Alain Brunet

Alain Brunet - Auteur
  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Samedi 29 octobre 2016 | Mise en ligne à 10h59 | Commenter Commentaires (74)

    La musique (et tous les contenus) à tout prix

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    Diffusé lundi dernier, le film documentaire La musique à tout prix sera diffusé une autre fois dimanche, 20h, à Télé-Québec – ironiquement, pendant le gala de l’ADISQ, mais vous avez le loisir de tout enregistrer et visionner les deux émissions en streaming (le documentaire dès maintenant en cliquant sur ce paragraphe en bleu) lorsque bon vous semble, donc pas de problème à l’horizon.

    Ayant moi-même été interviewé dans le cadre de ce documentaire, je peux témoigner de ce joli tour de la question, très bon cours de streaming 101 sous l’angle québécois, s’appliquant à tous les marchés où les contenus ne peuvent être cliqués des millions de fois en presque totalité. Par voie de conséquence, leurs créateurs ne peuvent gagner suffisamment dans le contexte actuel de l’écoute en continu (streaming).

    Si Louis-Jean Cormier et Ariane Moffat, les “noms connus” les plus visibles de ce documentaire (et qui gagnent très bien leur vie par les temps qui courent), s’inquiètent de leur sort et craignent des jours sombres, imaginez la majorité écrasante d’artistes kebs derrière eux qui végètent pour de vrai, ici et maintenant.

    Ce qu’il faut surtout comprendre dans ce documentaire, c’est que les marchés pop de taille modeste comme celui du Québec francophone ne peuvent alimenter leurs cultures respectives si perdure l’actuel mode de partage des revenus dans l’environnement numérique. On a beau miser sur les produits dérivés et la diffusion dans les centres d’achat et les cabinets de dentistes, ces avenues sont loin d’être envisageables pour une portion congrue des créateurs.

    Avec justesse, La musique à tout prix a abordé le phénomène à la manière classique, par le biais quasi-exclusif de la menace de notre culture francophone. Or le problème de la rétribution famélique des plateformes de streaming et puissants hébergeurs de contenus n’est pas qu’une menace aux cultures nationales de petite taille.

    Ce qu’il faut aussi comprendre, c’est que PARTOUT sur terre, dans les plus gros marchés comme dans les plus petits, les musiques spécialisées ne peuvent s’émanciper avec ce que propose la rémunération YouToube/Google/Facebook/ Spotify.

    Si vos contenus doivent être absolument consommés par des millions et des millions d’utilisateurs afin que vous puissiez récolter des sommes assez substantielles pour vous assurer un revenu décent, vous devez être une star pop archi-consensuelle, un youtuber supervedette… et rien d’autre.

    Si vous avez le malheur d’être un musicien ou chanteur francophone d’Amérique, un Basque, un Breton, un Écossais, vous avez actuellement de sérieux problèmes à gagner une part essentielle de votre revenu via l’enregistrement.

    Si vous êtes un réalisateur/compositeur/interprète de pointe en musique instrumentale, classique, contemporaine, électronique, chanson d’auteur, pop de création non consensuelle, vous ne pouvez espérer que des broutilles dans le contexte actuel.

    J’ai froncé les sourcils lorsque Michael Geist, professeur et théoricien canadien spécialisé dans la propriété intellectuelle qui fut considéré comme un gourou des changements de paradigme, s’est encore opposé à quelque règle contraignante sur le partage des revenus dans le cadre de ce documentaire. En substance, il a dit ceci: si on le fait avec la musique, on devra le faire avec la presse écrite, le cinéma, la télévision, enfon tous les contenus et forcément, le consommateur paiera la note, l’industrie leur la refilera. Épouvantail à moineau ? Bonne vieille cassette servie sur un nid de branchouille technologique ?

    Voici ce que d’autres pourraient répliquer à Michael Geist : si elles étaient contraintes de partager avec TOUS les créateurs de contenu un pourcentage suffisant des revenus substantiels de la câblodistribution, de l’hébergement de contenus et de la fabrication des outils numériques, croyez-vous vraiment que ces puissantes industries courraient à leur perte ? Croyez-vous vraiment qu’elles s’appliqueraient alors à détruire leur marché, c’est-à-dire vous et moi ?

    Tôt out tard, les créateurs de contenus et leurs consommateurs devront envisager un écosystème viable et équitable et l’industrie de la tuyauterie ne s’en portera pas plus mal au finish. Un “new deal” de l’environnement numérique peut mener ailleurs qu’à la débandade. Et qui donc peut négocier cette entente globale ?

    À l’évidence, le marché s’avère totalement inapte à créer cet écosystème… et ça dure depuis l’an 2000. La solution ne sera-t-elle pas politique ?


    • M Geist à raison sur un point: si on légifère sur la musique en streaming il faudra le faire sur les autres contenus et médias.

      Netflix est le meilleur exemple. La culture francophone, en fait la culture non- américaine à peu d’espace.

      Mais, ça ne veut pas dire de ne rien faire. Les gouvernements doivent légiférer sur les plateformes numériques y compris le contenu Internet.

      On légifère sur les magazines porno dans les dépanneurs et Internet peut diffuser. E qu’il veut. C’est un laisser aller incroyable.

      Même chose pour les contenus haineux avec de fausses identités sur les médias sociaux.

      Pour ma part j’aborderais le problème sous l’angle des plateformes numériques dans l’ensemble. Le CRTC est de plus en plus un dinausaure dépasse et inutile.

      Mes enfants qui ont un peu plus de 30 ans ne sont même plus abonnés à Bell ou Vidéotron. Ils sont sur Netflix et Spotify. Et on oublie ici le streaming gratuit qui existe de plus en plus.

      Il faut elargir le débat. C’est la seule façon de faire bouger les politiciens. On doit s’abonner à un fournisseur Internet pour avoir du contenu.

      Taxer ne va pas éliminer le phénomène.

    • Je paie pour ma musique depuis 1973 et je n’échangerais pas mes 6000 cds et vinyles pour tout le streaming au monde…..le plaisir et l’appréciation de mes invités à la vue et écoute de ma collection est aussi palpable. Ceci ouvre le débat perpétuel entre l’analogue et le digital. Sans juger de la qualité, on ré-écoute le son analogue beaucoup plus souvent, ce qui créé cette demande de contenu exponentielle dans le numérique, qui sied bien au streaming. Une simple observation….

    • Le probleme est aussi complexe que sa solution. Je déplore le manque de vision des exploitants de l industrie qui , beaucoup trop tard déplorent la situation. C est pas d hier que le marché change et au Québec , c est encore plus criant . Vient on de réaliser que le medium physique ne peut plus suffire ? On dirait que oui.
      Les seuls qui assumaient jusqu a maintenant la note étaient les artistes eux-mêmes ,mais maintenant qu ils réalisent que la plupart des intervenants de l industrie sont rendus obsolete on dirait que ca en a réveillé quelques uns a leur cause.

      La nouvelle voie a suivre est difficile a définir. C est pas tout le monde qui peut survivre avec les spectacles. Il faut commencer en quelque part et se faire connaître.

      Le CRTC est un country club particulièrement inutile devant cette nouvelle ere. Tout aussi futile d ailleurs que cette farfelue volonté de s attaquer aux géants du streaming.

    • La question est, quand est-ce qu’on va arrêter de payer? J’ai acheté des cassettes, puis quand le CD est sortie, j’ai acheté les mêmes albums encore une fois. Et avant moi, c’était les vinyles, les 33 tours, les disques de cire. Aujourd’hui la technologie ne permet plus de presser le citron.

      Faudrait peut-être que les producteurs des maisons de disque arrête de rouler en Mercedes?

    • Le documentaire est disponible en streaming :

      http://telequebec.tv/documentaire/la-musique-a-tout-prix/

      Perso, je regarde plus de vidéos que j’écoute de la musique sur mon ordinateur.

    • Et si ces industries étaient effectivement forcées de partager une partie de leurs revenus, est-ce qu’il y aurait des conséquences pour les consommateurs? Est-ce que la facture de ces derniers augmenterait?

    • Comme j’ai déjà dit… pourquoi taxer tout le monde par la bande? Pourquoi ne pas utiliser les impots et les taxes actuelles? Pour moi toutes les taxes cachées résultent d’une hypocrisie certaine.

      En plus, pourquoi pénaliser tous ceux qui utilisent l’internet et qui ne consomment pas leur musique de cette façon?

    • “En plus, pourquoi pénaliser tous ceux qui utilisent l’internet et qui ne consomment pas leur musique de cette façon?”

      Depuis 16 ans, des internautes posent cette question ou encore affirment qu’ils ne sont responsables de rien et, conséquemment, ils ne devraient pas payer quelque note que ce soit, directement ou hypothétiquement par la bande Qui, au fait, utilise l’internet sans ne consommer aucun contenu ? Qui ne lit rien, ne va jamais sur YouTube, n’échange que des courriels à ses amis et proches parents ? Ces bonnes gens sont généralement plus âgées que la moyenne des citoyens et ne constituent qu’une minorité infime , minorité comparable à celles qui n’utilisent jamais le système de santé, ne roulent jamais sur les routes, n’ont pas d’enfants qui vont à l’école, bref qui ne profitent d’aucun bien commun. Ces personnes qui refusent d’être “pénalisées” ne sont-elles pas l’exception qui confirmera les règles de demain ?

    • Monsieur Brunet,

      Les artistes méconnus d’aujourd’hui sont-ils plus pauvres que ceux d’il y a 20-30 ans? Le partage des revenus n’était-il pas aussi inéquitable à l’époque où les gens achetaient leur musique en format physique?

    • ..@alainbrunet,29 octobre 2016,13h55: Vous posez bien la question de l’égoïsme ou, plus gentiment, de l’individualisme forcené qui caractérise de plus en plus notre société. Chacun pour soi et si on peut toucher quelque chose sans débourser, tant pis pour ceux à qui cela peut nuire.
      Mais la réalité, c’est qu’il n’y a rien de «gratuit». Facebook et Twitter sont gratuits?? La belle affaire. Si vous, le supposé «client» ne payez rien, comment diable le petit Zuckerberg qui a «emprunté» le concept FB à deux de ses confrères d’université est-il devenu milliardaire? C’est que vous n’êtes pas le «client» mais bien le «produit» que Zuckerberg vend à des annonceurs. Et, le chanceux, il n’a pas besoin de vous payer pas plus qu’il ne paye toutes ces sociétés qui nous forcent à utiliser FB pour communiquer avec elles, comme le font certains médias: «Suivez-nous sur notre page Facebook» qu’ils disent. «Faites-nous part de vos commentaires sur Twitter» qu’ils disent. Mais vous ne les entendrez jamais dire: «Bon, je m’en retourne à la maison dans ma voiture de marque XX» Ou encore, «je suis en train de boire un excellent café produit par XX. » Mais FB et Tw ont droit à tous les égards.

      En fait et en bref, nous sommes en face de ce que l’on a appelé le facteur de «disruption». Le magazine The Economist en traite de plus en plus. Über, Air B&B, Spotify, FB, Tw, etc. tous des produits qui enrichissent «pharaoniquement» leurs concepteurs et gestionnaires propriétaires mais laissent sur le carreau des pans entiers de la société mais le tout fonctionne très bien pour eux parce qu’en fin de compte, le consommateur individuel est convaincu qu’il y trouve son compte car dans le meilleur des cas, il ne débourse pas un cent et dans le pire des cas, il paie beaucoup moins cher pour un service ou un produit. Pour un individualiste ou un égoïste, c’est le «deal» qui est important. La société? Le producteur? Bof! Qu’il s’adapte ou qu’il aille se faire voir.

    • orang-outang

      L’inéquité existait certainement à l’âge d’or de l’industrie du disque, il y avait beaucoup de progrès à faire mais… De manière générale, la condition des artistes et des artisans d’avant le partage était tout de même meilleure qu’elle ne l’est aujourd’hui; l’ écoute en continu et le retrait de multiples aides via l’État, et la désuétude des lois sur la propriété intellectuelle appauvrissent considérablement l’ensemble de cet écosystème. Et il faut préciser que ce ne sont pas que les “méconnus”, loin de là.

    • Un musicien qui ne contrôle pas la diffusion de son oeuvre est voué à vivre dans la pauvreté. Seul un unique point d’accès à son produit peut lui garantir une source potentielle de revenu.

      Sans point d’accès unique, toute action ne fera qu’enrichir des tiers plutôt que le musicien lui-même. Seul un site de streaming possédant l’exclusivité de son oeuvre lui donnera un pouvoir de négociation face aux géants tels que les fournisseurs d’accès, Facebook, YouTube, Spotify et autres.

      Et en passant, L’ADISQ ne fait pas partie de la solution, pas plus que la SOCAN d’ailleurs. Laissons aux jeunes de ce nouveau siècle régler ce problème une fois pour toutes.

      Le gros bon sens quoi…

      Serge Daigno

    • Quand on est rendu qu’il faut se créer un compte FB bidon pour pouvoir faire des commentaires pas toujours élégants et s’amuser un peu sur le net … le guiable est aux vaches!!!

    • En fait, un outil politique existe et c’est le CRTC selon sa mission d’origine. Le problème est qu’il s’y prend des décisions ridicules et qu’il s’est égaré de cette mission. Quand un organisme donne des permis bidons (ex. Historia qui traite de tout sauf d’histoire, etc.), c’est le marché qui prévaut et le marché se fout royalement des prérogatives culturelles.

      Dans un contexte de survie de l’identité culturelle, canadienne ou québécoise, il faut bouger à tous les niveaux et encadrer, quotas, protectionnisme, redevances, etc. Sinon ce sera plouf sous peu car, comme le souligne un intervenant, nos gamins sont déjà ailleurs en télé, en musique ou en cinéma-séries.

      Je dirais même que c’est une tendance lourde depuis l’arrivée du rock n roll.

      Perso, je pense qu’il est trop tard et que tout ce modèle va imploser. Je doute fortement qu’un synchronicité s’installe entre l’exigence de la survie culturelle et le politique, par définition en réaction avec la réalité.

      Y-a-t-il des solutions? Probablement mais elles sont politiques. Seront-elles mises de l’avant à temps? J’en doute fortement.

      PT

    • Je suis un vieux mononcle nostalgique:

      c’est un plaisir, du bonbon que d’aller dans un magasin de disques vinyles usagés et fouiller pour trouver des trésors perdus ou oubliés.
      Le bonheur de regarder la pochette, les images recto/verso, lire le texte d’une autre époque.
      L’excitation de tenter de retrouver une partie de notre vie en cherchant dans des boîtes pleines de 33 tours dans une vente de garage ou dans un marché aux puce.
      Bref, il faut être de son temps. Mais il fût un temps où le plaisir n’était pas juste de consommer.
      Je n’ai pas de solution à ce qui se passe en ce moment.
      Mais surtout je n’envie pas cette époque présente.
      J’ai connu les belles années quand aller ‘’s’acheter un disque” était une joie méritée et appréciée.
      Un ”pick-up” (tourne-disque) et un disque qu’on entend le grichement de l’aiguille: ”priceless”.

    • Les commentaires sont intéressants et me font réfléchir…

      Pour parler exclusivement musique et non des conditions de vies des musiciens et du contexte global, le paradigme actuel ne me semble pas poser problème, bien au contraire.

      La qualité, la quantité et l’accessibilité de la musique font de l’ère numérique une époque exceptionnelle pour consommer de la musique. De mon point de vue, les musiciens sont plus nombreux et meilleurs que jamais. La diversité (dans la qualité) n’a jamais été aussi grande. Les connaissances musicales circulent elles aussi beaucoup mieux aujourd’hui qu’à l’époque. L’enseignement de la musique s’est grandement amélioré. Et encore.

      Si on ne regarde que ce qui se fait et se diffuse comme musique aujourd’hui, j’ai plutôt tendance à trouver qu’on vit à une époque extraordinaire.

      Bref, si le système ne fonctionne pas pour les musiciens, en revanche, il fonctionne drôlement bien pour la musique.

      Je ne vois pas d’uniformisation, de convergence culturelle et d’un manque de moyens de créer pour les créateurs.

      Remarquez, je vis peut-être sur une autre planète. Ce n’est pas exclu que ma compréhension du problème soit complètement insensée. Je doute énormément de ce que je constate étant donné que ce que je lis à gauche et à droite semble indiquer un tout autre portrait de la réalité.

      Je reconnais certainement qu’il y a beaucoup de très bons musiciens qui vivent dans des conditions précaires. C’est triste; je ne sais pas quoi penser de tout cela.

      Les métiers d’arts sont fondamentalement un risque. C’est de l’entrepreneuriat. Pour tous les métiers d’arts, même si on est très bons, il est souvent difficile de gagner exclusivement sa vie avec sa passion. Il n’y a rien de nouveau ici.

      J’ai beaucoup de difficulté à réfléchir les problèmes de l’industrie musicale et des musiciens d’une façon isolée. En somme, le système et les lois avantageant systématiquement les gros joueurs; ce sont tous les travailleurs autonomes et les PME qui ont besoin de changements par rapport au système actuel. Il faudrait favorisé l’ensemble du secteur des petites entreprises par le droit et la politique. Mais hélas, je suis très pessimiste à cette égard.

      Ma solution, simple, trop simple, ennuyante même : être créatif et se débrouiller. Ce n’est pas parce que je ne peux pas vivre de ma musique que le monde va manquer de musique pour autant. C’est plate pour moi mais il faut savoir lâcher prise aussi.

      C’est complexe la vie. Il faut toujours avoir un plan B, et C…

      Je ne sais pas quoi penser de tout cela.

    • Je crois que là où le documentaire se trompe, c’est lorsque les intervenants disent que les musiciens vont se tourner vers autre chose s’ils ne font plus d’argent. Les musiciens font de la musique pour être aimés et entendus, ils n’ont donc aucun pouvoir de négociation. Si LJC et Ariane Moffat décident d’arrêter la musique, 15 autres musiciens vont prendre leur place. Trop d’offre, pas assez de demande.

    • Je n’achète pas non plus le discours pessimiste de Moffat concernant la disparition éventuelle de la chanson francophone. J’ai l’impression que pour les compositeurs francophones, il existe énormément de festivals, concours musicaux, couverture médiatique, quotat à la radio, subvention `la tv pour diffuser leurs oeuvres, ce qui n’est pas le cas pour les artistes anglophones. Au Québec, ça semble vraiment plus facile de percer en français quoi qu’ils en disent.

    • J’ai réalisé que même si je suis un abonné du streaming, le plaisir de manipuler un vinyle ou un CD avec un livret intéressant a quelque chose de précieux. Un peu comme les livres. Mais je suis peut-être un dinosaure.

      Je pense que les artistes doivent réévaluer le contenu de ce qu’ils nous vendent. Des CD améliorés, à meilleur prix vont trouver leur place selon moi. Pas des foutus CD avec une image et une pochette en plastique qui casse après trois ouvertures. J’ai une bonne platine CD avec un convertisseur analogique et le son est excellent, pas loin du vinyle.

      On ne peut pas arrêter l’évolution numérique. Le CRTC doit faire son travail. Les politiciens également. Mais les artistes doivent s’adapter et trouver des solutions. S’ils ne reçoivent pratiquement rien du streaming, pourquoi y restent-ils ? Ce serait un geste de protestation qui en amènerait d’autres à réfléchir. La Walllonnie l’a fait lors du récent Traité Canada-UE …

    • L’âge de la personne,le milieu dans lequel il a grandi cela doit l’influencer beaucoup.

      Qui étaient les artistes les plus populaires quand Ariane et Louis-Jean avaient 11 ans ? Quand ils en avaient 15 et ainsi de suite jusque disons à 25 ans mais eux avec un parcours de musiciens, d’artistes.

      Leur référence ce sont les années ‘90.

      Comme pour le sport, c’est une question tellement de timing. Tu arrives au bon moment et cela fonctionne pour toi, outre tout le travail investi.

      Pour l’internet ? L’impression qu’on a c’est que plusieurs croient que cela était une panacée et aller apporter plus d’eau au moulin alors que c’est malheureusement pour eux la compétition entre artistes qui augmente.

      Certaines qui enregistrent n’auraient pas fait d’albums du tout, sans maison de disque ou en ayant pas envie de s’autoproduire ou pas souvent.

      Les barrières à l’entrée étaient plus grandes.

      Avec le modèle de porter, vous pouvez voir qu’ils se sont affaiblis.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Cinq_forces_de_Porter

      https://en.wikipedia.org/wiki/Porter%27s_five_forces_analysis

      Il y a cela et il y a aussi la chaîne de valeurs , o ne peut pas que regarder les externalités ce n’est pas un bien public pur.

      https://en.wikipedia.org/wiki/Value_chain

      On n’aime pas assez regarder le marché et on nous dit que les solutions ne sont pas dans le marché alors, c’est la politique qui devient la solution.

      Non mais dans toutes les industries, il y en a.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Cha%C3%AEne_de_valeur

      Pour la Chaîne de valeur, plutôt que de donner de la valeur au produit on lui en fait perdre. Alors le streaming pas abonnement ne m’intéresse nullement comme client mais je ne suis pas le public cible.

      Les streamings que je regarde le plus ? Le sport universitaire et le sport féminin. Juste à regarder la couverture médiatique, vous comprenez pourquoi les femmes ne peuvent pas faire des revenus en fonction de leur valeur comme athlète.

    • Ou encore l’avantage concurrenciel…

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Avantage_comp%C3%A9titif
      Les artistes aiment moins cela cette vision du monde là… Malheureusement cela fonctionne ainsi.

      Ils vous mettent en concurrence les uns avec les autres. Tu ne peux pas consommer en même temps les deux artistes.

      https://www.spotify.com/ca-fr/

      Des millions de chansons de disponible ? Tu viens de tuer la possibilité de faire de l’argent à moins d’être certain qu’énormément de monde vont venir t’écouter. 10$ par mois divisez le par des milliers si ce n’est pas des millions.

      Cela va t’en prendre en ta.. des fans avant de faire de l’argent. Ils font quoi les amis bretons , d’après ce que je comprends ?
      Il ne mettent sur les plateformes de Streaming et iTunes seulement ce qui peut avoir le plus de diffusion dans leur matériel. Le reste sur Bandcamp et par livraison postale.

      http://www.eglisedelapetitefolie.com/catalogue/index.htm

      Milieu associatif artistique et entrepreneuriat collectif ?

    • Sur Facebook, je me demande coment cela fonctionne la rémunération pour des courts vidéos…

      Des vieilles stars populaires ou mêmes des personnes décédées, leur enfant mettent cela et ça monte très rapidement car la vidéo n’a qu’à passer dans le fil d’actualité des abonnés et elle démarre toute seule mais ils vont la voir et revoir en plus…

      Pour Youtube, leurs visionnements, ils les comptabilisent comment ? J’ai beau regarder 4 fois un clip et cela ne bouge même pas… Les vues enregistrées restent très faibles…

      https://www.facebook.com/ArianeMoffatt/?fref=ts

      33 759 vues pour l’annonce du documentaire à Télé-Québec et en partie parce que cela est partagé sur la page d’Araine Moffatt ?

      Plus de teasers qu’il faut alors !

    • @ds-honour

      Vous avez raison de parler de l’énergie renouvelable de jeunes musiciens pop dont les considérations sur les revenus pèsent peu dans la balance… jusqu’à ce qu’ils soient remplacés par d’autres et ainsi de suite ad infinintum. Encore faut-il rappler que cet influx existait bien avant l’arrivée de l’internet, puis du partage illégal de fichiers et du streaming aujourd’hui. Grosso modo, c’est vrai: depuis très longtemps, beaucoup d’appelés, peu d’élus… à la différence qu’aujourd’hui, il y n’y a jamais eu si peu d’élus pour une offre qui n’a jamais été aussi considérable.

      Or, cette fois, même les artistes qui réussissent à passer la rampe du bénévolat et deviennent de vrais professionnels à long terme ne peuvent poursuivre la démarche. De plus le rapport entre autodidactes qui gossent dans leur garage et musiciens éduqués dans les facultés de musique tend progressivement à s’inverser. Ces jeunes adultes n’ont pas fait ces études pour travailler pendant deux ou trois ans comme ce fut le cas depuis l’arrivée du rock à la fin des années 50.

      Alors ? Croire au renouvellement éternel de musiciens quasi bénévoles et exploités par un système de distribution hautement inéquitable n’est pas vraiment une option. Comme dirait l’autre, “you can fool some people sometime but you can’t fool all the people all the time”.

      Ce n’est donc pas la surabondance de l’offre qui fait ici problème. La demande n’a jamais été aussi considérable qu’aujourd’hui, les revenus ne sont tout simplement pas équitables dans l’actuel écosystème.

    • @alainbrunet

      Vous avez raison quant au problème. J’ai toutefois l’impression que la scène locale est en train de trouver une solution autre que celles abordées dans le documentaire, soit de se regrouper afin d’éliminer les intermédiaires. Ici à Québec, il y a de plus en plus de bands qui se regroupent pour fonder leurs propres studios d’enregistrement, créant leurs propres salles de spectacle et en faisant de la promo entre eux. Pour les groupes émergents, cela est bien plus profitable que de taxer les diffuseurs ou les Spotify… Vous avez toutefois raison quand vous dites qu’au-delà d’une certaine “notoriété”, il semble difficile de survivre à long terme malgré tout.

    • je suis éducateur specialise, parfois je dois changer des couches…fuck ça vaut combien un cul propre. ça vaut combien une toune qui sauve une vie? qui sèche ton angoisse…fuck paye la donc ta toune que tu écoutes 75 fois par jour, ça vaut combien un big mac…take the money and run….paye ta toune!

    • C’est bien beau francj, responsabiliser le consommateur voire le culpabiliser. Force est de constater que sa facture mensuelle est très élevée et que la presque totalité de son budget a été déboursée pour les connexions et les bidules. Ça ne changera pas. Légal ou non, l’achat ou le téléchargement des contenus continuera de décliner et la lecture en continu deviendra le mode dominant, si ce n’est pas déjà le cas. Tout ce qui peut changer désormais, c’est la répartition des bénéfices.

    • Le problème est qu’il y a énormément d’offre, dont plusieurs gratuite. C’est là même chose avec les média écrit, il y en a plein d’accessible et ce gratuitement. C’est le modèle numérique, qu’on le veuille ou non, puisque les consommateurs ne sont plus prisonnier d’un système de distribution musical dominé par les grosse compagnies de production. C’est normal que ces grosses compagnies de production crie au loup, sauf que c’est au moins 10 ans trop tard, et en utilisant des mensonges comme le 30$ de Jean Leloup… Comment voulez-vous faire confiance à l’ADISQ s’il ne sont même pas capable de faire la part enter le vrai et le faux pour une histoire aussi simple que Leloup, pourquoi devrai-je croire leur prédiction apocalyptique s’il ne comprenne même pas la situation actuelle, et qu’ils ont dormi la tête dans le sable pendant toute ces années?

      C’est pas compliqué, si un musicien trouve que c’est pas assez payant, il n’a qu’à ne pas l’utiliser et diffuser sa musique autrement?! Il est ou le problème? Pourquoi devrait-on tous payer pour accomoder des musiciens au modèle d’affaire de spotify? C’est à peu près l’équivalent de la radio comme revenu, parce qu’eux aussi paye moins qu’avant, parce qu’il y a justement amplement d’offre.

      On a juste à couper la part énorme qui allait aux producteurs et le donner directement aux artistes et il n’y en aura plus de problème. Ce n’est pas comme si le travail de producteur et distributeur était aussi important qu’avant quand même… Il faut prendre ça en perspective, les cout de distribution sont beaucoup moins important aujourd’hui.

    • C’est la même histoire que les musiciens qui criaient ne pas jouer assez à la radio…

    • Je suis peut-être pessimiste … mais je dis que dans 20 ans le fric et la musique, tout en fait, sera “encodé” …. il n’y aura plus de consommation invisible, plus d’objet pouvant échapper au contrôle, tout sera tracé, fiché, chacune de tes transactions financières, chacune de tes écoutes … on se rappellera avec nostalgie d’acheter un cd à 20$ et de pouvoir le donner ou le revendre si on ne l’aimait pas

      Bien sûr il y aura des pays pirate, et des poches de résistance … mais la majorité évoluera à l’intérieur d’un cadre profondément quadrillé, ou strié si on préfère

      les musiciens là-dedans, je ne sais pas trop. On sera loin de New York en 1976 en tous les cas :)

    • Remarquez, M. Brunet, tout ceci présuppose que l’accès Internet n’est pas d’ores et déjà un service public essentiel. Pour le moment, l’accès est payant sur une base individuelle, donc discriminatoire en ce qui concerne les revenus et même géographiquement. Dans le futur, comme pour l’eau potable, le transport en commun, les autoroutes, etc., l’accès devra être grand ouvert sans aucun conditionnement socio-économique, selon moi: sans “péage” comme sur certains ponts, par exemple, dont personne ne veut. Le très haut débit Internet devra être assuré également partout au Canada pour des raisons de géopolitique économique. Cet accès universel, non tarifé directement, posera alors tout autrement, du moins en surface, la problématique de redistribution des revenus à tous les créateurs de contenus et leurs ayant-droit quels qu’ils soient, y compris les écrivains dont vous semblez tous faire très peu de cas, mais qui en souffrent tout autant que les musiciens. La question de la tuyauterie Internet sera alors obsolète dans la solution finale. Il faudra plutôt instaurer un prélèvement à la source dans l’esprit de notre système d’imposition progressif, ce qui créera un fonds dédié et exclusif comme vous le souhaitez, n’est-ce pas, sur le fond de l’affaire?

    • “Remarquez, M. Brunet, tout ceci présuppose que l’accès Internet n’est pas d’ores et déjà un service public essentiel.”

      Non, l’internet n’est pas un service publuc, mais le raisonnement reste le même. Si, en 2016, un consommateur n’échange que des courriels, il fait partie d’une minorité infime d’internautes. Alors l’argument de la pénalisation advenant le cas de hausses hypothétiques des tarifs de connexions ne tient pas la route. Et oui, j’inclus aussi les écrivains comme les journalistes, chercheurs scientifiques et tout autres scribes affectés par la disparition des revenus des supports physiques.

    • kelvinator,

      La surabondance de l’offre est un leurre, il ne faut pas tomber dans ce panneau. Force est d’observer qu’il y a aussi beaucoup plus de demande que dans le “bon vieux temps”; la consommation de la musique ne cesse de croître, et les revenus ne sont pas partagés correctement. C’est un phénomène généralisé dans l’environnement numérique. La concentration des revenus n’a jamais été aussi considérable qu’aujourd’hui, le problème est LÀ.

    • jeanfrançoiscouture a fait la meilleure intervention à ce titre:

      “En fait et en bref, nous sommes en face de ce que l’on a appelé le facteur de «disruption». Le magazine The Economist en traite de plus en plus. Über, Air B&B, Spotify, FB, Tw, etc. tous des produits qui enrichissent «pharaoniquement» leurs concepteurs et gestionnaires propriétaires mais laissent sur le carreau des pans entiers de la société mais le tout fonctionne très bien pour eux parce qu’en fin de compte, le consommateur individuel est convaincu qu’il y trouve son compte car dans le meilleur des cas, il ne débourse pas un cent et dans le pire des cas, il paie beaucoup moins cher pour un service ou un produit. Pour un individualiste ou un égoïste, c’est le «deal» qui est important. La société? Le producteur? Bof! Qu’il s’adapte ou qu’il aille se faire voir.”

    • Vous me répondez aussitôt ainsi: «Non, l’internet n’est pas un service public, mais le raisonnement reste le même. Si, en 2016, un consommateur n’échange que des courriels, il fait partie d’une minorité infime d’internautes. Alors l’argument de la pénalisation advenant le cas de hausses hypothétiques des tarifs de connexions ne tient pas la route. Eh oui, j’inclus aussi les écrivains comme les journalistes, chercheurs scientifiques et tout autres scribes affectés par la disparition des revenus des supports physiques.» J’ose vous convier à raisonner plus largement, plus globalement: et si justement Internet devait être considéré “tôt ou tard” comme un service public essentiel désormais, pour toutes les raisons ci-haut mentionnées? La problématique reste la même, on s’entend là-dessus, mais la solution la plus simple et la plus juste à mettre en oeuvre ne passe plus par le péage via la tuyauterie, pas plus que le financement du pont Champlain pouvait justifier le péage. Elle passe par la création d’un fonds dédié exclusif à même les impôts progressifs, ne trouvez-vous pas?:)

    • En ajoutant pour conclure: Car il est évident que le phénomène de la lecture en continu va émerger de la même façon dans la nouvelle chaîne du livre numérique ne serait-ce que comme système de protection généralisé contre la démultiplication illimitée des exemplaires.

    • @garygaignon

      Une large part des fonds canadiens dédiés à la production culturelle sont généralement perçus à même les revenus des entreprises qui les diffusent. Au Canada, le financement des téléséries locales et du cinéma est effectué ainsi depuis les années 70, sans quoi il n’y aurait ni cinéma d’auteur ni télésérie de qualité. Le principe du partage des revenus sur l’internet est similaire et a le mérite d’exclure directement les contribuables d’une imposition directe.

    • La musique à tout prix, mais le producteur a tout pris.

    • C’est plutôt l’internet qui a tout pris. Le producteur est aussi fragilisé dans ce bouleversement et son rôle dans la chaîne est en pleine mutation. Il doit aussi faire partie de l’équation mais la variable #1 devient l’artiste et non ses producteurs, éditeurs, managers dans le nouveau contexte. Enfin, cela reste une vue de l’esprit pour l’instant, j’en conviens.

    • Les fournisseurs d’accès Internet ont, bien entendu, la capacité financière de partager une partie de leur revenus. Personne ne conteste ça. La véritable question est de savoir quel sera le mécanisme qui les forcera à redistribuer leurs profits sans hausser les tarifs des consommateurs qui sont déjà, si je ne m’abuse, parmi les plus élevés au monde.

      On peut bien dire qu’il ne manque que de la volonté politique, mais la volonté politique de ne pas diminuer les profits des entreprises existe elle aussi et aux dernières nouvelles, elle s,active de façon assez efficace.

      Parallèlement, il faudra aussi reconnaitre que si les gens vont sur le web pour accéder à du contenu, c’est un petite minorité qui y accède pour écouter des chansons québécoises. Si demain matin les fournisseurs d’accès décidaient de bloquer l’accès à la musique québécoise, juste, disons, par esprit de contradiction et pour ne pas avoir à verser de redevances pour un contenu spécifique, vous croyez vraiment que les gens cesseraient de payer pour accéder à Internet ou même qu’ils réclameraient une baisse des tarifs ?

    • effet, ces questions techniques peuvent être parfaitement résolues. La traçabilité directe de tous les contenus et les extrapolations statistiques de leur circulation pour en évaluer la valeur, ce n’est pas de la science-fiction. Les droits de rétribution spécifique aux oeuvres et selon leur taille (chanson, album, coffret, roman, article, etc.), c’est tout à fait envisageable technologiquement, dès aujourd’hui.. Quant à la volonté politique, elle commence à peine à se manifester, c’est là que ça se passe mais… il faut un vrai projet mené par les ayants droits, sinon cela pourrait poireauter longtemps avant que les politiciens passent aux actes… Pour une première fois depuis des lustres, les créateurs pourraient se coordonner plutôt que de laisser faire leurs producteurs, cette fenêtre historique pourrait s’ouvrir pour de vrai. Mais quand ? Dans un an? 10 ans ? 20 ans ?

      En attendant, j’ai bien hâte de voir ce que la ministre Mélanie Joly sera capable de faire à ce titre…

    • Puisque je pense que l’industrie québécoise se tire dans le pied mais que je ne vais pas m’abonner je viens de m’inscrire freemium sur Spotify pareil car les chiffres d’écoute sont archi archi-bas pour les Québécois. Mais au moins leur catalogue est là.

      J’ai plus aimé Last.FM et MySpace pendant un bout et j’y faisais des découvertes plus de pays extérieurs que ceux d’ici.

      Elle est où mon écoute ? Si je ne les vois même pas monter, il y est où le trip d’écouter ?

      On dirait qu’ils ne les enregistrent même pas et sur Youtube aussi ! Par contre, je vais voir un vidéo mis par une connaissance et là cela monte sur Youtube, une vraie vidéo qui lui appartient mais en bas de 50 personnes qui l’ont vue.

      Pas vraiment intéressant jusqu’à maintenant… Essayons de faire monter un peu Paul Piché.. Si on voyait monter les écoutes au moins…

      Gestion du patrimoine ou pas, il faut le faire fructifier le catalogue sinon c’est du matériel qui dort.

    • @lecteur_curieux

      Pour un vidéo youtube normal, ça prendrait normalement 30 secondes d’écoute avant d’enregistrer un «visionnement».

      Ça date un peu (2013) mais il y a quelques autres détails ici sur la façon dont youtube compte les visionnements. (En anglais.)

      https://www.quora.com/How-does-YouTube-calculate-its-views

    • J’ai bien aimé le documentaire. Intéressant d’entendre vos interventions, et celles de Sandy Boutin et de Claude Brunet. Je suis triste d’entendre Jérôme Minière, qui se dit angoissé. Un créateur aussi doué et polyvalent qui ne pourrait plus exercer son métier… ça serait insensé.
      La ministre Joly était belle avec ses cheveux détachés et sa robe blanche, mais je n’ai pas vraiment senti l’urgence d’agir dans son discours.

      Autre question : Je me demande si Gourmet Délice se fait appeler… Gourmet Délice, quand il fait du développement des affaires ;-).

    • Ils les calculeront comme ils voudront alors leurs vues, je suis sur Spotify Free et je trouve le nom d’écoutes tellement faibles pour les artistes québécois ou français. Mais quand tu es dans une autre langue comme feue Lhasa de Sela, cela commence à être un peu mieux.

      J’écoute des choses que j’ai déjà fait les achats aussi. Puis j’ai fait un achat iTunes.

      Quand tu as en bas de 1000 écoutes ou juste 2000 à 3000 et que l’artiste est encore actif ? C’est honteux le faible marketing ! Cela t’en prend minimum 100 fois plus même 1000, 10 000 fois mais on parle de 100 fois pour commencer, vous demanderez des redevances après !
      D’autres cela a un peu plus d’allure dans les 100 000 et plus mais on voit que c,est vraiment à la toune que cela marche…

      Je fonctionne à l’album moi mais si j’écoute l’album au complet et ils sont tous en bas de 1000 ou juste quelques 1000 , cela ne va ajouter qu’une écoute à chaque pièce. On devrait mettre le total des écoutes de l’artiste. Sur quelle période ?

      Juste 2 titres en haut de 1000 écoutes pour Catherine Durand. 25 178 pour la pls écoutée de Catherine Major.

      Pas assez de monde est inscrit mais gratuit , est-ce que cela vaut la peine ? C’est comme Last.Fm et tu achètes après ce qui t’intéresse.

      Les nouvelles générations vont peut-être s’abonner. Et ensuite avec plus d’écoutes, là les négociations pourraient devenir sérieuses. Pareil avec les fournisseurs d’accès. Quand la pièce la plus populaire de ton dernier album n’a même pas 1800 écoutes pour une autre chanteuse, dont j’ai acheté l’album. C’est vraiment pas populaire au Québec. Et les artistes québécois sont peu écoutés sauf quelques pièces, quelques hits.

      Le marché est déprimant.

    • C’est comme les radios dont les cotes d’écoute sont mesurées avec les PPM et j’imagine qu’ils voudraient mesurer cela à la seconde. Tu perds la durée.

      Je n’ai vraiment pas la solution. Cela s’en va dans cette direction, les artistes devront bien faire valoir leur point de vue collectivement et individuellement être de plus en plus créatifs et débrouillards et pas seulement artistiquement.

    • ”effet, ces questions techniques peuvent être parfaitement résolues. La traçabilité directe de tous les contenus et les extrapolations statistiques de leur circulation pour en évaluer la valeur, ce n’est pas de la science-fiction. ”

      Je sais, je travaille là-dedans. Ça c’est une chose, mais ce n’est pas où je veux en venir. Une fois établie la valeur des chansons, les redevances seront versées par les fournisseurs à partir de leur profits ”généraux” et non seulement à partir des revenus générés uniquement par les gens qui écoutent du contenu québ. Bref, soit les gens qui écoutent ce contenu devraient payer leurs forfaits plus chers, soit ceux qui n’en consomment pas doivent payer moins cher. Autrement, si tout le monde, peu importe les habitude, fini par indirectement payer une redevance via les fournisseurs, nous ne sommes plus tant dans un principe de redevance que dans celui d’une taxe/subvention, c’est-à-dire dans l’idée que l’ensemble des consommateurs verse indirectement une somme d’argent pour stimuler une activité économique qui ne profite qu’à une minorité. Ce principe se défend, bien entendu, mais il faudra alors appeler un chat un chat.

      Perso, je n’écoute pas ce type de contenu. Si une partie de l’argent que je verse à un fournisseur va à ces artistes, ce n’est plus une redevance, mais une taxes déguisée que je paye, à moins, bien entendu, que mon forfait me coûte moins cher que celui de ceux et celle qui consomme ce type de contenu.

    • « Une fois établie la valeur des chansons, les redevances seront versées par les fournisseurs à partir de leur profits ”généraux” et non seulement à partir des revenus générés uniquement par les gens qui écoutent du contenu québ. »

      Me semble que les redevances devraient être versées aux ayants droit équitablement, en fonction du nombre d’écoutes, sans égard à leur nationalité. Une chanson québécoise aurait la même valeur qu’une chanson suisse ou turque. Est-ce que je pourrais affirmer que je subventionne les créateurs turcs et suisses parce que je n’écoute pas leur musique? On pourrait exiger des tenanciers de plateformes de streaming qu’ils mettent en vitrine des artistes locaux, selon les territoires, mais cela n’influerait par sur la valeur des chansons.

    • Ça se corserait au moment d’établir la portion des recettes qu’un fournisseur d’accès Internet consacre aux redevances. Mettons que Vidéotron a deux millions d’abonnés qui paient 20 $ par mois pour un abonnement Internet. Ça nous fait 40 000 000 $ par mois, donc 480 000 000 $ par an. Me semble qu’il y aurait quand même un peu de jeu…

    • Sans compter que Vidéotron augmente ses tarifs environ aux deux semaines.

    • ”Me semble que les redevances devraient être versées aux ayants droit équitablement, en fonction du nombre d’écoutes, sans égard à leur nationalité. ”

      Oui, bien sûr, mais justement, ça ne me dérange pas que ça soit versé aux artistes que j’écoute. Or, si leurs lois nationales demeurent inexistantes, les seules redevances qui finiront par être redistribuées sont celles qui vont aux artistes québécois.

    • … or si les seules redevances qui finissent par être payées par les fournisseurs sont celles qui vont aux créateurs canadiens, alors soit seuls ceux qui écoutent ce contenu doivent payer, soit tout le monde paye et on a là une taxe et non plus des redevances.

    • Tout à fait d’accord.

    • “….nous ne sommes plus tant dans un principe de redevance que dans celui d’une taxe/subvention, c’est-à-dire dans l’idée que l’ensemble des consommateurs verse indirectement une somme d’argent pour stimuler une activité économique qui ne profite qu’à une minorité.”

      Non. Ce n’est pas ici une taxe, ni une subvention. C’est une règle de partage de revenus à l’intérieur d’une chaîne d’entreprises et de fournisseurs de contenus. Imposer ce partage à une industrie ne revient pas simplement à payer la note à la place de cette industrie, sorte de “taxe par la bande”. Si l’industrie de la connexion/hébergement de contenus/ fabrication des outils informatiques continue à prospérer dans un contexte où elle doit partager une portion minoritaire de ses revenus, elle verra à conforter sa clientèle et l’exonérer de hausses substantielles des mensualités ou prix des équipements produits.

      C’est un principe fort différent que celui d’une taxe où, par exemple, l’État imposerait directement le consommateur sur le volume de sa consommation internet et on reverserait ensuite cet argent aux ayants droit toutes proportions calculées. Effectivement, il faut appeler un chat un chat.

    • On verse une redevance pour pouvoir jouir d’un bien ou d’un service. Pourquoi une partie de ce que je paye à, mettons, Videotron, devrait servir à payer une redevance pour un service dont je ne jouis pas ?

    • Parce que cela fait partie de l’ensemble de l’écosystème et que les profits réalisés par les entreprises qui doivent assurer (en partie) la survie et l’émancipation de leur écosystème n’y seraient que partiellement consacrés. Encore là, il faut sans cesse revoir quels sont les modes de consommation dominants sur l’internet et adapter le partage des revenus à cette réalité.

      Si, par ailleurs, les consommateurs s’estimaient lésés par d’éventuelles augmentations de tarifs pour leur connexion internet, le volume mensuel et la nature générale de leur consommation internet constitueraient déjà un barème intéressant pour évaluer leur responsabilité individuelle.

    • Justement, c’est surtout le reste de cet écosystème qui attire les gens, mais seule cette partie négligeable et non vitale pour l’ensemble de l’écosystème se verra récompensée.

    • … à moins bien entendu que l’on partage ces revenus avec l’ensemble de l’écosystème, auquel cas, les musiciens québ se verront encore attribuer des grenailles.

    • “Justement, c’est surtout le reste de cet écosystème qui attire les gens, mais seule cette partie négligeable et non vitale pour l’ensemble de l’écosystème se verra récompensée.… à moins bien entendu que l’on partage ces revenus avec l’ensemble de l’écosystème, auquel cas, les musiciens québ se verront encore attribuer des grenailles.”

      Si, par exemple, on passait de 0,5cents à 5 cents le clic, ce qui est tout à fait envisageable à moyen terme, on reviendrait à des hauteurs relativement décentes. Plusieurs croient à ce changement et, à mon avis, il finira par se produire. À ce moment, on ne peut parler de grenailles pour les petits marchés. Encore une fois, il faut voir les choses de manière réaliste: cette jungle actuelle finira par se civiliser comme ce fut jadis le cas avec le capitalisme sauvage de la révolution industrielle. Nous sommes encore dans la période sauvage de la nouvelle économie, nous finirons par en sortir… ou bien nous nous enfoncerons dans une forme ou une autre de barbarie. Ce qui est aussi possible, remarquez.

    • J’essaie de ne pas voir cette problématique selon une vision nationale ou axée strictement sur les musiciens. Tous les créateurs de contenu gratuit devraient être rémunérés. Autrement, on ne fait que prêcher pour sa paroisse et c’est justement contraire à l’esprit d’un écosystème. En réfléchissant de la sorte, toutefois, on se rend compte que la tarte doit être divisée en tellement de portions que le sort de chacun ne serait guère amélioré.

    • Exact. Prêcher pour sa paroisse n’est pas une solution, c’est pourquoi les aides provisoires ne règleraient pas le problème de fond, bien qu’elle soient justifiées. Pour un vrai changement de l’écosystème, il faut un mouvement dans une majorité de grands marchés planétaires. Le Québec seul ou le Canada seul ne peuvent rien accomplir en ce sens. Penser alors qu’une mobilisation internationale est impossible est une idée défendable mais j’ose croire que cette mobilisation est envisageable à l’ère numérique.

    • Oui c’est possible et des discussions similaires ont lieu partout, donc il faut les coordonner. Sauf qu’à coût de 5 cents que l’on ne verse plus seulement aux artistes québécois, mais à tous les créateurs de contenus, ça commence à faire un énorme magot. Et si je suis capable d’envisager que les gouvernement poussent ou forcent les grosses compagnies de télécommunications à verser une certaine somme aux créateurs locaux, je ne suis pas certain qu’ils seraient prêts à leur imposer une facture probablement 100 fois plus élevée pour rémunérer tout le monde, sans égard à leur localisation. Ça commence à faire pas mal de sous (pas que je plains les fournisseurs de contenu, mais bon…)

    • L’énorme magot dont vous parlez représente-t-il un pourcentage minoritaire de la somme des revenus engrangés par la chaîne industrielle ? À vue de nez, il y a fort à parier que oui: additionnez les revenus de connexion, revenus publicitaires et ventes de produits et il y a lieu de présupposer que cette somme dépassera substantiellement la somme totale d’une rétribution équitable pour tous les contenus – qui n’auraient pas la même valeur, bien évidemment; il faut prévoir une gradation entre un article de journal, une chanson, un roman ou un long métrage ! Évidemment, il faut effectuer des calculs sérieux pour l’affirmer et faire évoluer notre pensée sur la valeur des contenus selon leur circulation.

    • Bien honnêtement, je n’en sais évidemment rien, mais ça fait beaucoup de sous. Et les entreprises de télécommunications ne laisseront pas partir les millions sans opposer une vive opposition et en mettant une série de stratagèmes leur permettant de rassurer leur actionnaires… sans compter qu’ils ont autant d’oreilles au gouvernement que les artistes peuvent en avoir.

      Le modèle que vous proposez est sans doute celui qu’il faudrait imposer, mais disons que je suis simplement moins optimiste que vous. En espérant que mes inquiétudes finissent par se dissiper au fil des mesures concrètes qui seront implantées.

    • “Et les entreprises de télécommunications ne laisseront pas partir les millions sans une vive opposition et en mettant une série de stratagèmes leur permettant de rassurer leur actionnaires… sans compter qu’elles ont autant d’oreilles au gouvernement que les artistes peuvent en avoir.”

      Très juste (en fait, le pouvoir d’influence de ces entreprises est bien plus grand que celui des producteurs/créateurs de contenus) mais… cette fois, pour la première fois dans l’Histoire, elles doivent faire face à l’anémie voire le cancer de leur propre carburant: les contenus. Sous la pression, elles devront tôt ou tard leur concéder une partie de la tarte.

    • Sur l’écosystème, hier je regardais des liens parlant de la loi de la jungle et des différentes visions du monde.

      Cela prend les deux de la compétition et de la coopération. Dans la nature , vous avez les deux. Mais ce n’est pas du capitalisme. Pas mal plus le moment présent et de l’opportunisme au sens positif.

      http://www.rtl.fr/culture/futur/quand-la-foret-tropicale-obeit-a-la-loi-de-la-jungle-7782587353

      http://www.cles.com/enquetes/article/la-loi-de-la-jungle-n-est-pas-celle-qu-nous-apprise

      La coopétition , ils en discutent eux :

      http://www.midem.com/en/Sessions/27346/Start-Ups-Corporations-From-Competition-to-Coopetition?sId=27346

      Mais ma confiance est limitée.

    • Et vous pensez quoi de l’imposition d’une taxe aux fournisseurs de services de télécommunications, en vue de constituer un fonds pour aider les producteurs et les artistes?
      On a pu lire ça ces derniers jours dans la Presse, qui présentait cette idée de Claude Martin de l’UdM. Peut-être le connaissez-vous…

    • Je pense que les fournisseurs de services doivent contribuer à un fonds destiné aux artistes et leurs équipes. Mais on ne pourra isoler les contenus les uns des autres pour appliquer de telles mesures, il faut une stratégie globale, comme la presse écrite qui traverse de sérieuses difficultés.

    • C’est fou faible circulation sur Spotify des artistes québécois, Catherine, c’est une bonne artiste et presque tout son répertoire est en bas de 1000 écoutes. Je n’ai jamais acheté un album d’elle encore, malheureusement. Mais je l’ai fait pour d’autres. Dans n concert de Toutes les filles à l’époque, Catherine nous rappelait que leurs albums étaient en vente. Parfait, j’avais acheté le dernier de Mara Tremblay. Seulement 2 titres en haut de 1000 écoutes pour Les Nouvelles Lunes sur Spotify. Comment veux-tu partager quelque chose avec si peu d’écoute ?

      J’aime pas ce partage là basé sur la moyenne et même la copie privée sur le CD, bien que cela fait partie du système. Disons Marie-Pierre Arthur nous donnait par promotion web, son album gratuitement. http://www.cpcc.ca/fr/la-scpcp/distribution

      Évidemment tu ne peux pas lui donner le 29 sous à elle au complet. Alors c’est peut-être une redevance mais qui dépend très peu de ton écoute individuelle.

      On serait abonné à 10$ par mois? Votre 10$, il est réparti selon l’écoute des autres. Cela ne marche pas du tout individuellement. 70% ? Même si tu n’as pas eu le temps du tout , et que tu n,as écouté que 3 tounes dans le mois… le 7$ devrait s’en aller direct aux 3 tounes écoutées. Cela coûterait évidemment trop cher à administrer.

      Mon 29 sous allait plus à Céline Dion, Luc Plamondon ou encore un petit peu à Jean Leloup même si j ‘ai rien acheté d’eux ou bien mis sur CD. Pour un CD, je comprends mais pour la musique en ligne ?

      Pour le Free, je peux comprendre que plus tu écoutes vu qu’il y a de la publicité et plus tu partages, plus tu as de valeur à leurs yeux si tu es possiblement un consommateur.

      Vous acheteriez une bière Mons chez IGA, mais comme c’est la Coors Light, la Budweiser ou Labatt Bleue et autres qui circulent le plus, vous seriez taxé d’un 25 sous et pratiquement rien ne retournerait à Belgh Brass. Cela s’en va pour encourager les choix des autres !

      J’aime pas en général être abonné sauf quand c’est obligatoire ou que cela devient la chose à faire ou devient très intéressant. Il y a un lien avec ta consommation individuelle au moins et pas juste celle collective, incluant dans un forfait bancaire.

      Dans un vrai magasin, aussi bon que cela puisse être si cela ne vend pas assez, on retire le produit des tablettes.

    • Mario Pelchat dit dans le communiqué de l’Adisq et repris encore hier dans le Journal de Montréal :

      ” Pour l’instant, je refuse que mes produits s’y retrouvent, parce que c’est complètement ridicule.”

      Il entend quoi par ses produits ? Vous alle sur Spotify et vous trouvez facilement les vieux succès de Mario Pelchat si vous les cherchez , vous avez aussi la Compagnie Créole si vous voulez tout autant que Félix Leclerc, RBO, les Cyniques et même les Gants Blancs !

      Mais je laisse pareil chaque artiste individuellement prendre ses décisions, de boycotter c’est se tirer dans le pied. Il faut augmenter sa visibilité en premier et ensuite on commence à négocier.

      Diane Tell comprend mieux la game mais en même temps, c’est son parcours qui l’a amené à faire cela. Tu apprends à faire des affaires de plus en plus. Les Sony ou BMG n’étaient plus intéressés que par des compilations avec ” Si j’étais un homme”. Cette chanson reste son fond de commerce avec le streaming mais tout le reste est là aussi !

      C,est comme pour son entente avec Blaise Renaud pour la distribution d’un de ses albums chez Renaud-Bray. Un contrat à la fois. Tu te passes des intermédiaires inutiles mais sans devenir leurs ennemis. On sait jamais dans le futur. Elle n’a plus qu’un label ou distributeur numérique. Et elle peut faire office d’être son propre label car elle a l’aide de Serge Fortin au Québec.

      Chaque cas est différent mais tu ne dois pas te rebiffer inutilement contre tout commerce.

      Mario Pelchat ? Jamais de la vie je payerais pour un de ses albums mais en streaming gratuit ? Bien oui, je peux écouter ne de ses tounes, Céline aussi. Comme tu peux découvrir aussi.

      Ce n’est pas Spotify ou Deezer que tu dois affronter mais Apple, Sony, Vivendi, Bell, Quebecor Medias, et non pas les affronter mais négocier, il faut commencer par tourner plus !

    • Bon Jean Leloup sur Spotify sa chanson Paradis City a dépassé le cap du million mais il devrait en avoir 5 à 10 fois plus !

      Une chanson comme 1990, en a seulement 267 731 avant le début de la présente journée ? Cela fait ”loser” !! Cela mériterait de se faire quasiment sermonner ! Si d’ici 3 mois cela n’attein pas le million, on sera toujours des derniers de classe !

      Il faut que cela joue le plus possible même si malheureusement cela se limite aux plus grands hits. Cela ne veut pas dire que le reste ne circule pas !

      C’est ton fonds de commerce, ton roulement comme d’autres ont un emploi , sa job,c’est prof de Cégep, ce n’est pas d’être auteur-compositeur-interprète, cela c’est sa passion, ce n’est pas d’être graveur. Ou encore d’autres dans le monde du cinéma, c’est avec la publicité qu’il a fait son argent et ensuite il fait ce qu’il lui plaît. Tu ne fais pas pour autant n’importe quoi. Comme aussi Vincent Price qui acceptait de tourner dans des films moins bien cotés pour que son épouse elle fasse une carrière plus de théâtre , je crois.

      Mais oui, ils peuvent se regrouper et les critiques de musique aussi s’il faut !

      Prenons encore un exemple en art visuel.

      Louis Brien dont le frère lui faisait des adaptations pour les groupes populaires de l’époque.

      http://www.xylon-quebec.org/MEMBRES/brien-l.html

      Prof dans un Cégep en Abitibi-Témiscamingue, c’est cela qui était sa sécurité. Pas son art. Bien que c’est relié. Il dessine depuis son enfance.

    • « Mario Pelchat ? Jamais de la vie je payerais pour un de ses albums »

      C’est ce qui s’appelle appeler un Pelchat un Pelchat.

    • Comportement du consommateur,je ne suis pas son public au beau Mario. Je le trouve quand même une personnalité qui apporte une énergie positive en général.

      Mais pour revenir au sujet et pour poursuivre un peu sur ce que j’ai abordé dans l’autre, Louis-Philippe Gingras, j’ai acheté son dernier album même si je le connais peu. Et en voyant le palmarès de CISM, j’ai ajouté Marie Davidson, son dernier album elle aussi plus 3 autres titres en français parce que cela adonne ainsi avec ma carte iTunes.

      Cela dépend aussi toujours avec que support matériel on écoute. Juste à faire un achat tu sens un lien plus fort qu’une écoute Spotify.

      Semble sympa artistiquement parlant et comme personne aussi cette Marie Davidson :

      http://www.vice.com/fr_ca/read/marie-davidson-sur-son-adieu-a-la-vie-nocturne

    • Je me suis toujours demandé, devant les rétributions homéopathiques des sites de streaming, si, au bout du compte, ça ne valait pas plus la peine de rester dans un ” gros” portail fermé, en n’offrant pas ses œuvres à ces géants de la quasi-gratuité. Bien sûr ce sera beaucoup moins populaire et en plus, ça couterait plus cher (vu que ce serait pour payer honorablement les auteurs) mais, au bout du compte, ce serait peut-être plus profitable puisque plus rémunéré par téléchargement. Mon idée: si notre Conseil des Arts du Canada, qui prône la conversion à l’ère numérique tout azimut, installait un portail canadien (ouvert à tous publics, bien sûr) où les recettes seraient établies de façon plus équilibrées. Et si notre système de subvention de la culture imposait à tous les maillons subventionnés de la chaîne de production, de payer de façon équitable les auteurs-compositeurs-interprètes en adhérant à cet espèce de portail national? Certains crieraient à la ghettoïsation de notre culture, mais, devant la situation actuelle où la survie est mathématiquement impossible, ce serait peut-être une voie à envisager… Je dis ça de même…

    • Assurément, il y aura un jour une intervention politico-légale pour relancer la valeur des contenus. Les plus puissantes plateformes et médias sociaux finiront par être ciblées par les titulaires de droits et les États obtiendront leur part de ce qui enrichit FB, Google, Youtube, Amazon, Bell, Vidéotron, Rogers, Vodafone, AT&T… Cette part sera-t-elle substantielle ? Quelle forme prendra ce partage ? Trop tôt pour le dire. Quand cela se produira-t-il ? L’Histoire n’est pas linéaire… parfois lente, parfois très rapide.

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