Alain Brunet

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    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Vendredi 27 janvier 2017 | Mise en ligne à 14h52 | Commenter Aucun commentaire

    Beyrouth-Montréal-Beyrouth / Liban électro

    Jade 2

    La vie nocturne de Beyrouth se déploie dans plusieurs quartiers dont Mar Mikhaël dans le district d’Achrafieh, Hamra ou Bourj Hammoud. Les jeunes Libanais aiment y faire la fête jusqu’aux petites heures, nombre d’entre eux sont enclins à la culture électro. Et c’est lè qu’entre en scène Jade, DJ et réalisateur électro, aussi l’un des promoteurs-clés du night life libanais… qui en a eu la piqûre à Montréal.

    ” Je suis originaire de Beyrouth, j’y ai fait mes études. Dans les années 90, je suis venu à Montréal pour le travail (en tant qu’ingénieur électrique et en informatique)… et aussi pour assouvir ma passion de la musique. Chez vous, je suis tombé dans la musique électronique. J’avais alors découvert Tiga et je m’étais plongé dans cet univers. J’aimais alors la house avec des influences rock et électroclash.

    “C’est aussi à Montréal que j’ai découvert les grandes soirées 514 et j’allais régulièrement au Sona sur la rue Bleury. Parallèlement à mon travail d’ingénieur, j’avais aussi mon groupe, je faisais du rock. Du coup, j’ai commencé à mixer par je voulais être dans la musique et j’ai finalement quitté mon boulot.”

    Jade avait alors fondé le groupe rock Blend, mis sous contrat par une major (EMI) qui désirait développer le marché libanais. C’est pourquoi Jade rentra à Beyrouth afin d’enregistrer un album. Le groupe Blend n’a probablement pas connu le succès escompté, processus pendant lequel Jade avait commencé à mixer pour gagner sa vie. Il ne revint pas à Montréal et devint un authentique pionnier de la scène électro à Beyrouth. En 2005, il ouvrait son premier club, The Basement.

    « Je n’avais aucune idée comment gérer un espace, je ne voulais qu’y mixer et y jouer ma musique. Je suis devenu homme d’affaires par la force des choses. Puis j’ai fermé cette boîte en 2011 parce que je voulais me concentrer sur ma musique. J’ai beaucoup tourné et je me suis remis à l’organisation de soirées vers 2012, notamment l’événement hebdomadaire See U Next Sat qui avait très bien marché.”

    Le côté promoteur de Jade est alors revenu en force, il a ouvert un club énorme au deuxième étage d’une usine de meubles dans le quartier Bourj Hammoud : Grand Factory. «  J’ai loué ce local mais j’y ai tout aménagé, avec beaucoup d’amour. Grâce à Dieu, ça cartonne. »

    Qui plus est, le Grand Factory accueille régulièrement des pointures internationales, comme l’Allemand Stephan Bodzin qui y a offert une magnifique prestation lorsque ce reportage fut réalisé.

    Malgré ce succès, Jade évite de surévaluer la scène électro de Beyrouth.

    « On n’y trouve pas une foule de producteurs mais la scène locale progresse sûrement, à travers plein d’événements, concerts et séminaires de productions organisés de concert avec des institutions comme le Goethe Institute et le Centre culturel français. Mon entreprise fait aussi du branding stratégique, elle compte un studio de design et même une maison de production à Berlin. Depuis quelques mois, je suis aspiré par la croissance de mes entreprises! »


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