Alain Brunet

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    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Vendredi 3 mars 2017 | Mise en ligne à 17h45 | Commenter Commentaires (2)

    Must hivernal : Dirty Projectors (sans titre)

    dirty-projectors

    David Longstreth est désormais le membre unique de Dirty Projectors, dont le septième album sous cette appellation tranche avec les précédents. Ces neuf chansons neuves y sont enrobées d’arrangements très audacieux et d’harmonies vocales pour le moins imaginatives. Une foule de musiciens et chanteurs participent à cet album qui pourrait être perçu comme une réplique à Panda Bear et ses potes d’Animal Collective, si ce n’est que pour l’envergure chorale, la diversité rythmique, le foisonnement instrumental, les intégrations électroniques, les mélodies pop empreintes de soul, R&B, gospel ou dancehall. Force est d’observer que la voix solo est maintes fois filtrée, on en transforme même électroniquement le registre, la vitesse ou la texture.

    L’instrumentation comprend : synthétiseurs modulaires (Tyondai Braxton, le fils d’Anthony), orgue Hammond (Lamar Edwards), basse (David Ginyard), trombones (Juliane Gralle et Elizabeth Lea), batterie (Michael Johnson), guira (Daniel Luna), violon (Rob Moose et Ben Russell), alto (Nadia Sirota), violoncelle (Clarice Jensen), bongos (Francisco Javier Paredes) percussions (Mauro Refosco), voix (Dawn Richard), saxophones et clarinettes (Tracy Wannomae). Les arrangements de cordes sont signés Ryan Beppel et David Longstreth, ce dernier programme aussi les beats, arrange les instruments à ven et joue le piano, le Fender Rhodes, la guitare, les synths, le Wurlitzer, l’orgue, la basse, les synthés.

    Au chapitre de la pop de création, voilà certes l’un des plus beaux efforts du premier trimestre 2017.

    LIENS UTILES

    Profil wiki de l’album

    Dirty Projectors, site officiel

    Metacritic, moyenne de 80% sur 20 recensions

    Écoute intégrale de l’album sur Spotify


    • Quel album, en effet! À apprivoiser tranquillement, dans mon cas. Très hâte d’entendre l’imminent album de l’ex-Dirty Projectrice Amber Coffman, qu’on voit ici charrier du varech, entre autres :

      https://www.youtube.com/watch?v=zd4TSEGctHs

    • Un album de ruptures : celle, amoureuse, de Longstreth et de la susmentionnée Amber Coffman, puis celle, stylistique, de l’indie pop guitarisante raffinée qui fait place au R & B numérisant (qui contient encore de rares traces de guitare, notamment dans « Up in Hudson », qui renvoie au Fripp de « No Pussyfooting »). Contribution de taille de Tyondai Braxton.

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