Alain Brunet

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  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Vendredi 6 mars 2015 | Mise en ligne à 17h50 | Commenter Commentaires (165)

    Steven Wilson, certitude prog

    Steven_Wilson_Hand_Cannot_Erase_cover

    Frontman de la formation Porcupine Tree, Steven Wilson vient de lancer son quatrième opus solo. D’aucuns crient au génie, j’ai même aperçu une note de 5 /5 dans le très crédible Guardian, sans en lire le contenu – je le ferai une fois ce texte mis en ligne. Pour l’instant, je note que cinq textes recensés sur la plateforme Metacritic attribuent à cet opus une moyenne de 90%. Imprimatur d’un seul groupe d’affinités ?

    La certitude prog ne date pas d’hier, c’était ainsi au tournant des années 70 lorsque la forme vécut son âge d’or après s’être inspiré de l’école de Canterbury (Hugh Hopper, Steve Hillage, Robert Wyatt, Kevin Ayers, Daevid Allen, Fred Frith, etc. ) et avoir vu émerger des groupes phares : King Crimson, Yes, Genesis, Gentle Giant, Van der Graaf Generator, Focus, Alan Parsons, ELP et autres PFM. Le sentiment qui animait alors les férus de prog en était un de supériorité. Rythmiquement supérieur, mélodiquement supérieur, harmoniquement supérieur et, pourtant, de culture rock. Qui plus est, la scène prog pouvait compter sur des musiciens virtuoses (tchèque la passe !), pour la plupart ouvert à la musique classique et au jazz fusion… style vers lequel plusieurs ont ensuite migré.

    Nous voilà 45 ans plus tard, pour ne pas dire 50.

    Mêmes choix harmoniques dans Hand.Cannot.Erase., mêmes choix mélodiques, mêmes choix rythmiques, même approche aigre-douce, même dosage classico-jazz-fusion, mêmes évocation rock (rythmes musclés et distorsion dans certaines séquences), instrumentation à peine modifiée. Chansons construites sur les mêmes charpentes : mélodies, refrains et ponts instrumentaux démesurément longs, sortes de pièces instrumentales enjolivées de chants humains. Oui, ces musiques de SW sont exécutées par de redoutables artilleurs dont le jeu est plus solide qu’il y a 40 ans – Guthrie Govan, champion shredder à la guitare; Adam Holzman, ex-sideman de Miles Davis et excellent claviériste; Marco Minnemann, batteur hors-pair; Chad Wakerman, autre superbatteur qui fut jadis recruté par Frank Zappa; Nick Begg; basse électrique et Chapman Stick… sans compter les voix complémentaires à celle de SW, Katherine Jenkins, Ninet Tayeb, sans compter les cordes et les propositions chorales.

    Si le musicianship de Steven Wilson et sa bande ne font aucune doute, si la méticulosité de leur pratique est incontestable, si la qualité des prises de son et du mix de cet album sont exemplaires, l’imagination fait ici sérieusement défaut dans le contexte de 2015. À moins que l’on considère ici la composition et l’écriture de chansons comme l’interprétation d’une autre époque sans velléité créatrice. En tout cas, l’écart entre un groupe hommage d’icônes prog rock des années 68-76 et la nature de ces musiques «originales» me semble très mince. Si mince qu’une telle approche ne peut intéresser qu’une communauté étanche de mélomanes… qu’on devine convaincus de l’excellence de leurs choix esthétiques.

    La certitude prog étant ce qu’elle est…

    LIENS UTILES

    Écoute intégrale de Hand.Cannot.Erase sur Grooveshark

    Steven Wilson, site officiel

    Steven Wilson, profil wiki


    • JE préfère Blackfield à cet album… Je préfère Porcupine Tree à Steven Wilson en solo.

    • Le progressif me semble être un genre musical qui ne progresse pas trop… ceci dit, je ne vais quand même pas me priver de mon plaisir au mois de juin car j’aime bien Steven Wilson. Sur Metacritic, il faut au moins une vingtaine de critiques pour commencer à prendre le tout au sérieux. Après une première écoute, j’irais avec un 3 1/2.

    • Toujours la même condescendance des journalistes pop/rock envers le prog. On met ceux qui apprécient ce genre très large dans une case, celle de la certitude et de la fermeture d’esprit, et voilà, le tour est joué!

      Pourtant le prog n’est pas un genre en lui-même tellement il est vaste de par ses possibilités d’hybridation. Voyez la réponse donnée par Steve Hackett en 2013 dans une entrevue et qui touche à ce sujet:

      About the time you left Genesis, punk came along, supposedly to blow away prog and all it stood for. Thirty-odd years later, prog is still going strong, punk not so much. Why do you think that is?

      The kind of stuff we were doing at the time, it was all crossover material; it was pan-genre. There was nothing we wouldn’t touch, no prejudice against any style of music. When punk swept in, it was prejudice incarnate, ignorance hailed as virtue. It was fun for five minutes and the Sex Pistols were very entertaining, but, if you say ‘yah boo sucks’ to everything, you’re throwing the baby out with the bathwater. Prog covers a multitude of areas, everything from jazz to classical to comedy. We were happy to embrace big band sounds, opera, pantomime. And, all these years later, that’s still going down a storm with audiences.

      On peut voir que le prog est beaucoup plus que la petite case dans laquelle M. Brunet tente de le mettre. D’ailleurs, la référence au punk est très intéressante quand on sait que c’est l’icône prog, Peter Hammill, qui a donné l’inspiration aux Sex Pistols. Pour Hammill, Rikky Nadir ne pouvait être qu’un personnage fictif. Il a écrit une chanson en 1974, Nadir’s Big Chance, et tout l’esprit du mouvement punk y est résumé. Ça commençait là pour lui, et ça s’y est aussi arrêté. Qu’y avait-il à rajouter? Les critiques diront que cette chanson était déjà trop sophistiquée pour être vraiment punk, mais l’esprit et l’attitude étaient là. Pour Jhonny Rotten, il s’agissait seulement d’être encore plus simpliste et outrancier. Dire que le même Hammill, à la même époque, a écrit des chefs d’oeuvre de profondeur comme Childlike Faith In Childhood’s. Quel contraste, et pourtant cohérent. Écoutez VDGG, Genesis, Pink Floyd, Camel, PFM, Ange, Twelfth Night, Harmonium et tant d’autres et essayez de mettre ça dans la même case.

      https://www.youtube.com/watch?v=6hAb5RJfYds

      https://www.youtube.com/watch?v=x16-qZJmpKA

      http://www.telegraph.co.uk/culture/music/rockandpopmusic/10046705/Steve-Hackett-Genesis-are-a-bunch-of-repressed-English-guys.html

      *

    • En ce qui concerne le premier vidéo, je crois que le ciel était beaucoup plus bleu dans Le vent nous portera de Noir désir. Par contre, la robe de Madonna dans Cherish était beaucoup plus mouillee sous le ciel bleu même si l’action lyrique se déroulait sur une plage quoi que l’histoire ne nous dit pas s’ il s’ agit d’une autre ou de la même. Comme le chante si bien le groupe Jamais sans mon chameau : À cheval donné on regarde pas la bosse. Je pense que le prog est rendu là.

    • “Si mince qu’une telle approche ne peut intéresser qu’une communauté étanche de mélomanes… qu’on devine convaincus de l’excellence de leurs choix esthétiques. ”

      Ca me semble, effectivement, bien résumer l’essence de ce blog…

    • vous m’avez fait bien sourire; “tcheque la passe”.
      Je l’ai sortie souvent celle-la.
      Ayant maintenant bien établie la pertinence du cliché, j’ajouterais que, comme pour le hockey, c’est la “passe” qui rend le jeu intéressant.
      Je poursuis l’analogie en indiquant que pour certains, tous les matchs de hockey se ressemblent, mais ils sont pourtant tous différents selon la qualité des joueurs et le nombre de “passe”.
      Vous trouvez que le prog ne se renouvele pas alors que vous encenser des artistes qui repete la chanson d’avant, et celle d’avant, et celle d’avant. Ils y en a meme qui se repete dans la meme toune.
      Je prefere ma repétition a la votre. Il y a plus de passes.

    • @opeth

      “journalistes pop/rock” …

      Voilà qui illustre parfaitement ce dont je parle. Pour voir les arguments de ce billet comme issus de la presse pop/rock, il faut macérer dans un vase très clos. ;)

    • @desjarm

      On exprime ici son désaccord avec des arguments et non des insultes dénigrantes fondées sur des données qu’on n’a pas – la circulation réelle de ce blogue, soit environ 140 000 pages vues par mois. Vous présumez que cette approche ne touche personne ? Changez de disque, svp.

    • @damienguay

      Je répète cet argument pour la cent-millième fois: la virtuosité est admirable lorsqu’elle est au service de grandes oeuvres. On peut bien contempler le shredding de Guthrie Govan, mais cette contemplation s’épuise assez rapidement si ces passes sont exécutées dans le cadre de compositions qui ne sont rien d’autre que des exercices de style. Par ailleurs, affirmer qu’on encense sur ce blogue des chansons qui reproduisent platement le passé, c’est bien mal le connaître.

    • Alain, tu trippes sur le techno electro machin alors il est bien normal que le prog ne vient pas te chercher. Le bon prog est chaleureux et touchant et le tout complété par de bons musiciens alors que le techno electro machin est froid et répétitif et même pas besoin d’être un vrai musicien pour en faire.

      Tu sembles tripper plus sur la nouveauté que sur la musique elle même. Rien de mal a ca en passant.

      Mais beaucoup a Montréal adore le prog alors entends toi a recevoir une tomate ou deux :o)

    • Je suis d’accord avec Alain sur le fond: Steven Wilson semble avoir délaissé le côté mélodique et émotif qui caractérisait une bonne partie de sa musique au tournant du siècle pour se concentrer sur un exercice de style ou la virtuosité semble l’emporter sur le contenu. J’ai réécouté dernièrement son album précédent et trouvé plusieurs qualités que je n’avais pas remarqué précédemment mais qui sont diluées dans un ensemble de passages semblant tout droit sorti d’un album de Genesis avec Peter Gabriel.
      Ceci étant dit, je perçois dans ce billet une pointe anti-prog qui semble suggérer que malgré les qualités ou les défauts de l’album de Steven Wilson, c’est du prog et du prog c’est nécessairement dépassé. Personnellement, je ne pense pas que c’est son meilleur album, pas parce que c’est du prog ou un autre style, mai sparce qu’il semble plus s’être livré à un exercice de style sans grande substance. Et je ne pense pas qu’on ait à dénigrer tout le rock progressif pour en arriver à cette conclusion.

    • M. Brunet,

      Je savais en l’écrivant que vous qualifier de pop/rock était très limitatif, mais c’est de là que vous venez et votre discours sur le prog est en ligne avec celui de toute cette presse pop/rock du temps qui a tapé sur le prog et salué le punk et le new-wave comme des avancées.

      Pour ce qui est du vase très clos, encore une fois, la définition de Hackett du prog, que je cite plus haut, montre que ce n’est pas le cas. Il n’y a pas eu de mouvement plus ouvert à des styles musicaux de toutes sortes. Le prog n’est pas un style, c’est une approche face à la musique, un état d’esprit. Les artistes associés au prog n’ont inventé que des façons de fusionner des styles musicaux en les arrangeant de manière nouvelle. Ils ont aussi eu le prétention qu’on pouvait aller au-delà de la chanson de trois minutes formatée pour la radio. Oui il ont eu l’envie de créer des œuvres plus ambitieuses. Des œuvres où une chanson pop/rock pouvait être intégrée dans un tout plus significatif.

      J’ai l’âge d’avoir découvert le prog au moment où la presse spécialisée, pseudo branchée, a tenté de l’assassiner. J’ai vécu le régression musicale des années 80. Cependant, avec les années 90, avec l’internet, avec la possibilité de s’auto-produire à coût raisonnable, le prog est revenu, et son esprit a été amalgamé par des artistes qui ne s’en réclament pas directement. L’esprit prog est beaucoup plus présent qu’il n’y paraît avec tous ces artistes aujourd’hui qui recyclent du vieux en mélangeant les influences et en en renouvelant le son. Notre époque a appris à faire du neuf avec du vieux, c’est un leg du prog, mais on évite de s’y identifier. Ça demeure trop honteux, trop ringard aux yeux d’une presse spécialisée dont vous faites partie.

      Steven Wilson est celui qui a réussi à briser l’étiquette négative associée au prog, à tout le moins pour lui-même. Ça des gens comme vous, M. Brunet, ne pouvez l’accepter. Wilson réinvente-t-il la musique? Non. Qui le fait vraiment de nos jours? Comme je l’ai dit plus tôt, on recycle. Le péché de Wilson à vos yeux c’est qu’il n’a pas peur d’assumer ses influences venant des années 70. Oui. Le gars a admiré tous ces artistes qu’on a descendus injustement à la fin des années 70. Ceci dit, Wilson est loin d’être l’artiste prog le plus intéressant et le plus original. Il est juste le plus visible. Raison de plus pour vous de le dépeindre comme fermé et ancré dans la certitude.

    • «Qui le fait vraiment de nos jours? Comme je l’ai dit plus tôt, on recycle.» ???? Dans le cas de SW, opeth, c’est effectivement le cas. Je comprends que ce soit insultant pour ses inconditionnels et que ces derniers voient chez les détracteurs «pseudo-branchés» incompréhension et tout et tout. C’est malheureux mais c’est comme ça. Chaque fois qu’on critique un artiste prog, il se trouve des militants pour brandir leur manifeste. Voilà une des rares communautés de mélomanes qui agit ainsi.

      «Tu sembles tripper plus sur la nouveauté que sur la musique elle même»… sylvain, je ne réponds pas à ça tellement c’est… bon je me retiens. Je ne commente pas non plus votre ouverture proverbiale quant aux autres formes de musique. Il faudrait toutefois que je vous le dise en privé un de ces quatre…

    • @opeth
      S’il est vrai qu’à son origine, le prog s’efforçait de briser les barrières entre les genres, comme les autres styles il s’est cristalisé autour de règles plus ou moins strictes. Rare sont les artistes prog qui ont su vraiment se renouveler (Hackett et Fripp en sont deux exemples). Dans le cas de Setven Wilson, il a longtemps utilisé des éléments prog dans sa musique (que j’ai beaucoup aimé par ailleurs), mais j’ai complètement décroché avec ses albums solo. Ceci étant dit, je suis d’accord qu’on peut certainement ne pas aimer Hand.Cannot.Erase. sans avoir à dénigrer l’ensemble de la musique prog. Personnellement, je m’ennuie du temps ou il ajoutait des éléments techno, pop ou ambient dans sa musique.

    • En fait, je pense que la question par rapport au commentaire de sylvainchartrand serait de savoir jusqu’à quel point l’élément de noveauté devrait compter dans notre appréciation de la musique (je ne crois pas qu’il y ait une bonne ou mauvaise réponse)?
      Personnellement, j’aime bien les nouvelles choses qui me surprennent, mais je n’est pas toujours le cas.

    • Bien sûr. Cela n’empêche pas de trouver des musiques surannées, même si elles sont jouées par des virtuoses. Cet album de SW, pour moi, en est un exemple patent.

    • Alain dit a 13h38 ‘C’est malheureux mais c’est comme ça’

      Ah! Tu a décidé ça! :o)

      Alain si tu n’aimes pas Steven Wilson (tu ne l’avais pas épargné a sa dernière visite a Montréal) pourquoi en parler?
      Puis tu sembles t’amuser beaucoup a répondre a ceux qui aime le prog. ;o)

      En attendant ce musicien n’arrête pas d’ajouter des supplémentaires dans sa tournée. On vient de décider qu’il y aura deux représentations a Montréal et d’ajouter une date au casino de Gatineau. Yes!

    • Je vous souhaite de passer une excellente soirée ! Peut-être deux ou trois, tant qu’à y être…

    • Cher monsieur Brunet, je suis persuadé que votre blogue est, à juste titre, très populaire. Vous avez depuis plusieurs années développé une large expertise qui vous permet de couvrir un très grand champ de la production musicale. Je soulevais simplement la dernière phrase de votre billet qui me semblait servir une certaine vendetta contre les amateurs de musique dite progressive. Comme vous, cet album me laisse tout à fait indifférent.

      Je crois, en fait, que je vous apprécie beaucoup plus quand vous traitez de choses que vous avez aimées.

    • “Alain si tu n’aimes pas Steven Wilson (tu ne l’avais pas épargné a sa dernière visite a Montréal) pourquoi en parler?”

      Je me suis posé la même question!

    • ”Alain, tu trippes sur le techno electro machin alors il est bien normal que le prog ne vient pas te chercher. Le bon prog est chaleureux et touchant et le tout complété par de bons musiciens alors que le techno electro machin est froid et répétitif et même pas besoin d’être un vrai musicien pour en faire.” -sylvainchartrand

      Ehhh boy.

      Comment discréditer totalement toute ses interventions passées, actuelles et futures en juste deux phrases. Félicitations, vous venez de gagner une brosse à dent.

    • Jean.Huot

      Non pas question de discréditer totalement toute ses interventions passées, actuelles et futures. Je respecte Alain. Juste en désaccord avec sa vision du prog. Merci pour la brosse a dent.

    • ^

      Ehhh boy en effet.

    • À chaque fois qu’un article critique un groupe de prog – et par critique, je veux ne lui concède pas la perfection – une horde de fans surgit pour attaquer l’auteur, les journalistes en général – en croisade commune dans un effort secret pour discréditer cette musique pourtant si évidemment sans failles – les amateurs de musique qui ne connaissent rien, ainsi que quelque pointes envers les autre style, pourquoi pas, pop, rock – electro plus haut.

      Ça me fait penser aux articles touchant au féminisme, ou inévitablement le nombre de commentaire va augmenter par dix par rapport à la normale – et pas pour le mieux.

      Le gars du Guardian voulait peut-être s’éviter du trouble! T’sais, pas dans le mood pour modérer…

    • Militant? Communauté? Manifeste? C’est la première fois que j’écris sur votre blogue ou sur tout autre qui traite de musique. Croyez-moi, je n’ai pas une âme de militant. Je suis juste tombé sur votre texte par hasard et ça m’a rappelé de mauvais souvenirs. Le souvenir d’une presse spécialisée qui en dénigrant le prog au profit du punk et du new-wave nous a donné une décennie 80 vraiment pauvre au niveau musical. Une décennie où on a réprimé l’imagination et l’ambition. Une décennie où on a pris les synthétiseurs du prog pour les appliquer à de la pop simpliste en prétendant qu’il s’agissait d’une brillante nouveauté. Version musicale des habits neufs de l’empereur.

      Finalement votre texte ne critique pas un artiste. Il critique un artiste qui ose s’afficher clairement comme héritier du prog. Je ne vous ai jamais vu écrire un article dénonçant un artiste parce qu’il fait du rock, du jazz, de la chanson française ou tout autre style. Dans la cas de Wilson vous ne critiquez pas la qualité de l’oeuvre, mais sa nature. C’est ce qui m’a fait réagir. Et pour le reste, vous n’avez montré aucune ouverture à tous les arguments que j’ai avancés. Alors pour ce qui est de la certitude. Vous me semblez en terrain connu.

    • Une horde? On a plus les hordes qu’on avait. Misère.

    • Écoutez opeth,

      Mon texte critique l’album de Steven Wilson et j’y vois l’expression d’une forme passéiste que l’on doive conserver et reproduire comme s’il s’agissant de l’impressionnisme, du romantisme, du dodécaphonisme ou du jazz moderne. Je crois plutôt que la forme que SW préconise est une transition parmi d’autres de formes populaires vers des formes plus sophistiquées dans les années 70. En ce sens, mon texte critique aussi une forme de prog calcifiée, qui vieillit mal à mon humble avis. Que j’exprime ce point de vue et que ça vous heurte à ce point (comme tant d’autres fans de prog) est plutôt symptomatique, car vous y voyez une critique de l’héritage prog au complet. Soit dit en passant, je trouve Opeth (le groupe) plutôt intéressant. ;)

      Pendant les sept années d’existence de ce blogue, vous savez, seuls les amateurs de prog sont ainsi montés au barricades pour défendre le genre au complet comme s’ils étaient assiégés par une seule mauvaise critique d’un de leurs artistes préférés – c’est un peu ce qui m’a motivé à parler de leur certitude, en fait. Que vous n’ayez rien écrit auparavant est fort possible. Mais votre réaction rejoint celle de tant d’autres. Enfin, que vos arguments (et ceux de Steve Hackett…) sur l’idée que vous vous faites de votre genre de prédilection ne me convainquent aucunement, cela n’est pas très important. Je suis bien conscient que notre désaccord sur cette question restera intact après ce dialogue de sourds, et il n’y a pas lieu d’en faire tout un plat.

    • Tout à fait d’accord avec opeth. Je n’ai rien contre une critique négative de Steven Wilson. Ce qu eje ne comprends pas, c’est qu’une critique d’un album prog doive nécessairement être associée avec une critique du style musical et de ses adeptes. Je suis ce blog depuis longtemps et c’est la première fois que je vois un album attaqué avec autant de virulence parce qu’il appartient à un style particulier de musique. Toutes les autres critiques que j’ai lu de Alain parlaient du disque et non du style musical, si ce n’est qu epour mentionner si il ajoute à l’édifice ou non. Je dirais que c’est plus ça qui fait réagir que le fait qu’Alain n’ait pas trouvé le disque de Wilson très bon (opinion que je partage). En fait Alain, pourquoi même en parler si vous avez une opinion si négative du prog en général? Qu’est-ce que ça amène de plus à la discussion?

    • @MG132

      Il arrive qu’un sous-genre musical fasse du sur-place. J’ai été, par exemple, un fan fervent de jazz-fusion (manière années 70) dans mon jeune temps (entre 12 et 17 ans), comme je fus un fan fervent de prog (manière années 70) itou – j’ai assisté aux concerts de tous les artistes prog des années 70 qui passaient à MTL, et tous les artistes de jazz-fusion des années 70. Or, ces deux formes se sont stabilisées à tel point que l’interprétation et la technique en ont supplanté la musique (pour faire une histoire courte). Je me permets donc à l’occasion de critiquer un sous-genre, ou une expression typique d’une autre époque que l’on tente de reproduire. Et… oui, il y a une particularité dans les moeurs (un peu dogmatiques) de plusieurs adeptes prog (et non pas de tous ceux qui peuvent s’y frotter à l’occasion ou encore le considérer dans sa palette de goûts), je le constate à chaque fois que je m’exprime sur la question. N’ayez crainte, je n’en veux à personne et je passe drette-là à un autre sujet. Il n’y a pas lieu d’en faire une affaire d’État…

    • Finalement tout ca se résume en un mot. Alain Brunet est un bon journaliste mais n’aime pas le prog. ‘C’est malheureux mais c’est comme ça’.

    • Pas tout à fait comme ça. Attendez voir ma critique des Dutch Uncles, dont le prog est un des matériaux de construction. :)

    • Je suis d’accord, Alain. Je trouve moi même très peu de prog intéressant passé les classiques des annies 70 et franchement, je n’aime pas la direction que prend la musique de Steven Wilson même si j’ai beaucoup aimé ce qu’il a fait avant. J’ai juste un peu de difficulté avec l’idée que la critique de Hand.Cannot.Erase. doive passer par un dénigrement du prog en général. Selon moi, l’album de Wilson n’apporte rien de nouveau prog ou pas. Je pense que c’est le point et ça m’aurait certainement fait moins réagir.
      En passant, y a-t-il des groupes prog qui innovent vraiment ces jours-ci? Si oui, j’aimerais bien les découvrir.

    • Quelque part ça importe peu qui a raison dans ce débat sémantique ! on le sait les goûts ne sont pas à discuter, surtout en musique. Ceci n’enlève toutefois rien aux nombreux talents de monsieur Wilson. Que ce soit avec Porcupine tree, Blackfileld, No man, en solo….etc. ou encore à titre d’ingénieur du son dans le remixage d’albums classiques, monsieur Wilson est un artiste dans une classe a part, il difficile aujourd’hui de nier son importance et la place qu’il se taille lentement dans la musique contemporaine. Sa soif de création et de recherche musicale peut peut être amener à des passages qui semblent surannés et du réchauffé de ce qui a déjà été fait avant…..so what ?……si on aime c’est tant mieux. Une chose est sure c’est que sa pulsion créatrice a rien à foutre avec la musique commerciale et son soucis principal de faire la piastre. Monsieur Wilson s’en fou sûrement complètement des guerres de sémantique, et probablement de la piastre aussi (j’ose espérer) vive la zizique faite initallement pour écouter. ……

    • bonjour tout le monde, j’ai lu tout vos commentaires et avant de juger et de dires n’importe quoi, je vous invite à aller sur facebook et de vous inscrire sur le groupe maniaque de musique progressive, et de venir discuter et voir aussi ce qui ce fait sur ce style de musique et après vous aller pouvoir juger, et je vous garantie que vous aller avoir des surprises. merci.

    • et j’oubliais celui qui se nomme MG132 tu seras le bienvenue pour tes découvertes.

    • Anyway… peu importe le genre…

      ANCESTRAL est une maudite bonne tune…

      Si vous aimez la musique… that is!

    • Oh my god. Il a cru en plus que je parlais de M. Brunet.

      … i’m speachless …

    • J’ai lu les commentaires d’un peu tout le monde et certains m’ont convaincu: je ne voterai pas Progressif Conservateur aux prochaines élections.

    • Je viens d’écouter ce disque sur youtube et j’ai l’intention de l’acheter. Different de ce qu’on attend aujourd’hui. Je vais plus tard écouter Porcupine tree, Blackfileld et No man. Merci monsieur Boivert.

    • Je ne comprendrai jamais ces débats. Cette manière de juger un disque en fonction de son appartenance à un style, ni l’éternel reproche fait à la musique actuelle : ça ne réinvente rien, c’est du mille fois entendu. Et ? Où est le problème ? Si un grand nombre de musiciens créent en 2015 des albums qui nous rappellent ceux des années 60 et 70, doit-on forcément y voir un manque d’imagination, les accuser de plagiat . Ou plutôt savourer ce qu’on entend quand on y est sensible ?

      Catégoriser, classer, mettre dans des cases, poser des étiquettes… Est-ce ainsi que s’exprime votre passion pour la musique ?

      Je ne comprendrai jamais non plus ce mépris que monsieur Brunet n’est pas le seul à afficher envers ceux qu’il semble voir comme étant des fervents adeptes de la secte des progueux. Ainsi, seuls ceux qui sont aveuglés par leur amour du prog peuvent apprécier ce disque qu’ils défendront envers et contre tout ? Prenez-vous les amateurs de rock progressif pour des imbéciles bornés ?

      La musique est ma passion. Cette passion va de la musique du Moyen-Âge à Rammstein, en passant par le rock psychédélique, le prog, le british folk, le blues rock, le hip hop, et j’en passe. J’aime immensément ce nouvel album de Steven Wilson parce qu’il est très bon, point. Je savoure, je me laisse emporter par les vives émotions que je ressens en l’écoutant. Je m’ouvre auxdites émotions, je ne leur barre pas la route d’office en me disant que je dois forcément détester parce que c’est du prog, parce que ce n’est pas un nouveau style inventé pour coller à l’ère du temps de 2015.

      Pourquoi de plus en plus de jeunes musiciens font revivre le rock prog, psyché, le hard, le british folk et presque tous les styles musicaux des années 60 et 70 ? Parce qu’ils manquent d’imagination ? Ou simplement parce que ces styles sont intemporels, passionnent toujours autant les musiciens que les mélomanes ?

      Je suis une grande admiratrice de Porcupine Tree, Blackfield, Wilson en solo. Ce nouvel album est, il me semble, le plus “accessible” de Wilson, le plus riche, le plus varié. S’il a de si bonnes critiques, Monsieur Brunet, ce n’est pas parce que ceux qui l’encensent font partie de l’Église de Proguologie, mais parce que, contrairement à vous, ils ne crachent pas globalement sur un style et savent juger de manière objective ce qu’ils entendent. Si vous détestez tant le prog, êtes-vous vraiment capable d’objectivité quand il est question de juger un album de Wilson ?

    • @ Alain Brunet

      Vous ne pouvez reprocher aux différents intervenants de vous servir votre propre médecine. Vous avez clairement ouvert les hostilités avec vos dernières phrases, qui sont un mélange d’homme de paille et d’ad hominem. Sans ces quelques mots, autour desquels tourne le gros du débat (œillères ou pas d’œillères?), on aurait peut-être pu discuter de…la musique.

    • @BettyCow Je vois la chose ainsi: un critique musical peut bien être fan de tel ou tel artiste mais il ne peut se permettre d’être avant tout un fan, comme vous et moi. Il n’y a pas que le prog qui passe dans le tordeur. Rappellez-vous, qu’il y a deux jours, la mise en garde de plate redondance était appliquée à Tigran Hamasyan, un artiste dont M. Brunet nous a par ailleurs maintes fois vanté la pertinence. Même si mon coeur de fan saigne un peu, j’apprécie le fait que le critique musical, lui, mentionne ses craintes par rapport aux signes avant-coureurs de redite.

    • Deux mots m’ont toujours horripilé lorsqu’il est question d’art, c’est nouveauté et pertinence. Une oeuvre est nouvelle si au niveau de sa composition elle n’est pas un plagiat. Pour ce qui est de la pertinence, une oeuvre l’est si elle sait intéresser et toucher celui qu y prête attention. C’est tout ce qui est nécessaire. Il faut en revenir de l’évaluation chronologique de l’art. Le XXième siècle a fait tombé tous les tabous, toutes les barrières. Le terrain de jeu est pleinement délimité et sur ce terrain il y a des zones fertiles, mais aussi des zones arides qui sont de peu d’intérêt. Si on veut avoir l’air novateur c’est là qu’il faut aller, mais ça ne touchera pas grand monde. Ce qui compte ce n’est pas la nouveauté, c’est la qualité de la composition, de la présentation (arrangements, mise en scène), et de l’interprétation. Si ces trois éléments sont de haut niveau, la pertinence est assurée.

    • La qualité des compositions, les arrangements exquis et la qualité d’exécution qui tient du voltige de Hamasyan ont souvent été louangés sur ce blogue. Son oeuvre sait toucher, nous sommes plusieurs à être tombés à la renverse, frappés d’émotions fortes. Un artiste dont la contribution ajoute une signature unique au plaisir du mélomane. Donc, pertinent mais bon…

    • ”Prenez-vous les amateurs de rock progressif pour des imbéciles bornés ?”

      Il y a en tout cas dans le lot des monomaniaques qui tappent sur le petit nerf… Le Web est assez vaste pour que ces sclérosés-musicaux se trouvent une tribu bien à eux: forum, blogue, fanclub, whatever. Le golden age du prog c’était dans les années 70, ça fait 40 ans ciboire, get over it. Le Chicago Blues est plus d’actualité en 2015 que le rock progressif, need we say more ?

    • @opeth

      « Ce qui compte ce n’est pas la nouveauté, c’est la qualité de la composition, de la présentation (arrangements, mise en scène), et de l’interprétation.»

      Justement, la qualité de la composition est ici médiocre, parce que redondante et sans imagination. Ses interprètes, aussi virtuoses soient-ils, sont au service de cette médiocrité compositionnelle. On peut bien se réfugier dans un édifice intellectuel (château de cartes en ce qui me concerne) pour justifier son allégeance…

      Lorsqu’un artiste prétend offrir des compositions originales et que plusieurs de ses adhérents le croient, il est possible qu’il soit contesté. Si vous cuisinez un boeuf bourguignon et que vous prétendez faire de de la nouvelle cuisine, on peut s’en formaliser.

      @pezz

      Je ne reproche rien à personne, je ne me plains pas de ces répliques. Où avez-vous pris ça ? Au contraire, je l’ai fait sciemment pour provoquer une polémique où chacun pourrait étayer ses arguments. J’assume donc avoir lancé quelques pointes à une cohorte dogmatique de la communauté prog, exemple de Steven Wilson à l’appui.

      Tous les goûts sont-ils la nature ? Toutes les interprétations de l’art sont-elles équivalentes ? Permettez-moi d’en douter.

    • ”All musical trends (which get filed into sub-genres) have an average shelf-life of about 5 years; this has held true since the very first wax cylinders were sold in the 1890’s. ” – Mike Seederman

    • Si un jeune compositeur suggérait aujourd’hui une oeuvre très proche des Variations Goldberg de Bach, oeuvre géniale comme on le sait, il se ferait planter pas à peu près. Composer de l’excelllent baroque en 2015, quel serait l’intérêt ? Pourquoi alors le mimétisme prog (dont il est ici question) serait-il exclu de ce principe ?

    • ”Deux mots m’ont toujours horripilé lorsqu’il est question d’art, c’est nouveauté et pertinence. Une oeuvre est nouvelle si au niveau de sa composition elle n’est pas un plagiat. Pour ce qui est de la pertinence, une oeuvre l’est si elle sait intéresser et toucher celui qu y prête attention. C’est tout ce qui est nécessaire.” – opeth

      Je suis d’accord avec ça.

      Ceci dit, il y a des degrés. Faire abstraction de ces degrés c’est se foutre la tête dans le sable.

    • Le mimétisme dont parle M. Brunet est juste une coche en dessous (ou au dessus, c’est selon) du plagiat et de l’hommage. On navigue dans les mêmes eaux ici, quoique le mimétisme est le plus prétentieux des trois.

    • La nouveauté à tout prix ne veut rien dire, effectivement.

      Comme Jean.Huot le souligne, c’est une question de degrés. Chaque cas est différent, mais ce n’est pas toujours une affaire individuelle; il arrive aussi qu’un sous-genre (ou une portion de sous-genre) s’enlise.

      On peut le nier tant qu’on voudra…

    • Le Plagiat c’est l’opportunisme et la paresse.
      L’Hommage c’est l’idôlatrie et la complaisance.
      Le Mimétisme c’est la prétention, consciente ou non, de pouvoir faire mieux que l’orginal mais avec exactement les mêmes ingrédients.

      Dans tous les cas, l’Évolution de la musique avec un grand ”É” n’y gagne pas beaucoup.

    • @ Alain Brunet

      Je ne prétends pas que tous les goûts sont dans la nature ou que toutes les opinions se valent, au contraire. Je suis probablement le plus grand pourfendeur du relativisme.

      Cela dit, si vous lancez des pointes, attendez-vous à ce que l’on vous réponde sur ces pointes, et non sur la critique en tant que tel. Vous ne pouvez pas vous amuser à titiller le tigre et l’accuser par-après de montrer les crocs.

      P.S., juste pour être sûr : je n’écoute pas de prog.

    • ”Pourtant le prog n’est pas un genre en lui-même tellement il est vaste de par ses possibilités d’hybridation.” – opeth

      Primo, ce n’est pas un genre mais un sous-genre… du genre Rock. D’ailleurs, le genre Rock (lui-même vieux et décrépi) est le papa d’un nombre très élevés d’enfants socialement non-fonctionnels ou morts en bas âge. Si je puis dire… Tout ça pour dire que ce n’était pas une bonne idée d’abuser des drogues et de la boisson tout en copulant avec les filles de la première rangée.

      Deuzio et blague à part; les ”possibilités d’hybridation” sont inhérentes à la plupart des genres et sous-genres musicaux. L’époque que nous vivons (si vous la suivez un tant soit peu) est sans aucun doute un feu d’artifice ”d’hybridation” comme nous n’avons jamais vu dans toute l’histoire de la musique. Il y a une liste longue de même d’artistes actifs dans les 10 dernières années qui font des Frankeinstein musicaux, pour le meilleur et pour le pire, mais surtout pour le meilleur. S’agit de comprendre que c’est surtout au niveau de l’Electro et de la Pop que ça se passe.

    • @pezz

      Je dois donc vous le répéter: OUI, je m’attends à ce qu’on me réponde sur ces pointes ET sur la critique de cet album en tant que telle. Et NON, je ne m’amuse pas à le faire comme vous le présumez. Je le fais pour le bénéfice d’une confrontation utile à mon sens. Utile car les valeurs de chaque tendance finissent par émerger. Les observateurs de cette polémique peuvent alors se faire une tête, on ne s’adresse pas ici qu’aux défenseurs et aux détracteurs. Enfin… toutes les polémiques comportent leur lot de cheap shots, impossible de les éviter, j’accepte les tomates qui me sont lancées. Parce que je crois que ces polémiques peuvent être parfois instructives. À l’occasion, je crois qu’il vaille mieux ne pas les éviter.

    • Jean.Huot ‘Le golden age du prog c’était dans les années 70, ça fait 40 ans ciboire’

      Tu manques completement le point. On parle du prog d’aujourd’hui.

      En tout cas je suis bien content de voir la reaction des intervenants concernant ce billet. Ca démontre que le prog fait encore jaser. Merci Alain d’en avoir parlé.

      En passant Jean.Huot je ne veux pas vous manquer de respect mais comme vous dites, il y en a qui tappent sur le petit nerf… :o)

    • Première écoute de cet album. Facile de comprendre la réaction de M. Brunet. Cet album est un cauchemar pour qui déteste l’archétype prog. Wilson y joue les érudits du style et n’hésite pas à amalgamer les influences sonores, certaines typiques des grands groupes des années 70 alors que d’autres incorporent des éléments plus basiques de métal, de pop, de folk et même de funk. Le tout est bien sûr passé par le processeur sonore Wilson, ce qui permet d’obtenir une cohérence à ce niveau, malgré que l’oeuvre comporte les ruptures typiques du cliché prog. Ce disque est clairement une oeuvre de deuxième génération. Je le redis, l’oeuvre d’un érudit de ce courant musical. L’oeuvre de quelqu’un qui a absorbé et intégré toutes ces influences. Le prog des années 70 amalgamait des styles musicaux existant, Wilson lui fusionne des sonorités et des structures issues de ce processus en y ajoutant un élément métal postérieur, le tout uni par son esthétique personnelle.

      Je peux donc comprendre que de voir un musicien de ce talent embrasser le style aussi pleinement et ouvertement peut être choquant pour qui ne s’y reconnait pas. Wilson est un esprit brillant, et contrairement à plusieurs musiciens qui ont contribué à établir le corpus fondateur des années 70, il ne renie rien et il s’assume à fond comme héritier direct. Wilson est clairement une force qui tente réhabiliter l’approche et l’esprit prog. Je peux donc comprendre que certains détracteurs de longue date ne renoncent pas et continuent le combat.

    • ”Tu manques completement le point. On parle du prog d’aujourd’hui.
      En tout cas je suis bien content de voir la reaction des intervenants concernant ce billet. Ca démontre que le prog fait encore jaser. Merci Alain d’en avoir parlé.”

      Vous manquez vous-même à peu près 9 points sur 10. Il y a une superbe démonstration qui le prouve un peu plus haut dans ce billet.

      1) Je parle du ”golden age”, justement. Savez-vous ce que ça veut dire ? Donc, à moins que vous réussissiez à démontrer que le golden age du prog est encore réel aujourd’hui, contre ”contre-point” manque totalement… le point. CQFD.

      2) La réaction sur ce blogue n’est nullement dû à l’intérêt pour le genre musical rock progressif mais aux sujets qui gravitent alentour de la situation: Fanboys, monomanie, sclérose des goûts musicaux, évolution ou non-évolution de l’art, etc…

      Vos commentaires prouvent encore une fois que vous habitez sur une île isolée de la réalité et que le titre de ce billet est fort à propos. To say the least.

      Une chose est certaine: comme ambassadeur de ”votre” genre musical, c’est un gros FAIL. Je me contre-câlisse encore plus de Genesis et de King Crimson qu’avant-hier et j’ai zéro appétit pour découvrir ”le prog d’aujourd’hui”.

      Bref, don’t sign me to your club thank you very much.

    • *votre ”contre-point” manque totalement… le point. CQFD.

    • « Wilson est clairement une force qui tente réhabiliter l’approche et l’esprit prog. Je peux donc comprendre que certains détracteurs de longue date ne renoncent pas et continuent le combat.»

      Détrompez-vous opeth. Ce combat est le vôtre et non le mien. L’avenir du prog, vous savez, ne m’empêche vraiment pas de dormir. Je ne fais que réagir à cet album, le tout assorti d’une petite pointe aux défenseurs dogmatiques de cette île prog seventies. Sans problème, vous pouvez continuer à croire que SW réhabilite une forme noble… pendant que d’autres estiment que le mec est en proie au mimétisme compositionnel – et donc clairement pas une force. Comme je le soulignais plus tôt, je ne cherche surtout pas à vous convaincre mais bien fournir des infos aux lecteurs en vous donnant l’occasion de vous expliquer.

    • @ norvege
      Dans sa critique de Tigran, Alain parle du musicien et non du jazz ou des amateurs de jazz. Je pense que c’est là toute la différence. Et pour répondre à Alain, je crois que la question de l’exercice de style vs contribution originale est une question très pertinente. Je ne pense cependant pas que c’est nécessaire de dénigrer complètement un genre (ou sous-genre) musical pour y répondre. À chacun d’y tirer ses conclusions par la suite.

    • M. Brunet,

      Je sais que nous n’allons pas nous convaincre de quoi que ce soit. Ceci dit, le critique professionnel c’est vous. Celui qui a une tribune depuis longtemps c’est encore vous. Si la démarche de Wilson est si déconnectée vous auriez pu passer votre chemin, mais au contraire vous avez jugé utile d’alerter vos lecteurs à l’encontre de ce passéiste de Wilson. Moi j’y vois une forme de combat de fond. Rien de bien malin. Rien qui porte à conséquence dans le monde actuel de la musique. Bien sûr ça ne vous empêche pas de dormir, mais ça vous agace quand même un peu de voir que la tête de ce serpent repousse, ne serait-ce qu’un peu.

    • Il n’y a pas de ”combat” Pour ou Contre un courant musical ou artistique. C’est une illusion.

      Les choses naissent, vivent et meurent. Ça, c’est la vie.

      … mais il y a beaucoup de monde qui refusent d’accepter cette réalité là.

    • ‘pas le choix de revenir sur celle là en ce beau dimanche après-midi!

      ”alors que le techno electro machin est froid et répétitif et même pas besoin d’être un vrai musicien pour en faire.”

      ***Breaking news! Après une longue enquête, les services secrets d’Angleterre viennent de découvrir que la musique de Aphex Twin a, en réalité, été faite par… le grand-père de Grumpy Cat! Apparement, le maitre du chat a laissé trainer un soir un synthétiseur Fisher-Price sur le bord de la litère, et voilà! une semaine plus tard une tonne de matériel était créé! À l’instar de Milli Vanilli, Richard D. Garfield n’est qu’une face humaine utilisée pour les besoins de la cause. ***

    • Je passais par ici et me dis: Tiens, je pourrais ajouter quelques grains de sel …

      Concernant la certitude et le prog, je ne crois pas que la certitude est l’apanage du prog. La certitude était aussi l’apanage du punk quand il est arrivé, la certitude est aussi ce qui caractérise les aficionados purs et durs de classique ou de jazz ou d’autres genres musicaux.

      L’ esthétique musical a connu un tournant a la fin des années 70 et début 80 avec l’arrivée du punk qui s’est transformé en new-wave, puis en alternatif et en indie.. L’ approche mélodique est devenue plus minimaliste. Avec l’affirmation:-Less is more, tout solo d’instrument qui durait plus que 30 secondes était considéré out et suspect ( pauvre progressif !) . Et on s’amusait a nommer dinosaures tous les groupes passés avant. et ce changement est devenu aujourd’hui la nouvelle norme musicale, la musique indie est devenue le mainstream, ce qui influence les gouts musicaux d’aujourd’hui. une norme culturelle, donc relative.

      Je pense qu’il serait facile de se livrer a une critique dure de tous genres musicaux et la musique indie n’y ferait pas exception: On pourrait ainsi affirmer que le minimalisme mélodique d’ aujourd’hui tourne en rond, qu’il donne bien souvent des pièces plus ou moins inspirés dont on peut oublier la mélodie facilement. A peu près aucune pièce composé a partir du début des années 80 ne se retrouvera dans le Great American Songbook ou auront la possibilité de devenir un standard de jazz. Que la maitrise technique des instruments est souvent sommaire et dans le rendu musical et particulièrement apparent lors des performances live. Et que ce manque de technique finit par aussi paraitre dans la composition. Que bien des pièces de ce qui se fait aujourd’hui pourrait littéralement se retrouver dans le catalogue des groupes des années70 et 80 .. Et je pourrais faire autant une critique dure du monde de la musique classique et du jazz…Mais je ne le ferai pas, mon approche de la musique se veut avant tout ludique. Si des gens ont du plaisir a composer et jouer une musique et qu’un public a du plaisir a l’écouter, point. .Le plaisir EST la pertinence. Ne pas trop intellectualiser la musique. C’est quoi déjà la boutade?: Parler de musique, c’est comme danser sur de l’architecture…

      Le prog durant le 20 dernières années a connu une rencontre avec la musique dite heavy. je les entends être bien présent dans la culture pop d’aujourd’hui par la bande a travers les musiques de jeux vidéos et la musique de film.( Tout ce lyrisme majestueux… ) Je soupçonne ainsi les compositeurs de ces musiques de s’inspirer allègrement dans ce qui a été fait dans le genre ces dernières années.

      Et Lana del Rey a bien du écouter quelques groupes européens gothiques et s’est peut-être dit, et si j’enlève les riffs de guitares… ?

    • @opeth

      «alerter mes lecteurs», c’est fort en ketchup. Il n’y a pas d’alerte à l’horizon.
      Quant à l’agacement, il est tout petit. Malgré tout ce que j’en pense, il est quand même plus nourrissant de collectionner des albums prog que des cartes de baseball. Bon OK, j’admets qu’elle est un peu trop baveuse celle-là. ;)

    • Je déplore et m’insurge contre ce manque de respect total envers la communauté des collectionneurs de cartes de baseball.

    • Si je ne connais pas la moyenne d’âge des intervenants sur ce sujet, ça me donne quand même l’impression que le bassin d’amateurs de prog se renouvelle, contrairement à celui du jazz.

      À dire vrai, je me demande même quel genre de question pourrait être posée ou quelle pique pourrait être lancée pour soulever autant de passion auprès des amateurs de jazz. Aucune idée.

      Quant au prog comme tel, le genre semble s’être donné une nouvelle vie dans la branche métal. C’est à dire qu’il est devenu un outil de plus pour les jeunes musiciens à la recherche de mode d’expression. Merci à Voïvod d’avoir ouvert la porte.

      Le prog de souche comme tel, avec ses sonorités d’origine, m’a tout l’air d’être condamné à se répéter. Un serpent qui se mord la queue, finalement.

    • M. Brunet,

      Je confesse, mais difficile de résister à l’envie de la pique dans ce genre de discussion. Vous en savez quelque chose.

      Ceci dit, je suis allez voir la référence du Guardian que cite M. Brunet en intro, pour voir ce qu’on dit ailleurs sur cet album, histoire de sortir de mon vase clos… Pour moi une phrase dans le Guardian, parlant de l’album de Wilson, résume le conflit de perception ici.

      “It might not be for you if … You refuse to give prog rock, in any of its various forms, the time of day.”

      J’aime bien le “in any of its various forms”. Ce constat n’est même pas admis ici. Le prog c’est bien plus que le cliché monolithique que ses détracteurs tentent d’en faire.

      Ceci dit, comme quoi tout est question de perception, cette phrase du critique britannique est étourdissante:

      “Wilson’s refined skill as a songwriter and studio guru combine to fashion songs that deserve a much wider audience than one that views his work as a modern equivalent of Pink Floyd and Genesis.”

      Ça c’est fort le café et ça montre bien le manque de respect pour les grands groupes ce cette époque. On ne se remet pas si facilement de tant d’années de “prog bashing”, un sport qui fut très populaire en Angleterre. Wilson a vraiment du génie pour leur faire avaler cette pilule. C’est là qu’on voit toute la perspicacité de M. Brunet! Lui ne s’y est pas laisser prendre…

      http://www.theguardian.com/music/2015/mar/02/stream-listen-new-albums-steven-wilson-ghostpoet

      http://www.theguardian.com/music/2015/feb/26/steven-wilson-hand-cannot-erase-review

    • @hugo1981

      Retourne à ma première intervention. Peter Hammill a incarné le punk dans un personnage fictif avant le punk lui-même. À la limite, le personnage de Rael dans “The Lamb Lies Down in Broadway”, en particulier dans la pièce “Back in New-York City” était une préfiguration du punk par un artiste prog en se servant lui aussi d’un personnage fictif. Le prog avait ce second degré, cette capacité de transposition qui fut perdue par les formes simplistes qui l’ont malheureusement supplanté.

    • ”À dire vrai, je me demande même quel genre de question pourrait être posée ou quelle pique pourrait être lancée pour soulever autant de passion auprès des amateurs de jazz. Aucune idée.”

      L’amateur de jazz est typiquement Verseau ascendant Cancer, beaucoup plus docile. Alors que l’amateur de prog est typiquement Scorpion ascendant Bélier, beaucoup plus casse-pied. Hahaha

    • @BettyCow et radada (la même personne)

      Désolé, mais vous avez clairement perdu le sens d’une «discussion ouverte» comme vous la souhaitez présumément. Impossible de mettre en ligne ces insultes, exagérations, accusations, aux antipodes des règles que définit une «discussion ouverte». Désolé, mais ça dépasse les limites. Non, je ne suis pas fermé à la critique (les désaccords pleuvent sous ce billet, n’est-ce pas ?), mais votre propos ne convient pas du tout. Que « je n’existe plus pour vous » est une bonne chose, j’ose croire. Je suis aussi contre la censure, mais il y a quand même des limites que vous avez franchises.

      Idem pour CHockFM, qui n’a pas compris le sens d’une discussion saine lorsqu’il y a désaccord.

      Bon… je sens que certains esprits basculent et j’avertis tous les blogueurs de s’en tenir à des arguments et non des accusations personnelles, à défaut de quoi ils seront évacués illico de la discussion.

    • « L’amateur de jazz est typiquement Verseau ascendant Cancer, beaucoup plus docile. »

      Ou encore parvenu à un âge où le Parkinson se dispute à l’Alzheimer, mais ça revient au même : il est beaucoup plus docile.

    • Je ne sais pas si Jean.Huot est un régulier ici mais il est très drôle. Alain semble totalement l’ignorer. Voici son commentaire le plus intelligeant.
      —————————
      R__N _ F__TRE D_ PR_G, _H B_N_N_!

      Tu veux acheter une voyelle ?
      —————————
      Tu as le droit de ne pas aimer le prog. Mais pourquoi l’haïr a ce point. Moi je n’aime pas le Rap. Mais ca ne m’empêche pas de dormir.

      Bravo a hugo1981 (15h59) pour sa lucidité et son talent d’écrire.

    • M. Brunet. Loin de moi le désir de vous offenser personnellement j’ai corrigé mon propos en espérant que vous puissiez le partager avec vos lecteurs. Je suis personnellement exaspéré depuis longtemps par ce monopole du fast food qui prend toute la place dans nos journaux et nos radios et vos propos m’ont fait réagir. Je serai toujours surpris de voir nos journalistes se permettrent de critiquer des artistes tout en acceptant lui-même très mal la mauvaise critique.

      Je me dois de vous signaler que vos propos risquent d’insulter plus d’un intellect. Pour bien vous faire comprendre, c’est comme parler de l’âge d’or du jazz comme s’étant produit il y a 60 ans. Le jazz est mort depuis, il tourne en rond et se répète? Voilà qui serait ridicule d’écrire dans un journal comme La Presse et pourtant vous venez de l’écrire.

      La musique progressive n’a cessé d’évoluer et de produire des oeuvres magistrales. À vrai dire, jamais il ne s’est fait autant de bonnes musiques progressives qu’aujourd’hui et ce même si nos médias l’ignorent. Notre journalisme artistique d’ici en a bien perdu la trace depuis longtemps et pense encore que le prog se résume à une époque lointaine? La réalité étant toute autre. Vos propos ne sont donc pas surprenant.

      Il se fait aujourd’hui des oeuvres magnifiques dont ce nouveau Wilson, les nouveaux Echolyn, Pain Of Salvation, Opeth, RUSH, Aneckdoten, Dead Can Dance, The Flower Kings, allant de Kate Bush à Spoke Beard, en passant par Devin Townshend, Neil Morse et des milliers d’autres tous aussi originaux les uns que les autres. Tout un genre musical prospère rigoureusement oublié par nos médias.

      Mais ne vous inquiétez pas, les amateurs de musique ne vous lisent plus depuis longtemps (vous n’étant pas vous spécifiquement..). Mais si comme moi ils tombent sur un des rares articles concernant cette musique il doit à chaque fois se pincer le nez. Sachez qu’une grande oeuvre ne peut s’apprécier qu’àprès l’avoir laissé vieillir, notre premier réflexe étant de trouver des ressemblances puis peu à peu l’œuvre se dévoile doucement et sûrement elle prend toute son ampleur. Tout le contraire de l’industrie musicale fast food qui monopolise nos journaux depuis longtemps.

      Meilleurs chances la prochaine fois M. Brunet

    • «M. Brunet. Loin de moi le désir de vous offenser personnellement j’ai corrigé mon propos en espérant que vous puissiez le partager avec vos lecteurs.»

      « Mais ne vous inquiétez pas, les amateurs de musique ne vous lisent plus depuis longtemps (vous n’étant pas vous spécifiquement..). Mais si comme moi ils tombent sur un des rares articles concernant cette musique il doit à chaque fois se pincer le nez.»

      Hum… pour une correction, c’en est tout une ! Associer ce blogue à du fast food ou autre généralisation de base, présumer que personne ne me lit (moi n’étant pas spécifiquement moi, bien sûr) sans arguments fondés, cela ne vous honore pas non plus. Il ne s’agit là que dénigrement gratuit et réactif.

      Quant aux arguments et non aux accusations faciles – pour ne pas dire clichés, voici ce qui suit:

      Au risque de me répéter, j’ai fait allusion au dogmatisme prog de certains. Cela dit, je n’ai rien contre les progueux non dogmatiques, modérés et ouverts. Si vous en déduisez que j’accuse l’entière communauté des amateurs de prog comme une secte de demeurés, vous avez la mèche courte.

      Je ne suis pas un grand fan de Rush, mais j’aime Opeth, j’adore Kate Bush qui n’est pas vraiment prog, je ne crois pas non plus que Dead Can Dance soit prog, j’aime Anekdoten et plusieurs autres.

      Quant au jazz moderne, sa forme classique permet une recréation par l’improvisation, de nouvelles formes d’interaction et de jeu – Chris Potter, par exemple, fait plus que Sonny Rollins. Les réformes sont minimes et ce qui m’intéresse au plan compositionnel a depuis longtemps dépassé le bop, le hadbop ou le style west coast.

    • ”Je ne sais pas si Jean.Huot est un régulier ici mais il est très drôle.”

      Ouais, mon nouveau pseudo sonne comme l’ancien. ‘pas trop trop difficile de me reconnaitre, i guess.

      Bytheway, Sylvainchartrand: Je me moque de l’idéologie que tu représentes, mais pas de toi en tant qu’individu.
      Mais bon, soyons honnêtes: je ne t’inviterai probablement pas à souper sans avoir la certitude que je n’écouterai pas du Gentle Giant en buvant mon verre de Morey St-Denis 2010. Quoique j’ai vu passer quelque part que les Progressistes faisait du bon boeuf Bourguignon ?

      Haha

    • YES! Alain aime opeth et Anekdoten. Il est a moitié pardonné on passe a autre chose. :o)

      Alain, Juste curieux, as-tu déjà écouté quelques albums de Porcupine Tree? Ca m’a pris un peu de temps a aimé mais maintenant je suis accro.

    • ”Ou encore parvenu à un âge où le Parkinson se dispute à l’Alzheimer, mais ça revient au même : il est beaucoup plus docile.”

      Iriez-vous jusqu’à dire, Monsieur Atchoum, qu’il pourrait se trouver parmis les amateurs de jazz des collectionneurs de cartes de baseball amnésiques mais vibrants ?

    • ”Le prog de souche comme tel, avec ses sonorités d’origine, m’a tout l’air d’être condamné à se répéter. Un serpent qui se mord la queue, finalement.”

      Yep.
      Pis passé un certain point, ça ressemble étrangement à une bague en plastique pour rideau de douche.

    • ”Il existe une certitude prog comme il existe un fondamentalisme chrétien ou musulman.”

      Et paf dans les dents!

      OUCH.

      Hahaha. Coudonc, me semble que je rigole beaucoup ici depuis la dernière heure… Qu’avez-vous mis dans mon thé ?

    • Définition d’un ÂGE D’OR:

      ”Époque idéale. Sommet d’un art ou d’une civilisation. Grande période.”

      Est-ce que, oui ou non, quelqu’un ici vient contester que le genre Rock Progressif a connu son ÂGE D’OR entre la fin des années 60 et le milieu des années 70 ?

    • Faut simplement se faire à l’idée que ce blogue
      représente les goûts et les humeurs de son hôte…

      On peut le lire pour voir ce qu’il aime sans se sentir
      obligé d’intervenir sur ce qu’il n’aime pas!

      Lire et laisser écrire!

    • Pour être considéré dans un âge d’or, il faut que le mouvement soit en ébullition. C’est une condition sina que non.

      Or, le déclin est amorcé depuis 40 ans. Non seulement il n’y a plus d’ébullition, mais je ne suis même pas certain qu’il reste une vieille croûte de fond de chaudron…

      Wake-up call, les copains: Dans les CINQ dernières années, voici les albums issus d’un mouvement bouillonnant:

      1. My Beautiful Dark Twisted Fantasy / Kanye West = Hip Hop/Pop Rap
      2. The Seer / Swans = Experimental Rock
      3. The age of adz / Sufjan Stevens = Art pop
      4. Cosmogramma / Flying Lotus = IDM
      5. Run the Jewels = Hardcore Hip Hop
      6. The idler wheel… / Fiona Apple = Art Pop
      7. Immunity / Jon Hokins = Microhouse
      8. Bloom / Beach House = Dream Pop
      9. Exit! / Fire! Orchestra = Experimental big band
      10. Shaking the habitual / The Knife = Experimental electronic
      11. Hot Dreams / Timber timbre = Gothic country, Baroque folk pop
      12. The inheritors / Holden = IDM
      13. Visions / Grimes = Synthpop
      14. Faith in strangers / Andy Stott = Electronic

      Voilà un solide échantillonnage des albums qui tirent l’évolution de la musique vers l’avant. Tout ça c’est de l’ACTUEL. C’est ce qui se passe MAINTENANT, pas quelque chose de figé dans les années 60 ou 70, mais quelque chose qui vie au présent.

      Maintenant, si vous n’avez aucune sensibilité pour un de ces albums là, ou pire, si vous n’en avez même pas entendu parler… Peut-être est-ce le moment de vous poser des questions quant à votre jugement critique sur ce qui est ou n’est pas ”bon” en musique, en 2015.

    • On peut remplacer ”bon” par ”pertinent”.

      Parce que c’est bien de ça qu’il s’agit, de ”pertinence”… dans le fond.

      Est-ce que le rock progressif est pertinent à notre époque ? S’il n’apporte rien de nouveau, non. Donc c’est juste un truc à consommer au nom de la nostlagie, that’s it. Ce qui n’a rien de mal en soit, bytheway.

    • Pour paraphraser Clémence…

      Permettez-moi de dire ceci:

      Et la musique… Que faites-vous de la musique?

    • @ Sylvain

      J’apprécie Porcupine Tree sans me rouler par terre, mais j’aimais beaucoup plus Japan dans le temps, l’ancien band de Richard Barbieri… et une grosse influence de Dutch Uncles.

    • @Waverly

      ”À chaque fois qu’un article critique un groupe de prog – et par critique, je veux ne lui concède pas la perfection – une horde de fans surgit pour attaquer l’auteur, les journalistes en général – en croisade commune dans un effort secret pour discréditer cette musique pourtant si évidemment sans failles – les amateurs de musique qui ne connaissent rien, ainsi que quelque pointes envers les autre style, pourquoi pas, pop, rock – electro plus haut.

      Ça me fait penser aux articles touchant au féminisme, ou inévitablement le nombre de commentaire va augmenter par dix par rapport à la normale – et pas pour le mieux.”

      —————–

      En effet, Waverly.
      Comme le disait M. Brunet, c’est du dogmatisme pur et simple. C’est un des côtés les plus laids de l’être humain. Et ça patauge dans la même marre que l’intégrisme, la mauvaise foi et la démagogie. Un cocktail qui fait des ravages dans toutes les sphères de la société depuis des lunes. Pis même dans l’innocente musique, apparemment!

    • ”À chaque fois qu’un article critique un groupe de prog – et par critique, je veux ne lui concède pas la perfection – une horde de fans surgit pour attaquer l’auteur”

      Ah je ne savais pas. mais si c’est véridique c’est qu’il doit y avoir une bonne raison.

      En tout cas ici si on défend le prog, Jean.Huot attaquera avec du dogmatisme pur et simple. C’est un des côtés les plus laids de l’être humain. Et ça patauge dans la même marre que l’intégrisme, la mauvaise foi et la démagogie.

    • ”La nouveauté à tout prix ne veut rien dire, effectivement.”

      Je doute fort que la *nouveauté à tout prix* soit un objectif en soi pour tout artiste qui se respecte.
      Par contre, il peut très bien avoir dans ses objectifs d’éviter de faire ce qui a déjà été fait.

      La nuance est importante. On ne cherche pas la nouveauté à tout prix, mais on ne veut pas copier-coller ou s’inspirer trop fortement de l’extérieur. Bref, l’artiste veut exister par lui-même, ce qui est parfaitement comprenable.

      Maintenant, la ”nouveauté à tout prix” c’est surtout pour étiquetter une oeuvre ambitieuse qui n’a pas bien fonctionné, n’est-ce pas ?

      Mais une oeuvre ambitieuse qui ne fonctionne pas, elle a au moins le mérite d’avoir été ambitieuse. Que reste-t-il d’une oeuvre sans ambition qui n’a pas fonctionné ?

      Voilà qui explique l’intérêt à prendre des risques.

    • @Sylvain
      je pense que le souper au pinot prend le bord tranquillement… Si on est chanceux, un beigne chez Tim peut-être ?

    • @Sylvain
      Ou alors juste un café et assis à une table différente pour commencer. On peut y aller progressif…

    • @Sylvain
      J’ai pas envie d’une relation rock n’ roll avec toi.

    • @Sylvain
      Je ne veux pas que tu penses que le disque saute, mais si tu m’aiguille bien à la table, nous pourrions progressivement trouver un terrain d’entente solide comme le roc.

    • Je pense que Stéphane Laporte a hacké mon compte.

    • M. Brunet ne semble pas comprendre le succès de Steven Wilson. Selon lui les amateurs aiment ça que parce que c’est du prog… d’où la certitude prog. IL semble déconcerté devant les excellents commentaires dans de prestigieuses revues. Selon lui le prog ne fait que tourner en rond depuis Crimson et Genesis et son âge d’or est passée depuis des décennies. Il va jusqu’à faire un lien entre les amateurs du genre que ces propos bouscules et les extrémistes religieux?

      Affirmer dans La Presse que Pat Metheny tourne en rond, que les amateurs aiment ça que parce que c’est du jazz, que l’âge d’or du jazz est passé date de 60 ans et que depuis ça tourne en rond? Que malgré un band exceptionnel sa musique est vide de sens parce que de toute évidence vous ne l’avez pas comprise? Oui vous pouvez le penser mais il faut vous attendre que les amateurs de Pat Metheny vous fassent penser à des extrémistes religieux..

      Eric Grenier
      Tehtford Mines

    • Du prog dans le top 40? http://www.bbc.co.uk/radio1/chart/albums

      Moi j’ai pu rien a ajouter.

    • opeth

      7 mars 2015
      16h57
      Une horde? On a plus les hordes qu’on avait. Misère.
      ____

      Fallait juste un peu de patience, faut croire.

    • ”Moi j’ai pu rien a ajouter.”

      About bloody time.
      C’est possible d’avoir une preuve par écrit ?

    • @chockfm

      Come on. Je ne compare absolument pas l’attitude dogmatique de certains fans de prog à l’extrémisme religieux. Le qualificatif intégriste renvoie ici à l’usage crispé, sans nuances, d’une grille d’analyse ou de l’appréciation soi disant savante d’une musique. Il n’y a aucune comparaison directe ou indirecte avec l’extrémisme religieux (violent) comme vous le laissez entendre.

      Par ailleurs, si vous estimez que je ne comprends pas la musique et le succès de Steven Wilson, encore moins les bonnes critiques dont il fait l’objet, c’est votre droit le plus strict.

      Façon très prévisible de se blinder dans ses certitudes en accusant l’autre de n’avoir rien pigé, tout en affirmant à tort que personne ne s’intéresse à son propos («plus personne ne vous lit depuis longtemps», elle est très bonne celle-là) mais bon… qu’y peut-on ?

      Et si vous croyez que la critique est homogène en citant les recensions très positives de cet album (afin de montrer à votre groupe d’affinités que je suis d’autant plus dans le champ en ce qui a trait à cette musique de SW, excellente «de toute évidence » comme vous le soulignez), vous avez ici la démonstration qu’il n’en est rien.

    • @ Jean.Huot

      « Je pense que Stéphane Laporte a hacké mon compte. »

      Je pense que jon8 a hacké votre compte.

    • Pour ceux qui s’ennuient d’Ian Anderson, voici un tuyau (blague de facteur de flûtes) : il accompagne le duo néo power pop Jeff the Brotherhood sur cette nouvelle pièce :

      https://www.youtube.com/watch?v=kjoKJ902nRk

    • J’écoute ça et je trouve ça bon. Sérieusement. C’est comme Neil Peart, Allan Holdsworth, Rick Wakeman et Tony Levin à la réunion annuelle des druides prog dans la forêt des Carnutes. Je ne peux toutefois m’empêcher de constater que les praticiens et tenants du prog ne sont pas doués en marketing. Ou alors ils s’en tapent. Or, peu importe l’origine du problème, le résultat est le même : cette gent est souvent mal aimée. Ce ne serait pas compliqué, me semble, de renipper un peu leur image, en commençant par changer de vocable : « progressif », quand on n’a pas progressé depuis 45 ans, c’est loufoque. Rebaptiser ce genre « reg » (pour « régressif ») ou, à tout prendre, « stat » (pour « statique ») serait idiot. Ce que ça prend, c’est un préfixe ou un suffixe branchouille, genre « post », « core », « avant » ou « proto », peu importe, ça ne veut plus rien dire. « Post-prog », ça sonne bien, non? Ensuite, lâcher les pochettes et les affiches de concerts conçues par des enfants du préscolaire. Puis, porter autre chose que des vêtements de tronches. Se produire à l’Astral ou au Divan orange, plutôt qu’au Théâtre Saint-Denis, au Gesù ou autres sous-sols d’églises. Faire des blagues entre les chansons. Et, l’élément le plus crucial, intégrer des musiciennes à ces clubs de nerds.

    • Oui je comprends. «Passe-moi le celte…» Pour ma part, j’ai longtemps carburé dans cette zone, plus maintenant. Je prends encore plaisir à entendre des athlètes de l’instrument mais ce plaisir est bref. Dans le cas qui nous occupe, je déplore le sur-place de plusieurs musiques de performance technique… dont cet album est un exemple patent.

    • ”Ce ne serait pas compliqué, me semble, de renipper un peu leur image, en commençant par changer de vocable : « progressif »”

      D’un point de vue marketing, c’est aussi prometteur que l’était le Centre 2000 de Laval. Avec un nom de même, tu es peinturé dans un coin.

      Dans les deux cas, au tournant du millénaire tu rases la patente pis tu recommences à neuf.

      Pour votre information, il y a maintenant un Wal-Mart supercenter qui trône sur le terrain. Insérez ici un rire démoniaque de lundi matin.

    • ”Je pense que jon8 a hacké votre compte.”

      Oh. Busted!

      Salut Hardy, tu m’as manqué mon vieux.

    • Également heureux de te retrouver, cher collègue qui « patauge dans la même marre que l’intégrisme, la mauvaise foi et la démagogie »!

    • @ Alain:

      Tout est dans le marketing. Prétendre que cette offrande constitue la plus belle invention depuis le gui tranché, c’est un peu beaucoup fort en potion magique. Marketer ça comme un « Hommage de Steven Wilson aux plus redoutables bardes post-tumulus », ça cartonnerait full malade à Ici Musique., autant chez Makonnen que chez Catherine Pépin.

    • D’accord hardy, mais je maintiens que c’est plus qu’un problème de marketing. Je trouve cet album mauvais, that’s it ! Je me tape de ce qu’en dit le critique du Guardian, qui s’inscrit dans la nostalgie prog sans regarder plus loin que le bout de son nez. Les musiciens de SW ont beau être d’authentiques killers, ça n’y change rien de mon côté.

      Pour le prog en général, cependant, je serai plus nuancé à l’avenir, après avoir été volontairement provocateur – avec les débordements prévisibles que je dois assumer…
      Sur le fond, vous savez bien que je n’ai aucun a priori sur aucun genre de musique. Mais il arrive que certains sous-genres manquent cruellement de carburant créatif à certaines périodes de leur histoire, et… quelques années plus tard, le vent tourne et voilà que surgit une nouvelle frange d’artistes intéressants et visionnaires.

    • Ouais, bon, ça ne deviendra pas mon disque de chevet du printemps, mais j’y entends un potentiel de deux ou trois écoutes supplémentaires. For old times’ sake, comme le dirait notre ancien-nouvel ami jon.Huot.

      Ajoutons, par ailleurs, que ce genre sert depuis déjà un p’tit bout à de temps à assaisonner des mets sonores variés et goûteux, comme le sanglier au Miriodor ou la perdrix au Mogwai.

    • Sanglier au Miriodor… Panoramix remplacerait Gandalf dans le Seigneur des anneaux ? Astero et Bilbix ?

    • Vrai que Miriodor ne se trouve qu’à deux « i » de Mordor.

      Un mashup Astérix-Seigneur des anneaux, ce serait rigolo. « Après n’avoir fait qu’une bouchée des orques, Obélix vaincra-t-il les redoutables uruk-hai? C’est ce que nous Sauron au prochain épisode. »

    • Bilbix le Hobo.

    • Le Hobbix

    • Obélix le Hobbix.

    • Dans cette version, Sauron et Sylvain-Chartrix veulent imposer le prog à toute la Terre du milieu (la bande son est signée Steven Wilson). Frodonix et Bilbonix répliquent en leur crissant de l’Assurancetourix full blast.

    • Assurancetourix? Mais il ne sait même pas jouer d’un vrai instrument!

    • Des hordes de fans de prog surgiraient pour le lyncher.

    • Des scientoprogs intenteraient des poursuites.

    • En scandant : Non, tu ne joueras pas! Non, tu ne joueras pas!

      Et d’autres : Tchèque la passe! Tchèque la passe! Cétautomatix brandit son marteau!

    • hahaha!
      Ils sont fous ces blogueurs.

    • @sylvainchartrand

      “Alain, tu trippes sur le techno electro machin alors il est bien normal que le prog ne vient pas te chercher. Le bon prog est chaleureux et touchant et le tout complété par de bons musiciens alors que le techno electro machin est froid et répétitif et même pas besoin d’être un vrai musicien pour en faire”

      Ce genre de commentaire vient vraiment me chercher à chaque fois, bon dieu. Je suis mal fait, je lis une mauvaise nouvelle en une de la Presse le matin, j’y pense quelques minutes et je passe à autre chose. Je tombe sur ces préjugés un peu mononc’ de sylvainchartrand (qui est un bon gars j’en suis sûr) sur la musique électronique et ma journée est gâchée.

      En fait, non..je trouve ça..triste.

      Mmm, non en fait c’est plutôt ironique, parce qu’en réalité n’est-ce pas souvent la prog qui est froide et répétitive (cherchez l’erreur)? La répétition dans la musique house/techno est en général bien plus stimulante et intéressante musicalement que cet égarement en longueur et en créativité plutôt gênant et généralisé qu’on retrouve dans plusieurs pièces de rock progressif. Oui oui, je suis conscient qu’il se fait – bien que rarement – du bon prog. On oublie ça.

      Quant à ce nouvel album de Wilson, en toute objectivité..je donnerais un beau 6/10. Bel effort, mais une galette loin d’être mémorable.

    • Ma découverte du jour dans le prog contemporain : Phideaux. Moins plombé de références et plus amusant à écouter que SW. On y entend même des voix féminines! On dirait qu’ils ne finissent plus de ne pas lancer leur prochain album. Snowtorch, le dernier (2011), est assez bon, à mon humble avis de tiers-croyant :

      http://grooveshark.com/#!/album/Snowtorch/5911032

    • Alain Brunet dit “Je me tape de ce qu’en dit le critique du Guardian, qui s’inscrit dans la nostalgie prog sans regarder plus loin que le bout de son nez.”

      Vous avez surement raison de levez le nez sur les critiques de Steven Wilson puisque je me tape de ce qu’en dit un critique de La Presse, qui s’inscrit dans la musique pop et parle de ce que les gens aiment sans regarder plus loin que le bout de son nez. Faut bien gagner sa vie.

    • J’avais écouté Perfect Life rapidement ce midi et je vous trouvais bien sévère, mais après écoute complète de l’album, je suis consterné. Porcupine Tree m’avait réconcilié avec le prog, exploitant davantage le côté sonore et ambiant. Faut croire qu’Edwin, Harrisson et Barbieri avaient une assez grande influence dans le band! J’avais bien aimé Grace For Drowning, The Raven pas mal moins, et ça… Ça sonne drôlement bien et contrairement à M. Brunet, je ne dirais pas que c’est mal composé, mais ça ne vient pas me chercher pantoute. Aucun goût de revenez-y.

      Ceci dit, ce post m’a fait rigoler et déprimer en même temps. Je ne croyais pas que cette attitude du “ma musique est meilleure que la tienne” qui m’avait éloigné du prog à l’époque avait encore cours… Misère. Merci à ceux qui ont su défendre leur opinion avec éloquence!

    • @luc1959

      « un critique de La Presse, qui s’inscrit dans la musique pop et parle de ce que les gens aiment sans regarder plus loin que le bout de son nez »…

      Voilà exactement ce dont je parle. Des gens vivent dans une île équipée d’une petite lumière «on parle de prog dans le journal ». La lumière s’allume, ils retontissent alors chez vous et vous définissent selon ce qu’ils pensent que vous devriez être à cette position et selon l’idée préconçue qu’ils se font des médias (même les plus sérieux). Comme ça, je m’inscris dans la musique pop et je ne parle de ce que les gens aiment ? En voilà une autre très très bonne. Preuve éclatante que vous ne lisez jamais (sauf exception prog) ce dont je parle sur les plateformes de La Presse.

      @blackened

      Les structures sont rigoureusement construites, certes, mais elles font dans le mimétisme du début à la fin. Une composition n’est pas une recette…

      @sylvain

      Je n’ai jamais dit que Dutch Uncles était du prog.

    • J’écoute souvent du prog, sauf qu’il date toujours d’avant 1978. Dans une interview, Robert Fripp avait expliqué qu’il avait arrêté King Crimson en 74 en disant qu’après Red, The Lamb Lies Down, Relayer, l’aventure était arrivée à destination. Bref, après 1974, aucune musique prog ne trouvait plus grâce à ses yeux. Un peu sévère, mais en effet, désormais, pour moi le prog est une couleur intéressante dans un tout plus large (The Dreaming de Kate Bush, OK Computer, Jaga Jazzist, Elbow, Flying Lotus etc.)
      Wilson fait un travail muséal intéressant – il a rénové de belle façon Aqualung, Benefit et A Passion Play de Tull.
      En effet, les artistes prog n’ont pas trop de talent pour le marketing marqué “cool”, mais c’est peut-être, à contrario, ce “nerd cool” qui fait chic ? J’écoutais St-Vincent sur CBC cette semaine, raconter sa passion pour Aqualung quand elle était ado, et ses tentatives ratées de faire partager cette passion par ses pairs. Depuis une couple d’années, des artistes comme Nick Cave, John Lydon et St-Vincent font leur coming-out tullien, qui l’eut cru?

    • Aqualung était un album excellent, indeed.

    • Parler de Jethro Tull sur un sujet relié au progressif et ne pas mentionner “Thick as a Brick”. Un album d’une originalité incroyable. Jamais rien entendu de semblable par la suite, et pourtant plus prog que prog car Anderson voulait se moquer en poussant la chose à fond. Il fut lui-même surpris de l’engouement. Incroyable qu’on veuille faire du prog un style défini. Ce n’est absolument pas le cas. Le prog n’est pas une île, c’est un archipel.

      Pour ce qui est de “The Lamb”, ce n’était pas un point d’arrivée, mais au contraire une porte ouverte sur autre chose. Une oeuvre qui montre bien en elle-même que le prog est multiforme. Que c’est un état d’esprit. Prenez “The Lamb” puis rendez vous aux albums 3 et 4 de Gabriel, ses albums progressifs, et on peut juste imaginer la richesse musicale qui aurait pu advenir dans l’intervalle si ce groupe était demeuré uni. Gabriel et Hackett étaient les forces plus aventureuses de ce groupe.

    • @opeth

      Le prog est un archipel comme le sont tous les genres, sous-genres ou sous-sous-genres musicaux. Il arrive toutefois que certains archipels manquent de ressources à certaines périodes de leur développement… Lorsque, par ailleurs, je parle des gens qui vivent dans une île (au sens de vase-clos), ça ne définit pas tout le monde qui aime le prog mais bien une petite population repliée sur elle-même.

      Au lieu de vous indigner et de nous rappeler quelques pans de l’histoire, dressez-nous plutôt votre liste des 5 meilleurs albums de prog récents – mettons depuis 12 mois. Ce serait plus utile.

      Pour Jethro Tull, ben oui Thick As A Brick est aussi un excellent album. J’ai même vu le show au vieux Forum, je devais avoir 15 ans…Mémorable.

    • Regardez le nombre de commentaires que suscite un sujet sur le prog et le nombre de commentaire sur d’autre genre. Alain Brunet devrais s’efforcer de parler un peu plus souvent de la musique prog. Depuis un dizaine d’années ce genre refait surface au grand plaisir de beaucoup de montréalais et québécois.

      Ce gens n’écoute pas le vieux prog des années 70 mais le prog international d’aujourd’hui. Surtout celui de l’Europe, U.K, Suède, Finlande, Norvège, Pologne, Italie ETC.

      Et qui a eu la maladresse de dire que les fans du prog n’écoute que ca? La plupart d’entre eux écoute la bonne musique et le prog en fait parti.

    • @sylvain

      Ce que vous n’avez peut-être pas saisi, c’est que le nombre de commentaires n’est pas nécessairement proportionnel au lectorat. Il se peut aussi que seul un réseau d’adeptes se soit penché sur ce billet – à vérifier. Par exemple, mon billet récent sur Queen Ka a récolté peu de commentaires mais près de 300 partages Facebook, ce qui signifie une forte circulation. Quant au prog, il n’a jamais diparu, il a plutôt cessé d’être médiatisé ( ou si peu ) dans les médias généralistes et plusieurs plateformes spécialisées. Bien sûr, le prog a ses médias sociaux, périodiques et sites spécialisés sur la Toile. Tout au long de ma carrière de chroniqueur (de pop simpliste comme le pensent certains insulaires), il y a eu du prog partout dans le monde. Comme il y a plusieurs variétés de hip hop, d’électro, de folk, de chanson, de pop, de rock et de world dans tous les marchés du monde. Le prog n’est ni plus ni moins international que les autres, la mondialisation s’applique à tous les genres musicaux.

    • Ma liste des 10 meilleurs albums de prog récents
      Steven Wilson – Hand.Cannot.Erase.
      Beardfish – 4626-Comfortzone
      Wasaya – Garden of Doubts
      Amphetamin – At the dawn of twilight
      Opeth – Pale Communion
      Theo – The Game Of Ouroboros
      Cosmograf – Capacitor
      Archive – Axiom
      Pineapple Thief – Magnolia
      IQ – The Road of Bones

      Quand on consulte les sites ou les Charts de musique prog de 2014 on se rend compte que se sont tous des groupes qui existe depuis les années 90 ou plus tard. Pourtant Yes, Pink Floyd, Mike Oldfield, Ian Andersson, Renaissance et autres dinosaures ont aussi sortie des opus en 2014. On recherche le nouveau prog. Pas celui des années 70.

      Vous savez, quand on écoute seulement du pop et/ou un genre en particulier on perd l’oreille pour d’autres genres.

    • alainbrunet 15h26

      Tu as surement raison mais n’est-il pas plaisant pour un blogueur de voir autant de commentaire sur son blogue?

    • Plaisant ?! Ce n’est pas exactement ce que j’ai ressenti haha !

      Franchement, Sylvain, la somme des propos heavy, irrespectueux et non fondés est considérable. Non ce n’est pas particulièrement plaisant.

      Utile, ça oui.

    • Oui mais avoues que tu as provoqué. Surtout le 9 avec ton Sanglier au Miriodor et plus LOL.

      J’ai bien aimé ces discussions mais comme dirait ma grand-mère, maudite tête de cochon LOL (c’est une blague). Sur ce je te laisse a ton blog. Ciao!

    • Quelques extraits savoureux, dont certains parmi les évacués ?

      « Démasqué ! Ah, mauvaise foi et mensonges…»

      « vous vous taillez une sale réputation auprès de nombre de musiciens québécois »

      « Vous n’existerez donc plus en ce qui me concerne»

      « vos propos simplets risquent d’insulter plus d’un intellect»

      « les amateurs de musique ne vous lisent plus depuis longtemps»

      « l’industrie musicale fast food qui fait les choux gras de nos journaleux incompétents.»

      « Ostie de Has Been carencé, frustré, compacté de ressentiment refoulé d’infériorité de musicien manqué! »

    • Bien sûr j’ai provoqué mais les réactions ont été souvent démesurées. Inhabituel. J’assume néanmoins.

    • J’ai utilisé l’image du sanglier au Miriodor et de la perdrix au Mogwai, hier, pour illustrer la pérennité du prog à titre de composant influent, de nos jours, chez certains artistes et dans certains genres. Miriodor –un groupe de Québec dont la pertinence est inversement proportionnelle à la notoriété – et Mogwai en sont de bons exemples, à mon avis. Ça rejoint partiellement ben50 qui dit, un peu plus haut, que désormais, pour lui, « le prog est une couleur intéressante dans un tout plus large ».

    • J’en reviens pas de voir du monde aussi déconnecté que ça. C’est fascinant.

      C’est juste une question de genre musical. Imaginez lorsque ça touche des sujets sociaux-politiques… Ayoye.

    • ”Moi j’ai pu rien a ajouter.”

      Menteur en plus. Hahaha

    • M. Brunet

      Je suis loin d e prétendre être à date dans ce qui se fait actuellement dans ce qu’on peut appeler progressif. Voici quelques artistes que je suis depuis longtemps et qui continuent de produire de l’excellente musique. Certains sont aux frontières de ce qu’on peut qualifier de progressif, mais pour moi ils le sont.

      Italie: Fabio Zuffanti et ses nombreux projets (le Steven Wilson italien en un sens)

      Pologne: Mariusz Duda et ses deux groupes, Riverside et Lunatic Soul


      Royaume-Uni: Anathema


      https://www.youtube.com/watch?v=LWmCxKptGtU

      Hollande: The Gathering

      Suède: Moon Safari

    • @sylvainchartrand

      “Vous savez, quand on écoute seulement du pop et/ou un genre en particulier on perd l’oreille pour d’autres genres.”

      Perso, j’ai été plusieurs années à éviter le prog justement à force de me buter à la fermeture et à la condescendance (les références à la “musique de vrai musicien”, pu capable) de certains fans envers les autres genres.

      Ceci dit, je concède que le prog est snobé par une partie de l’intelligentsia et c’est tout aussi dommage. À savoir qui a commencé la chicane… ;-)

      @Jean.Huot

      “9. Exit! / Fire! Orchestra = Experimental big band”

      Tout pour éviter le terme “jazz”, hein? ;-)
      Excellent album, au demeurant.

    • @ opeth

      Merci ! Nos lecteurs pourront écouter tout ça.

    • Et acheter si ça leur plaît.

    • Le tout dernier Steven Wilson est un très bon.Je ne bouderai pas mon plaisir parce que c’est du rock progressif. Le plaisir d’écouter, que ça soit du prog ou autres sortes de musique, voilà ce qui importe. Comme le mentionne très bien hugo1981:”Le plaisir est pertinent. Ne pas trop intellectualiser la musique”. Chacun est libre de faire et d’écouter la musique qu’il veut. Monsieur Brunet, qui souvent d’ailleurs nous fait découvrir de merveilleux plaisirs musicaux, a parfaitement le droit de ne pas aimer la passion de Steven Wilson. Tout ça est tout à fait normal.La légitimité est réciproque.

      Mais où le bât blesse. c’est quand votre mépris s’en mêle. Voilà pourquoi. à la base , votre billet a fait réagir. Car toute forme de mépris est à dénoncer.

    • On dégaine le mépris très facilement au Québec, une société consensuelle et peu encline à la polémique. Ce texte est un tantinet baveux, provocateur, j’en conviens. Mais le mépris, c’est autre chose. À ne pas confondre.

    • Bonsoir.

      N’est-il jamais venu à l’esprit de qui que ce soit, professionnel ou non, qu’il ne s’agisse nullement ici d’un album « prog ».

      Une ouverture clin d’œil à Cygnus X-1 de Rush, ne fait pas de ceci un album « prog ». La présence de mellotron de fait pas de ceci un album « prog ». Un solo déjanté de Rhodes bien « fuzzé » ne fait pas de ceci un album « prog ». Une pièce dépassant la marque des 5 minutes, ne fait pas de celle-ci nécessairement une toune « prog ». Les HCE, Perfect Life et Happy Returns sont beaucoup plus près d’un très planant pop rock qu’elles peuvent l’être du « prog ».

      Certainement, qu’il y a des références, des similitudes à ce qui a pu se faire dans le passé. Rien de mal à cela. Un solo de « Moog » bien fichu et bien présenté demeure en soit, quelque chose de sublime et d’intemporel.

      Ceci dit, ce qui me fascine sérieusement de cette galette, c’est qu’elle me transporte à la fin des années 70 et me ramène en 2015. Cet album incorpore tous les éléments, aussi différents soient-ils, qui ont marqués les 35 dernières années de mes recherches et savoureuses découvertes musicales. Et ça, c’est simplement magique. Tout est là, le meilleur de ma discographie en un seul CD, tout style confondu (Très varié dans mon cas).

      Cet album est en fait un corpus musical varié survolant les 4 dernières décennies, sans autre prétention.

      Voilà.

      Laisser tomber les armes. Simplement, à écouter à fort volume, avec une bonne paire d’écouteurs, un single malt de qualité à la main.

    • ”Tout pour éviter le terme “jazz”, hein? ;-)”

      Non, pas du tout.
      En fait cet étiquettage est de RYM pas de moi.
      Et moi j’adore le jazz.

    • @Opeth

      J’avais déjà lu concernant l’apport de Nadir de Peter Hammil sur le punk anglais mais j’ai trouvé particulièrement intéressant ce que vous dites the l Lamb lies down . Ces albums qui savaient capter l’air du temps étaient annonciateurs des changements sociaux. Est-ce que le dernier grand album progressif conceptuel fut The Wall … ? On peut retrouver dans Radiohead aussi cette sensibilité. .Mais j’ai comme l’impression que l’époque de ces grands groupes et cela vaut pour toutes les tendances du rock qui pouvait produire ce genre d’album est maintenant terminé.

      J’ai vu dans votre liste le nom d’Anathema. J’avais beaucoup aimé A Natural Disaster paru en 2003. Un album ayant pour thème la perte d’un être proche. un grand album.

      extrait:

      http://youtu.be/gbnGT_4sWJM

      l’album

      http://youtu.be/NPnVYXmHYWs

    • @hugo

      Anathema est un grand groupe et il est inexplicable qu’il n’ait pas connu plus de reconnaissance. C’était un groupe de sous genre métal au départ “death/doom”, avec un autre chanteur. On dit que c’est ce qui les a empêché d’être mis sous contrat par une grosse étiquette. Enfin.

      Le tournant progressif a commencé avec l’album Eternity. C’est aussi le premier disque avec voix normale. J’adore le chanteur Vincent Cavanagh, et l’album “Alternative 4″ demeure mon favori, même si ce n’est pas nécessairement le meilleur. La nostalgie, je suppose. À déconseiller aux dépressifs toutefois…

    • Il y a Ayreon qui a produit plusieurs albums doubles concept. Le hollandais Arjen Anthony Lucassen est derrière ces projets, avec des alignements de musiciens et de chanteurs qui changent d’un album à l’autre, avec quelques chanteurs connus sur chaque album. Il a produit 5 de ces albums concepts basés sur des thèmes de science-fiction. Au niveau musical c’est assez particulier, avec un mélange de métal, de folk et d’électronique, mené dans un esprit d’opéra prog. Ça sonne très “moderne” un peu clinquant, à la limite du kitsch parfois, mais j’aime bien ça. Je n’ai pas écouté le dernier toutefois.

      https://www.youtube.com/watch?v=codSKV_0NrQ

    • « C’était un groupe de sous genre métal au départ “death/doom”, avec un autre chanteur. »

      C’est à ce moment que je les ai connus. Dans le genre, c’était bien. Et, oui, c’était à déconseiller aux dépressifs. Bref, ce groupe-là doit avoir une bonne vingtaine d’années d’expérience derrière le t-shirt.

    • « Ostie de Has Been carencé, frustré, compacté de ressentiment refoulé d’infériorité de musicien manqué! »

      Celle-là, je dois admettre qu’elle m’a bien fait rire. Son auteur gagnerait à être scénariste de bd ou quelque chose dans le genre.

    • Quand on perd les pédales, on se perd souvent dans la projection…

    • @MathieuFournier

      Excellent commentaire, et bien d’accord sur le solo de Moog ;)

    • Je crois comprendre que la susceptibilité des apôtres monovalents du prog ne date pas d’hier, mais j’ai comme l’impression qu’on assiste à une radicalisation qui risque de culminer par une dévolution biologique intégrale, comme William Hurt dans le troublant « Altered States » de Ken Russel. Comme le chantait Brassens, « Gare au gori-i-lle! ».

    • - « Démasqué ! Ah, mauvaise foi et mensonges…»

      C’est beau, on dirait Corneille (pas le chanteur).

      – « vous vous taillez une sale réputation auprès de nombre de musiciens québécois »

      Une sale affaire, comme le disait Jean Leloup.

      - « Vous n’existerez donc plus en ce qui me concerne»

      Fort bien ; l’existence provient de l’essence, et celle-ci est remontée à 1,15 $.

      - « vos propos simplets risquent d’insulter plus d’un intellect»

      Allô la projection.

      - « les amateurs de musique ne vous lisent plus depuis longtemps»

      Absolument, ce blogue attire surtout les amateurs de théâtre kabuki et de fondue chinoise.

      - « l’industrie musicale fast food qui fait les choux gras de nos journaleux incompétents.»

      Comme dans « un hot-dog stimé relish-moutarde-chou-gras ».

      - « Ostie de Has Been carencé, frustré, compacté de ressentiment refoulé d’infériorité de musicien manqué! »

      C’est beau, on dirait Victor-Lévy Beaulieu.

    • J’ai lu à quelque part dans cette inondation de commentaires que vous affichiez un mépris de la musique prog. C’est ironique puisque les commentaires les plus méprisants proviennent de lectorat.

    • J’ai lu à quelque part dans cette inondation de commentaires que vous affichiez un mépris de la musique prog. Ce n’est vraiment pas ce que j’ai ressenti en lisant l’article. Je constate juste un esprit critique qui remet en doute un genre musicale défendu avec ferveur par ces adeptes. Doit-on tous être en accord? Bien-sûr que non. Mais faut pas être grossier pour autant. C’est quand même incroyable ce qu’on peut lire dans les commentaires. On défèque sur la musique éclectro machin-chouette et la pop pour vanter les vertus vertigineuses de la musique prog en accusant constamment l’auteur du blog, d’avoir une opinion étroite sur le sujet. C’est son blog non?

      Ici, dans cette zone de guerre, le mépris ne provient pas de monsieur Brunet. Il provient du lecteur. Dommage car vous donnez un peu raison à son article.

    • Voici une critique de l’album de Wilson de la part de quelqu’un qui apprécie la musique dites prog. C’est différent comme approche.
      http://blogues.lapresse.ca/houle/2015/03/12/steven-wilson-au-sommet-enfin/

    • Tombé sur ce billet après tout le monde, j’espère que les gens n’ont pas disparu… Je crois que votre critique aurait été encore plus pertinente pour le dernier album de SW, The Raven that Refused to Sing, un album hommage au progressif des années 1970 sans autre grande originalité que la maitrise technique et le respect au genre qui a ravis les amateurs (j’en suis). ” À moins que l’on considère ici la composition et l’écriture de chansons comme l’interprétation d’une autre époque sans velléité créatrice. ” pourrait parfaitement se défendre sur cet album. sur HCE, SW va chercher le côté ambient de No-Man, pop de Blackfield saucé dans le prog de Porcupine Tree et SW et la production A1 qu’on lui connait. Il utilise une approche plus accessible, davantage dans la sonorité que la technique, ce que font d’aileurs beaucoup des groupes prog contemporain les plus intéressants (Anathema ou The pineapple Thief notamment). Le genre ”pure”est peut-être aujourd’hui trop niché pour être autre chose que marginal, mais de Opeth à Coheed and Cambria, Pain of Salvation, Dream Theater ou Transatlantic, il a encore une pertinence qui semble transcender la niche élite qu’il occupait autrefois (on peut penser à la vague très populaire prog-métal ou encore à toute la vague math rock, style bien en santé qui, s’il peut sembler perpétuer le caractère niché/sectaire du prog, offre une variété de groupe et de style qui ne se dément pas.

      Et en lien avec votre dernier billet, je commente a peu près jamais, mais suit religieusement le blogue. Toujours très intéressant, billets comme commentaires.

    • Happy Returns ne va pas sans me rappeler de grand moments tel que “Two Suns in the Sunset” de Waters ou bien “The Last Straw” de la première mouture de Marillion.

      De grandes compositions, largement sous estimées.

      Notre “foursome” de golf “Les Progressistes” sommes en discussion présentement afin de déterminer si HCE mérite de surclasser “Amused to Death” au titre meilleur album des 20 dernières années…Ce n’est pas peu dire!

    • @ jean.huot

      Vous ne devriez pas boire de bourgogne, celà devrait vous être interdit car vous êtes un chantre du modernisme avec de la bonne musique mauxdernes. Donc interdit le bourgogne pour vous, car les bourguignons sont très “poignés” dans le passé , les traditions, le bon vieux temps, une machine qui va faire la job à notre place non merci. Donc je vous prescris du vin du nouveau monde, du jus de skippy et des Bordeaux super modernes à la mode Parker!

    • Bon, je suis au régime de Bourgogne en plus…

      :-/

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