des années ‘70 que j’adore : Klaus Schulze, Tangerine Dream, Kraftwerk, mais voici un album qui ne m’a jamais quitté depuis que mon père l’a acheté au moment de sa parution. Enfant, ado, adulte : j’y ai toujours trouvé mon compte. Superbe recherche texturale offrant des paysages parfaits pour la détente méditative, mais ce qui ressort surtout, c’est la qualité des compositions et des mélodies (pour ça, merci à papa Maurice, peut-être ?). Superbe pochette, aussi.
      À écouter en buvant : Un Sancerre. Sec, mais relativement rond.

    • Sonic Youth – Sisters
      Les choses ne sont pas toujours claires et précises, elles sont parfois brouillonnes et inconscientes. Ce disque (et tout SY, en fait), c’est le retour du refoulé par le biais de décharges de distorsion inquiétantes. L’Amérique névrosée des teen stars déchus qui débarque dans ton salon pour te faire prendre de la mauvaise drogue et t’entrainer dans l’abime.
      À écouter en buvant : Une farmhouse, une wild ale, une brett. N’importe quoi brassé avec de la levure sauvage.

    • Joy Division – Closer
      C’est étouffant par ici. Ambiance claustrophobique. Tout est sec, froid, tranchant, fracturé et ça manque d’air. Ça parait pas, mais pour arriver à ça, ça prend un méchant travail de production, une vision et une totale disponibilité émotive. Plein de tensions, mais aussi de l’espace pour la paix qu’apporte le renoncement. ”Here are the young men, the weight on their shoulders”
      À écouter en buvant un Madère sec.

    • Red – King Crimson
      La grande classe. Tout le monde est phénoménal là-dessus. Ça passe de la douceur à la violence sans problème et c’est très complexe sans que ça n’emmerde personne. Là encore, on ne sait pas trop où nous sommes, mais on ne flotte pas dans l’espace. Il y a quelque chose d’hostile. Un jacknife caché en quelque part et Bill Bruford qui te tapoche sur la tête d’une rythmique qui te scie les jambes juste pour être certain que tu ne commences pas à danser. Et la guitare de Fripp t’engueule, car elle te parle, oui à toi, mais tu ne comprends rien, et ça l’insulte.
      À écouter en buvant : on sort le Médoc, là. L’élégance du Merlot et la charpente du Cabernet Sauvignon.

    • Wire – Pink Flag
      En voilà qui ne se sont pas trop cassé la tête mais qui sont pourtant arrivé à un résultat fort étonnant. Quelque chose comme si les membres de Pink Floyd s’étaient fait couper les mains, mais avaient été forcés de faire quand même un album sous la menace autoritaire d’un homme bardé de cuir et brandissant le fouet. Ne pas oublier non plus que ce disque regorge de mélodies (à une ou deux notes, bien sûr).
      À écouter en buvant : Une pale ale anglaise sans aucune prétention. Pourquoi pas une bonne vieille London Pride.

    • TOut ça était sans ordre particulier, mais pour les places 9 et 10, je vais mettre quelques ex aequo que j’ai écouté en masse, pendant de longues périodes et qui méritent amplement de se retrouver ici :
      John Coltrane – A Love Supreme
      Tangerine Dream – Zeit
      Discharge – Hear Nothing, See Nothing, Say Nothing
      The Velvet Underground and Nico
      Can – Tago Mago
      The Beach Boys – Pet Sounds
      Jimmy Reed – Rockin with Jimmy Reed
      The Cure – Three Imaginary Boys et Pornography
      Nebraska – Springsteen
      Slayer – Show no Mercy
      Orchestral Manoeuvres in the Dark – Architecture and Morality
      Plastikman – Consumed
      Naked City – Naked City
      Kraftwerk – Computer World

    • Un extra-terrestre débarquant sur ce blogue croirait que toute production musicale à disparu de la planète quelque part à l’automne 1998.

      Bin non, bin non, rassurez-vous cher bonhomme vert, Kanye West et Arcade Fire sont là pour continuer la glorieuse marche.

    • C’est juste que c’est plus facile être certain quand il s’agit de trucs que tu écoutes depuis depuis 20-30 ans que depuis 2 ans. Mettons que la durée offre un espèce de sault de qualité.

    • Ouin. C’est vrai qu’en faisant ce genre d’exercice on se rend compte de deux choses:

      1. Les vagues ‘64-74 et ‘91-01 sont dans une ligue à part.

      2. On est vieux.

    • #3 Odessey and Oracles [sic] des Zombies. Le drink El diablo.

    • @18h38

      Oui

    • Sans trop de suspense:

      #1 Smile des Beach Boys. Guérilla SSS d’Auval.

      #2 Pet Sounds des Beach Boys. Auval Special A.

    • C’est capoté quand on y pense, tu regardes le chart 2010s sur RYM et qu’est-ce qu’on retrouve sur le podium ?

      Kanye West et 2x Kendrick Lamar.

      On est en 2017, la décennie achève. Wow. Pis Bowie en 4e position, un excellent album mais qui est aussi un symbole fort de fin de cycle. Sans véritable relève.

      Ok, on s’en tape d’une chart de RYM, but still… Wow. Kanye West, esti.

    • L’app mobile Lapresse mise à jour. Il reste effectivement que 6 blogues survivants. On se sent un peu comme dans le film Circle, en ce moment…

    • Quelque part entre 10 et 30 avec des bières de microbrasseries:

      Sunflower des Beach Boys
      What’s Goin On, de Marvin Gaye
      Revolver des Beatles
      Velvet Underground and Nico, Velvet Underground and Nico
      Kid Amnesiac (album double) de Radiohead
      Meddle de Pink Floyd
      L’imprudence de Alain Bashung
      The Piper at the Gates of Dawn, Pink Floyd
      Walk Away Renée/Pretty Ballerina, Left Banke
      Something Else by the Kinks
      Songs of Love and Hate, de Leonard Cohen
      Present Tense, Sagittarius
      Montage, Montage
      Hunky Dory, David Bowie
      Astrak Weeks, Van Morisson
      Une compil de Burt Bacharach, Phil Spector ou des Os Mutantès
      On the Beach, Neil Young
      Illinoise de Sufjan Stevens

    • Peut-être que, si on réussi à ne jamais cesser de proposer de la bonne musique, les grands boss de Lapresse vont nous laisser exister ? En tout cas, ça vaut la peine d’essayer:

      https://www.youtube.com/watch?v=Vz6r0TP4FBI

    • Je vous aime tout le monde!

    • Est-ce qu’on est mort ?

    • pff, même si on est mort ghost ne va pas nous l’dire

    • Je vois encore mon reflet dans mon écran d’ordi. Je crois que ça va…

    • Mais ghost est déjà un fantôme…

    • Ton pseudo est ancré dans le réel, celui de ghost dans l’après-vie et celui de effet_placebo dans le pharmaceutique… mais crisse moi ch’fais quoi??

      *cri étouffé d’un 80’s horror trash movie

    • Les gars, je ne me sens pas très bien…

      https://m.popkey.co/b97930/rzwE8.gif

    • Vous êtes tous morts. Si vous êtes en enfer, Play joue en ce moment. Si c’est Velvet Underground, c’est le Purgatoire, vous avez encore des choses à expier. Si c’est les Beach Boys, vous êtes au Paradis.

    • Si jamais ce site débranche, j’espère qu’ils nous laisseront faire nos adieux. Et puis, quand je cherche des renseignements sur la musique, je cherche souvent dans nos vieux débats.

    • Je vois un tunnel… Une lumière blanche au fond, très vive… J’approche lentement…

      https://www.youtube.com/watch?v=FHG2oizTlpY

    • J’sais pas si c’est l’effet Céline mais moi aussi j’vous aime.

    • @Effet_placebo

      J’ai pas mal tout écouter tes choix, même si pour plusieurs (Cure, Joy, Sonic Y), je me suis un peu tanné.

      Par contre, j’ai vraiment envie d’écouter Red de King Crimson. J’aime déjà beaucoup In the court. Et Oxygen, c’est bon en chien.

      @Jon8
      Si tu aimes Pink Floyd et Vangelis, je ne saurais trop te conseiller 666 d’Aphrodite’s Child. Un album sensationnel.

    • @Effet

      J’ai pas mal tout écouter tes choix, même si pour plusieurs (Cure, Joy, Sonic Y), je me suis un peu tanné.

      Par contre, j’ai vraiment envie d’écouter Red de King Crimson. J’aime déjà beaucoup In the court. Et Oxygen, c’est bon en chien.

      @Jon8
      Si tu aimes Pink Floyd et Vangelis, je ne saurais trop te conseiller 666 d’Aphrodite’s Child. Un album sensationnel.

    • C’est vraiment déchirant comme billet. C’est ça les soins palliatifs??

      S’il y a de la morphine c’est clair que je veux du Velvet Underground.

    • https://www.youtube.com/watch?v=WZseqKBMq4c

      Mic drop.

      https://s11.postimg.org/43dj6nuhf/micdrop.gif

    • Pas de la morphine. De l’héroïne, banane!

    • y a pas d’héroïne à l’hopital de St-Eustache, nono!

    • Ghost,
      Je comprends. Le Cure et le Sonic Youth, c’est pas ceux que j’écoutais beaucoup plus jeune, alors je ne me suis pas trop tanné. Je ne les écoute pas si souvent, mais je ne m’en éloigne jamais complètement.

      Red est vraiment superbe. C’est l’aboutissement de la période “hard” de King Crimson. Mais si tu aimes In the court, je crois que tu aimerais aussi beaucoup les albums suivants (Lizard, Island) si tu ne les connais pas.

    • Ce blogue ressemble au match que je suis en train de regarder. Y’a beaucoup de blancs vides comme en Floride.

    • Je vais écouter ça.

    • À propos de Moby/Play: Je vois que l’album a sorti en 1999. À cette époque, il y avait tellement de bon stock à écouter en électro que je n’ai jamais pris le temps d’écouter:

      Massive Attack: Mezzanine; Squarepusher: Music is Rotted One Note, Hard Normal Daddy; Godspeed You Black Emperor! f#a#; Tortoise: TNT; Boards of Canada: Music has the Right to Children; Autechre: LP5; Mouse on Mars: Autoditaker, Glam; Plastikman: Consumed; Gas: Zauberberg; Pole 1; Thomas Köner: Kaamos; Air: Moon Safari, Virgin Suicides; GusGus: Polydistortion; Stereolab: Dots & Loops; Porter Ricks Biokinetics; Portishead; µ-Ziq: Lunatic Harness…

      Stratosfear: Pour le romantisme allemand, je recommanderais aussi Cluster: Zuckerzeit, Sowiesoso

    • PRISE 2: À propos de Moby/Play: Je vois que l’album est sorti en 1999. À cette époque, il s’est tellement produit de bon stock en électro que je n’ai jamais pris le temps d’écouter cet album.

    • J’en reviens pas que les deux meilleurs blogues (Siroka et Cliche) viennent de sauter.

    • J’ai comme un goût de fin de civilisation dans la bouche.

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