Alain Brunet

Alain Brunet - Auteur
  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Lundi 28 décembre 2015 | Mise en ligne à 16h35 | Commenter Commentaires (158)

    Le temps des listes !!! TOP FRANCO 2015

    200 7

    Voici la liste FRANCO 2015, incluant l’Amérique et l’Europe. Avec mon ordre de préférence perso, il va sans dire. Si vous avez des découvertes à partager, n’hésitez pas de les inscrire dans vos listes !

    Abd Al Malik Scarifications

    1. ABD AL MALIK, SCARIFICATIONS

    ÉCOUTE INTÉGRALE DE SCARIFICATIONS SUR SPOTIFY

    Feu-Chatterton-Ici-le-jour-a-tout-enseveli-600x600

    2. FEU ! CHATTERTON, ICI LE JOUR (A TOUT ENSEVELI)

    ÉCOUTE INTÉGRALE DE ICI LE JOUR

    Jérôme Minière Une île

    3. JÉRÔME MINIÈRE, UNE ÎLE

    ÉCOUTE INTÉGRALE DE UNE ÎLE SUR SPOTIFY

    Pierre Flynn Sur la terre

    4. PIERRE FLYNN, SUR LA TERRE

    ÉCOUTE INTÉGRALE DE SUR LA TERRE SUR DEEZER

    Jean Leloup À Paradis City

    5. JEAN LELOUP, À PARADIS CITY

    ÉCOUTE INTÉGRALE DE À PARADIS CITY SUR SPOTIFY

    YVES LAMBERT & SOCALLED DANS SES BOTTINES

    6. YVES LAMBERT DANS SES BOTTINES (AVEC SOCALLED)

    ÉCOUTE INTÉGRALE DE YVES LAMBERT DANS SES BOTTINES (AVEC SOCALLED) SUR SPOTIFY

    ARTHUR COMEAU PROSPARE

    7. ARTHUR COMEAU, PROSPARE

    ÉCOUTE INTÉGRALE DE PROSPARE SUR BANDCAMP

    GALAXIE_ZULU_frontweb

    8. GALAXIE, ZULU


    ÉCOUTE INTÉGRALE DE ZULU SUR BANDCAMP

    Julie Blanche

    9. JULIE BLANCHE, JULIE BLANCHE


    ÉCOUTE INTÉGRALE DE JULIE BLANCHE SUR BANDCAMP

    Bernard Adamus Sorel Soviet So What

    10. BERNARD ADAMUS, SOREL SOVIET SO WHAT

    ÉCOUTE INTÉGRALE DE SOREL SOVIET SO WHAT SUR BANDCAMP

    BASTIEN LALLEMANT LA MAISON HAUTE

    11. BASTIEN LALLEMANT, LA MAISON HAUTE

    ÉCOUTE INTÉGRALE DE LA MAISON HAUTE SUR SPOTIFY

    philippe-brach-website-cover-avec-titre

    12. PHILIPPE BRACH, PORTRAITS DE FAMINE

    ÉCOUTE INTÉGRALE DE PORTRAITS DE FAMINE SUR SPOTIFY

    PAIN-NOIR

    13. PAIN-NOIR, PAIN-NOIR


    ÉCOUTE INTÉGRALE DE PAIN-NOIR SUR SPOTIFY

    SAFIA NOLIN LIMOILOU

    14. SAFIA NOLIN, LIMOILOU

    ÉCOUTE INTÉGRALE DE LIMOILOU SUR SPOTIFY

    Tire le coyote Panorama

    15. TIRE LE COYOTE, PANORAMA

    ÉCOUTE PARTIELLE DE PANORAMA SUR BANDCAMP

    Flavien_Berger_Leviathan

    16. FLAVIEN BERGER, LÉVIATHAN


    ÉCOUTE DE LÉVIATHAN SUR SPOTIFY

    Le vent du Nord Têtu

    17. LE VENT DU NORD, TÊTU

    ÉCOUTE INTÉGRALE DE TÊTU SUR BANDCAMP

    Philémon Cimon Les femmes comme des montagnes

    18. PHILÉMON CIMON, LES FEMMES COMME DES MONTAGNES

    ÉCOUTE INTÉGRALES DE LES FEMMES COMME DES MONTAGNES SUR SPOTIFY

    PONCTUATION LA RÉALITÉ NOUS SUFFIT

    19. PONCTUATION, LA RÉALITÉ NOUS SUFFIT


    ÉCOUTE INTÉGRALE DE LA RÉALITÉ NOUS SUFFIT SUR BANDCAMP

    BARRASSO

    20. BARRASSO, DES X, DES CROIX, DES POINTILLÉS

    ÉCOUTE INTÉGRALE DE DES X, DES CROIX, DES POINTILLÉS SUR SPOTIFY

    LES REVENANTS ÉPOUVANTAILS

    21. LES REVENANTS, ÉPOUVANTAILS

    ÉCOUTE INTÉGRALE DE ÉPOUVANTAILS SUR BANDCAMP

    22. MEHDI CAYENNE, AUBE


    ÉCOUTE INTÉGRALE DE MEHDI CAYENNE SUR BANDCAMP

    Claire Diterzi 69 battements par minute

    SAN CAROL HUMAIN TROP HUMAIN

    23. SAN CAROL, HUMAIN TROP HUMAIN


    ÉCOUTE INTÉGRALE DE HUMAIN TROP HUMAIN SUR SPOTIFY

    Mehdi Cayenne

    24. CLAIRE DITERZI, 69 BATTEMENTS PAR MINUTE


    ÉCOUTE INTÉGRALE DE 69 BATTEMENTS PAR MINUTE SUR SPOTIFY

    BERTRAND BELIN CAP WALLER

    25. BERTRAND BELIN, CAP WALLER

    ÉCOUTE INTÉGRALE DE CAP WALLER SUR APPLE MUSIC

    Arman-Melies-Vertigone

    26. ARMAN MÉLIES, VERTIGONE


    ÉCOUTE INTÉGRALE DE VERTIGONE SUR SPOTIFY

    Aurélien Merle Remerle

    27. AURÉLIEN MERLE, REMERLE

    ÉCOUTE INTÉGRALE DE REMERLE

    NICOLAS COMMENT ROSE PLANÈTE

    28. NICOLAS COMMENT, ROSE PLANÈTE


    ÉCOUTE INTÉGRALE DE ROSE PLANÈTE SUR DEEZER

    Raphaële Lannadère L

    29. RAPHAËLE LANNADÈRE, L

    ÉCOUTE INTÉGRALE DE L

    LOUIS-JEAN CORMIER LES GRANDES ARTÈRES

    30. LOUIS-JEAN CORMIER, LES GRANDES ARTÈRES

    ÉCOUTE INTÉGRALE DE LES GRANDES ARTÈRES


    • WOW! Suffisait de demander…

    • Ça me dit de quoi moi cette chanson «I want to pogne» !??

      Ha oui !Le duo comique Gilles et Denise…Ouf ! J’ai eu peur de ne pas trouver !

    • Hey spasipire vous faisiez votre Madeleine parce qu’on ne parlait pas de musique franco , là on en parle et vous détournez le sujet.

      Si vous aimez mieux jouer à la victime qu’à parler zizique y’a d’autres endroits qu’ici…

      Pas vraiment beaucoup écouté de musiques récentes donc je ne peux proposer grand chose, un peu surpris de ne pas voir Philémon Cimon dans la liste

      , dans les déceptions celui de Mara, pas vraiment lu de commentaires sur le dernier Catherine Major je ne l’ai pas entendu , qui avait un petit côté Barbaresque qui me plaisait bien, est-ce qu’elle a régressé ?

      Jérome Minière serait quelque chose comme mon top, pas mis la patte sur Feu Chatterton ou le Al Malik encore.

    • Mon 19h19 devrait me valoir une autre montée de lait sur la décadence de la langue française au Québec

      Pas grave le Gainbourghophile en moi s’assume

      La décadanse
      A bercé
      Nos corps blasés
      Et nos âmes égarées
      - Dieux !
      Pardonnez nos offenses
      La décadanse
      A bercé
      Nos corps blasés
      Et nos âmes égarées

    • @ infernalcomedy Leur plus gros hit c’est oh ma divine oh ma clémentine

      http://www.tagtele.com/videos/voir/46072/

    • Mine de rien je ferais un excellent modérateur, il ne me manque que de la crédibilité.

    • Parlant d’être complètement déconnecté de son lectorat; les pognez vous toujours mes jokes trop subtiles ou voulez-vous que j’insère un petit dessin IKEA avec les plus tough ? Non, non y a pas de frais pour ça madame c’est gratuit.

      Voyez ? Je suis déconnecté ET condescendant en même temps. Je mérite mon macaron Lapresse ?

    • En tout cas le Québec est bien fourni en chansons. Même que l’on s’exporte bien dans la francophonie.

      Mais on dirait que la France et la francophonie ne nous rejoint plus comme avant. On en entend moins souvent leurs chanteurs et chanteuses. Est-ce la disette là-bas.

      Il y a juste et surtout Bruel qui se pointe ici.

    • @spasipire, vous avez souffert beaucoup de l’oppression des méchants anglais dans votre cours d’école étant jeune ?

    • Mister Huot, votre déjantement sert bien ce blogue.

      Mais où se trouve vos commentaires sur la musique kebs et franco?

    • Pas rap, mais on ne peut passer sous silence.
      R.I.P Lemmy…………….

    • Bon, en tout cas, ce blogue sur la musique francophone est vraiment saboté.

      On parle musique franco les copains?

    • tu récoltes ce que tu sèmes spasipire

    • Dommage qu’Alain Brunet ait oublié de remettre la modération avant de sortir!

    • Pas moyen de faire des farces, ou de s’amuser sans qu’il y se trouve toujours un maudit fatigant de con de frais chié qui se prend pour le nombril du monde comme jboulais qui viens se faire aller la gueule comme le plus smatte du monde. Va donc te faire foutre.

    • qui dit que je fais pas de farce moi aussi
      tu as la mèche courte mon spasipire
      tu devrais apprendre à respirer par le nez et à contrôler tes propos
      J’ai déjà été un fervent promoteur de la musique keb
      je pourrais même te donner quelques leçons sur le sujet
      mais je crois que tu est un cas désespéré
      bref, que la prochaine année soit pleine d’amour et de bonheur pour toi car je crois que tu en n’as besoin
      P.S con toi même

    • PS spasipire…
      Je suis keb et fière de l’être
      Je serais toujours un fière représentant de ma culture et de ma langue
      tu n’as aucune leçon à me faire
      Mon top….
      tire le coyote
      Adamus
      Minière
      wd-40 même si ils ont rien sortie depuis longtemps
      Keit Kouna même s’il n’a rien sortie cette année
      je commence à tripper un peu sur cœur de pirate
      Malik aussi pcq je suis un fans de hip hop et de slam
      Leloup c une évidence
      Etc..
      J’ai été un bout de temps à bouder la musique keb, pour diverses raisons
      Maintenant je me réconcilie avec mes racines.
      Tu n’as aucune leçon à me donner lorsque tu me parles des BB et de M Louvain
      Fais tes classes et on pourrais peut être en reparler plus tard
      Je suis loin d’être une merde
      Mais paix sur la terre spasipire

    • Grand retour de l’année par un génie : Simple Songs – Jim O’Rourke
      La bublegum entêtante de l’année : Selena Gomez – Good for you
      Album franco de l’année (et de loin) : Flavien Berger – Léviathan
      Chanson de l’année : Sufjan Stevens, “Fourth Of July”
      Morceau québécois de l’année : Colin Stetson & Sarah Neufeld – «The Rest of Us»
      Album r&b/rap de l’année : Miguel – Wildheart
      Clip de l’année : Destroyer – Girl in a Sling
      La poésie chantée de l’année : Babx – Gaston Miron
      Chanson franco de l’année : Julie Blanche – Deux visages
      Le meilleur Star Wars de l’année : Wilco

    • @jean.huot
      Ces dérapages débiles ne sont pas dignes de toi. Et puis…quand ton principal interlocuteur est spasipire, il y a lieu de se demander qui est déconnecté ici ?
      Je ne lis pas ce blogue pour lire de telles conneries. C’est insultant pour le lectorat de Lapresse dont tu te fais le défenseur et pour l’auteur du blogue.
      Qui a le goût de commenter le sujet après autant d’insipidités? Pas moi
      Prends une pause mon ami. Tu es de toute évidence dans une mauvaise période
      Allez je te fais la bise

    • Une année plus tranquille en franco, mais tout de même de solides productions.

      !. Summer: Hot servitude
      2. Bruit noir : 1/111
      3. Mansfield Tya : Corpo Inferno
      4. Arlt : Deableries
      5. Requin chagrin
      6. Abd Al Malik : Scarifications
      7. Pumkin’s& Vin’s da Cuero : Peinture fraiche
      8. Louis-Ronan Choisy : Crocodile
      9. Jean Leloup : Paradis City
      10. Bertrand Bélin : Cap Weller
      11. Le chemin de la honte
      12. Orso Jesenka : Effacer la mer
      13. Feu! Chatterton : Ici le jour
      14. Flavien Berger : Leviathan et Contrebande 01
      15. Alexandre Delano : Eau
      16. O : Mostla tapes
      17. Babx : Crital automatique
      18. BBh : Bang, Big, Humain
      19. Thee Verduns : Le cathéchisme de la joie, la vie entière ( bilinque)
      20. Les Ep de : Mathilde Fernandez, Pauline Drand, Léopoldine, Gisèle Pape Casssandre, Judah wardky, Les lignes droites, Inigo Montoya, Fishbach, Baptiste w. Hamon.

      P.S. Beaucoup de commentaires mais peu de propositions.

    • Au lieu de jouer à qui est le plus con, y aurait-il moyen de faire en sorte que ce bloque demeure intéressant?

    • Comme je le demandais à monsieur jean.huot hier

      spasipire

      28 décembre 2015
      20h40

      Mister Huot, votre déjantement sert bien ce blogue.

      Mais où se trouve vos commentaires sur la musique kebs et franco?

      Et puis personne d’autres ne venaient donner leur commentaires sur la musique. Où étiez-vous au lieu de juste venir nous faire la leçon. On attendais votre liste. vos ”best of”.

    • J’ai pas de top 10 parce que je n’ai pas écouté assez de musique francophone de 2015 qui me semble un cru assez moyen. Voici mon top 3 :
      1- Tire le Coyote – Panorama
      2- Ponctuation – La réalité nous suffit (je les ai vu en show et ils m’ont passablement déçu par contre)
      3- Galaxie – Zulu (contraire de Ponctuation; pas mal meilleur en spectacle!)

      Je ne savais pas que Les Revenants avaient fait un nouvel album. Je vais aller me procurer le CD sous peu.

      Tout le monde parle de Jean Leloup, mais moi je trouve l’album assez moyen finalement.

    • Les suicides virtuels sont spectaculaires en fin d’année. Triste, tout de même… :(

      On recommence, donc.

      Vos listes top franco SVP :)

    • Est-ce que je suis le seul à avoir vraiment aimé l’album de Perez (Saltos)?? C’est de loin celui que j’ai le plus écouté cette année, côté franco. Celui de Flavien Berger a aussi quelque chose d’unique. Jérôme Minière, c’est comme d’habitude: essentiel. Pour ce qui est de Jean Leloup, j’imagine que je devrais arrêter de le bouder… J’ai été un gros fan, mais je me suis tenu loin de ce comeback, avec l’impression que c’était du réchauffé…

    • Moi, les listes, je ne sais tout simplement pas comment faire…
      Je constate être passée à côté de plusieurs perles, je viens de m’initier à Pain-Noir et je continuerai avec les autres titres qui me sont inconnus. Merci bien
      Par ailleurs, il y a ce site pour découvrir la musique franco alternative/ émergente/underground J’y ai fait des découvertes keb sur la compilation appelée Ô Canada. Très intéressant . Alors voici le lien pour le site La Souterraine
      http://souterraine.biz/

    • Pour ce qui est des créateurs d’ici, je reprends tous ceux qu’Alain a énumérés, sauf Leloup, au sujet duquel j’ai déjà exprimé mes réserves dans le billet sur Paradis City, sous mon avatar hardy_canyon. Le Zulu de Galaxie ne m’a pas épaté outre mesure non plus.

      Mes préférés francos d’ici sont :

      Medhi Cayenne : Aube (grosse découverte et coup de cœur tout aussi gros)

      Les Revenants : Épouvantails

      Safia Nolin : Limoilou

      Tire le coyote : Panorama

      Les Trois accords : Joie d’être gay

      Jérôme Minière : Une île

      Et Adamus, bien sûr.

    • Mention spéciale à Safia Nolin. Pour ceux qui se demandent ce qui suscite cet enthousiasme, regardez et écoutez ce qu’elle fait du “Va-t’en pas” de Desjardins, avec Joseph Marchand à la guitare :

      https://www.youtube.com/watch?v=7Q7VpgMltn8

      L’album, c’est ça X 13.

    • Un oubli, l’excellent album “Prospare” d’ Arthur Comeau.

    • Chez les cousins d’outre-flaque, il y a du gros stock :

      Claire Diterzi : 69 Battements par minute (coup de cœur total)

      Aurélien Merle : Remerle (coup de cœur total numéro 2)

      Babx : Cristal automatique 1 (pour Artaud, Rimbaud, Baudelaire, Aimé Césaire et Miron, mais aussi Kerouac et Tom Waits)

      Puis Feu Chatterton, Bastien Lallemant, Pain-Noir et Flavien Berger, bien sûr, mais aussi :

      Gisèle Pape : Oiseau (un EP plus que prometteur)

      Arman Mélies : Vertigone (mitigé chez certains, pas chez moi)

      Dominique A : Eléor (pas un beau retour, parce que cet homme n’est jamais parti)

      Ainsi qu’une trâlée de découvertes :

      Orso Jesenska : Effacer la mer

      Mansfield.TYA : Corpo Inferno

      Benjamin Schoos : Beau futur

      Baden Baden : Mille Eclairs

      Nicolas Comment : Rose planète

      Alexandre Delano : Eau

      Orwell : Exposition universelle

      Camille Benâtre – Nos rendez-vous manqués

      O Be Sides – Mostla Tape

      Et Requin Chagrin.

    • Je ne connaissais pas San Carol, merci du tuyau. Et j’oubliais Oxmo Puccino et son ami Abd Al Malik!

      Prospar d’Arthur Comeau est très bon, en effet.

    • “local”

      +1 pour “Prospare” d’ Arthur Comeau

      et sinon le
      Leloup – Paradis
      Adamus – Soviet Sorel

      pas encore assez écouté, mais c’est bon
      Safia Nolin – Limoilou
      MInière – UNe ïle

      pas du tout écouté mais ça viendra (cet album passe complètement sous le radar médiatique on dirait)
      Les 3 Accords – Joie d’être gay

    • Oups, j’ai oublié le mirifique “Fleuve” de Ô Paon.

      https://opaon.bandcamp.com/

    • oui, Geneviève Castrée, du franco complètement décollé des préceptes de comment doit sonner du franco … ce que Adamus fait un peu aussi avec son dernier

    • J’en ai rajouté 5, Arthur Comeau est aussi un coup de coeur.

    • Un grand oublié dans votre liste: Louis-Jean Cormier – 7 nominations à l’Adisq, Auteur compositeur francophone de l’année pour son album les Grandes Artères, no 1 des 10 albums francophones de la RTBF (même si il n’a jamais mis les pieds en Europe pour la promotion de l’album) et autres nominations pour son album dans plusieurs listes de fin d’année.

      Mais j’avais oublié ce que vous détestez: se sont les auteurs compositeurs interprètes qui deviennent populaire, qui font de l’argent et ne vivent plus de pain et d’eau fraîche.

    • Faudrait que je spécifie que le prix pour auteur compositeur de l’année été remis au gala des “Prix de musique folk canadienne” le même soir que le gala de l’Adisq.

    • Il fait tempête aujourd’hui, truman, prenez garde de pas prendre le champ. On ne vous reproche pas la nature de vos choix, n’est-ce pas ? Faites de même et ne prêtez pas d’intentions aux gens. L’album de LJC est bon, je suis LOIN de le détester. Qu’il soit populaire ou non, je m’en contrefiche. Et si vous étiez un peu plus curieux, vous sauriez que j’ai travaillé de près avec lui et que nous entretenons de très bons rapports. Son dernier album ne fait tout simplement pas partie de mes 25 albums francos préférés, Félix ou pas Félix. Je ne vous avertirai pas 2 fois.

    • Louis-Jean Cormier, je l’avais oublié celui-là! Je me suis réconcilié avec lui au dernier FME; son spectacle avait été très bon. J’ai préféré “Les Grandes Artères” au “Treizième Étage”, mais je trouve toujours que Karkwa est plus intéressant que LJC solo.

    • Le dernier de Philémon Cimon est excellent, mais personne ne semble en parler, ça me laisse perplexe. Trop intello et second degré peut-être?

      Très heureux de rencontrer les Mansfield Tya sur des listes par contre!

    • Philémon Cimon… pas capable. Mon ex avait ses cd et je l’ai vu quelques fois en spectacle dont le fameux show au cinéma l’amour que j’ai trouvé endormant à mourir. J’ai beau essayer, je ne comprends pas l’intérêt.
      Après, c’est peut-être juste moi qui ne comprend rien à sa musique.

    • alainbrunet

      29 décembre 2015
      09h48

      Les suicides virtuels sont spectaculaires en fin d’année.

      Mes excuses Alain.

    • J’ai écouté le Louis-Jean Cormier en avion. Pour la première fois j’ai réussi à m’endormir dans un cockpit. J’ai acheté le Leloup en vinyle: j’ai pas détesté mais je n’ai plus aucun jus de cerveau disponible pour le réécouter une deuxième fois. J’ai écouté une chanson de Bastien Lallement: toutes les références que j’aime (Melody N et Dominique A), mais justement je n’ai pas besoin d’écouter une reprise de Gainsbourg par Ané. Je préfère l’original et les jeunes artistes originaux (éduqués mais sans mimétisme). Lambert gagnant haut la main de la pochette la plus laide du siècle, j’irai voir si le moine vaut mieux que l’habit au-delà des mélanges des genres qu’affectionne le taulier. Sofia Nolin est sympathique, mais sa transformation en peu de temps de white-trash en hipster à lunettes, cardigan de chez American Apparel et tête à moitié rasée est un condensé inquiétant de la gentrification accélérée qui arrive à Limoilou (le titre de l’album, ce n’est pas un hasard) pour le meilleur et pour le pire.

    • Le Cormier est bon, mais rien pour écrire à Maman, comme on dit. Ma toune préférée demeure « Les nouveaux Fab Four », qu’il a écrite pour les cocos de La soirée est encore jeune :

      https://fr-fr.facebook.com/lasoireeestencorejeune/videos/1306004662761970/

      Et le Philémon est relativement émouvant, j’aurais pu le mettre dans ma liste. Je comprends votre incompréhension, arthon, j’ai longtemps été incapable de piffer Philémon. Un m’ment d’né, ç’a débloqué, je ne puis dire pourquoi.

      @ Clint :

      Au sujet de Ô Paon/Geneviève Castrée, « du franco complètement décollé des préceptes de comment doit sonner du franco », je n’avais jamais vu ça de cette façon, mais vous avez tout à fait raison.

    • Philemon Cimon et Tire le Coyote…deux chanteurs avec une voix …disons bien particuliere et haut perchees mais leur album respectif merite une mention honorable…le premier fait dans la pop au dessus de la moyenne…le second fait dans le folk typique 1920-1930, et il est gagnant du GAMIQ…album folk 2015…metions honorables aux chanteuses …Anique Granger, Rosie Valland, Ariane Zita, et surtout le 2e album de Maude Audet…mon meilleur album chez les chanteuses en 2015….

    • Content de relire _ghost parler musique.
      …..
      « Le Cormier est bon, mais rien pour écrire à Maman, comme on dit. Ma toune préférée demeure « Les nouveaux Fab Four », qu’il a écrite pour les cocos de La soirée est encore jeune »

      Tiens, je préfère l’humour et l’esprit de Cormier lors de ses présences à l’émission de météo pondérée(!) que ses chansons pop calibrée.

    • Merci Atchoum. Le taulier m’a redonné la liberté mais j’ai un bracelet électronique…

      NDLR Exact. Et je pars au cinoche. On verra la suite des choses plus tard. Pour le débat sur le lectorat de La Presse, c’est terminé.

    • @ fridator

      29 décembre 2015
      14h13

      “Le dernier de Philémon Cimon est excellent, mais personne ne semble en parler, ça me laisse perplexe. Trop intello et second degré peut-être? ”

      Psst psst, je suis une personne , lisez le 19 :14

      Dans la catégorie retour d’appel Je plussoie atchoum pour le présence du fantôme , à vos souhaits !

    • @Jon8

      Le lectorat de La Presse va de la petite bourgeoisie éduqué qui aime rien que lire une légitimation de ses goûts populaires de consommation courante à la bourgeoisie un peu plus éduqué qui affectionne les objets de niche qui suivent la tendance et font consensus chez les autorités pointus afin de renforcer son positionnement (haut/actuel) dans le marché des biens symboliques (Bourdieu style). Les articles de La Presse reflètent parfaitement son lectorat, de Sonia Sarfati à Claude Gingras. Tout est dans le dosage: il y a plus de lecteurs de la première catégorie.

    • Je viens d’écouter les suggestions de Feu! Chartterton et Pierre Flynn. N’ai pas accroché. Flynn, je comprends que sa poésie est à un autre niveau, mais n’ai jamais apprécié sa musique que je trouve ordinaire et d’une voix ennuyante.

    • Les Hôtesses d’Hilaire – Touche-moi pas là
      Avez-vous entendu cette album-là quelqu’un ???????
      Je peu pas croire que personne connait ça.
      en TK pour moi c’est un bijoux
      En écoute sur https://leshotessesdhilaire.bandcamp.com/
      Ne restez plus dans l’ignorance.

      Pour ma part je me considère comme un super mélomane et j’ai écouté
      plusieurs des albums mentionnés mais il y a encore beaucoup de découvertes à
      faire. Merci pour cette liste qui me permettra d’écouter les albums indispensables de l’année

    • La question qu’il faut savoir se poser: est-ce qu’on écoute encore nos coups de coeur de 2014?

    • “Pour le débat sur le lectorat de La Presse, c’est terminé.”

      Pour ceux qui voulait lire ma réflexion sur le sujet, je vous renvoie au recueil Mes inédits anthumes du Fantôme malsaint aux Éditions La Presse. Préface d’Alain Brunet. Un must pour vos cadeaux de fin d’année.

    • Ponctuation – la réalité nous suffit
      Leloup – À Paradis city
      I.D.A.L.G. – Post-Dynastie
      Les Marinellis – Île de Rêve
      Galaxie- Zulu

    • “Lambert gagnant haut la main de la pochette la plus laide du siècle”

      Je crois que le contenu est pire que la pochette. C’est tout dire. Le jour où l’on a découvert que l’on pouvait superposer n’importe quoi à des beats hip hop sous prétexte de “réactualisation”, quelque chose dans l’équilibre de l’univers c’est à tout jamais rompu.

    • “J’ai écouté le Louis-Jean Cormier en avion. Pour la première fois j’ai réussi à m’endormir dans un cockpit.”

      On doit prendre garde à ce qu’on écoute en avion. Pour toi, ghost, l’effet soporifique s’est avéré bénéfique. Or, j’ai une tante qui a écouté le dernier Patrick Watson lors d’un vol pourtant court. Résultat : phlébite et traitement de décoagulation d’urgence à l’arrivée. L’hématologue lui a conseillé qqchose de podorythmique pour le retour, genre Yves Lambert ou Alain Lamontagne.

    • @ maxime_g :

      I.D.A.L.G.! Merci pour le tuyau! De quel quartier viennent-ils?

    • Corridor – Le voyage éternel

    • “Ma toune préférée demeure « Les nouveaux Fab Four », qu’il a écrite pour les cocos de La soirée est encore jeune”

      La preuve que peu importe les paroles il fait pratiquement toujours la même toune.

    • Cormier “formatté” ?
      Pas d’accord avec ce terme. On est tout de même loin de Marie-Mai et autres vedettes pop chantant du “sur mesure”. Loin d’être mauvais ce 2e album, cela dit, j’ai commencé à trouver certaines pièces prévisibles, devinant certaines rimes et tournures musicales dès la première écoute, ce que monsieur Brunet appellerait peut-être de la gestion de patrimoine. Après six albums, j’ai l’impression qu’il a besoin de nouvelles collaborations pour trouver de nouveaux chemins, pour éviter cette mince frontière entre “avoir son style” et “se répéter”.

    • Et voici mon top 10 franco (je vais devoir faire un petit rattrapage pour les groupes francos hors-Québec !) :

      1. Feu ! Chatterton, Ici le jour (a tout enseveli)
      2. Abd Al Malik, Scarifications
      3. Tire le coyote, Panorama
      4. Bernard Adamus, Sorel Soviet So What
      5. Pierre Flynn, Sur la Terre
      6. Galaxie, Zulu
      7. Jean LeLoup, A Paradis City
      8. Les Revenants, Épouvantails
      9. Ponctuation, La réalité nous suffit
      10. Le Vent du Nord, Têtu

    • Pas beaucoup de coup de cœur du côté francophone du Québec cette année, car la majorité des parutions sont assez tièdes selon moi dans les musique, paroles, arrangements et surtout production.

      Un seul a vraiment réussi selon moi à créer un album remarquable sur tous ces plans; Pierre Flynn avec Sur la Terre ! Que j’attendais depuis une dizaine d’année et qui a surpassé mes attentes ! Et que dire du concert !

      Sinon, j’ai découvert Antoine Corriveau et son album Les Ombres Longues a tourné en boucle (surtout à 33 tours) ! Cela a également donné lieu à un excellent concert en programme double avec Julie Blanche qui est ma révélation francophone de l’année avec son excellent premier album !

      Et grâce à ce blogue, je viens de découvrir Feu! Chatterton et c’est un gros coup de cœur ! D’ailleurs, je vais m’empresser d’aller chercher leur premier album et souhaiter leur passage à nouveau au Québec en 2016 !

    • Bon, je n’avais pas mis de meilleur album québ de l’année…

      En fait, mon album de l’année est paru à la fin de 2014: Chocolat, Tss Tss. Une vraie tuerie par le meilleur band rock rock québécois depuis 10 ans.

      Corridor, oh yeah!

    • Antoine Corriveau ! Je l’aurais mentionné s’il n’avait pas été de l’an passé ! Les ombres longues est l’album franco que j’ai le plus écouté cette année !

    • J’aimerais faire part d’une de mes sources pour des découvertes au niveau francophone.
      CISM 89.3 de 6:00am à 7:00am tous les jours. Une heure de sélections francophones sans interruption publicitaire. J’ai découvert des artistes tels que :
      Carl-Éric Hudon
      Dany Placard
      Faudrait Faire La Vaisselle
      Fontarabie
      Geneviève et Matthieu
      Gigi French
      Guillaume Beauregard
      Hôtel Morphée
      Hugo Bourcier
      Jimmy Hunt
      Louis-Philippe Gingras
      Les Conards à l’Orange
      Julien Sagot
      Otarie
      Pépé
      Les Hay Babies
      Bref un tas d’artistes de différents styles.
      ****

    • Bien honnêtement, les temps sont durs aux Québec pour les mélomanes des marges qui mangent autre chose que du folk rock. Moi, justement, parfois j’écoute CISM et me demande dans quel millénaire on se trouve.

      Qu,on ait choisit de remplacer les magnifiques synthés analogiques de la version originale de la Guerre des tuques par des versions folk insipides en dit long sur l’incapacité d’une large part de l’industrie, qui va de la marge jusqu’au mainstream, à se projeter à l’extérieur d’un monde pensé pour et par des gratteux de guitares sèches. Autant les disciples de cette vision sont nombreux, autant c’est toujours la même petite gang qui se trouve embauchée quandl vient le temps de faire un truc avec un peu d’envergure. Faut pas se compter d’histoire,mpeu de choses ont changé depuis l’époque au Rick Hayworth jouait sur 75% des albums avec un peu d’envergure (solide guitariste, btw, le problème n’est pas là). Ce milieu est à la fois incestueux et conservateur.

      À ce sujet, j’espère que le succès d’estime de Turbo Kid ainsi que de sa trame sonore réalisée par Le Matos feront réfléchir quelques personnes. En même temps, les illusions à ce chapitre sont perdues depuis longtemps par toute une catégorie de créateurs talentueux qui n’ont d’autres choix que de se tourner vers l’extérieur.

    • Je dois des excuses à jboulay et à Alain Brunet. Merci de me pardonner.

      Mon psychiatre à changé ma dose.

      Et je ne peux me passer du blogue d’Alain. Le meilleur de La Presse.

    • D’accord avec bomper pour les Hôtesses d’Hilaire. J’ai vu le band live et j’ai été épaté. Le chanteur prend beaucoup de place (au sens propre et figuré), mais au-delà de son charisme, la musique du band est pas mal plus substantielle que ce à quoi je m’attendais.

      J’ai entendu Rosie Valland à la radio cette semaine et j’ai bien aimé. Je mets ça sur ma liste pour les prochaines semaines.

    • Effet, intéressant débat. Mais tu viens de faire avaler à Marchessault son restant de buche du 24! J’ai eu cette réflexion à écoutant le dernier Adamus: tiens, ils viennent de le rickhayworthisé.

    • Spasipire, je te conseille comme moi le traitement Ludovico.

    • En passant, j’ai beaucoup aimé Première neige de Police des moeurs, l’une de mes chansons québécoises de l’année. Très émouvant. Mais on aurait dit qu’ils ont viré les membres du premier groupe pour des musiciens tight… ;-)

    • Merci man !

      Pour le reste, ce n’est rien de personnel contre quiconque, mais j’entends des trucs et un langage qui rappelle les films de Gilles Carles et je me demande ce que ça traduit, au juste. Une espèce d’autenticité décalée et anachronique. un discours mis à jour grâce à des effets de production, mais qui repose quand même sur une espèce d’idéal fantasmé pour un Québec qui me semble ne plus exister. Un dernier soubressault d’espoir pour un certain Québec qui sent que sa survie ne passe que par un accodomement raisonnable avec Québecor. On vous livre la tradition, à vous de la mettre en marché et au goût du jour. Amen.

    • « Mais tu viens de faire avaler à Marchessault son restant de buche du 24! »

      Plaît-il? Dans le sens que je serais un tenant d’une vision, heu… au mieux statique, au pire empoussiérée et rétrograde de la musique qu’on fait ici? Y avait-il de l’acide dans ta bûche du 24, ghost?

    • La lutte contre l’embourgeoisement et la rickhaworthisation de la musique québécoise, très peu pour moi, merci. Pas besoin de graffitis anarchistes débiles sur la vitrine du Bistron In-Vivo (une ancienne coopérative d’Hochelaga-Maisonneuve) ni d’autodafé de guitares sèches. Adressez vos doléances directement à Éli Bissonnette, si vous désirez que le Québec musical passe au siècle qui vous convient. De mon côté, ça va très bien. J’ai justement entendu la toune « Cinq heures » du très prometteur trio synthétique Paupière. Du bon stock, à mon avis, mais… dites-moi, chers Policiers de l’esthétique, est-ce que c’est correct que j’aime ça?

    • Luc, je blaguais. Hardy_canyon était plus drôle. Vous avez été rickhayworthisé vous aussi?

      Je crois comme vous que plusieurs des mielleurs disques québécois sont du folk rock? Calvette, le rock québécois a été inventé par des chanteurs country!

      Cela dit, le problème que soulève Effet n’est pas sans cause…

    • C’est fou comme on peu prendre les choses personnelles ici. Suffit de critiquer quelque chose pour que quelqu’un croit qu’on l’empêche d’aimer cette chose.

    • Aussi, c’est clair que de soulever des interrogations sur un mouvement revient symboliquement à barbouiller des vitrines. Soupir….

    • Anyway, les réactions que suscitent inévitablement ce genre de propos ne fait que confirmer ce que je dis.

    • C’est un problème complexe. Le Québec qui “semble ne plus exister” existe réellement, il suffit de dépasser les développements domiciliaires de St-Bruno sur la 20. Québec rural, blanc, paupérisé, qui écoute essentiellement du country et de la variété. Leurs enfants peuvent écouter le altcountry ou nü folk de Brooklyn… pardon, du Miles End, car ils ont les références minimales. Tu leur demanderais d’écouter du minimal synth avec la voix noyée dans le reverb et ils n’auraient aucune référence pour l’apprécier. Trisomie 21, ça jouait pas à St-Jean-de-Matha…

      Cela dit, il y a aussi des raisons économiques. Pas mal plus facile pour Cormier de faire la tournée des salles du Québec avec son folk planant qu’avec un band de rock prog à la Radiohead. D’où l’aspect soporifique. Karkwa variait les arrangements, pas Cormier. Et puis, du Festival de Petite-Vallée aux compagnies de disques, il y a toute une petite institution québécoise qui accompagnent ce revival folk.

      Incitatif économique ou pas, ce n’est pas artificiel, ces musiciens aiment vraiment ça le folk. Ils écoutent Nebraska, Desjardins, Will Oldham, et à tout prendre ce n’est pas plus rétrograde que du minimal synth tournant 80. Il faut juste se garder de se vautrer dans l’imagerie passéiste. Je déteste pas Tire le coyote, à part quelques maniérismes agaçants, mais ses clips ont un petit côté réac avec ses Gaspésiens bon teint sur la plage, son abside d’église, son enfant blond et l’Île d’Orléans (hommage à l’aspect le plus réac de Félix dans le Tour de l’île, si quelqu’un n’a pas compris). Je ne dis pas que ce sont des références du Front national, loin de là et comprenez-moi bien, mais il est clair que ce Québec blanc rural est une valeur-refuge (chose que je ne sens pas du tout avec le folk d’Avec pas d’casque, par exemple).

      Après cela, et de façon symétrique, il y a un mépris ou une indifférence absolue de beaucoup de Montréalais (et des musicos montréalais) pour ce Québec-là. Arcade Fire vont se ressourcer à Haïti, mais leur voyage le plus exotique dans le Québec profond demeure un stationnement de Longueuil ou le Ashton de boulevard Charest à Québec. Un roadie a dû aller chercher la poutine… Pour une bonne partie des musiciens cool anglos (et même francos) de la métropole, Montréal semble une ville américaine avec un petit cachet comme New Orléans, et leur ville se séparerait du Québec qu’ils seraient soulagés ou ne le remarqueraient pas. De toute façon, ils peuvent vivre entièrement en anglais sans problèmes, right? Même les francos préfèrent la musique anglaise, il est où le problème?! Il y auraient beaucoup de nuances à apporter.

      Bref, le Québec est coupé en deux. Mais il l’a toujours été.

    • Et puis les anglos sont plus aventureux dans leur son car leur marché potentiel est de plusieurs milliards de personnes; alors que les musicos francos s’arrêtent à 8 239 910 habitants du Québec plus 3 millions de Français (et de toute façon difficilement atteignables pour des raisons d’accent).

    • Bon, c’est mon petit cinq cennes. Il faudrait que le taulier en fasse un débat de fond dans un billet. En respirant par le nez, on pourrait essayer d’y voir clair à plusieurs.

    • Oui, ce Québec existe aussi dans Rosemont, Ghost. Mais si je trouvais pertinent qu’il se rassemble autour du folk dans les années ‘70, je vois moins cette pertinence aujourd’hui.

      En fait, pas si certain que les enfants des fans de Marcel Martel se retrouvent beaucoup dans les artistes folk qui tapissent la programmation de CISM. Souvent, je trouve justement que ces artistes, très urbains, cherchent à se positionner à dans un monde de référents “empruntés”.

      C’est correct en fait, je cherche juste à comprendre. C’est comme un exotisme inversé.

    • Oui, mais ces musicos urbains viennent souvent des régions, comme Marie-Pier Arthur (Gaspésie) ou Louis-Jean Cormier (Côte-Nord). Et même notre Boulga national (Labrador).

      Et puis, il aime le folk/country/guit trad parce que c’est ce qui est hot sur la planète hipster en ce moment, de Bon Iver à Kurt Vile. Comme les restos branchés ont un décor de cabane à sucre pas juste à Limoilou et NDG, mais partout sur la planète.

      Les enfants des fans de Marcel Martel ne se retrouvent pas en masse dans ce nufolk, mais au moins, si un musicos folk du Miles-End passe dans leur patelin et qu’il n’y a rien d’autres à faire à ce moment-là à part du ski-doo, ils ne vont pas sortir après 5 minutes du bar car ils ont les références minimales pour comprendre la patente. Pas le cas avec du rock indie, du minimal synth ou du jazz rap. En plus, c’est juste assez edgy et cool pour faire chier les parents et leur ost… de Marcel Martel.

    • “Oui, ce Québec existe aussi dans Rosemont, Ghost.”

      Pour combien de temps? Prochain quartier à se faire gentrifier? Limoilouïser? À Québec, il reste St-Sauveur, mais on commence déjà à l’appeler Saint-Sô…

    • Et pour te paraphraser Effet:

      Le jour où l’on a découvert, avec MTV Unplugged in New York, que l’on pouvait prendre le hard-core le plus radical et le jouer à la guitare sèche sous prétexte d’“authenticité” et avoir quand même du succès, quelque chose dans l’équilibre de l’univers c’est à tout jamais rompu.

    • Je suis bien d’accord avec ce que tu dis. Je ne suis pas à tout pris d’un bord et pris individuellement, j’apprécie pas mal de trucs comme ça.

      Jusqu’à un certain point, ça rappelle le débat entre les exotiques et la littérature du terroir dans la période de l’entre deux guerres, et aussi celui sur le joual.

      C’est nécessaire de soulever ces questions et je ne crois pas non plus que les principaux intéressés trouveraient ça inutile ou inintéressant d’en parler. C’est de rapports symboliques avec notre monde dont il est question, pas de dénigrement personnel.

    • “Jusqu’à un certain point, ça rappelle le débat entre les exotiques et la littérature du terroir dans la période de l’entre deux guerres, et aussi celui sur le joual.”

      Oui, nous sommes condamnés à jouer entre le Nigog et son exotisme parisien et la littérature du terroir. Mais l’alternative n’est pas l’un ou l’autre. On peut faire les deux en même temps.

      “C’est nécessaire de soulever ces questions et je ne crois pas non plus que les principaux intéressés trouveraient ça inutile ou inintéressant d’en parler.”

      En effet, on ne peut complexifier la patente qu’en en étant conscient et critique. Après, le gars qui joue du folk groundé le fait en toute connaissance de cause et en sachant les dangers de l’imagerie authentique.

      “Even in this world more things exist without our knowledge than with it and the order in creation which you see is that which you have put there, like a string in a maze, so that you shall not lose your way. For existence has its own order and that no man’s mind can compass, that mind itself being but a fact among others”.
      Cormac McCarthy

    • “Mais l’alternative n’est pas l’un ou l’autre. On peut faire les deux en même temps.”

      Me disait ça en écrivant. La nécessité de l’ambivalence et du dialogue, non pour trouver “LA voie”, mais pour enrichir la notre.

      N’empêche, ça nous prendrait un/une Grouper full keb. Ça existe ?

    • Grouper? Connais pas. Explique, car je suis perdu, là.

    • Artiste américaine qui superpose des couches de guitares accoustiques à des loops et des ”found sounds”. Un espèce de folk fantomatique, ambient. Une espèce de rencontre entre l’ésthétique de Bon Iver et de 4AD des début dans un champ de blé cultivé par Pierre Henry.

    • J’oubliais: il y a pas beaucoup de magasins de synthé vintage à Blanc-Sablon et Carleton. Un m’ment donné, les musiciens des régions commencent tous avec une guitare sèche. C’est le son des régions pour des raisons bêtement micro-économique, comme dirait Boulga.

    • Ou macro-économique, je sais pas, je comprends rien à son jargon économique… ;-)

    • OK, je connaissais pas. Elle doit pas être trop populaire à Caraquet…

      Le meilleur disque de folk jamais fait au Québec, à part ceux de Cohen, est Upon Velveatur de Roger Rodier. Album mirifique qui mélange folk le plus pur, arrangement orchestral à la Laurel Canyon (pour toi Luc) et effets psychédéliques dosés avec grâce. Le disque que Louis-Jean Cormier aimerait faire s’il avait dix fois plus de talent. Mais il est sorti dans l’indifférence le plus total en 1972. My Spirit’s Calling est facilement l’une des chansons les plus aventureuses à avoir été produite au Québec, pas seulement dans le folk.

    • “champ de blé cultivé par Pierre Henry”

      Il doit pas y avoir beaucoup de ce genre de culture transgénique dans les Basses-terres du St-Laurent…

    • Je ne connais pas Grouper, mais ce qui se rapproche le plus de ta description est Guillaume Arsenault, Géophonik, sauf erreur.

    • @ effet :

      Me sentir visé : ghost écrit mon nom dans son commentaire en faisant un lien avec le tien. Je pouvais difficilement ne pas me sentir visé. Cette fléchette n’aurait pas dû me piquer, cependant, puisqu’il s’agissait du modèle à ventouse.

      @ les deux :

      J’aurais dû écrire deux réponses distinctes, toutefois. La vitrine du Bistro In-Vivo, c’est pour ghost et sa crainte de l’embourgeoisement de Limoilou. L’autodafé de guitares, c’est pour effet.

      Rosemont. J’y habite depuis la fin du siècle dernier. Le quartier se raffine – ou s’embourgeoise ou se « gentrifie », si on veut – et je ne m’en plaindrai sûrement pas. Puis, qu’écoutent les Rosemontois? Franchement, je n’en ai aucune idée. Faudrait le demander aux milliers de Souches, de Maghrébins, de Latinos, d’Haïtiens, d’Asiatiques, de Roumains, Bulgares et Bosniaques, entre autres, enfants, ados et adultes, qui peuplent le quartier. Alors, ce qu’on écoute à Saint-Jean-de-Matha ou à Chandler, je le sais encore moins.

      Puis, qu’est-ce qui est le plus valable, légitime et authentique, pour un créateur de musique québécois? S’inspirer de – et se prendre un peu pour – Neil Young et Gram Parsons, ou s’inspirer de – et se prendre un peu pour – Ian Curtis? Trois gars qui ne sont pas natifs de la Rive-Sud, en passant.

      Ensuite, qui sont ces si talentueux créateurs québécois échaudés qui doivent se tourner vers l’extérieur? À part Alain Lefèvre, récemment, je n’en ai pas entendu un râler. Et Lefèvre, je ne lui en tiens vraiment pas rigueur, compte tenu de l’admiration que j’ai pour lui.

      Et une fois que les arrangeurs des Sœurs Boulay auront calqué Grouper, qui devront-t-ils calquer?

      Enfin, ne vous sentez pas visés, je ne fais que frotter l’épistémè et la doxa l’une contre l’autre pour qu’en rejaillisse quelque chose de réconfortant.

    • Pour conclure, en ce qui me concerne, mon ami, je dirais que la réalité culturelle des régions ne me pose pas de problème et ce n’est pas du tout ce que je questionne. C’est plutôt la préoccupation et l’intérêt des jeunes urbains pour le folk que je m’explique moins bien, pas au sens où je le juge, mais au sens où je cherche la signification de ça. En même temps, je comprends bien. Les synthés analogiques, c’est aussi également full vintage et supposément ”authentique”. C’est une chanson différente du même disque…

      Bonne journée Ghost et désolé à tous pour les avoir amené cette discussion vers la voie d’accotement.

    • Je ne me sens pas visé, Luc. Je comprends bien ta réponse qui comporte une large part de vérité. Je ne milite pas, cependant, en faveur d’une appropriation plus légitime ou de plus d’authenticité autant que de la nécessité parfois de se projeter en dehors des paradigmes.

      Par ailleurs, je dirais que pas mal n’importe qui faisant de la musique électronique n’a d’autre choix que de tenter de se faire connaitre à l’extérieur pour ne pas être condamné à être ignoré complètement.

      Finalement, j’ai eu en masse de guits et des disques avec des guits dessus pour connaitre la valeur de cet instrument. Jon8 me reprochait de ne rien connaitre d’autre que le classic rock, toi de vouloir bruler des guits. Faudra se décider ; )

    • “sa crainte de l’embourgeoisement de Limoilou”

      Quand je parlais de Sofia Nolin, je parlais de gentrification “pour le meilleur et pour le pire”. Moi aussi je préfère un bon latté avec un coeur dans la mousse à un mauvais café filtre…

      Non, ce qui me pose question, c’est pourquoi cette talentueuse jeune femme écrit des textes où elle en déliaison et déconnexion par rapport à son environnement, mais que dans un même temps sa transformation est en phase complète avec celle de son quartier. Et puis, pourquoi j’ai l’impression que ce look est en partie calibré par les stylistes de Bonsound.

      Bon, sinon, Luc, je blaguais. Si tout questionnement sur un phénomène pour vous est de la merde d’intellos qui se frottent d’épistèmè, je conseille de continuer à regarder le show de la caverne pendant qu’on s’aveugle au soleil de l’Idée à l’extérieur. Il fait plus frais, on est moins seul et les drinks sont moins chers.

    • “Ensuite, qui sont ces si talentueux créateurs québécois échaudés qui doivent se tourner vers l’extérieur?”

      Je ne suis pas sûr de comprendre.

    • C’est drôle combien, à chaque fois que Effet et moi lançons un débat auquel on voudrait que tout le monde participe, on fait littéralement place vide. Bon, désolé, je vais aller sortir mes vidanges et écouter un bon film du néo-terroir.

    • Pour répondre à cette question : une bonne partie des artistes qui ne font pas du folk rock. Ça va du métal jusqu’au techno. Ils ne sont pas marginalisés uniquement en raisons des sous genres auxquels ils appartiennent, mais aussi en raison du conservatisme de l’industrie.

    • Ma question renvoie au commentaire d’effet, plus haut :

      “En même temps, les illusions à ce chapitre sont perdues depuis longtemps par toute une catégorie de créateurs talentueux qui n’ont d’autres choix que de se tourner vers l’extérieur.”

      Je me demande tout simplement qui sont ces créateurs talentueux.

      Est-ce que le look de Safia Nolin résulte du volet vestimentaire de la stratégie de Bonsound? Et est-ce que cette jeune femme s’est désincarnée en passant un contrat avec Bonsound? Sais pas. Est-ce que le fait de le savoir ou pas rendrait sa musique moins émouvante, en ce qui me concerne? Je ne crois pas.

      Pour ce qui est des questionnements qui seraient de la merde d’intellos, franchement ghost. J’ai posé trois questions dans mon avant-denier commentaire, j’attends toujours vos réponses, à toi et effet. Si vous n’en avez pas, daignez au moins le dire.

      Et ma phrase sur l’épistémè et la doxa ne se voulait pas sarcastique, bien au contraire. Décidément…

    • Luc, j’ai répondu mais le message s’est perdu et là, j’essaie de ne pas abandonner ma blonde seule avec le ménage. J’y reviens. Désolé.

    • 1. Non, il n’y a rien de fondamentalement authentique. Le folk, le country, la gigue ou les reels ne sont pas plus québécois à la base que le psych-rock. La question, c’est pourquoi, en ce moment, la guitare sèche est la seule façon d’avoir l’air québécois et d’avoir de l’audience chez les diffuseurs, etc. C’est le goût dominant et constamment mis de l’avant par l’institution, en somme, même si ce n’est pas pour autant mauvais.

      2. Effet a bien répondu. Je pourrais ajouter: pourquoi dans ces top de fin d’année, alors que tous les petits blancs branchés de la planète écoutent du Lamar ou du Kanye, il n’y a jamais aucun album de rap québ (à part le rap hipster du Mile-End). Cette année, Kapois Lamort a sorti une bible de 300 pages sur le rap québécois, Les Boss du Québec, et j’ai pas vu un seul chroniqueur de disques en parler.

      3. Il ne s’agit d’arrêter d’imiter un style pour toutt se pitcher sur un autre. Mais pourquoi il ne pourrait pas y avoir une variété de style?

    • “Et ma phrase sur l’épistémè et la doxa ne se voulait pas sarcastique, bien au contraire. Décidément…”

      Je le croyais. Dont acte.

    • Notre musique francophone est de plus en plus exportable. Elle peut rejoindre toute la francophonie.

      J’en suis fière.

    • ““Ensuite, qui sont ces si talentueux créateurs québécois échaudés qui doivent se tourner vers l’extérieur?”

      Vous avez entendu parler de Malajube et Karkwa. Probablement les meilleurs groupes québécois franco des dix dernières années avec Chocolat. Et bien, les trois groupes ont arrêté car ils ne pouvaient vivre de leur guitare. Ils se sont tournés vers la France, mais ils n’y ont eu qu’un succès d’estime. Pas assez populaires au Québec pour payer le loyer. Chocolat est revenu avec le meilleur album de l’année 2015, mais il est passé dans le beurre. Louis-Jean Cormier a proposé un son plus folk, plus propre, bien calibré et il a décroché la timbale. Hasard?

    • Ma liste, majoritairement francophone (et québécoise) :

      1) Saint-Pierre, Ingrid – Tokyo
      2) Mille Îles – Le bouquet
      3) Enya – Dark Sky Island
      4) Lefèvre, Alain – Rive gauche
      5) Gonzales, Chilly – Chambers
      6) Einaudi, Ludovico – Elements
      7) Morse, Neal – The Grand Experiment
      8) Wilson, Brian – No Pier Pressure
      9) Adele – 25
      10) Brach, Philippe – Portraits de famine
      11) Cousineau, Luc – Tant qu’il y aura une chanson
      12) Pellerin, Nicolas, & les Grands Hurleurs – 3/4 Fort
      13) Aznavour, Charles – Encores
      Anthologie de l’année :
      Leclerc, Félix, etc. – Duos Félix

    • L’histoire du hip hop au Québec est très riche, l’histoire du reggae au Québec est riche, l’histoire du disco au Québec est archi riche, on a une scène métal reconnue partout, des artistes électroniques qui jouent ou s’expatrient à Berlin, une tradition garage qui se compare à celle de n’importe où, mais quand vient le temps de percer ici pour ces artistes, il y a un silence radio total. Je suis sidéré, vraiment, de voir que les gens croient qu’il n’y a que les artistes nommés sur les blogues qu’ils fréquentent qui existent. Youhou, y a un monde à l’extérieur de soi et de ses propres références.

      Je ne nommerai pas les tas d’artistes qui ont fini par obtenir plus de support à l,étranger ici. Je ne me battrai pas non plus pour dire que les ”grosse industrie” est conservatrice car c’est un autre débat.

      Mais pour ne reprendre qu’un exemple pertinent ici. Pourquoi le disque d’Il danse avec les genoux est-il paru sur Teenage Menopause à Paris et celui des Marinellis chez les allemands de P. Trash ? Même dans la marge ont est incapable de se doter de structures modestes, mais viables. Pourtant, le modèle d’affaire de ces labels n’est pas basé sur une économie de proximité et il est tout à fait reproductible ici.

    • “une tradition garage qui se compare à celle de n’importe où”

      Oui, Chocolat a eu plus de temps-antenne quand ils ont fait un disque de pop anglaise que dans le style garage-psych. Et puis un show qui a dégénéré aux Îles de la Madeleine, comme dans toute bonne tradition du rock énervé, les a grillé pour l’ensemble du réseau des salles en région. Liste noire. À pleurer de rire.

      Je leur laisse répondre à Luc:

      “Vous savez, il y a une “culture du beau” au Québec francophone: quand volontairement ça n’est pas léché, il faut tellement l’expliquer, surligner! Or, tu peux faire quelque chose qui a un esprit rétro et négligé, mais qui ne ressemble à personne. Ainsi, on a loué un gros studio pour créer un album qui sonne comme si on l’avait fait dans un garage.”

    • “C’est drôle combien, à chaque fois que Effet et moi lançons un débat
      auquel on voudrait que tout le monde participe, on fait littéralement place vide…”

      C’est peut-être parce que les gens sont plus intéressés par la musique
      pour la musique alors que vos discussions portent sur la musique
      comme phénomène social en relation avec la québécitude…

      Ce qui est votre droit le plus strict…
      avec les résultats que vous mentionnez!!

    • @Yack

      C’est possible. Mais qu’est-ce que vous appelez “la musique pour la musique”? Si c’est parler accords, harmonie, rythmes, je n’ai jamais rien lu ici, à part Boulga et Bebop. Si c’est dire: “j’aime tel groupe et pas tel autre”, oui en effet. C’est comme parler météo pour les mélomanes.

    • Faire une liste de ses disques préférés, ce n’est pas parler de la musique, c’est de parler de ses goûts.

    • ghost, pour les musiciens, ce n’est pas si compliqué de parler harmonie, contrepoint, polyphonie, structure AABA, système tonal, système modal, système dodécaphonique, voicing, mesures composées, etc.. Suffit d’avoir étudié un tant soit peu la théorie musicale. On s’en abstient ici car on perd 98% des lecteurs. On s’en tient à des considérations générales sur la forme, le rythme, l’approche harmonique, l’approche mélodique…

      Aussi, effet, vous avez certainement une liste d’albums préférés en français. Ça m’intéresse. La somme des goûts finit par produire de l’information pertinente, de laquelle les gens font leurs choix. Aussi… les goûts ne sont pas équivalents d’une personne à l’autre, vous le savez fort bien. ;)

    • En même temps Alain, et c’est tout à votre honneur, vous présentez souvent des albums qui sont loin d’intéresser l’ensemble de votre lectorat, mais vous trouvez nécessaire de le faire. Il peut en être ainsi pour le reste, même s’il faut aussi éviter plusieurs couches de complexification : ).

      Parfois, ce n’est pas tant le nombre que l’on touche, autant que l’importance que ça peut avoir pour un tout petit groupe, voire une seule personne qui devient déterminant. Mais bon, on s’égare.

    • Oui c’est vrai. Bon, mon top électro est prêt. On le lance ce soir ou demain ?

    • @michelneurophile

      Je dirais probablement que je suis le plus grand fan de Brian Wilson sur terre si je ne savais qu’il y a littéralement une armée mondiale de crackpots de l’Homme… Mais il y a un truc que je n’ai jamais compris. Comment l’un des deux ou trois plus grands producteurs de l’histoire de la musique se laisse produire par Joe Thomas, le pire producteur de tous les temps. Avec cet horrible son eighties shiny and bright. Alors que la plupart des grands producteurs voudraient passer du temps en studio avec lui?

      Et puis, j’épouserais Zooey Deschanel si elle voulait bien de moi, mais qu’est-ce qu’une fille qui sait à peine chanter fout à faire un lead avec une génie en backing vocal?!!

    • @unholy_ghost, malgré ma déception de l’album de Brian Wilson, que je ressens comme vous, je lui ai trouvé une petite place dans ma liste, ne serait-ce que pour quelques pièces où on sent moins la production exécrable de Joe Thomas.

    • “On s’en abstient ici car on perd 98% des lecteurs. On s’en tient à des considérations générales sur la forme, le rythme, l’approche harmonique, l’approche mélodique…”

      C’est vrai qu’on perd le non-musicien (dont je suis) rapidement. Et vous allez probablement à la limite de ce que le lecteur moyen peut comprendre (c’est tout à votre honneur, comme disait Effet). Mais à chaque fois qu’un critique musicologue a vulgarisé un élément purement musical, j’ai toujours trouvé ça fascinant. Bref, ça peut être bien fait et compréhensible, mais peu de critiques le font. Vous devriez vous y essayer parfois.

    • OK je le ferai à l’occasion.

    • @spasipire

      “Notre musique francophone est de plus en plus exportable. Elle peut rejoindre toute la francophonie.”

      ??!

      C’est infiniment triste à dire, mais la chanson québécoise ne marche plus en France depuis Charlebois et Dufresne. Ne marche depuis que la chanson américaine chantée en français (Céline Dion, Corneille). Ou de la chanson française à texte: Coeur de Pirate s’inscrit complètement dans la tradition très française (Hardy, Gall) des “vierges étouffées”. Pierre Lapointe pourrait casser la baraque aussi dans la sphère dandy à textes.

      Mais jamais aucun disque rock québécois n’a jamais eu un succès appréciable en France. Succès d’estime, oui, mais pas un succès de masse. Tout simplement parce que les Français n’ont jamais aimé le rock en français, même par des rockeurs hexagonaux. Charlebois et Dufresne ont eu des succès important en France précisément quand ils ont laissé leurs frasques rock pour la variète.

    • “Aussi, effet, vous avez certainement une liste d’albums préférés en français. Ça m’intéresse.”

      Moi aussi, vivement.

    • Monsieur Brunet, je suis bouche bée malgré une “certaine” menace de votre part (je ne voudrais pas être banni de votre blogue). Je ne comprend pas votre volte face – es-ce que les discussions sur le blogue vous aurait fait changé d’idée? les choix des autres intervenants?

    • “C’est drôle combien, à chaque fois que Effet et moi lançons un débat auquel on voudrait que tout le monde participe, on fait littéralement place vide…”

      Que personne ne commente ne veut pas dire que personne ne lit. Contrairement à Yack, je lis avec intérêt, mais vous avez pas mal couvert ce que j’aurais pu répondre. Nul besoin que j’en rajoute une couche.

    • Thank you, sir.

    • « Je leur laisse répondre à Luc:

      “Vous savez, il y a une “culture du beau” (…) »

      Ciboulette, ghost, je suis Chocolat assidûment depuis leurs débuts; j’ai mentionné leur retour avec « Tss Tss » dans un billet sur Caribou en octobre 2014. Pour ce qui est du « léché » versus « pas léché », mes chums et moi soulevions cette question litigieuse il y a plus de 30 ans en écoutant « Tonnedebrick » d’Offenbach. Tu diras sans doute « Mais cela prouve que rien n’est réglé, trois décennies plus tard », mais non, il y aura toujours trop de léché et pas assez de rugueux pour certains et le contraire pour d’autres, le Québec n’a sûrement rien d’unique en ce sens, en Occident du moins. Et tu comprendras aussi qu’après plus de 30 ans de gossage de léché/pas léché, je commence à en avoir ma claque.

    • Sinon, pour revenir aux réponses à mes trois questions, bien disons qu’on nage dans la doxa, c’est-à-dire que les données épistémiques ne se bousculent pas au portillon. Car, ce que j’en ai saisi, c’est que :

      - la guitare sèche domine mais que Karkwa, Malajube et Chocolat ont pété au frette parce qu’ils ne pouvaient plus vivre de leurs guitares (électriques, j’imagine);

      - des tas de créateurs doivent s’exiler à Berlin et ailleurs parce que les structures sont inadéquates ici (pendant que des tas de créateurs s’exilent ici parce que c’est la meilleure place au monde pour faire de la musique);

      - pour ce qui est de calquer Grouper et de calquer autre chose après, « Il ne s’agit d’arrêter d’imiter un style pour toutt se pitcher sur un autre. Mais pourquoi il ne pourrait pas y avoir une variété de style? ».

      Quand je pense à ma fille qui fait de la guitare classique…

    • La liste des artistes montrélais qui ont sorti des albums sur des labels de l’extérieur dans les dernière années est très longue. Par ailleurs, peu d’artistes s’établissent ici pour faire de la musique. Ils viennent ici pour travailler ou pour étudier la plupart du temps. Ils trouvent un lieu propice à créer,mun bon public et des belles petites salles, mais pas de labels, pas de possibilités de se rendre à un autre échelle à part exception et pas de possibilité de jouer ailleurs qu’à Montréal.

    • Top 50 des artistes québécois qui ont paraitre des disques chez des étiquettes qui ne sont pas québécoises dans les 2-3 dernières années.

      Je ne parle que de ceux qui me sont venus en tête et évoluent dans des sous genres que je connais plus. Je ne parle pas non plus de ceux qui ont sorti leurs trucs ici, mais dont on a parlé presque exclusivement ailleurs.

      I.D.A.L.G.
      Essaie Pas
      Marie Davidson
      Automelodi
      Jesse Obsourne Lanthier
      Bernardino Feminielli
      Les Marinellis
      Gorguts
      Pale Lips
      TOPS
      Police des moeurs
      Moss Lime
      Deadbeat
      A-Track
      Kid Koala
      No Negative
      Barr Brothers
      Besnard Lakes
      Criptopsy
      The Dears
      Despised Icons
      AUN
      Duchess Says
      Handsome Furs
      Island
      Kataklysm
      Majical Cloudz
      The Luyas
      No Joy
      SUUNS
      Young Galaxy
      Voivod
      Stars
      Bataille Solaire
      Yamantaka // Sonic Titan
      Dopethrone
      Solids
      Proxy
      Genital Hospital
      Fuck the Facts
      A Perfect Murder
      Akitsa
      Contrepoison
      Tim Hecker
      Le Révélateur

    • Je plussoie Blackened au sujet de la conversation Placebo-Ghost, à part jouer au chœur Grec j’avoue ne pas savoir ce que j’aurais pu rajouter de plus. Je remarque les mêmes tendances “anachroniques” dans un certain pan de la production locale surtout celle jouissant d’une distribution supérieure.Et effectivement la discussion était fort passionnante et pertinente des fois le silence ce n’est pas de l’indifférence c’est du respect …

      … sur ce ben bonne année aux intervenants et lecteurs de ce blogue et de la bonne musique à la fin de vos jours (et avant !) !

    • “Par ailleurs, peu d’artistes s’établissent ici pour faire de la musique. Ils viennent ici pour travailler ou pour étudier la plupart du temps.”

      Tu le penses pour vrai? on pourrait penser que c’est une blague ….

      Pour ce qui est des bands locaux qui ont des labels ailleurs, en quelque part ça ne veut pas toujours dire grand chose …. la gérance continue souvent de se faire à partir de Montréal, la création se fait ici, les enregistrement se font ici ou proche, l’artiste continue de vivre ici, de se dire montréalais, etc.

      @luc -> chocolat + malajube + karkwa … les bands ont roulé une dizaine d’année, c’est long 10 ans dans un band , c’est juste normal après de vouloir passer à autre chose quand on commence à se répéter musicalement et à se taper sur les nerfs les uns les autres … chocolat a encore du jus pq ils ont su ne pas trop étirer la sauce

    • Donc, des gens s’établissent d’abord à Montréal pour y travailler ou y étudier, puis se mettent à faire de la musique en dilettante et se retrouvent vite coincés car aucun label montréalais ne veut d’eux et qu’aucune agence artistique montréalaise ou québécoise ne veut leur organiser de tournée ailleurs au Québec. Ma question : À quoi devraient s’attendre ces Montréalais d’adoption qui font de la musique en dilettante?

      Merci pour la liste, mais ce que j’y vois ce sont des artistes anglos très bien ou relativement bien établis, deux groupes métal qui tirent le maximum de leur niche ainsi que d’autres artistes francos qui tirent aussi le maximum de leur créneau, puis des artistes « en développement ».

      Je reviens au postulat de départ de ce « débat » : le folk occupe une place disproportionnée dans l’espace musical franco, au Québec. Puisqu’on ne dispose d’aucunes données précises ni de normes quant aux proportions qui pourraient être acceptables, on pourrait dire qu’il s’agit d’un sophisme. Or, quand on lance un débat et qu’on voudrait que la communauté du blogue y participe, faudrait peut-être s’appuyer sur une interrogation comme « Trouvez-vous qu’il y a trop de folk franco, au Québec? ». La question n’est pas sans intérêt et je pense honnêtement que cette formule serait plus saine et propice à la participation massive. De mon bord, je n’ai participé à cette discussion que parce que ghost m’a hameçonné. N’oublions pas, de toute façon, que ça restera toujours, pour moi, une jasette de taverne 2.0, bien que ça puisse ou que ça veuille prendre des airs d’analyse musico-anthropologique poussée. Et ne me ressortez pas l’allégorie de la caverne, pour l’amour du côlasse.

    • @Luc

      1) En effet, guitare électrique.

      2) Effet a répondu, mais oui, il y a des anglos qui arrivent dans McGill Ghetto et ensuite déménagent dans le Miles End. Comme je te disais, leur marché n’est pas celui franco.

      3) Effet demandait à ce qu’il y ait UN Grouper queb. La question, ce n’est pas si tout le monde doit mixer comme elle, mais si c’est possible qu’il y en ait un. Je lui ai dit Guillaume Arsenault, peut-être pas, mais il n’a rien fait depuis 2009… Une collaboration entre Grimes et Richard Desjardins?

      4) Léché/pas léché. J’aime beaucoup certains trucs léchés (Fleetwood Mac, entre autres), mais est-ce que tout a besoin de sonner comme du soft rock avec la voix bien en avant comme si c’était du Gilbert Bécaud, calvette?!!

      Je vous souhaite une bonne année, sir.

    • La question cette semaine à la C(t)averne chez Alain: Trouvez-vous qu’il y a trop de folk franco, au Québec?

      La personne qui fera la meilleure réponse gagnera des langues de porc dans le vinaigre à volonté.

    • @ clint :

      C’est ce que je crois aussi pour Malajube, Karkwa et Choco. Probablement pas victimes d’autre chose que d’avoir fait le tour du jardin, de se taper sur les nerfs à la longue et d’être écoeurés de sentir les chaussettes sales des bandmates dans la camionnette louée chez Jean Légaré.

      ghost : Bonne année à toi également (tu peux me tutoyer, comme dans l’ancien temps)

    • “c’est juste normal après de vouloir passer à autre chose quand on commence à se répéter musicalement”

      Je ne crois pas. Les trois groupes ont donné des entrevues en disant qu’ils arrêtent car ils ne pouvaient en vivre décemment.

    • Une bonne année, mon vieux.

    • Je viens de voir que Arsenault a sorti Oasis station de service en 2013. My error. Alain l’a chroniqué?

    • HELLO, (comme dirait la fille de 25 ans) ghost
      Je me fais l’archiviste de service…

      http://blogues.lapresse.ca/brunet/2013/11/16/guillaume-arsenault-gaspesicana/#comments

    • @ghost

      Trop de folk-rock-americana-cabane chez les Kebs ? C’est ce que valorisent plusieurs «taste makers» de québécitude. Qy’y peut-on ? Proposer un top 30 différent, plus diversifié, sans dénigrer le kebericana. Dans les faits, il y a bien plus, vous n’avez qu’à vous farcir ce qui est proposé dans la liste ci-haut ou encore découvrir les suggestions de placebo, Luc et les autres. L’an dernier, le hip hop franglais a connu une ascension assez spectaculaire merci.

    • Il n’y a pas “trop” de folk. Il n’y a jamais trop de quelque chose, mais il y a des sur représentation dans certaines sphères qui sont néfastes au bon fonctionnement de l’ecosystème dans son ensemble,

      Oui, beaucoup des noms cités dans ma liste sont anglos, et puis? Ça ne veut pas dire que les francos ont un meilleur avenir, mais surtout qu’eux ils n’ont souvent même pas la chance de se répendre ailleurs. Faut-il faire également un top 50 des artistes francos forcés à l’autoproduction?

      Les artistes sortent d’ici pour plein de raisons, mais peu importe leur genre ou leur envergure, ils ont de la difficulté à trouver ici l’équivalent de ce qu’ils trouvent ailleurs. Qu’il y ait autant de talent, mais si peu de support pour certains aspects n’est pas un problème nouveau et je ne crois pas que ça soit une très grande révélation pour quiconque a déjà mis les mains à la pâte dans ce milieu.

      Pour le reste, pas besoin de se justifier sur les raisons pour lesquels ont participe ou non ou débat pour ne pas avoir l’air du gars fatigant de qui des gens qui ne participent jamais ici viennent se pleindre une fois de temps en temps. moi je ne participe pas au débat, sauf quand j’y participe et bien entendu, c’est toujours parce qu’un autre m’y a engouffré. faudrait pas croire que je fais ça de mon plein gré et que j’y participe vraiment.

    • @truman

      Il y avait 25 choix, il y en a maintenant 30, question d’offrir plusieurs alternatives aux lecteurs – on ne valorise qu’un petit corpus franco au Québec, grave erreur d’insularité culturelle. Alors ? LJC est mon 30e meilleur album. Pas de volte-face à l’horizon… Il ne faut pas prendre vos désir comme des réalités…

    • “Par ailleurs, peu d’artistes s’établissent ici pour faire de la musique. Ils viennent ici pour travailler ou pour étudier la plupart du temps.”

      Tu le penses pour vrai? on pourrait penser que c’est une blague ….”

      Ben est ce qu’il y a vraiment une tonne d’artistes qui viennent ici strictement pour faire de la musique et qui demeurent ici plus que quelques années? Il y en a certain, mais c’est le propre de pas mal toutes les grandes villes d’attirer des artistes? Il y a plein de gens qui migrent vers Toronto et vers Vancouver aussi.

      Il faut effectivement nuancer, mais ce que je veux dire c’est que ce n’est pas une spécificité montréalaise.

      “Pour ce qui est des bands locaux qui ont des labels ailleurs, en quelque part ça ne veut pas toujours dire grand chose …. la gérance continue souvent de se faire à partir de Montréal, la création se fait ici, les enregistrement se font ici ou proche, l’artiste continue de vivre ici, de se dire montréalais, etc.”

      Tout à fait d’accord. En fait, ce que je tente surtout de dire est que malgré ça, il restent certaine lacune dans la chaine, notamment des petites maisons de disques. Il y en a, bien entendu, mais peut être pas en proportion du talent qui existe, surtout quand ça concerne la musique francophone. En fait, je crois qu’en dépit de la langue, il y a des trucs exportables et il manque peut être quelques labels dynamique capables de s’inscrire dans des réseaux globaux et de sous genres, comme il en existe plusieurs à l’extérieur. J’ai l’impression que souvent, on met de l’énergie à uniquement se faire connaitre ici, mais qu’on peut, même à petite échelle, en sortir.

      T’as parfaitement raison de nuancer ce que je dis.

    • C’est vrai que ça manque, des labels “champ gauche” avec une certaine direction artistique et qui la maintiennent sans sombrer dans le mainstream. On a pourtant un bel exemple avec Constellation et il est surprenant qu’aussi peu de gens aient emboîté le pas. Un “labor of love” trop exigeant?

    • Ma réponse est un copier-coller de Effet.

      La question n’est pas d’attaquer la musique que vous aimez (et que j’aime aussi), mais de voir en quoi et pourquoi l’écosystème fait en sorte que c’est surtout cette musique qui a de l’attention et fait place vide derrière.

    • Ce que j’en comprends, Alain, c’est que Arsenault (merci Norway) après un premier disque électro-foundsounds-folk rafraîchissant, il a mieux calibré son son dans la mouvance décrié ci-haut du folk mainstream bien de chez nous et qu’il a perdu ce qui le distinguait. Pourquoi? Il y a forcément des raisons structurelles.

    • Mon petit post sur la chanson québ en France en France vient d’apparaître ci-haut pour ceuz que ça intéresse.

    • “Est-ce que le look de Safia Nolin résulte du volet vestimentaire de la stratégie de Bonsound? Et est-ce que cette jeune femme s’est désincarnée en passant un contrat avec Bonsound? Sais pas. Est-ce que le fait de le savoir ou pas rendrait sa musique moins émouvante, en ce qui me concerne? Je ne crois pas.”

      Luc, cette transformation n’a pas encore atteint le coeur de sa musique, pour la bonne raison qu’elle a commencé en grande partie après l’enregistrement de l’album. Mais tôt ou tard, oui, elle touchera ce qui fait son charme désarmant. Et sûrement dès le deuxième album. Tu me diras.

    • Je vais surveiller ça de très près, merci.

      Un truc que j’ai oublié de mentionner, chez les Kebs de tendance électropop : Le Couleur et son EP Dolce Désir, groovy à mort, très agréable à voir et à entendre live.

      Chez les rappeurs, un album fascinant qui m’était passé sous le nez, et ça vient de Rosemont en plus : Le Reptile Rampant et “Mr. Rampant”. Ambiance jazz, extraits de films d’horreur et récits saugrenus.

    • Manu Militari et Bad Nylon, vraisemblablement très bons aussi, j’ai un peu de rattrapage à faire de ce côté.

    • @unholy_ghost

      Merci de mentionner Roger Rodier, que je ne connaissais pas. Je suis pas un fan de folk, mais si c’est du calibre de Cohen, alors je vais tendre l’oreille.

    • Roger Rodier est le Nick Drake québécois. L’avis de Lester Bangs: “timeless grace”.

    • @effet
      -> “Il y en a, bien entendu, mais peut être pas en proportion du talent qui existe, surtout quand ça concerne la musique francophone. ”

      Bien d’accord … Grosse boîte et Bonsound couvrent une partie du terrain, mais c’est certain qu’ils ne sortent pas 12 nouveaux artistes à chaque année … tu as des trucs comme Organ Mood (ok c’est instrumental) qui sont éminemment exportables mais qui se retrouvent à rester auto-promu/indépendant (ce qui n’est pas une tare en soi, au contraire, mais ça limite la diffusion).

      Mais bon, en dehors des labels, je reste avec l’impression que Montréal reste un excellent endroit à partir d’où faire de la musique pour plein de raisons … les musiciens francophones se mêlent beaucoup aux bands anglos, il y a quand même une grande perméabilité à certains niveaux … voir Timber Timbre et autres

    • se mêlent “beaucoup” au bands anglos …. j’exagère un peu. Mais bon, il y a certains signes de décloisonnement

    • 20h48

      OK je le ferai à l’occasion.

      unholy_ghost

      30 décembre 2015
      20h52

      @spasipire

      “Notre musique francophone est de plus en plus exportable. Elle peut rejoindre toute la francophonie.”

      ??!

      C’est infiniment triste à dire, mais la chanson québécoise ne marche plus en France depuis Charlebois et Dufresne. Ne marche depuis que la chanson américaine est chantée en français (Céline Dion, Corneille). Ou de la chanson française à texte: Coeur de Pirate s’inscrit complètement dans la tradition très française (Hardy, Gall) des “vierges étouffées”. Pierre Lapointe pourrait casser la baraque aussi dans la sphère dandy à textes.

      Mais jamais aucun disque rock québécois n’a jamais eu un succès appréciable en France. Succès d’estime, oui, mais pas un succès de masse. Tout simplement parce que les Français n’ont jamais aimé le rock en français, même par des rockeurs hexagonaux. Charlebois et Dufresne ont eu des succès important en France précisément quand ils ont laissé leurs frasques rock pour la variète.

      —————-

      Fait dure mon affaire. Merci de la mise au point. Dufresne et Charlebois, cela fait quand même longtemps.

      Bon bien tant pis pour les Français qui s’anglo/américanisent à la vitesse grand v.

      Donc pour ”pogner”, l’américanité est la recette la plus directe et la plus attrayante. Même quand les Français la calquent, c’est foutu.

      Brel doit se retourner dans sa tombe.

    • Bonne et Heureuse Année Monsieur Brunet. Je suis assidu à vos chroniques que je trouve très intéressantes et instructives. J’ai peut-être l’épiderme sensible pour un sujet en particulier mais ça peut donner de belles discussions.

    • Pour mon no.13, j’ai remplacé Aznavour par :
      13- Sheller, William – Stylus (que je n’avais pas encore entendu en 2015).

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