Alain Brunet

Alain Brunet - Auteur
  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
  • Lire la suite »

    Partage

    Mercredi 1 février 2017 | Mise en ligne à 14h06 | Commenter Aucun commentaire

    Beyrouth-Montréal-Beyrouth / Cabaret

    Hisham Jaber  directeur  Metro AL Madina

    Depuis quelques années, le public de Beyrouth est très friand des productions que propose un cabaret alternatif situé, au cœur du quartier Hamra : Metro Al Madina. Hisham Jaber en est l’instigateur et l’un des principaux metteurs en scène, notamment la revue Bar Farouk sort de chronologie éclatée et très divertissante du nightlife beyrouthin depuis les années 20 jusqu’aux années 70, soit à l’orée de la guerre civile.

    « Ce spectacle rejoint les Beyrouthins et Libanais qui veulent en savoir davantage sur leur histoire. Des personnes très âgées viennent s’y remémorer leurs souvenirs, c’est un festival de nostalgie pour ceux qui croient encore que ces époques représentaient l’âge d’or de Beyrouth. Pour nous de Metro Al Madina, c’est un grand succès. »

    Hisham Jaber explique à l’étranger de Montréal que l’apogée de ce nightlife beyrouthin pré guerre civile fut atteinte dans les années 50, c’est-à-dire lorsque le port de Haïfa fut de moins en moins ouvert aux Arabes après la fondation de la fondation d’Israël.

    « Beyrouth devint alors la ville ouverte du monde arabe. Le public qui fréquentait les théâtres et clubs de nuit était un mélange de citoyens libanais et d’étrangers venus de partout. Ainsi, nous essayons de reproduire l’esprit de ces époques. Sur le plan des arrangements, cependant, nous avons cherché un compromis entre les musiques d’époque et l’approche de nos musiciens. »

    Pour créer Bar Farouk, Hisham Jaber et ses collègues ont mené une recherche sur le Liban moderne.

    ” Nous n’avons pas cherché à reprendre absolument les grands tubes de chaque époque, nous nous sommes penchés sur différents courants à Beyrouth, dans ses clubs de nuit, dans son centre-ville qui fut entièrement détruit pendant la guerre comme on le sait. Au centre-ville, les théâtres, cinémas et cabarets de l’époque ont été bombardés et démolis.

    “On y présentait alors du théâtre, de la grande chanson arabe, de la musique arabo-orientale mais aussi des spectacles de troisième division comparables au vaudeville en Occident. Nous avons pigé dans le night life populaire de Beyrouth avant la guerre, nous avons reconstitué virtuellement l’ambiance nocturne qui régnait à Beyrouth pendant plusieurs décennies. ”

    On aura saisi que Beyrouth avait aussi ses incarnations arabes de Gilles Latulippe, La Poune, Manda Parent et autres Juliette Pétry!

    Metro Al Madina, site officiel


    À vous de lancer la discussion!

    Soyez la première personne à commenter cet article.

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Twitter

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    février 2017
    L Ma Me J V S D
    « jan   mar »
     12345
    6789101112
    13141516171819
    20212223242526
    2728  
  • Archives