Alain Brunet

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  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Dimanche 5 juin 2016 | Mise en ligne à 14h58 | Commenter Commentaires (89)

    MUTEK, jour 5 et la suite des choses

    La Presse vous l’a annoncé en exclusivité jeudi, MUTEK ne se tiendra plus au début de l’été mais à la fin: en 2017, ce sera du 23 au 27 août. Une bonne chose ? Sur le terrain, les réactions sont très majoritairement positives.

    Pour les fan de musique autres que la pop, l’offre montréalaise est trop considérable pour leurs capacités d’absorption. Bien sûr, les spectateurs mutekiens ne sont pas nécessairement friands des Suoni per il Popolo ou du FIMAV (Victo), mais ils assistent aussi à Elektra… présenté cette année le même week-end que MUTEK, ce qui m’apparaît très étrange – Elektra a fait alliance avec MUTEK il y a deux ans, les relations entre les deux organisations ne sont visiblement plus les mêmes depuis…

    Enfin… chacun a beau se réfugier dans sa niche afin d’éviter le vertige d’une offre immense en musique nouvelle, cette offre n’en devrait pas moins être mieux répartie qu’elle ne l’est en mai et en juin. Idéalement, je verrais même les Suoni se déplacer en octobre et jouir d’une bien meilleure visibilité – on vient de rater le premier week-end des Suoni et ça ne s’arrangera pas avec les Francos qui démarrent le week-end prochain. Ouf…

    Quoi qu’il en soit, MUTEK demeure une escale essentielle dans le vaste territoire des musiques nouvelles.

    Cette année, en tout cas, c’était plus que vrai. Pour vendre des billets de concerts et consolider sa clientèle, il faut rappeler que MUTEK s’était progressivement stabilisé… pour ensuite être débordé à sa droite. Au fil du temps, plusieurs propositions de MUTEK ont été reprises par d’autres festivals électro plus grand public, certains artistes ou groupes étant devenus plus mainstream – Moderat est un bon exemple. Il fallait donc “retourner aux bases”.

    La 16e présentation de MUTEK, sauf peut-être la soirée de samedi (au MAC et au Métropolis), a redonné une crédibilité certaine à l’événement dont certains volets étaient en voie de BCBGisation… Fort heureusement, la programmation de cette année a rappelé le rôle de MUTEK dans notre paysage sonore: faire découvrir les meilleurs artistes de l’environnement numérique, ses musiciens et leurs acolytes vidéastes. Ce fut à mon sens très réussi cette année, et je souhaite que cette façon de faire demeure pour la suite des choses.

    Ce qui n’empêchera jamais MUTEK de présenter des soirées plus populaires mais… ce n’est vraiment pas une obligation. Un retour à la SAT pour les nuits de danse, par exemple, pourrait être envisageable et l’ouverture d’une troisième salle au Musée d’art contemporain serait aussi très bien accueillie. On y ferait encore plus de découvertes et on assisterait aux travaux inédits des artistes consacrés. Le mandat premier de MUTEK n’est-il pas celui de la recherche, de la substance, de la découverte ?

    Cela dit, passons aux suggestions du jour 5

    Boiler Room X, MUTEK, Société des arts technologiques (SAT), gratuit

    sepalcure

    À la SAT, 18h, le Boiler Room de MUTEK accueille Sepalcure, , excellent tandem formé par Travis Stewart (Machinedrum) et Praveen Sharma. Sepalcure sera précédé de Shigeto (États-Unis) et suivi d’Iron Galaxy (Montréal) et de Martyn (Hollande)

    Julia Kent, Nocturne 05, 21h, Musée d’art contemporain

    Julia Kent

    Native de Vancouver, elle fit des études de violoncelle à l’Université de l’Indiana (Bloomington) pour ensuite s’installer à New York, où elle vit toujours. « Lorsque j’ai réalisé que la musique classique ne me convenait pas, j’ai cherché à m’impliquer dans des projets musicaux me permettant une grande liberté. Je me suis aussi consacrée à l’improvisation. » En 1992, Julia Kent fondait le groupe avant-rock Rasputina avec Melora Creager. En 1999, elle se joignait à la formation Antony and the Johnsons – dont le chanteur devenu Anohni vient de lancer un album superbe, Hopelessness. Depuis quelques années, sa carrière solo a pris une place importante, elle y combine le jeu de violoncelle, l’improvisation et la composition d’environnements électroniques. Cinq enregistrements en témoignent, dont l’album Asperities lancé l’an dernier.

    Sa quête en tant que musicienne

    « Je viens présenter la musique de mon dernier album, Asperities. Cet album suggère des environnements sonores plus durs, plus crus, moins polis que ceux de mes enregistrements précédents. Cette fois, l’idée de tension m’a davantage séduite que l’idée de raffinement. Vu ma tâche d’instrumentiste en temps réel, les compléments électroniques, les boucles par exemple, sont déclenchés par des logiciels. Devant public, il y a une part d’improvisation, mais je dirais que ma musique est plus structurée qu’improvisée. Ainsi, ce que vous entendez sur disque ressemble à ce que je fais devant public. Cela dit, j’estime être plus à l’aise que jamais avec l’intégration du son électronique à mon jeu au violoncelle. »

    Y-a-t-il un angle féminin dans son approche?

    « Assurément, il y a quelque chose de distinct entre les femmes et les hommes dans la création musicale. Dans ce milieu, il y a une condition féminine spécifique, j’imagine que cela se reflète dans le jeu des musiciennes et dans leur manière de composer. Par exemple, je crois que les femmes ont moins peur de l’émotion en musique. C’est un processus inconscient mais… au bout du compte, la question du genre n’est pas ce qui m’importe le plus en musique. »

    Flanger, 21h55, Nocturne 05, Musée d’art contemporain

    Flanger

    Uwe Schmidt (alias Atom™ , Senor Coconut etc.) et Bernd Friedmann (alias Burnt Friedman, Some More Crime, Nonplace Urban Field, avec les Nu Dub Players, avec Jaki Liebezeit) forment le duo Flanger depuis 1999. Ces maîtres allemands ont créé cinq albums. Leur plus récent, Lollopy Dripper sous étiquette Nonplace, est très proche du jazz, ce qui ajoute à la très vaste palette de leur expression.

    Le texte de MUTEK:

    Uwe Schmidt et Bernd Friedmann ne cesseront jamais de nous stupéfier, tant par leur audace que par l’innombrable quantité de projets qu’ils ont mis au monde. Ce sont deux créateurs infatigables dont la discographie aborde de nombreux styles et genres. Rythmes syncopés, swing, phrasés et modes jazz, sens musical hors pair et production méticuleuse ponctuent la discographie respective de chacun des deux artistes. En revanche, lorsqu’ils sont réunis, difficile de dire où commence l’influence de l’un et où se termine celle de l’autre. Peut-être qu’en duo, Schmidt récolte plus de crédit pour son approche funk et ses mélodies ironiques alors que la personnalité de Friedmann se discerne plus facilement dans les arrangements poly(rythmiques) ou acoustiques.

    Flanger, leur dernière collaboration en tant que duo aux influences jazz, remonte à une dizaine d’années tandis que leur première collaboration, elle, fête ses 17 ans. Leur approche reste toutefois la même : une rencontre en studio pour un effort concentré en un laps de temps limité qui leur permet de caler les rythmes et les mélodies avant d’inviter un ou deux musiciens à se joindre à eux. Grâce à leur maîtrise du studio, ils parviennent ainsi à créer un hybride de jazz électronique futuriste remarquablement chaleureux et raffiné.

    Lollopy Dripper, leur cinquième et plus récent album, est devenu un des choix préférés de toute l’équipe de programmation du festival lors de sa sortie en octobre –MUTEK est donc très fier de présenter la première nord-américaine de Flanger live. Et, si comme le disait si bien Louis Armstrong « Le jazz est une musique qui n’est jamais jouée de la même façon », il faut assister à tout prix à ce spectacle.


    • Elektra ce week-end? Même pas entendu parler.

      La section performance est nulle, toujours les mêmes amis, Jean Piché, Bill Vorn. Franchement c’était bien mieux les dates en Novembre. Il y a presque rien en Novembre. Çà ajoute quoi pour eux, Juin? 10 spectateurs de plus? Çà n’avantage pas le public ce type de concurrence entre festivals.

      Mutek fin Aout… Ouin, en même temps que le festival de film? Boom Boom pendant que la foule regarde les films extérieurs? Pas sur. Pour les cinéphiles ce sera vraiment dommage. J’aimerais mieux première semaine de Septembre.

      Je trouve que VR Salon a rien à voir avec Mutek. D’ailleurs le VR, c’est une technologie fait pour le salon, justement. C’est quoi l’idée d’aller se refermer complètement de son entourage dans un endroit public? Dangeureusement stupide!

      Pour le schédule de programmation, je vais toujours préférer la formule Victo, c’est-è-dire un concert à la fois, un après l’autre pour une journée complète. 2 concert en même temps, à la limite, comme la série Nocturne ou le festival Suoni. Plus que çà, çà crée des frustrations inutiles, comme cette année les gens qui se demandaient où aller entre Metropolis ou le MAC. Mais bon, plus de shows plus d’argent,

    • Il y a Dawn Of Midi aussi ce soir.

    • Ça va faire différent si Mutek se déplace

      J’aime pas le jazz; et je pense que j’ai pas non plus “la house” jazzy et/ou loungy; donc je partait ma soirée avec 2 prises en main.

      Julia Kent, beaucoup aimé.
      Flanger nous offre un nouveau style musical, après le IDM, il y a maintenant le IJM (Intelligent Jazz Music !! ); bien aimé aussi, assez groovy.

      Dawn of Midi, pour ce que j’ai entendu, ça ressemblait à ElektroGuzzi (instruments “live” pour faire de la house).

      Après ça, le reste était trop smooth pour moi en ce dimanche soir pluvieux; j’ai fait mon exercice en faisant la navette en la main room et le sous-sol; rien de transcendant.

      Bon, faut aller travailler.

    • le Suoni dure 3 semaines. Pas évident à déplacer sans que ça chevauche rien. En octobre, peut-être qu’ils arriveraient à ne pas empiéter sur Pop MTL, cependant, avec un si mince interval, les artistes locaux qui souvent participent aux deux festivals perdraient au change car il ne se ferait pas booker aux deux endroits avec si peu d’écart entre les dates. Le crossover entre Suoni et Mutek existe, mais il est moins grand. Pour ce qui est de celui avec les Francos, il est à peu près inexistant.

      Faut voir que les gens qui se sont cassés longtemps le bécyk à savoir, mettons samedi dernier, s’ils allaient à Mutek ou Suoni sont peu nombreux. Ça fait partie de la vie faire des choix. Et les gens ne sont pas que des bébittes de festival ou de musique. Ils doivent aussi choisir entre le concert, le souper chez Rita ou la soirée en famille. À moment donné, il suffit de choisir pis c’est ça qui est ça. First world problem. Changer les dates d’un festival, c’est une grosse job. L’horaire des festivaliers compulsifs n’est assurément pas la seule donnée dans l’équation.

      Je ne suis pas allé à Mutek cette année. J’ai fait autre chose. J’ai survécu. Toute va ben.

    • Les Suoni ont souvent jonglé avec l’idée de se déplacer depuis que les Francos sont retournées en juin. La question reste ouverte au sein de l’organisation, eh oui… Ce n’est pas un caprice de festivalier compulsif, eh non… Bien sûr, on peut tout relativiser en rappelant que c’est loin d’être une priorité existentielle. Le problème n’en demeure pas moins réel.

    • Pour clore le festival.

      J’ai passé quelques heures dans le Boiler Room de MUTEK, soit à la Satosphère.
      Sepalcure a offert un set correct, efficace, habité et sans surprises. J’ai été ensuite surpris par le set d’Iron Galaxy, équipe montréalaise encline à l’usage des claviers analogiques et de différentes machines dans une optique technoïde. Très bien !! Martyn, le producer hollandais, a donné un set très dancefloor, encore une fois efficace et sans surprises.

      Julia Kent n’est pas une violoncelliste virtuose, elle a saisi depuis longtemps que son salut passe par l’intégration de sa technique (somme toute professionnelle) à un univers électronique. Elle travaillé fort sur la découverte des sons émanant de son instruments qu’elle traite en temps réel et qu’elle superpose en les mettant en boucle. Créatif, charmant, habité, quoique limité.

      Mon set préféré de dimanche, et de loin: Flanger, tandem constitué des Allemands Burnt Friedman et Uwe Schmidt. La plus solide proposition rythmique de tout MUTEK 2016, sorte de rencontre du jazz polyrythmique des années 70-80-90 et de l’univers électro. Des producteurs électro ont déjà tenté l’affaire, par exemple Rainer Truby chez Kompakt il y a une quinzaine d’années. Or nous étions ici à un stade supérieur de cette approche, imaginée par deux maîtres de la musique électronique.

      En dernier lieu (pour ma part), le trio de jazz minimal Dawn of Midi a mis un moment avant de me convaincre, mais j’ai fini par me laisser convaincre par cette approche très percussive, aussi inspirée du minimalisme électro. À ce titre, je suggère aux fans de Dawn of Midi d’écouter le trio de Nik Bartsch… pas mal plus avancé sur cette voie.

    • J’adore Flanger! Depuis outerspace innerspace.
      J’ai par contre jamais assisté à un concert de ce type de musique…
      Je me sens con de vous demander cette question en 2016, mais quel intérêt avez-vous à aller voir deux gars derrière leurs machines à peser ou tourner des boutons?
      Le son est fort, ils jouent du nouveau matériel?

    • Ce que font les meilleurs musiciens électros avec leurs bidules est au moins aussi complexe à manipuler que ce que font tant d’instrumentistes dans la plupart des expressions rock, blues, pop, funk, R&B, chanson, etc. Plusieurs artistes électros intègrent aussi des instruments joués en temps réel. Bien sûr, lorsqu’on passe à la virtuosité instrumentale, c’est autre chose, mais la musique n’est pas supérieure en soi au finish. Par exemple, je préfère écouter Flanger à l’immense majorité des oeuvres associées au jazz-fusion daté et empoussiéré, précisément à cause de la qualité du concept.

    • Les Francofolies ont lieu en juin depuis 6 ans. Bien entendu que l’on peut déplacer, mais il y aura autre chose, et si ça n’entre en conflit avec rien, ce ne sera qu’une question de temps avant qu’un autre conflit surgisse. Au bout du compte, on ne fait que déplacer un problème et ce ne serait qu’un succès temporaire. Par contre, la 2e semaine de janvier, il n’y a jamais rien.

    • Il y a quand même un espace libre en octobre… Peu probable que de nouvelles propositions festivalières s’ajoutent de sitôt durant cette période. Je ne serais pas surpris du tout que les Suoni s’y déplacent au cours des prochaines années. Je ne serais pas non plus surpris qu’ils restent là où ils sont présentement.

    • Suoni a une certaine latitude car ils n’y a pas de concerts extérieurs et ne sont pas associés à la période estivale. Ils ne perdraient probablement rien au change, mais la proximité avec Pop Montreal me semble potentiellement conflictuel. Il y a quelques années, il s’agissait de deux propositions bien distinctes, mais il y a désormais une bonne intersection entre les deux. Ces gens là se parlent anyway, donc ça peut s’arranger, mais pas certain que ça règle tous les problèmes. Y a énormément de spectacles ”normaux” hors-festival à l’automne.

      Mais selon moi, il est mieux avant tout de miser sur un moment de l’année où les gens sont disposés naturellement à sortir plutôt que de croire que l’on va ramasser le public perdu aux mains d’un autre festival. Pas certain qu’il y a tant de gens qui iraient à l’un si l’autre n’existait pas. Je veux dire, le succès de Suoni ne repose assurément pas sur sa capacité à récupérer le public qui choisit plutôt les Francos. Enfin, il me semble…

    • J’ai chialer contre Suoni, mais tout ce que je leur demandais est de déplacer de 5 jours leur festival, attendre la fun de Mutek, et prolonger de 5 jours. Inutile désormais si Mutek tient à bouger. Comme Suoni présente aussi de la musique électronique plus pointu (davantage drone que technoide), je trouvais pertinent qu’ils prennent en considération Mutek et son ancienneté.

      Toutefois, comme c’est correct qu’ils tiennent un mandat “Off FIJM”, parce qu’ils présentent souvent du jazz plus expérimental que la moyenne au FIJM. À ce moment là les festivals se complètent plutôt que se concurrencer. Quant au festival Franco… Bien, Suoni pourrait présenter davantage d’artistes franco et ce serait la même chose, je pense qu’ils présenteraient des artistes qui feraient peur à Saulnier qui j’imagine cherche à remplir son public avec des sonorités plus accessibles.

      Il y a quelques concerts de jour cette année à Suoni, yippeah.

      Oh, parlant de Off-Francos, voici le nouveau single d’un artiste franco-anglo qui jouait à Suoni Vendredi. Vraiment bien:

      Jef Elise Barbara – Sexe Machin:

      https://www.youtube.com/watch?v=ws0cfPNz_64

    • fun de Mutek = fin de Mutwek, mas fun c’est correct.

    • Concurrencer Pop Montreal, non. Mais déplacer quelques jours avant ou après Pop Montréal pour Mutek serait un choix intelligent étant donné la communauté internationale qui déménage à Pop Montreal (surtout ceux qui cherchent des bands à signer). Mais Mutek ont déjà un bon réseau qui se déplace. Vraiment je ne vois pas la raison du déplacement, ce sont les autres festivals qui empiètent (Elektra, Suoni) et il faudrait le leur dire, c’est une question de gros bon sens (et Mutek a une ancienneté). Mais il peut y avoir autres raisons pour le déplacement.

    • Je me demande si Effet va aimer ce album début de Minor Victories, supergroupe avec membres de Mogwai, Mojave 3, et Editors:

      https://www.youtube.com/watch?v=0oz6nzPSZLg

    • Oops, en fait Suoni termine 4 jours avant le FIJM cette année. Aucune concurrence. Me semble que par le passé?… À moins que je me trompe avec la programmation régulière de Casa Del Popolo/ La Sala Rossa qui peut parfois donner l’impression que le festival Suoni se déroule à l’année longue.

      (Sans blague, il faut le savoir que le show du 25 c’est le dernier pour Suoni, car çà ne parait pas tant sur le calendrier du web pour les salles, ni sur le site de Suoni, à moins que Suoni font une programmation intermittente à longueur d’année comme Mutek ou FIJM, ce dont je n’étais pas au courant).

    • Je sais, je parle aux murs, mais je voudrais revenir sur une chose que Patti Schmidt a mentionné dans un interview que j’ai linké il y a 2 jours. Elle parlait du fait de vieillir dans un contexte d’un festival qui attire surtout une clientèle jeune. L’agéisme est un autre point auquel le festival pourrait s’attaquer. Il y a des gens qui font de la musique électronique depuis les années 50. Justement, MEV était à Victo récemment. Est-ce que Mutek programmerait MEV à 00:15 am? Çà n’a pas de bon sens. Dans ce sens, compte tenu que les membres fondateurs de l’équipe de Mutek est probablement autour de mon âge ou plus agé, je trouve que la formule de planifier les spectacles en une série de micro raves pour intello un tantinet infantilisante. Example: il semble que Lee Gamble finalement a opter pour présenter autre chose que de la musique rhytmée à Nocturne 1. Son spectacle aurait put être présenté à 20 heures dans une salle avec sièges.

      Bref, je trouve que la question d’agéisme est aussi, sinon plus importante que la question d’égaliser les genres à Mutek, mais je dois dire que j’ai toujours écouté une grande quantité de musique fait par des femmes, j’aurais probablement fait une programmation moitié femme en 2000 (Peaches en tête).

    • Oh! Attention, je voue un énorme respect à ces “machinistes”. Quand j’écoute Lollopy Dripper je suis en admiration totale sur la maîtrise acquise. Mais je parlais strictement de la prestation devant un public: qu’est-ce qui vous fait tripper à y assister? Qu’y a-t-il à gagner par rapport aux albums? Persuadez moi à assister à une de leur prochaine prestation ;)

    • Je sui dac avec toi Sultitan. J’irai jamais à Mutek si y a pas de prestations à 20:00, au plus tard à 22:00.

    • Oupsi…”je suis”

    • @db

      Çà dépend vraiment de l’artiste, est-ce qu’il y a une composante visuelle importante, etc. D’abord il y a de plus en plus de musique électronique improvisée, alors en partant ce que tu entends est unique à l’événement dépendamment de ce qui sera enregistré ou non ultérieurement (un de mes concerts préféré de ma vie a été zoviet-france en 1990. Improvisation de 8 heures. Je n’avais pas compris que leur musique était des instruments et jouets joués, échantillonés, trafiqués (je reprends la formule) de manière presqu’ accidentelle, et cela a eu une immense influence sur moi et je suis convaincu, bien d’autres artistes. Autechre est un groupe connu qui ont une large portion d’improvisation, par example. C’est le processus qui peut faire la musique, le musicien planifiant les procédés live qui font la musique un peu en automate.

      Pour la musique plus composée, en effet même la plus sophistiquée peut mal se traduire en contexte live. Surtout si la musique est si complexe qu’il est impossible de la reconstituée techniquement. C’est faux de penser qu’un artiste pertinent électroniquement va donner un bon concert. Le concert c’est une obsession du passé. Mais c’est aussi un art en soi, on peut structurer son art musical dans le seul but de faire un bon concert, comme un DJ va aligner des disques et son art est de faire un bon mix live, pas le choix des disques eux-mêmes.

      Et puis il y a l’hybridation (courant acoustique familier upgradé à l’électronique). Ou les musiciens électroniques qui ont un talent de technicien remarquable en concert, comme effectivement Uwe Schmidt. C’est cas par cas.

    • @ db__ : pour répondre à ta question à savoir ce qu’il y a de plus à assister à de tel concert, bien je te répondrais que la musique c’est plus qu’un truc pour les oreilles. Dans mon cas, la musique se vit avec tout mon corps, donc ça me fait bouger, et beaucoup. Surtout quand le système de son est à la hauteur en qualité (c’est toujours le cas pendant MUTEK) et qu’on sent la basse qui rentre dans les jambes jusque dans les narines, et les quand les aigus envahissent le cérébral. Bouger collectivement c’est génial et c’est beau de voir les gens se laisser aller. Donc, oui je danse sur cette musique. Et ça été le cas autant pour Schmidt que Friedmann dans leur offre solo respective et aussi pour leur projet Flanger. Dans mon salon, c’est toujours un peu ordinaire.

    • “Elle parlait du fait de vieillir dans un contexte d’un festival qui attire surtout une clientèle jeune. L’agéisme est un autre point auquel le festival pourrait s’attaquer. Il y a des gens qui font de la musique électronique depuis les années 50.”

      Sultitan, j’ai vu pas mal de quadras et de quinquas à MUTEK cette année. Même s’ils sont en minorité, ils sont présents car MUTEK n’est pas tout à fait générationnel, sauf peut-être pour les programmations dancefloor en fin de soirée, surtout au Métropolis. Son directeur artistque est quinqua, les autres programmateurs sont quadras, plusieurs artistes invités se trouvent aussi dans cette tranche d’âge.

    • Mais à part l’heure tardive, à quoi fait-on référence quand on parle d’agisme dans le contexte d’un festival ? J’ai quand même un âge vénérable et je ne peux dire que je me suis déjà senti mal venu à un concert en raison de mon âge… À moment donné, on ne peut empêcher que des choses se passent la nuit sous prétexte que les vieux sont fatigués : )

      Sultitan, je n’ai pas écouté Minor Victories. Je vais le faire, mais je ne suis pas nécessairement un gros fan des groupes nommés. Écouté pas mal Mogwai et je les ai vu en concert à une autre époque par contre. On verra bien.

    • “À moment donné, on ne peut empêcher que des choses se passent la nuit sous prétexte que les vieux sont fatigués.”

      Très juste, placebo. Cela dit, il y a plein d’artistes qui ne s’adressent pas qu’aux jeunes nuitards et ceux-là devraient être présentés à des heures décentes pour toutes les générations, ceci incluant les jeunes devenus parents ou professionnels/travailleurs. Personnellement, je n’ai rien contre assister à des sets tardifs (après minuit) pendant les festivals ou week-ends (vendredi et samedi).

    • Bien d’accord. Y a aussi, par contre, une catégorie de gens qui ne sort jamais avant 22h. Difficile de faire l’équilibre. Ceci dit, je m’étonne qu’aucun établissement n’essaie de faire sur une base régulière des série de concerts en formule 5 à 7. Traditionnellement, on se permet de mettre parfois un pianiste et un contrebassiste comme au Bily Kun (pas une salle de spectacle, ceci dit) ou un DJ, comme si la seule musique acceptable à cette heure était de la musique de background. Il me semble qu’il y a un potentiel là…

    • « Ce que font les meilleurs musiciens électros avec leurs bidules est au moins aussi complexe à manipuler que ce que font tant d’instrumentistes dans la plupart des expressions rock, blues, pop, funk, R&B, chanson, etc. Plusieurs artistes électros intègrent aussi des instruments joués en temps réel. »

      Les meilleurs? Sans aucun doute. Cette vidéo de Kaitlyn Aurelia Smith le prouve :

      https://www.youtube.com/watch?v=8v_2sDyXXyE

      Et pour savoir comment Miss Smith organise ses flûtes :

      https://www.ableton.com/en/blog/kaitlyn-aurelia-smith/

    • Pour se faire une une idée globale de la patente, notamment le rôle du logiciel Ableton Live :

      http://music.cbc.ca/#!/blogs/2012/4/From-DJing-to-performing-live-The-evolution-of-electronic-music

    • Très intéressant cet article, Luc. Il date par contre de 2012. Rien n’est faux, mais la place de l’ordi dans les set up live a tendance a diminuer depuis quelques années. Il n’est pas nécessairement disparu, mais plus effacé. La tendance chez plusieurs gros manufacturiers dans les dernières années a été de réduire l’équipement et aussi d’offrir du matériel qui peut offrir une alternative au séquençage via ordi. L’ordi devient un espèce d’outil qui permet de tout lier, mais il est moins considéré lui même comme un outil créatif (pour le live) qu’il ne l’a été. Pour certain, il a carrément disparu.

      Le iPad va éventuellement dépasser l’ordi comme outil pour le live. Ses possibilité sont vraiment intéressantes.

      Par ailleurs, s’il est vrai que ce n’est pas plus facile de contrôler des machines que des guitares, j’ai l’impression, du moins en ce qui me concerne, que ça fait appel à des zones différentes du cerveau. Il y a une dextérité physique nécessaire quand on joue un instrument traditionnel. Les machines n’exigent pas le même type de coordination ”physique”. Par contre, il y a beaucoup plus de possibilités de rapidement t’égarer et donc, faut savoir réagir vite et connaitre assez bien ton set up pour savoir ce qui cloche ou revenir dans le bon chemin. Par contre, c’est cette possibilité d’égarement qui en bonne partie fait le charme des machines. Ce côté aléatoire qui doit quand même être contrôlé…

    • Chose certaine, croire encore qu’un set électronique est un truc de paresseux (ou d’opportunistes) qui ne font que diffuser des musiques préenregistrées est un préjugé en voie de disparition. Un leurre, il va sans dire.

    • Ha oui, ça c’est clair! C’est vraiment pas moins de travail.

    • J’ai pourtant lu ça souvent sur ce blogue… Mais bon, on finira par faire entendre raison aux réfractaires ! Enfin… ils ont bien le droit de n’y être peu sensible, mais ils peuvent s’abstenir de véhiculer des préjugés qui ne tiennent plus la route.

    • Je m’excuse que vous pensiez que je vous voulais véhiculer un préjugés.
      Ce n’était pas le cas, je voulais sincèrement savoir.
      Ceci dit, Sultitan affirme que le concert est une obsession du passé…alors ma question avait un peu rapport à ça, pourquoi aller voir un artiste électronique live si c’est pas pour le “concert”. J’ai eu ma réponse, plus un reproche.

    • Un mélange de conflit d’horaire et de manque d’étincelle m’a retenu de faire saucette Mutek cette année. No big deal, je suis loin de bouder le seul festival musical que je fais régulièrement.

      Ceci dit, au rayon des salles, j’aimerais un peu moins de MAC et (surtout) Métropolis, pour plus de Maison Symphonique et SAT.

      Au rayon line-up artistes, il me semble qu’il y a au moins 1 ou 2 ”gros noms” à chacun des millésimes, ce que je n’ai pas vu cette année. Mais je suis probablement trop vieux, aussi. Ou je dig pas assez underterre. Ou Mutek est rendu trop pointu. Who knows.

      Anyway, on se reprend en août 2017 pour le 375e de la ville.

    • Tsé, me semble qu’il devrait y avoir un line-up Mutek qui inclus plusieurs artistes 2010’s de cette chart:

      http://goo.gl/ve4q8i

      Juste pour le fun, combien y en avait-il cette année du Top 20 (voire même du top 100…)
      ?

    • Pas de souci db__ On est là pour en jaser. Le préjugé du show plate de DJ en train de pitonner est persistant mais c’est normal. Rien ne vous est reproché. :)

      Pour les gros noms, jon8, eh ben je ne crois pas que ce soit désormais une priorité pour MUTEK, qui était dû pour une relance dans sa direction artistique. Cela dit, j’aime aussi les gros noms lorsqu’ils ont du nouveau à proposer, comme Uwe Schmidt ou Burnt Friedman. Lorsque toutefois ils gèrent leur patrimoine, on est dans la redondance…MUTEK a son propre top en ce sens…

    • pis quand je dis ”gros noms”, eh bin on s’entend-ti que c’est une grosseur vachement relative ?

      tsé comme Andy Stott, par exemple, dans l’absolu de la faune musicale c’est une fourmi obèse. Un vox pop au galleries d’anjou donnerait comme réponse une marque de coca bien avant un artiste dub.

      Pis ça c’est quand même un poids mi-lourd dans l’univers Mutek.

      Tsé, quand Sultitan ne connait pas un artiste, ça porte à l’inquiétude. Est-ce que sa mère est au courant, au moins ?

    • Pour remettre les choses en perspective (et visiblement, ce n’est pas un luxe) voici les véritables gros noms de la scène electro, techno, dance, whatever boom-tsk-tsk-boom:

      1. Daft Punk
      2. David Guetta
      3. Skrillex
      4. AVB
      5. DEADMAU5

      Avant de grimper aux rideaux avec un couteau entre les dents, comprenez bien ici que je ne m’attend pas ni ne souhaite la venue de ces offres popish… Mais pour monsieur et madame tout le monde (pis encore!!) c’est ça les noms connus.

      Pour les oldschools comme moi, c’est des noms comme Autechre, Boards of Canada, Plastikman/Hawtin, Villalobos, Pan sonic, Trentemoller, Aphex Twin, Monolake, LFO, James Holden, Bola, Byetone, Modeselektor/Moderat, Actress, Alex Smoke, etc… qui résonnent un peu plus dans l’imaginaire.

      Donc, ouais, pointu, disais-je. Et, how convenient, le pointu coûte souvent moins cher à booker, n’est-ce pas ?
      ;-)

    • @ db__ :

      Si j’étais vous je ne me méa-culpabiliserais pas trop. On sait à quoi ressemble le boulot d’un musicien rock, blues, folk, pop, jazz ou classique qui se pointe sur une scène. On a soi-même suivi des cours de batterie, de guitare ou de piano, ou alors on a vu nos enfants en suivre, on sait à peu près ce que ces apprentissages comportent d’efforts, puis on imagine les milliers d’heures que passe le lauréat du concours Chopin à potasser et à répéter. Mais un le boulot d’un musicien électro? Ça demeure plus abstrait et embrouillé. On peut glaner des articles, lire les explications d’un critique chevronné comme Alain ou des témoignages comme celui d’effet__placebo ci-dessus, mais le fossé de méconnaissance est dur à combler, compte tenu de l’évolution des instruments, appareils, outils et logiciels employés, et de l’interaction plus difficile à saisir entre le musiciens et son équipement, entre autres. Il faut en voir beaucoup à l’œuvre, sans doute, et s’organiser pour avoir une place au jubé, avec vue plongeante sur l’attirail et l’exécutant qui s’y affaire.

    • *le musicien

    • jon8, personne en ville ne peut se payer Aphex Twin. Tous les autres mentionnés dans vos listes de top sont venus très souvent à Mutek, et reviendront probablement sauf Moderat (au Métropolis il y a quelques semaines non ?) et quelques autres.

    • personne en ville ne peut se payer Richard ???

      c’est pas plutôt qu’il ne performe plus pentoute nul part ?

    • …meanwhile, le Beach Club de pointe Calumet se paye Bieber pis d’autres clowns à 1/4 de million$ le cameo…

      peut-être que Aphex Twin est libre fin août 2017 pour se pointer au Mutek-beach ?

    • ‘’sauf Moderat (au Métropolis il y a quelques semaines non ?)”

      Moderat c’est rendu des bigs vedettes: Metropolis, 2 soirs, sold out en 20 minutes ?
      Ils vont bientôt faire la première partie d’une tournée de U2…

    • ”. On peut glaner des articles, lire les explications d’un critique chevronné comme Alain ou des témoignages comme celui d’effet__placebo ci-dessus, mais le fossé de méconnaissance est dur à combler,”

      À ça, faut ajouter le fait que pour la majorité des instruments, on voit ce que les musiciens font. Mais le matériel électronique est souvent à plat sur une table. On ne voit pas ce qui est touché et si on le voit, souvent on a aucune idée de ce que ça produit concrètement. Alors effectivement, ça peut être autant un gars qui pèse sur play et tout se fait, comme un bidouilleur de haut calibre, comme quelqu’un qui fait semblant de faire quelque chose. Difficile de savoir. Plus difficile de simuler avec une guit ou une batterie. Et parfois, quand tu as un trou, tu ne fais que placer des boutons pour en prévision d’un changement ui s’activera plus tard, alors comme il n’y a rien qui se produit au niveau sonore à ce moment précis, certains croient surement que c’est de la frime.

      Et il ne faut pas se le cacher, de la frime, il y en a aussi. Peut-être pas à Mutek. Mais comme il est possible de programmer à peu près tous les paramètres, c’est aussi possible de simplement appuyer sur play. Mais encore là, ça prend quand même assez de méticulosité pour tout programmer, c’est juste que live, tu ne prends pas de chance et c’est ce qui rend un show plate selon moi.

    • « Bien sûr, lorsqu’on passe à la virtuosité instrumentale, c’est autre chose, mais la musique n’est pas supérieure en soi au finish. »

      Facile d’imaginer un commentaire selon lequel n’importe quel œuvre électro ou électroacoustique ne dépassera jamais, en qualité, ce qui provient du répertoire des über-compositeurs occidentaux d’il y a 200 ou 300 ans, ou alors des compositeurs perses, chinois ou indiens d’il y a encore plus longtemps. En fait, y a-t-il quelque musique moderne que se compare à ça, peu importe le genre. C’est le mystère et la mystique des legs ancestraux et immémoriaux dont la splendeur nous dépasse. C’est ce que chante le vieux Neil dans « Cortez the Killer » : nous ne sommes pas encore foutus de créer ce qu’ils ont bâti à mains nues il y a 1000 ans. Tiens, je me suis trouvé un nom d’artiste si jamais je me lance dans l’électro-hip-hop-glitch-bizzz-scrounche-boum-bap : Cortex da Killah.

    • Cousin intello de Skrillex le Conquérant.

    • ” En fait, y a-t-il quelque musique moderne que se compare à ça, peu importe le genre. ”

      Voici la hiérarchie officielle:

      1. Beatles
      2. Jésus
      3. Chuck Norris
      4. Beethoven
      5. Mozart

      Now you know.

    • L’âgisme a rien à voir avec les heures, j’avais une blague que je me trouvais un prétexte pour faire changer les heures de Mutek, mais je semble l’avoir effacée par erreur.

      Mais tout de même, Patti Schmidt a parlé elle-même de son âge (je m’étais trompé d’article, cette citation est de 2015), et çà m’avait frappé:

      “The other issue with me is that I’m going to be 47 next week, and there’s something about working in youth culture that always challenges your own sense of credibility and relevancy.”

      Et j’avoue j’ai complètement oublié les autres vieux routiers de Mutek cette année quand j’ai fait cette réflexion: Je trouve que ces temps-ci on parle souvent de jeunes artistes qui dissèquent le drum and bass, le UKG, le dubstep, mais j’ai remarquez qu’on voit rarement les artistes originaux de ces tendances, tous dans la quarantaine et plus aujourd’hui: ils ne sont que rarement présent à Mutek. Parce qu’ils ne sont pas d’actualité? Mais voyons, çà s’entends chez Lee Gamble, Spatial, ou comme dans le drum and bass sans breaks de Basic Rhythm ci-dessous, il y a beaucoup de nostalgie pour la musique 1990-1997 en ce moment (bref, période pré-Mutek):

      Basic Rhythm – Your Love:
      https://www.youtube.com/watch?v=MkgYk0ve6aI

      Bref, en tant que personne qui a vécu cette période “rave européen”, je me suis demandé où sont passé les artistes de cette génération-là. Mais j’ai déjà mentionné que Mutek cette année avait une bonne balance de vieux routiers donc c’est un faux sentiment d’âgisme. Seulement une impression qu’il y a des choses qui manquent, et qu’en fait oui, le dnb, le ukg, et le dubstep sont peut-être snobbés de nous jours par les institutions, alors que présenter un vétéran du techno de Detroit, ahh çà fait classe!

      Pour les concerts de nuit, en fait ce n’est pas tant que je dors la nuit le problème. C’est le contexte salle de danse, tout le monde debout’, je suis un peu handicapé, et personnellement pour moi j’aime pas marcher à 2 am la nuit après mon concert, je suis peut-être franfreluchien mais j’en ai vu de toutes les couleurs depuis une dizaine d’années, trop de fous sur les rues.

      @Jon8

      Ce qui est injuste dans ta critique c’est que plusieurs artistes de cette liste sont venus à Mutek par le passé, et puis il y a avait au moins une pointure relativement importante par jour. Moritz Von Oswald, Jour 1, est très loin d’être de la dernière pluie. Si les gens ne savent pas qui il est… C’est pas Moby, non. Mais dans le cadre de Mutek c’est une légende. (Comme Uwe Schmidt aussi ce soir-là, mais lui il vient presque chaque année). Jour 2: Hecker, évidemment, c’était peut-être la star cette année. Il est très populaire. Jour 3: Burnt Friedman, voyons. Jlin très populaire dans son milieu. Lakker sont assez respecté. Et il y avait un membre d’Arcade Fire ce soir-là. Jour 4: Sepalcure (Machinedrum), la Nocturne 4 a pris plus de risques, mais Powell est très populaire en Europe. Jour 5: Flanger (bien que c’est encore Schmidt et Friedman), Martyn.

    • ”Jour 2: Hecker, évidemment, c’était peut-être la star cette année. Il est très populaire.”

      …Ok….
      Well, merci Sultitan. That pretty prove my point.

      Quand Tim Hecker est la vedette d’un festival de musique électronique qui dure 5 jours, ça veut tout dire IMO.

      Anyway, no big deal comme je disais plus haut. Si c’est le même genre de line-up l’an prochain et que j’ai le temps et le goût d’explorer, je vais y aller sans problème. Les chances vont juste augmenter s’il y a un ou deux incitatifs solides, voilà tout.

    • ”Ce qui est injuste dans ta critique c’est que plusieurs artistes de cette liste sont venus à Mutek par le passé”

      Je ne comprend pas ton argument, Sultitan. En quoi être venu dans les éditions passées ça change quoi que ce soit sur le côté pointu du line-up ? ”L’ancienneté intra-Mutek” s’auto-suffit, donc ?
      Proves my point even more, dude.

      Comme si le festival Mutek était la seule place sur la planète pour gagner des points-crédibilités (déjà, si une telle chose existe/est souhaitable). Franchement, c’mon.

      Prenons le cas à l’inverse: comment plus pointu pourrait être Mutek ?
      Réponse: pas bin bin plus. On est à quelque degrés près de la pointe d’une aiguille. Et encore, pour le néophyte, on lui colle du double trapèze à sa première descente IMO.

      C’est un peu ça, mon commentaire. Qui n’est même pas une véritable critique, bytheway…

      Il me semble qu’il y a un manque, parmis tous ces festivals & événements, entre le fast food des Bal en Blanc et cie et les trucs pointus.

      Si en plus tu ajoutes dans l’équation le fait que de l’offre, y en a déjà un char pis une barge, il me semble que ça devrait être mieux calculé, tout ça.

      Elektra en même temps que Mutek, c’est downright débile.

    • Fuck man, Moritz von Oswald!

      toutes ces années, je pensais que c’était l’ingénieur derrière le fameux grouphead E61 des machines à Café! Bin non, c’est la moitié de Basic Channel, dont j’ai 11 tounes.

      Je dois absolument étudier et mémoriser les noms et dates de naissance des 12,987 groupes/artistes que j’écoute, ça commence à me créer des problèmes dans ma vie sociale…

    • Agéisme, ai remarqué, etc, je suis conscient que mon français est nul.

      À Suoni demain, tellement de choses:

      Alberich, qui a fait sa marque dans le noise ou ce qu’on appelle parfois aujourd’hui “power electronics” depuis une décennie, sera présent, aussi avec un projet des membres de Damien Dubrovnik, aussi réputé, qui reviendront plus tard.

      Grouper (Liz Harris) sera ici pour présenter un film, je ne sais pas si il s’agit d’un concert à même le film comme d’ailleurs il y en a un ce soir par dessus le film Holy Mountain de Jodorowsky (l’ensemble That Would Enough To Make A Cat Laugh (en russe), vous l’avez peut-être déjà vu).

      La Forêt Rouge pprésente un nouvel album:

      https://laforetrouge.bandcamp.com/album/hygi-nique-et-noble-2016

      Et Tony Wilson/Elisa Thorn joueront dans un concert pour couche-tôt au Café Résonnance.

      (Effet Placebo pourra nous parler davantage de Nightwitches qui est comparé à Sleep…. Ah oui en passant, Minor Victories j’avais suggéré simplement pour le son de la chanson.)

    • ”Et il ne faut pas se le cacher, de la frime, il y en a aussi. Peut-être pas à Mutek. Mais comme il est possible de programmer à peu près tous les paramètres, c’est aussi possible de simplement appuyer sur play.”

      Bin oui, c’tivident.
      J’ai toujours été un peu fasciné par ce besoin d’une foule d’avoir un humain en chair et en os (DJ) à regarder pendant un set. Tsé, des fois ça danse un DJ, mais des fois ça ne remue pas trop trop…

      J’aimerais beaucoup assister à un DJ set de 3 heures, où, à la fin, il nous ferait une passe à la Mulholland Drive Llorando en s’évanouissant sur ses tables tournantes sans que ça n’affecte le moindrement la musique. J’applaudirais, assurément.

    • Il faudrait aussi dire qu’il y a une quantité d’artistes qui travaillent encore sur ordi mais ne font pas de shows ni même de sets DJ. Il y a une culture 100% internet parmi la relève, et j’observe un peu, j’attends de voir ce qui va se passer, je pense que chaque génération essaie de produire ses propres événements, plutôt que de se rendre à des trucs comme Mutek qui sont devenu institutionnels. Et je prévois davantage de jams en ligne. Des rassemblements non-géographiques, des concerts YouNow.

    • Je pense qu’il va toujours y avoir un besoin de rassemblement physique.

      En fait, je pense même qu’il va y avoir une forme de rebellion contre le tout-virtuel… c’est déjà dans l’air.

    • Educated-guess ici: on ne reparlera plus de musique électronique avant plusieurs semaines/mois sur ce blogue… Avant que ça ne s’évanouisse, avez-vous des sorties d’albums 2016 recommendables pour un road trip en gaspésie ? Pour ma santé mentale, ce serait bien que je m’équipe d’autre chose que du nouveau Radiohead.

    • “At Sacred Walls” de Szun Waves. Absolument inconcevable que tu n’aimes pas ça.

    • Tout comme “Traditional Synthesizer Music” de Venetian Snares.

    • @Jon8

      En fait je voulais dire que si Mutek parait parfois “pointu”, c’est qu’il invite des artistes buzz (connu davantage dans le milieu des fanatiques) qui seront mieux connu publiquement plus tard. Mais Mutek n’est pas si pointu, Suoni est, comme je l’ai dit ailleurs, très à l’affut. car ils mentionnent des artistes et des labels pas très connu, vraiment cette équipe est tombée dans le chaudron de la potion magique étant petit pour connaitre tout ces nombreux artistes et tous les liens qui les unis.

      Les noms plus obscure à Mutek cette année s’expliquent pas la délégation de Mutek Mexico, les choix de l’organisation SHAPE, et il y a toujours des magazines (The Wire!), labels ou simplement artistes invités qui chuchotent ou amènent avec eux un nouvel artiste moins connu.
      Il y a régulièrement eu à Mutek un artiste pas très connu qui a fait un buzz plus tard et çà vaut la peine de surveiller. Coverdale a fait grande impression cette année (ce n’était pas sa première, mais…). Spatial aussi, Barac, White Visitation. Certains de ces artistes sortiront peut-être des trucs sur des labels plus connu, recevront plus de critiques, etc…

      J’attendais moi-même l’été pour me rattrapper dans mes écoutes, ouf. C’est difficile de recommander quelque chose à Jon8 qui est très difficile lui-même, ce qui n’est pas un problème en soi, faudrais savoir plus le genre de chose qui te stimule.

      On va y aller par les valeurs sures, j’ai déjà parlé ici de Ital Tek, Ash Koosha, Skepta, Not Waving, tous des trucs je pense très appréciés dans le milieu (je nomme les albums ici, pas le nom des vidéos):

      Ital Tek – Hollowed
      https://www.youtube.com/watch?v=QEGigpFJGxE

      Ash Koosha – I AKA I:
      https://ashkoosha.bandcamp.com/album/i-aka-i

      Skepta – Konnichiwa:
      https://www.youtube.com/watch?v=sOhxPhqzMwg

      Not Waving – Animals:
      https://www.youtube.com/watch?v=z1IX5s8uCNI

      Not Waving est un album de l’étiquette Diagonal de Powell et son ami, donc parlons d’un album de l’étiquette L.I.E.S, puisque les deux étaient présent au même soir à Mutek, et chancun s’intéresse à une musique de club fitrée par la musique industriel, le EBM, le synthwave, etc, sans être une copie de rien de cela, juste une passoire:

      M. Rav – Common Purpose:
      https://www.youtube.com/watch?v=4nKPGkP1n2Q

      Ouin, peut-être anti-climax, alors allons vers autre chose. Ces deux prochains artistes sont sur Orange Milk, qui a publié d’autres artistes que j’aime par le passé (D/P/I), on s’approche un peu de la culture internet dont je discutais plus haut, c’est du advance vaporwave un peu, mais beaucoup plus (non ce n’est pas le même artiste, seul le 2ième est japonais):

      DJWWWW – Arigato
      https://www.youtube.com/watch?v=Kf3sJMelASc
      https://orangemilkrecords.bandcamp.com/album/arigato

      Foodman – Ez Mnzoku:
      https://orangemilkrecords.bandcamp.com/album/ez-minzoku

      J’avais déjà parlé de Morten HD qui a déjà 2 albums cette année. Xenoglossia est un enfer post-grime à l’aspect parfois oriental qui est entièrement une référence à l’Exegesis de Philip K. Dick, et je trouve çà réussi, du moins dans la catégorie grime:

      https://www.youtube.com/watch?v=lApy19zYx3I

      Après le post-grime, le post drum and bass, et je ne parle pas de celui de Basic Rhythm (voir plus haut dams mes commentaires, une autre recommandation), mais d’un vrai groupe de drum and bass qui tente d’upgrader leur son. J’achète:

      Rawtekk – Here’s To Them
      https://www.youtube.com/watch?v=6XSinSw9YdY

      Le nouvel album de Gold Panda est un gros buzz cette semaine. Pas eu encore le temps de digérer. On s’approche de Caribou:

      Gold Panda – Good Luck And Do Your Best:
      https://www.youtube.com/watch?v=mUYfa072n-4

      Le premier album très éclectique de Mark Pritchard (sous son vrai nom) prouve que Warp est encore loin d’être un label dépassé.

      Mark Pritchard – Under The Sun:
      https://www.youtube.com/watch?v=KGezLJmZQak

      Sorte de trip hop fantomatique mélangé à du britpop, avec des sons de grime, et des clins d’oeil variés (on entends du Four Tet, Orbital, Boards Of Canada, du hip hop trap). Un incongru inspirant:

      Bracken – High Passes:
      https://homeassemblymusic.bandcamp.com/album/high-passes

      La musique minimal post-rock-dub (?) de Raime sera dans mes favoris de l’an surement:

      Raime – Tooth
      https://blackesteverblack.bandcamp.com/album/tooth

      La suggestion pour Alain Brunet est cet album sur Brainfeeder, une autre preuve que le jazz a fait son nid dans la musique électronique avancée (en fait, depuis Squarepusher, mais c’est une autre histoire):

      Jameszoo – Fool:
      https://www.youtube.com/watch?v=1EEeEnrHZTA

      Le nouvel album de new darwave de Xeno & Oaklander est peut-être leur meilleur.

      Xeno & Oaklander – Topiary:
      https://www.youtube.com/watch?v=dIMQrmMjfz8

      Pas encore eu assez le temps de découvrir Olga Bell pour savoir si c’est mon album de la semaine, mais… Qu’en pensez-vous, çà a l’air vraiment bien:

      Olga Bell – Tempo
      https://bell.bandcamp.com/album/tempo

      Un peu plus ambiant-expérimental. Sophia Loizou (je la mélange avec une autre sophie expérimentaliste dont je parlerai ultérieurement), a sortie un album dans la lignée Post-drumdubbreaks cinématique de Bristol (on a parlé de Roly Porter et Paul Jebanasam pendant Mutek). Tous des artistes qui semblent crier: tassez-vous!! (par la qualité ambitieuse de leur production):

      Sophia Loizou – Singulacra
      https://kathexis.bandcamp.com/album/singulacra

      J’aime le son ambient-electronic-drone-metal-synthindustrial de Necro Deathmort – The Capsule:
      http://necrodeathmort.bandcamp.com/album/the-capsule

      L’album très leftfield de Low Jack semble combiner deep house hanté à l’école Chopped And Screwed. Vraiment pas fait pour tout le monde. Chouchouté par Demdike Stare:

      Low Jack – Lighthouse Stories:
      https://rwdfwd.com/products/low-jack-lighthouse/

      Ouf, j’arrête, il y a plusieurs choses que je dois ré-écouter et d’autres pas encore écoutée.

      Je termine en re-mentionnant deux favoris aux sonorités plus globales:

      Africaine 808 et son album techno-westafricain Basar, et l’album de Débruit & Istanbul qui est mon Korlan Pandit de 2016:

      Africaine 808 – Basar:
      https://golfchannelrecordings.bandcamp.com/album/basar

      Débruit & Istanbul:
      http://music.debruit.com/album/d-bruit-istanbul

      Bon, je vous laisse avec un autre track rave asymétrique sans breaks de Basic Rhythm, pour être sur qu’il soit dans cette liste. :

      Basic Rhythm – Raw Trax:
      https://www.youtube.com/watch?v=6i5cDD6h5fk

      Voyons, me semble que j’oubli des trucs. Peut-être revenir sur les 5 albums essentiels Mutek 2016, soit les derniers albums de Peder Mannerfelt, Lakker, No. Inc. (Uwe Schmidt et Material Obect), Paul Jebanasam et Tim hecker:

      Peder Mannerfelt – Controlling Body:
      https://soundcloud.com/the-subliminal-kid/sets/peder-mannerfelt-controlling-body

      Lakker – Struggle & Emerge:
      https://lakker.bandcamp.com/album/struggle-emerge

      No. Inc. – G​@​ng5ta
      https://no-ware.bandcamp.com/album/g-ng5ta

      Paul Jebanasam – Continuum:
      https://pauljebanasam.bandcamp.com/

      Tim Hec…. Ah c’est vrai tout çà c’était juste une réponse à Jon8, qui déteste Tim Hecker.

    • As-tu saupoudré ton cappuccino d’un peu de nitro ce matin, sultitan? ;-)

      Ma phrase de la semaine : “C’est difficile de recommander quelque chose à Jon8 qui est très difficile lui-même, ce qui n’est pas un problème en soi, faudrais savoir plus le genre de chose qui te stimule.”!!!

      À propos d’Olga Bell, j’ai écouté son album avant-hier, ça m’a laissé tiède, mais je vais le réécouter tranquillement. Intéressante entrevue avec elle sur NPR, d’ailleurs. Elle est d’origine russe, a étudié sérieusement le piano de 7 à 21 ans, n’a pas réussi à être admise à Julliard, écoutait RH et Björk et du hip hop en cachette, puis s’est lancée dans l’électro. Comme quoi on ne sait jamais ce qui peut nous arriver.

    • @Jon8

      ”Bin oui, c’tivident.
      J’ai toujours été un peu fasciné par ce besoin d’une foule d’avoir un humain en chair et en os (DJ) à regarder pendant un set.”

      Je parlais de performances live et de musique originale, pas vraiment des DJ, mais ça reste un peu la même chose, effectivement. Il y a des DJ assez impressionnant, mais comme toi, pour la plupart, je comprends mal que l’on puisse passer une prestation entière à les regarder aller.

      @Sultitan

      ”Il faudrait aussi dire qu’il y a une quantité d’artistes qui travaillent encore sur ordi mais ne font pas de shows ni même de sets DJ.”

      Oui, t’as raison et il y en aura toujours, mais y a quand même une certaine tendance à revenir aux synthés et séquenceurs physiques et à la miniaturisation afin de pouvoir facilement trainer tout ça (mais aussi afin de ne pas encombrer trop un appart, bien entendu).

      Et concernant l’agisme (ou l’agéisme, je ne sais pas…), je voyais ça comme une discrimination à l’égard des plus vieux. Or, à la lumière de la citation de Patti Schmidt, c’est plus d’une réalité objective dont elle parle : comment se positionner en tant que vieux dans un mouvement culturel avant tout animé et fréquenté par les plus jeunes. Autant je comprends son questionnement, autant je n’y ai jamais réfléchi. Messemble que c’est comme tout le reste : tu fais ton truc et tu ne te casses pas trop la tête avec le reste et avec l’idée d’être pertinent ou «cutting edge» à tout prix.

    • @Sultitan

      damn, 6h41! Tu as donc commencé à travailler sur le dossier à… ?

      J’hésite entre te remercier chaudement, t’offrir un pichet de bière ou appeler le 911.

    • ”C’est difficile de recommander quelque chose à Jon8 qui est très difficile lui-même, ce qui n’est pas un problème en soi, faudrais savoir plus le genre de chose qui te stimule.”

      baahh c’est pas si pire, voyons. Je pense que c’est plus vous autres qui aimez trop de trucs..

      À chaque année, tous genres confondus, il y a peut-être 5 à 10 albums que je trouve vraiment digne de mention et là dedans au max 2 ou 3 me passionnent. Et le vaste genre ‘electronique’ me semble sur un déclin.

      J’aime trouver de la nouvelle musique, mais je n’en suis pas dépendant.

    • Ne serait-ce que par politesse, je vais tout de même répondre à ton questionnement. Si on parle seulement de musique ‘électronique’, voici grossomodo mon palmarès Artistes des dernières années:

      1. Andy Stott
      2. Aphex Twin
      3. CoH
      4. Max Cooper
      5. Jon Hopkins
      6. Moderat
      7. Anthony Rother
      8. Mika Vainio
      9. Boards of Canada
      10. Vessel
      11. Autechre
      12. Alex Smoke
      13. Shackleton
      14. Mica Levi
      15. Roll the dice (electro??)
      16. Kangding Ray
      17. Drumcell
      18. Senking
      19. Lakker
      20. Jega
      21. Ocoeur
      22. Vladislav Delay
      23. Wraetlic
      24. Machinedrum
      25. Gui Boratto

      Tous des artistes dont j’ai fait l’honnête sacrifice d’acheter l’oeuvre récente. Et de l’écouter plusieurs fois, plus ou moins régulièrement et avec plus ou moins de passion, selon la position dans le dit palmarès.

    • ”En fait je voulais dire que si Mutek parait parfois “pointu”, c’est qu’il invite des artistes buzz (connu davantage dans le milieu des fanatiques) qui seront mieux connu publiquement plus tard.”

      Sultitan, encore une fois avec l’idée de remettre un peu les choses en perspective, permet-moi ce petit commentaire:

      Pour qu’un artiste soit considéré ‘’sur la map”, il doit avoir sa propre page wiki. Au moins en une langue.
      …tsé, déjà que tu as des gens avec des pages wiki dont tout le monde se fout (ou pire: des gens qui ont fait eux-même leur page)

    • @placebo:
      ”Je parlais de performances live et de musique originale, pas vraiment des DJ, mais ça reste un peu la même chose, effectivement”

      Ouais je sais pas, qu’est-ce qui demande le plus de calories ? DJisme ou perfo live ?

      anyway, aucun des deux n’est Miles Davis en train de souffler dans sa trompette.

    • Pour les fan de musique autres que la pop, l’offre montréalaise est trop considérable pour leurs capacités d’absorption.

      ——————————-

      Mais non mais non, on est capable d’en prendre.

      On est déjà les plus taxés en amérique du Nord, nous savons c’est quoi absorber.

      Alors pour la musique: c’est un pète. Emmenez-en la zizique.

    • sultitan

      8 juin 2016
      06h41
      ———–

      vous m’impressionnez par vos connaissances.

      Tout un homme

    • J’aime la musique! :)

    • @Luc_m @Jon8

      Évidemment il faut appeler le 911! Non, c’est que je fais beaucoup d’anxiété parce que j’ai des inquiétudes santé en forme d’épées de Damoclès, et il arrrive que je fais des nuit blanches. Et comme je n’ai pas envie de prendre de calmants ou trucs du genre. Je suis du aussi pour une évaluation psychiatrique, mais qui ne l’est pas? Je suis assez gentil comme fou, c’est pas si pire.

    • Il y a toujours ceci pour le voyage de Jon8:

      https://itunes.apple.com/ca/album/26-interpretes-natifs-la-gaspesie/id329084166

      Cela:

      https://gaspesiancommunitysound.com/2016/03/29/erskine-and-brian-morris-1985-cambridge-tape/

      Et tous les classiques de La Bolduc à Leclerc, de la famille Daraiche à Kevin Parent. Çà m’a rappelé un article d’il y a une couple d’année qui aideront à faire le mixtape. Il faut faire attention, en lisant trop vite on pourrait comprendre que des chanteurs comme Marcel Martel sont de Gaspésie.

      http://www.ledevoir.com/culture/musique/425474/des-idees-en-revues-la-gaspesie-terreau-fertile-de-la-chanson-au-quebec

    • Jon8, pour la route et dans le genre que tu sembles apprécier (tu en connais p-e) : Kyoka, Monolake, Murcof, Rrose.

      Sultitan : gros hug.

    • @Luc_
      “At Sacred Walls” de Szun Waves. Absolument inconcevable que tu n’aimes pas ça.”

      Genres: Post-rock, Jazz, Space ambient (!)

      Yup. Intriguant, le moins que l’on puisse dire… Impossible de se faire une tête avec les maigres previews itunes, j’ai donc acheté et j’écoute en ce moment même. À date c’est vraiment excellent et pile-poil un mix des 3 genres.

    • +1 gros hug à Sultitan

    • Szun Waves = belle découverte.

      Plus ‘’space ambiant jazzy”… avant que l’on tombe sur la pièce titre:

      https://www.youtube.com/watch?v=ze2RBJWVS4E

      ..qui est très réussie, avec une belle touche post-rock.

      Le genre de truc que je n’aurai probablement jamais découvert sans fréquenter ce blogue.

    • Szun Waves = Waow!

      Merci les gars!

    • Et, oui Luc: Venetian Snares qui m’a passé sous le nez en février dernier: 2-3 excellentes pièces sur l’album. Ça sonne vachement Aphex Twin cependant, mais bien fait donc ça passe. Ceci dit, je m’ennui un peu de la folie déjantée de l’album Rossz csillag alatt született. Hey 11 ans, déjà…

    • FYI: Tout amateur de musique expérimentale (lire: qui aime le stock fucké-all-dressed now and then) se doit absolument d’écouter l’album Rossz csillag alatt született.

    • d’ailleurs: dernière visite de Aaron Funk à Mutek c’est…?

      il me semble que c’était en 2001

    • Je ne connaissais pas Aaronk Funk. L’album avec le titre pas possible en magyar est effectivement plus intéressant que le dernier. Celui-ci est pas mal, mais il a un son un peu daté.

    • @Effet_P @Jon8
      Merci pour les hugs! Je parlais de trucs qui peuvent compliquer ma vie, peut-être que j’ai été trop dramatique.

      Luke Abbott a joué à Mutek une couple de fois, non?

      @chibougameau

      Venetian Snares est une légende. Justement c’est Patti Shmidt (ou était-ce encore Brent Bambury) qui m’a fait découvert çà dès le premier EP quasiment. Preuve que les programmateurs de Mutek ne sont pas né de la dernière pluie.

      @spapire

      Les vrais connaisseurs sont: proprio d’un boutique de disque, programmateur de radio ou festival réputé(e), directeur de label, journaliste de magazine spécialisé. Ils ont accès à davantage de musique car ils recoivent tous les enregistrements et/ou démos. Ils sont les premiers à filtrer le bonne musique (en conseillant les clients ou l’auditoire, qui contient souvent les journalistes en fait). Quoiqu’avec bandcamp et soundcloud, çà change la donne.

      Le directeur de Suoni semble très connaisseur. Çà vient surement avec le pouvoir de diriger un festival: tous les artistes t’envoient leur démos. Çà me fascine. Et on découvre pas mal de musique comme çà. Même pas besoin de voir les concerts, tu regardes les noms sur la liste et tu vas écouter ce qu’ils font.

    • Pourquoi je dis “semble”? Euh, le directeur de Suoni est TRÈS connaisseur, point.

      (suite à un message bloqué)

    • « Et tous les classiques de La Bolduc à Leclerc, de la famille Daraiche à Kevin Parent. Çà m’a rappelé un article d’il y a une couple d’année qui aideront à faire le mixtape. Il faut faire attention, en lisant trop vite on pourrait comprendre que des chanteurs comme Marcel Martel sont de Gaspésie. »

      Je n’ai pas lu l’article dont tu parles, sultitan, j’imagine que son auteur dit que Martel et ses collègues country y sont allés souvent en tournée. C’est vrai que cette péninsule est, depuis longtemps, riche en musicos, qu’ils en soient natifs, qu’ils s’y soient installés ou qu’ils la fréquentent assidûment, comme Plume jadis. Juan Sebastian Larobina est un bel exemple de néo-Gaspésien. Depuis une vingtaine d’années, Petite-Vallée joue évidemment un rôle majeur dans ce foisonnement.

      Je pense aussi à la mirifique « Symphonie gaspésienne » de Claude Champagne, que j’ai entendue lorsque l’Orchestre de l’U. de M. l’a jouée au concert 50e anniversaire de la salle Claude-Champagne, ainsi qu’au puissant et tumultueux « Fleuve » de Gilles Tremblay.

      https://www.youtube.com/watch?v=j03CEutSLj8

      https://www.youtube.com/watch?v=NgCKUunhn7M

      Sans oublier Guillaume Arsenault, puis Phile et son « corps territoire ».

    • Super que les enregistrements soient sur Youtube! Je me rappelle avoir enregistré çà à l’ancienne radio canne (émission Portrait ou Profil).

      Petite curiosité ce site où des musiciens locaux de Gaspé s’exposent:

      http://www.gogaspe.com/music.php

      (j’ai toujours un message bloqué)

    • sultitan, les connaisseurs sont partout. Il y a des journalistes connaisseurs et des producteurs, disquaires, promoteurs qui ne le sont pas vraiment même s’ils reçoivent des montagnes de maquettes… Il y a des journalistes peu connaisseurs et des disquaires qui le sont, il y a des insomniaques connaisseurs et d’autres qui ne le sont pas…

    • @Alain

      Plus facile à l’ère d’internet. Auparavent, les gens hors de l’industrie avaient moins accès à la musique. Normalement un bon disquaire (de nouveauté) a une longueur d’avance, mais s’il ne teste pas les disques qu’il reçoit, il est peut-être pas trop à sa place. Mais pour les démos, avec Bandcamp et autres Datpiff, c’est vrai que le spectateur éveillé est presqu’au même niveau qu’un promoteur ou programmateur désormais. Presque. Maintenant il faudrait vérifier si Ethan Diamond et Shawn Grunberger, directeurs de Bandcamp, ont une longueur d’avance en connoissorship ou si ils ne se tiennent pas du tout au courant des zyriades de nouveaux uploads quotidiens sur leur site. C’est quand même un pouvoir de pourvoyer tant de musique, impossible il me semble de ne pas être très à l’affut.

    • Exact. Si tu sais fouiller sur le web, tu trouves. Et si tu es aux premières loges de plateformes comme bandcamp, c’est encore mieux.

    • Bon, en attendant la page Francos/Suoni, il y a Damien Dubrovnik ce soir à Suoni qui devraient être excellent (et intense).

      Deux groupes du label Jeunesse Cosmique aussi à surveiller.

      https://cosiecosi.bandcamp.com/

      Franco:

      Euh, vos suggestions svp…

      Corridor ont l’air pas mal avec ses guitares psych-rock dans le tapis:

      http://corridormtl.bandcamp.com/album/le-viol-de-sharone-2

      Quelle découverte que cet artiste tunisien-keb qui fait une musique humoristique, mix culturel très post-2010 (on est loin de Maria Ouellet de Claude De Chevigny):

      https://soundcloud.com/kingabid

      Il y a aussi Les Revenants et la première partie du festival Unholy Ghost: Gainsbourg orchestral (la 2ième partie c’est Brian Wilson au FIJM).

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