Alain Brunet

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  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Samedi 26 juillet 2014 | Mise en ligne à 11h17 | Commenter Commentaires (84)

    Sur le trône: Justin Timberlake

    Justin T juillet 2014

    Lorsque Justin Timberlake a entonné Human Nature, une des plus mémorables de feu Michael Jackson (en voie de devenir un standard de jazz, ce qui en dit long sur sa pérennité), la passation des pouvoirs tombait sous le sens.

    De tous les artistes de variété anglo-américaine, cet homme de 33 ans est le plus accompli. Il a beau provenir d’un boys band préfabriqué (NSYNC) comme le sont tous les boys bands, le mec originaire de Memphis a fait un méchant bout de chemin depuis lors.

    Aucune opposition au pinacle de la pop. Pour une rare fois dans le monde des spectacles à effets spéciaux vendus à prix d’or, il n’y avait rien à regretter en ce vendredi soir de pur plaisir au Centre Bell.

    De Fred Astaire à Madonna en passant par Crosby, Sinatra, Michael ou Prince, Justin Timberlake incarne cette tradition centenaire du showbusiness américain. Il en a intégré tous les cycles, il en écrit un chapitre entier. La danse des grands entertainers. Les références musicales parfaitement maîtrisées (soul, hip hop, blues, rock’n'roll, musique latine et plus encore). Les arrangements profus, spectaculaires, magnifiquement ciselés. Difficile de souhaiter plus grandes innovations technologiques pour la scénographie et les éclairages – la séquence de la passerelle mobile sur laquelle le chanteur et ses danseurs traversent la patinoire est en soi une pièce d’anthologie pour tous fans de showbiz top niveau.

    Bien sûr, la prééminence des effets spéciaux dans un tel spectacle demeure paradoxale: il faut conquérir un immense marché pour se permettre de tels investissements et, conséquemment, des prix très élevés… qui rendent immensément riche une infime minorité d’artistes et de promoteurs. Pour l’instant, le système économique qui prévaut n’offre aucune autre alternative: seuls les blockbusters pop permettent autant d’innovation technologique. Dans bien des cas, la créativité des effets spéciaux est plus remarquable que le contenu auquel elle se consacre. On observe le même phénomène au cinéma, inutile de le souligner.

    Dans le cas de Justin Timberlake, on ne peut conclure à un tel vide. Malgré l’immensité de cette machine à divertir, aucune arrogance, aucune faute de goût, la grande tradition du showbiz américain nous contemple. Seule ombre au tableau, les ajustements trop longs de la sonorisation en première partie… qui seront probablement effacés de nos mémoires différées.

    Au pays de la pop à grand déploiement, rien ne rivalise avec le vaisseau piloté par Justin T. Le monde de Lady Gaga n’a pas cette cohérence malgré une pléthore de bons flashs au programme de ses shows (parfois hirsutes, mal intégrés), celui de Lana Del Rey n’a pas (encore) cette prestance, celui de Bruno Mars n’a ni cette classe ni cette envergure. Si Janelle Monae avait ses moyens ? On reste dans les si…

    Justin T. n’a certes pas la profondeur musicale d’un Prince ou d’un Stevie Wonder. En studio, il n’a pas réussi les coups de maîtres de Michael J. (Thriller et Bad) dont il est en bonne partie tributaire de la personnalité vocale. Peut-être n’y parviendra-t-il jamais.

    Sur scène, en tout cas, je ne lui vois pas d’équivalent en 2014.


    • Bonjour Alain

      sans être un grand connaisseur, ni un mélomane imbu de la science musicale, j’ai beaucoup d’admiration pour un artiste polyvalent qui fait sa carrière avec son propre ”matériel” (ses compositions) plutôt que ”faire” sa carrière avec du réchauffé ou reprendre constamment les chansons des autres.

      Mais Justin combine les deux, son matériel et un retour dans le passé. Sa polyvalence nous permet de se rappeler ou de découvrir un héritage musicale et artistique disparue depuis belle lurette. Comme Fred Astaire, lui même génie de la danse, chanteur et acteur surtout de comédie musicale qui a fait la gloire de l’âge d’or de la MGM et d’Hollywood des années 30, 40 et finalement la fin dans les années 50.

      Comme un hommage à l’héritage de l’étendue et la grandeur de la musique américaine, si diversifiée, inventive, captivante et ensorcelante, un modèle que peu d’autres cultures dans le monde ont eu à ce jour.

      Très difficile de les suivre ces américains. Souvent à l’avant-garde, avec de grands moyens, une machine bien rôdée. Et des oreilles habituées et affamées de leur musique. Et cela à travers le monde.

    • Il est merveilleux! Une grande classe; j’ai aimé qu’il reprenne Human Nature de Michael Jackson, il est son disciple! Une soirée mémorable dont je me souviendai longtemps!

    • M. Brunet

      J’aime beaucoup votre blogue, autant vos interventions que celles de votre lectorat….Mais je dois dire que je suis hyper déçu que vous fassiez parti de ces gens qui filment de gros segments de concerts. D’accord je comprends que vous vouliez appuyer votre propos, mais était-il nécessaire de filmer deux longs segments de 10mns et 20 mns? Cette manie qu’on les gens de tout filmer/enregistrer/photographier est une des raisons pour lesquelles je fréquente moins les salles de concert. C’est une vraie épidémie. Ces gens nuisent carrément à l’expérience d’aller voir un concert….Merci d’éviter d’encourager cette pratique.

      jean lavigne

    • Désolé M.Lavigne, mais je n’y vois aucun irritant. Cela ne nuit à la visibilité de personne dans un aréna. Enfin… j’admets que ça peut pomper l’air parfois. Je vous entends bien; cela peut être considéré comme une pratique un peu ridicule si cela ne sert qu’à soi et son petit réseau d’amis. Au même titre que de raconter l’absorbtion de ses toasts à la communauté internet. Dans le cas qui nous occupe, cependant cela sert au partage d’une expérience que tout plein de gens n’ont pas vécue. Je n’éviterai donc pas d’encourager cette pratique si elle sert mon propos sur un blogue destiné aux amateurs de musique.

    • Je n’ai pas acheté un billet de spectacle depuis très longtemps, est-ce que c’est encore écrit pas de caméras sur les billets?

    • Parfois oui, généralement non. Prince, par exemple, refuse catégoriquement qu’on filme ses spectacles. On observe sans surprise que les artistes réfractaires sont parmi les plus âgés… On peut en dire de même côté public.

    • En tant que membre du public “âgé”, j’aimerais apporté une nuance à cette généralité : ça ne me dérange absolument pas qu’on filme. (Encore que, dans une foule compacte, au parterre, il arrive que l’on soit forcer de regarder une partie de la scène à travers un écran de portable…) Ce qui me dérange, c’est que l’activité en soi se conjugue souvent avec l’exercice de la parole…

    • Si on pouvait expliquer à la génération multi-tâche que les multi-tâches peuvent parfois se consacrer à un seul objet, on aurait réalisé un immense progrès. Rien ne permet d’y croire… du moins à court terme.

      Ainsi, s’ouvrir la trappe pendant un concert relève vraiment du déficit d’attention généralisé. Filmer en silence, euh… non.

    • Ça devrait aller sans dire… Mais ça va mieux en le disant ! ;o)

    • L’écran géant, par son gigantisme, me rappelle la démesure qu’on retrouve à Times Square, NY quand il est sensé faire noir et qu’on y voit clair comme en plein jour. ..
      Quant à la passerelle, à la voir, je comprends mieux pourquoi tous les critiques lus en ont glissé un mot dans leur texte. Vrai que ça avait l’air bruyant à l’intérieur.

      Encore combien de temps avant qu’il ne réclame sa résidence permanente à Végas lui aussi? Pas encore un mot sur la musique. Ça sera pas long. Je suis en train de changer de costume.

    • (suite et fin)

      M’enfin, sur le fond nous sommes d’accord M. Brunet…Je pense qu’il s’agit de “bon jugement” (ce que les gens n’ont malheureusement pas toujours). Je me souviens d’un concert D’Émilie Haynes au théatre Outremont, lors de sa dernière chanson, une chanson très intimiste, la fille à côté de moi avait filmé toute la chanson, me sortant du coup de ma bulle…Mais bon, je suis d’accord que filmer J. Timberlake au Centre Bell avec tous les artifices qu’il y a autour, ça ne doit pas déranger grand monde….Ca dépend du moment, du genre, etc….

    • « Justin T. n’a certes pas la profondeur musicale d’un Prince ou d’un Stevie Wonder. »

      Ni celle des ancêtres Al Green, Smokey Robinson et toute une trâlée d’autres. Chez les créateurs de la génération JT, Janelle est autrement plus douée. Et sur scène avec des moyens comparables, comme vous le dites, Miss Monae pourrait sans doute faire trembler Justin sur son trône, voire l’en débarquer. Puis, dans ce créneau, je préfère l’expérimentation à petit budget de Cody Chesnutt ou la chaleur vocale authentiquement thérapeutique de John Legend (bon, je sais, il s’englue dans une tangente sirupeuse, mais je fonde encore certains espoirs en lui).

      Parce que si on ne peut affirmer que la musique de JT est totalement accessoire, on convient tout de même qu’elle est souvent limite fadasse, mis à part quelques trucs comme « Blue Ocean Floor » ou « SexyBack ». Ou « (Another Song) All Over Again », réalisée par Rick Rubin. Ça fait resurgir ce vieux réflexe que j’ai depuis au moins un quart de siècle, qui m’amène à me demander ce que ça donnerait si untel confiait la réalisation de son prochain album à Daniel Lanois… JT en duo avec Trixie Whitley, avec Brian Blade qui tient le beat. Ça fait sourire, mais vous avez vu « Inside Llewyn Davis »?

    • JT sue le talent, c’est indéniable, et il y a quelque chose de réjouissant à voir ce gars – qui a une tête d’empaqueteur récemment promu assistant-gérant chez IGA – dominer le monde de la pop de sa voix de fausset, avec ses grosses godasses blanches, entertainer le plus en vue et showman sans égal dans des spectacles au budget supérieur à celui de la NASA, où l’oreille et l’œil en ont pour leur argent, comme à Disney World ou au Cirque du Soleil. D’ailleurs, pourquoi payer 160 $ pour le voir à Montréal puisqu’on pourra aller le voir presque gratos sur les Plaines dans deux ou trois ans?

    • “Seule ombre au tableau, les ajustements trop longs de la sonorisation en première partie… ” Enfin quelqu’un qui le souligne. De notre position, début section 300, c’était infernal !

    • @hardy

      Al Green et Smokey Robinson ne me semblent pas plus brillants compositeurs que JT. Ni Cody Chestnut. L’asexuée Janelle Monae ou même l’excentrique (et très sexuée) Lady Gaga offrent des mondes nettement plus singuliers, on est d’accord. Timberlake n’est pas un génie de la pop musique, on en convient. Mais il est ici question de showbiz, de divertissement, rien d’autre et… fadasse me semble un qualificatif vraiment exagéré pour plusieurs de ses enregistrements, surtout les plus récents. En fait, c’est sur scène que ça se passe. À ce titre, JT est le champion de l’heure. Sur les Plaines en 2018 ? Sûrement, mais à un kilomètre de l’action, sans passerelle et autres artifices essentiels à ce showbiz de très grande qualité. À moins qu’on invente des scènes roulantes tout terrain d’ici là, vous verrez JT au ciné-parc sauf si vous vous présentez 24 heures à l’avance.

    • J’ai écrit de la musique de JT « qu’elle est souvent limite fadasse, mis à part quelques trucs ». Ça paraît sévère, mais ça correspond à ce que je ressens quand j’écoute 20/20 ou FutureSex/LoveSounds. Pour faire plus doux, j’aurais pu écrire qu’en général, sa musique ne me semble pas particulièrement transcendante.

      Smokey Robinson ne serait pas un compositeur plus talentueux que JT? Il a écrit ou coécrit une tonne de tubes pour les Miracles – qui ont été repris par tout le monde, des Jackson 5 à Japan, en passant par les Beatles, les Stones, Étienne Daho, The Dirtbombs, J Dilla et Bryan Ferry –, sans compter son catalogue solo. Et Al Green, ben, mettons que « Take Me to the River », « Let’s Stay Together », « Love and Happiness » et autres « Tired of Being Alone » me stimulent davantage que n’importe laquelle des tounes de JT. J’écoute encore avec moult satisfaction le « Lay It Down » de Green, paru en 2008… et réalisé par Questlove. Faudrait que JT remplace Timbaland par Questlove, la prochaine fois.

    • Il va sans dire que mon « limite fadasse » ne vise pas le showmanship de JT. Si j’avais pu y aller vendredi ou samedi, j’y serais allé. J’aime regarder le gars à l’œuvre, que ce soit à SNL ou avec Jimmy Fallon, peu importe. Je le trouve bon même dans des navets comme « In Time ». Enfin, ça n’adonnait pas. On a vu Michel Faubert au Jardin botanique, par contre. Un autre showman très doué, dans un tout autre registre.

    • Par ailleurs, j’avais vu Al Green au FIJM il y a quelques années, ce devait être en 2008, l’année de « Lay It Down ». J’avoue que c’était surtout drôle, à cause des deux jumeaux danseurs hyper-synchronisés.

    • Pour la street credibility, le temps a bonifié Al Green et Smokey Robinson, hitmakers typiques de l’Amérique noire des années 60 – perso, je préfère Marvin. Ils furent cool, puis quétaines pour certains, vieillots pour d’autres, ils sont de nouveau cool… et surtout classiques. Prenez Michael Jackson, le temps fait aussi son oeuvre… Lorsque je serai pensionnaire au CHSLD dans une galaxie près de chez moi, certains tubes de JT auront aussi gagné en crédibilité et en mythification.

    • Absolument. Au soir de l’existence, dans une chambre semi-privée du CHSLD du quartier, les hits de Justin T. prendront une toute autre signification :

      « Love Never Felt So Good » deviendra « Gloves Never Felt So Good ».

      « The Only Promise That Remains » deviendra « They Only Promised My Remains ».

      « Suit & Tie » deviendra « Soup & Tide ».

      « Still on My Brain »deviendra « Still as My Brain ».

      « LoveStoned » deviendra « Kidney Stone ».

      « Rock Your Body » deviendra « Wreck Your Body ».

    • Il a encore amplement le temps de composer la chanson «Eat Flabby» (manger mou)….

    • « Eat Flabby (ft. Eddy Savoie) »

      « Don’t Hold the Wall » = « Hold the Wall »

      « Blue Ocean Floor » = « Blue Linoleum Floor »

      « SexyBack » = « Skinny Back »

      « Until the End of Time » = « Until the Enema »

      « Tunnel Vision » = Euh, « Tunnel Vision »

    • It’s now or never à l’heure du viagra. ..

    • Dékétainisation, réhabilitation, révélation tardive, remise au goût du jour, récupération par les musicos snobs ou les bourgeois musicaux, ça pourrait faire l’objet d’un autre web-docu! Durant une phase métal aiguë, un de mes copains et moi écoutions Thriller – chipé dans la pile d’albums de son grand frère – en cachette dans le sous-sol.

    • En fumant des feuilles de fougère et en buvant de la Brador.

    • @ atchoum :

      «Nous aurons du sang,
      Dedans nos veines blanches
      Et, le plus souvent
      Lundi sera dimanche,
      Mais notre âge alors,
      Sera l’âge d’or. »

    • Une chose est sûre : on doit être encore très ingambe pour gambader sur cette passerelle mobile. Je n’ose pas imaginer le type de débarque que prendrait Grégory Charles là-dessus.

    • Hardy
      http://www.lapresse.ca/la-tribune/la-nouvelle/scene-culturelle/201407/25/01-4786697-le-moine-du-death-metal.php

    • « présence sur la longue liste du branchouille prix Polaris »…

      Merci, c’est fort intéressant et instructif. Et, surtout, cet album est meilleur que le Timber Timbre.

    • Ce qu’il manque en 2014 du côté pop, c’est un album comme The Age of Adz. J’écoutais en voiture Impossible Soul cet après-midi et… que du bonheur.

    • Ça manque depuis au moins trois ans: The Age Of Adz date de 2010! Quel album singulier. J’ai hâte de voir quelle direction va prendre Sufjan Stevens, après ça.

      Mais peut-on qualifier une pièce de plus de 25 minutes de “pop”? Les arrangements qu’il y a là-dessus déstabiliseraient pas mal le fan moyen de JT…

    • @blackened
      La ”pop” souffre un peu du même galvaudage que ”l’electronique”: on y trouve des perles de créativité comme du fast food tout juste bon pour un 2 semaines à Radio-ado.

      La Pop intéressante artistiquement depuis quelques années c’est via les variantes ”Art pop”, ”Indie pop”, ”Dream pop” et ”Synth pop”…

      Sufjan Stevens, Grimes, Crystal Castles, Lana Del Rey, Beach House, Ladytron, St.Vincent, Matthew Dear, Julia Holter, Alt-J, Bjork, Goldfrapp, James Blake, Patrick Watson, Tune-Yards, etc.. etc..

      C’est vraiment très actif dans ce rayon là en ce moment.

    • …j’oubliais The Knife/Fever Ray et Cocorosie (!) Voyez ? Y en a trop.

      Pour ce qui est de Bjork, même si c’est très tranquille son affaire depuis des lunes, elle a tout de même l’immense mérite d’avoir pondu des classiques de la Pop de qualité avec Homogenic et Vespertine.

    • Showbizz… champagne!

      Juste que… pourquoi il ne fait pas de comédie musicale, lui, hein? Juste un petit bémol sur la tradition. Kelly, Astaire… on s’en souvient pour le cinéma.

      JT, comme les autres, on s’en souviendra à cause du cinéma. Sinon, ça fera POP et on l’oubliera comme tant d’autres.

    • Parlant de faire pop,
      Je serais étonnée qu’on se rappelle de JT pour ses mérites littéraires…
      Comparons donc les paroles de Strawberry Bubblegum avec Hot dreams de Timber Timbre. Pour le fun et parce qu’elles parlent de la même chose.

      D’abord un extrait de Hot dreams

      I want to be I want to be I want to be
      A champion in your eyes

      I wanna follow through,
      Follow through on all my promises and threats to you babe

      I wanna take I wanna take I wanna take
      Take all of your air

      I wanna lie I wanna lie I wanna lie
      Lie me down in your stream

      Et puis Strawberry bubblegum

      If you’ll be my strawberry bubblegum,
      Then I’ll be your blueberry lollipop
      If you’ll be my strawberry bubblegum,
      Then I’ll be your blueberry lollipop
      Then I’ll love you ’til I make it pop.

      J’en déduis que JT porte encore les séquelles de sa période Britney Spears.

    • @alainbrunet Hors-sujet: je sais que vous avez eu des textes et capsules dans la Presse+ notamment, mais allez-vous nous faire un blogue pré-Osheaga? Je serais curieux d’y lire votre programme de la fin de semaine? Sinon, on lira les critiques ensuite! Merci!

    • @ bimboom et norvege :

      J’abonde dans votre sens… et je n’en rajouterai pas!

    • jon : Dans le genre que tu préconises, l’album “The Moon Rang Like a Bell” de Hundred Waters n’est pas piqué des hannetons.

      Et dans un registre moins électroïde, il y a le Spoon nouveau qui est mauditement emballant.

    • Moi j’en rajoute: comparer Justin Timberlake à Timber Timbre, c’est comparer un très bon sitcom à du cinéma d’auteur de haut niveau. On sait tous que ce genre de pop ne porte pas de textes substantiels, la qualité ne se trouve pas là. J’aimerais bien surprendre quelqu’un à citer un vers de Michael Jackson comme il le ferait volontiers avec du matériel de Leonard Cohen ou de Tom Waits.

    • Je sais pertinemment qu’on n’est pas du tout dans le même créneau et perso je n’ai pas vraiment de problème avec les paroles moyennement bonnes quand c’est la chanson est faite pour danser ou que l’intérêt de la toune est d’abord et avant tout le rythme ou l’accroche. J’entonne volontiers des I love you babe sans poésie, sans culpabilité. J’ai un côté kétaine/country assumé (non je ne dis pas que JT est kétaine). Je crois bien que tout le monde a compris que je m’amusais. C’est encore permis?

    • Oui, on peut toujours s’amuser…

    • ”Moi j’en rajoute: comparer Justin Timberlake à Timber Timbre, c’est comparer un très bon sitcom à du cinéma d’auteur de haut niveau.”

      Big Bang Theory v.s. La graine et le mulet ?

      Je vais y aller avec Sheldon. Hands down. ;-P

    • Extrait de Dirty Diana de MJ. J’ai des images du film The Wall de Pink Floyd et d’un autre film qui relate l’histoire d’un journaliste mineur qui couvre la tournée d’un groupe rock pour le compte de Rolling Stone en lisant ces paroles… Avant de faire la petite recherche, je ne pensais pas que MJ écrivait des chansons. Eh bé.

      She Likes The Boys In The
      Band
      She Knows When They Come To Town
      Every Musician’s Fan After
      The Curtain Comes Down
      She Waits At Backstage
      Doors
      For Those Who Have Prestige
      Who Promise
      Fortune And Fame, A Life
      That’s So Carefree
      She’s Saying That’s Ok
      Hey Baby Do What You Want
      I’ll Be Your Night Lovin’ Thing
      I’ll Be The Freak You Can Taunt
      And I Don’t Care What You
      Say
      I Want To Go Too Far
      I’ll Be Your Everything
      If You Make Me A Star

      Dirty Diana, Nah
      Dirty Diana, Nah
      Dirty Diana, No
      Dirty Diana . . .
      Dirty Diana, Nah
      Dirty Diana, Nah
      Dirty Diana, No
      Dirty Diana . . .
      Diana!
      Diana!
      Dirty Diana!
      It’s Dia . . .Aa . . .Aa . . .
      Come On!

    • Comme parolier, Taylor Kirk « ne me semble pas particulièrement transcendant ». ;-) Ça équivaudrait à un mini Spike Jonze, mettons.

      @ atchoum : Almost Famous

    • Extrait de Behind the mask et Man in the mirror de MJ, plutôt jolis et coheniens :-) * ceci dit je ne sais pas si c’est lui qui en a écrit les paroles…

      There is nothing in your eyes
      But that’s the way you cry
      ————————

      They Follow The Pattern Of
      The Wind, Ya’ See
      Cause They Got No Place
      To Be

    • @jon8

      Art pop, indie pop, synth pop… Argh, j’ai mal à la tête. J’ai toujours été mêlé avec les catégories et tu viens de m’en rajouter une couche. Honnêtement, y a une bonne partie des artistes que tu énumères que j’aurais jamais pensé à qualifier de pop. Mais bon, ça me situe quand même un peu. Impossible Soul, ça pourrait pas être du “prog-pop”? ;-)

      Par curiosité, The Inheritors (merci encore pour la recommandation, j’adore), tu le qualifierais comment?

      Ça me fait repenser à notre échange sur le jazz. Le rock, la pop et l’électronique n’ont eu aucun problème à se décliner en sous-genres et j’imagine que c’est un signe d’une saine évolution. Je ne sais pas si c’est la faute de l’”intelligentsia”, mais le jazz n’a eu que peu de déclinaisons dont l’appellation a duré dans l’histoire. Pourtant, je peinerais à associer The Thing ou Fire! Orchestra à Miles Davis ou même à Ornette Coleman. Je me demande à quel point tout ça peut avoir nui à l’évolution du jazz…

      Bon, j’arrête avant de m’égarer. :-D

    • @blackened

      Je pense qu’il n’y a que deux options logiques:

      A) on utilise les appellations de manière précise.
      B) on utilise pas les appellations du tout.

      L’étiquettage musical ça peut être chiant mais ça a le mérite de donner une idée….Sauf si l’idée n’est pas bonne!

      Dans le cas de ”Pop” et ”électronique”, c’est vraiment trop vague à mon avis, donc pire qu’inutile.

    • ”Je ne sais pas si c’est la faute de l’”intelligentsia”, mais le jazz n’a eu que peu de déclinaisons dont l’appellation a duré dans l’histoire.”

      Le jazz c’est déjà musicalement plus précis que l’électronique -qui peut franchement être n’importe quoi- et le rock aussi à mon avis, malgré les sous-genres ”indie” ou autre truc qui suinte de plus en plus l’effort marketing…

      Bottomline, la précision varie beaucoup d’un genre à l’autre et je pense que le site Rateyourmusic est vraiment pertinent et fiable 99% du temps.

    • J’opte habituellement pour l’option B), mais c’est toujours le fun de débattre de temps en temps. ;-)

      “Le jazz c’est déjà musicalement plus précis que l’électronique -qui peut franchement être n’importe quoi- et le rock aussi à mon avis…”

      Peut-être que le jazz et le blues formant la racine des musiques populaires, on est plus réfractaire à les métisser. À moins que pour les trucs plus “champ gauche”, on ouvre la boîte “musique actuelle” ou “avant-garde”. Mais rendu là, ce serait à débattre devant un pichet et non derrière un clavier! :-D

    • Pour répondre à ta question:

      ”Par curiosité, The Inheritors (merci encore pour la recommandation, j’adore), tu le qualifierais comment?”

      Selon RYM c’est du IDM et en sous-genre de la Microhouse et Progressive electronic. Mais comme le terme ”IDM” est lui même presque aussi galvaudé de nos jours que ”électronique”, on va s’en remettre à ”Microhouse”!

      Microhouse is a stripped down, minimal form of House music, originating in the late 90s, which takes influence from Minimal Techno, Glitch and IDM. Although often built around a steady 4/4 time signature, it differs from traditional House music with regard to its use of samples: short clips of static, glitches and sometimes even human voices are often included, as opposed to House’s common use of drum machine samples, such as hi-hats and kick drums. The genre has increased in popularity over the years, especially within Europe, with artists such as Ricardo Villalobos and Luomo enjoying a strong underground following and critical success.

      http://rateyourmusic.com/genre/Microhouse/

      Grossomodo, presque TOUT ce qui sort de ”musique électronique” de qualité ces dernières années tient en tout ou en partie du mouvement minimal/micro ou whatever la façon d’appeler ce qui est épuré et plus axé sur les nuances dans les sons et la rythmique. Autrement ce n’est plus de la musique électronique mais de la ”Dance music” commerciale… ou de la Pop à saveur électronique.

      Ça semble compliqué mais ça ne l’est pas du tout.

    • Apple a bien compris la patente je crois parce qu’ils séparent justement ”Musique électronique” et ”Musique Dance” sur iTunes. Et quelque fois, je vois des chevauchements ”musique électronique” et ”musique alternative”.

      Mais ce que beaucoup de gens considèrent comme de la musique électronique, du boom-boom, de la zizique de discothèque, ce n’est pas de la musique électronique, en réalité… C’est de la Dance music. Ou de la Pop avec du beat soutenu, c’est selon.

    • En musique, la classification est inévitable parce qu’aucune musique n’est inclassable.

      La classification de la musique est nécessaire parce que, quoi qu’on en dise, on a besoin de repères.

      La classification de la musique connait une prolifération arborescente irrépressible, puisque les possibilités de croisements sont infinies.

      Bref, ce n’est pas de l’ornithologie.

      Ce qui rend cette classification anarchique, souvent, c’est l’absence d’un organisme supranational de normalisation qui analyserait chacun des créateurs visés.

    • Selon des critères précis.

    • … Mais chez les papous, y a des papous papas à poux papas et des papous pas papas à poux papas… Gâââh.

      Difficile de normaliser, à la vitesse qu’évoluent les appellations. N’oublions pas qu’à une certaine époque, Scorpions et Twisted Sister étaient considérés comme du heavy métal…

      Sans blague, bien que ça m’horripile, je comprends bien qu’il fait parfois mettre des descriptifs sur la musique. J’irai jeter un coup d’oeil sur RYM, merci!

    • Vivement la mise sur pied d’un organisme de normalisation, donc. Me semble que ce serait un beau défi pour jon8.

      Prenons le groupe austinois Spoon comme exemple de classification anarchique :

      - Entrée anglaise de Wikipédia : Indie rock, Alternative rock, Art rock
      - Site RYM (si cher à jon8) : Indie Rock, Alternative Rock, Indie Pop
      - Allmusic : Alternative Pop/Rock, Alternative/Indie Rock, Indie Rock

      La catégorie « Alternative rock » est obsolète. Le qualificatif « Indie » se rapporte au type de maison de disques, pas à la musique en soi, ainsi qu’à une perception aussi romantique que farfelue du niveau de vie des musiciens qui n’ont pas réussi à signer de contrat hyper-lucratif. « Art rock » renvoie à un son qui se veut avant-gardiste, Bowie, David Byrne, St. Vincent, la coiffure, les costumes, la théâtralité et tout le saint-frusquin. La musique de Spoon ne correspond malheureusement à aucune de ces catégories.

    • « N’oublions pas qu’à une certaine époque, Scorpions et Twisted Sister étaient considérés comme du heavy métal… »

      Et qu’il n’y a pas si longtemps, Jethro Tull a remporté le Grammy « Best Hard Rock/Heavy Metal Performance ».

    • Dix pages de descriptions ne remplaceront jamais dix minutes d’écoute. Mais ça on le sait depuis longtemps. L’idée c’est juste de ne pas avoir à se taper 356 séances de dix minutes avant de tomber sur le dix minutes de joie que l’on cherche…

      Ça sert de ”pré-filtrage” pour le commun des mortels qui n’a pas le même temps à consacrer à la recherche musicale que notre hôte!

    • ”Ce qui rend cette classification anarchique, souvent, c’est l’absence d’un organisme supranational de normalisation qui analyserait chacun des créateurs visés.”

      Ça ne se fera pas, parce qu’il n’y a ni urgence ni motivation commerciale. De plus, si un ”organisme suprational” aurait l’envie d’estampiller Aphex Twin du sceau IDM, l’organisme en question s’exposerait sûrement à une poursuite en justice ;-)

    • Il faudra toujours être en mesure de décrire le truc en deux ou trois mots. Sinon, on a besoin d’analogies. Ça ressemble à Justin Timberlake. Ça ressemble à Louis-Jean Cormier. Ça ressemble à Electric Light Orchestra. D’où la nécessité – utopique – de normaliser, pour que tout le monde parle de la même affaire. Puisque ça n’arrivera jamais, on va continuer de se démerder autrement.

    • Ouin, devant …And Justice For All, de Metallica. C’est peut-être le jour où j’ai perdu la foi dans les catégories musicales, finalement.

    • Oups, j’ai pas répondu assez vite. Je parlais du Grammy remporté par Jethro Tull, bien sûr.

    • Ah, les catégorisations! Ça me rappelle les Beatles, quand ils tentaient de signer leur premier contrat :

      Dick Rowe, directeur artistique chez Decca aurait dit au groupe : “Go back to Liverpool, Mr. Epstein. Groups with guitars are out.”

    • Ce qui fait que, pour moi, Spoon entre dans la catégorie « Rock qui me touche ».

    • Dans le doute, choisissez toujours un Talisker 10 ans.

    • Malgré cette bourde monumentale, je dirais que Dick avait tout de même plus de pif que Bob Gainey.

    • M’ouais, il aura tout de même signé les Rolling Stones par la suite…

    • Parlons métal.

      Blackout de Scorpions, c’est on ne peut plus du heavy metal. Certaines des chansons de Twisted Sisters (You can’t Stop Rock n Roll, Stay Hungry) le sont aussi et peuvent encore aujourd’hui être considérés comme tel a très juste titre. Certains artistes ont eut des carrières assez longues pour passer par plusieurs genres et sous-genres et ne peuvent être classés qu’en fonction de leurs grands succès ou de la caricature qu’ils sont devenus.

    • L’un des principaux problèmes des chanteurs de heavy metal, selon moi, c’est qu’ils ne savent pas se déhancher sur des passerelles. Me semble que si les gars savaient comment ça se fait du « shake your bon bon », le metal serait pas mal plus populaire.

    • Dans les glorieuses années du spandex, à défaut de savoir shaker le bon bon, ils savaient l’exhiber. Me reviennent en mémoire certains attirails de Blackie Lawless…

    • @ effet :

      Je comprends Blackened et je te comprends aussi. On est encore dans l’inévitable manque d’uniformité ou de cohérence de la classification.

      Dans les publications d’ici – Live! le journal rock, Pop-Rock – et d’ailleurs – Hit Parader, Circus, Kerrang! – que je lisais au début des années 80, ainsi que dans mon « Encyclopédie illustrée du rock », le métal englobait Venom et Saxon, mais aussi Led Zep, UFO, Deep Purple, Van Halen, Quiet Riot et Blue Oyster Cult. Les sous-genres métaux existaient peu ou n’existaient pas. Pas de boogie-métal ni de soft-métal, de blues-métal ou de pop-métal, sous-genres qui auraient convenu à certains des groupes susmentionnés. Inversement, on aurait également pu créer des sous-genres de hard-rock plus précis, au lieu de tout foutre dans le métal.

      Puis, avec un recul de plusieurs décennies où l’on a vu poindre des entités comme Pantera, Slayer, Behemoth et Dimmu Borgir, il est difficile de ne pas se livrer à une clarification rétroactive de la classification. On pourrait dire que le métal de l’époque n’est pas celui d’aujourd’hui, comme on peut dire que le hockey de Sidney Crosby n’est pas celui de Maurice Richard. Enfin…

    • @ effet

      Moi je suis bien d’accord. En replaçant ces groupes dans le contexte de leur époque, ils font figure de pionniers du genre. Mais dans l’optique où on se sert de la catégorie pour donner un repère à l’auditeur, on ferait rigoler quelques jeunes. Et je parle par expérience. :-D

      D’ailleurs, à force d’entendre Dee Snider faire référence au rock n roll dans ses chansons, j’en suis venu à utiliser le terme pour qualifier Twisted Sister. Peut-être qu’un fan de Chuck Berry serait un tantinet dérouté.

    • En passant, j’avais vu les Scorpions en juin 1982 à l’Auditorium de Verdun, en première partie de Rainbow. Blackout venait de sortir, un de mes amis avait volé la cassette chez Woolworth et me l’avait donnée (ou est-ce que je l’avais volée moi-même? Me semble que non. Je me souviens d’avoir volé l’aptonyme « Illégal » de Corbeau à la tabagie, par contre). Blackout était à l’honneur, donc. Mettons que dans nos têtes et nos cœurs d’ados, Klaus et sa bande avaient crissement volé la vedette à Ritchie Blackmore et à Joe Lynn Turner, que nous aimions beaucoup quand même.

    • Voilà, c’est bien dit. AC/DC était métal aussi. Tout comme Iron Butterfly auparavant. Et Howlin’ Wolf l’était pas mal également…

      https://www.youtube.com/watch?v=RBd4PPZV6QI

    • Attention, il me semble que ”heavy metal” est désormais une catégorie bien définie, qui réfère au son très classique développé au tournant des années ‘80 et non plus au métal dans son ensemble comme c’était le cas avant la déclinaison en sous-genre débuté avec le thrash.

      Je ne crois pas que les jeunes actuellement disent que les groupes qui font tout ce qui est venu dans la foulée du thrash (power metal, death metal, black metal, etc.) font du ”heavy metal”. Ils sont plus spécifiques. Je ne vois pas comment des chansons comme Blackout ou Dynamite peuvent être qualifier d’autre chose que heavy metal car justement, elle sont très distinctes de ce que pouvaient faire Rainbow, UFO, Purple, etc. Si Iron Maiden est du heavy metal, Blackout est du heavy metal. On est exactement dans le même territoire ici. Bien entendu, on ne peut dire la même chose pour le Scorpions qui précède ou qui suit. Mais à un certain moment, ils ont été carrément heavy metal, autant que n’importe qui d’autre que l’on hésiterait pas à qualifier de heavy metal encore aujourd’hui.

    • « Dans les glorieuses années du spandex, à défaut de savoir shaker le bon bon, ils savaient l’exhiber. Me reviennent en mémoire certains attirails de Blackie Lawless… »
      .
      Comme l’aurait dit (et répété) un vétéran lecteur de nouvelles : vigueur, vigueur!

    • Oups, voici ce qui est bien dit :

      « En replaçant ces groupes dans le contexte de leur époque, ils font figure de pionniers du genre. Mais dans l’optique où on se sert de la catégorie pour donner un repère à l’auditeur, on ferait rigoler quelques jeunes. »

    • L,argument des jeunes qui rigolent est non valide. À une certaine période, les jeunes connaissaient plus Jeff Healey que Robert Johnson. Était-ce une raison pour redéfinir le terme ”blues” autour de l’esthétique développée par Jeff Healey? Est-ce qu’il faut cesser de dire que Louis Armstrong c’est du jazz parce que t’as une gang de jeune de 22 ans qui écoutent UZEB?

    • À l’époque, les exégètes, journalistes et animateurs de radio confondaient allègrement hard-rock et heavy métal. Aujourd’hui, ce terme ne couvre plus la même notion. Un recadrage sémantique s’est opéré naturellement, à force de débroussaillage. Les Scorpions ont fait des tounes métal, Blue Oyster Cult aussi. Or, avec le recul, on est davantage en mesure de nuancer. Puis, on a commencé à escamoter le « heavy » par désir et nécessité d’allégement, et parce qu’on s’est mis à accoler toutes sortes de préfixes à « métal ». Est-ce que le « heavy métal » désignerait aujourd’hui une sous-catégorie en soi? Je ne crois pas. On peut parler de « métal classique », mais ce qui est métal est encore heavy métal. Judas Priest était heavy métal jadis et demeure heavy métal – ou métal – aujourd’hui. Est-ce impropre de qualifier Mastodon de groupe heavy métal? Non.

    • @ effet

      Aujourd’hui, les jeunes rigolent quand on leur dit qu’Uzeb, c’est du jazz. ;-)

      “Attention, il me semble que ”heavy metal” est désormais une catégorie bien définie, qui réfère au son très classique développé au tournant des années ‘80 et non plus au métal dans son ensemble comme c’était le cas avant la déclinaison en sous-genre débuté avec le thrash.”

      Bon, tu vois, tu m’apprends quelque chose, là, et je trouve que ça se tient. Je voyais le heavy métal plus comme un genre générique d’où partaient nombre de déclinaisons. Ceci dit, l’argument des jeunes n’en est pas vraiment un, ce n’est qu’une constatation faite au fil des discussions avec de plus jeunes fans. Les dits jeunes peinaient même à qualifier Iron Maiden de heavy metal. Comme quoi je ne suis pas le seul à être mêlé.

      D’ailleurs, plusieurs de ces jeunes (et moins jeunes, évitons le paternalisme), qualifiaient ces groupes de hard rock. On mettrait quoi dans cette boîte-là?

    • Bien honnêtement, je ne crois pas qu’il soit possible de dire que Maiden est autre chose que du métal. Il y a des différence esthétique, stylistique et de mentalité qui permettent de tracer la ligne entre métal et hard rock, et ce bien avant le venue du thrash/Venom/Metallica. Accept, Maiden, Diamond Head, Angel Witch, c’est clairement une autre game que Led Zep ou AC/DC. Bien entendu, il y a des cas ambigus et des nuances. On peut discuter sur High N Dry de Def Leppard, mais pas sur Maiden. Enfin pas à mon sens. Sinon, où s’en va le monde????

      J’avais dressé une belle liste de traits distinctifs, mais par une fausse manoeuvre, je l’ai flushée. Maintenant, je dois préparer à souper sous la pression de ma progéniture.

    • «Sinon, où s’en va le monde????»

      Dans la direction de l’avion que pilote Bruce Dickinson, voyons !

    • Pour celui qui identifie le metal à des guitares qui font du « double picking », des batteries à « deux bass drums » et à des pièces qui ont peu ou pas besoin du tout de « guitar hero », Maiden doit sonner comme de la musique tout droit sortie des années 70, « screamer » inclus.

      Mais bon. En fin de semaine, j’ai croisé un jeune homme dans une microbrasserie qui arborait fièrement son t-shirt noir de Maiden. Un Eddie flambant neuf. 1984-2014 : Même combat.

    • Molson canadian, commanditaire majeur du Heavy Montréal. J’ai l’impression de voir un doigt d’honneur dans le logo d’Evenko…

    • J’aimais mieux Brunet avec Reine Malo.

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