Alain Brunet

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    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Vendredi 31 janvier 2014 | Mise en ligne à 10h13 | Commenter Commentaires (29)

    Nir Felder: crack émergent de la guitare jazz

    Nir Felder Golden Age

    Celles et ceux qui ont déjà vu et entendu ce guitariste américain sont unanimes: ce mec joue en ta. «Tone» intéressant même si relativement convenu, vocabulaire étendu, artitulation et fluidité remarquables.

    Nir Felder a été remarqué dès 2010. Un article de NPR le qualifiait déjà de «next big jazz guitarist».

    Né et élevé en Nouvelle Angleterre (Katonah, New York), Nir Felder a fait ses études de jazz à Berklee comme tant de musiciens de renommée internationale. Avant quoi il s’était forgé une culture musicale sur l’internet; classic rock, blues, soul, pour aboutir au jazz. Il étudia attentivement les albums de guitaristes connus, à commencer par John Scofield. Dans cette interview de NPR, il disait prêt à absorber toute la musique qui lui vient, que ses amis lui suggèrent.

    D’autres citations tirées du site de la CBC indiquent que son nouvel album sous étiquette Okeh, Golden Age, relativise l’idée d’âge d’or en ces temps difficiles pour l’art. Il remet en question la nostalgie de certains pour la musique des années 80 ou 90. Il s’applique en outre à découper des allocutions de Malcolm X, Jesse Jackson et Hillary Clinton. Aux dix compositions orignales du guitariste, participent le pianiste Aaron Parks, le contrebassiste Matt Penman et la batteur Nate Smith.

    Grand album ? Surtout intéressant pour le jeu, l’impro, la soudure entre musiciens. Nir Felder n’a pas encore l’étoffe d’un compositeur d’exception. On a ici l’album d’un killer de la guitare ayant recruté d’autres killers. La majorité de ses pièces adoptent la forme chanson, au sein de laquelle il suggère un enrichissement harmonique et un territoire propice à l’improvisation. En outre, Nir Felder tient à ce que tous et chacun doivent rester au service de la chanson avant d’exprimer leur virtuosité.

    LIENS UTILES


    Interview sur NPR, 2010


    Nir Felder, site officiel


    ÉCOUTE INTÉGRALE DE L’ALBUM GOLDEN AGE SUR LE SITE DE CBC


    • Bon guitariste. Bons musiciens. Mais musique sans feeling. Aucun groove. Et dire Alain que tu considères le Blues redondant et le Prog comme musique enlisée dans le passé avec un vernis très très mince d’actualité. Cela dit, je respecte vos goûts et vos choix des 4 derniers billets… sans les partager. Let’s agree to disagree. ;-).

    • J’adore le jazz et spécialement le ”guitaristique” mais là …bof!
      Je suis certain que vous pouvez proposer mieux.
      J’aborde dans le même sens que ‘’sylvainchartrand”.

    • “«Tone» intéressant même si relativement convenu”

      C’est ce qui arrive quand on branche une Stato mexicaine ‘off the shelf’ (qu’affectionne du reste Jimmy Vaughan et Greg Koch, et Jeff Healy dans son temps) dans une TS-9 et un ampli à lampes du jour. Un million de gars ont ce Tone de base en Amérique du Nord depuis le décès de Stevie Ray Vaughan.

      Mais ce n’est pas un défaut. À partir de ce standard industriel, c’est le musicien qui fait sa nuance. Ça devient beaucoup comme la musique classique, où le ’son’ est un idéal très figé, mais ce qui n’empêche pas l’expression de la perosnalité dans les nuances.

      Jouer du jazz sur une Strato met de gars sur une courte liste… Mike Strern était plus ‘Tele’, Larry Carlton n’en jouait que certains soirs, et Jeff Beck n’est pas considéré ‘jazz’ par les puristes… Sérieux, c’est rarissime.

      D’ailleurs googler ‘jazz stratocaster’ amène plusieurs threads de style yogourt aux épinards…

    • Pas mauvais, mais on est loin des vrais cracks comme Bill Frisell ou John Scofield.

    • Hum… vraiment ? J’ai l’impression qu’il faut plutôt écouter l’album et non seulement le début du clip sur youtube…

    • «Ça devient beaucoup comme la musique classique, où le ’son’ est un idéal très figé, mais ce qui n’empêche pas l’expression de la personnalité dans les nuances.»

      Parfaitement d’accord avec _boulga.

    • Dans le rock amplifié c’est même déjà assez ‘ancien’ comme phénomène.

      Ce son était ‘nouveau’ pour les masses fin fifties, début sixties mais s’est figé très vite.

      Le premiers à faire de la ‘gestion de patrimoine sonique’ a été Robin Trower qui émulait le son de Hendrix, avec le même équipement, dès 1972, 1973. Avec de très bon résultats d’ailleurs. Cela correspond à l’époque des premières guitares ‘reissues’ (des Gibson de 1970 faites au specs de 1959). Aujourd’hui, la majorité des ventes de Fender sont des modèles dits ‘vintage’.

      Miles Davis allait même ‘commander’ ce son précis sur Agharta en 1975, avec Pete Cosey dans le rôle de Jimi (ce qui donne une idée de comment leur collaboration présumément entamée aurait abouti). Encore aujourd’hui, c’est le core du son de Frusciante, même s’il pousse l’enveloppe dans des directions inédites.

      D’autres ont pendant ce temps ‘inventé’ des tones massivement copiés jusqu’aux années ‘90 (Van Halen et son ‘brown sound’, SRV et son ‘texas tone’, David Gilmour et le chorus/flange qui a tant marqué la pop eigthies, Alan Holdsoworth, etc. (la liste est très longue) mais bien franchement, depuis 15 ans, les meilleurs guitaristes rock ne s’intéressent plus à ça.

      Ils jouent, that’s it… Je suis même plus certain que c’est ‘référentiel’ que de rejouer un variante des sons figés depuis un bout.

    • Qu’il ait été accepté à Berklee avec sa Strat cheapette et tous les stéréotypes rattachés au made in Mexico est un exploit en soi.

      “on est loin des vrais cracks comme Bill Frisell ou John Scofield”

      Le gars est techniquement supérieur à Scofield. Alain a raison: fluidité remarquable. Il n’a peut-être pas encore trouver sa woua, mais il est très impressionnant.

      C’est correct son album mais tant qu’à ça j’aime aussi ben écouter B.Blade Fellowship.

      J’aimerais bien l’entendre blower sur du Shackleton mais ce n’est probablement pas son style.

    • En fluidité, précision et rapidité, Frisell lui est clairement inférieur. Ce qui n’enlève rien à Frisell. Qualités très différentes… Et puisque ses compos sont assez convenues, je préfère écouter Felder jouer pour d’autres. Pour Mark Giuliana et son band Beat Music, par exemple. J’ai ajouté deux vidéos ci-dessus.

    • D’accord avec _boulga aussi, mais alors que les musiciens classiques doivent composer avec les limites de la palette sonore d’instruments acoustiques, j’ai toujours trouvé un peu étrange le fait que les musiciens rock ou jazz ne cherchent pas plus à exploiter la diversité de lutherie qui s’offre à eux de nos jours. C’est vrai que ça sonne bien, des Fender et des Gibson, mais sortir de la zone de confort, c’est pas plus mal.

      Un peu comme dans le débat créativité vs. virtuosité… Trouver son identité dans son jeu, c’est très bien, mais la trouver dans son jeu avec en plus une identité sonore dans la lutherie, c’est encore mieux.

    • Je préfère toujours une bonne idée à une bonne technique. Cela dit, je ne boude pas mon plaisir lorsqu’un instrumentiste doué effectue des prouesses techniques à travers lesquelles de bonnes idées émergent – dans le jeu individuel et non dans la composition d’ensemble. Le débat créativité-virtuosité est peut-être beaucoup plus complexe que certains le conçoivent…

    • «Ça devient beaucoup comme la musique classique, où le ’son’ est un idéal très figé, mais ce qui n’empêche pas l’expression de la personnalité dans les nuances. (…) Ils jouent, that’s it… Je suis même plus certain que c’est ‘référentiel’ que de rejouer un variante des sons figés depuis un bout. »

      Ils jouent, that’s it. À l’aveugle, on en reconnaît combien de ces guitaristes contemporains?

      « Trouver son identité dans son jeu, c’est très bien, mais la trouver dans son jeu avec en plus une identité sonore dans la lutherie, c’est encore mieux »

      Je seconde. L’identité sonore annonce le musicien comme la voix le fait d’une personne. Y a comme même un petit frisson d’excitation qui court dans la colonne quand le guitariste « attaque » son instrument.

      « Cela dit, je ne boude pas mon plaisir lorsqu’un instrumentiste doué effectue des prouesses techniques à travers lesquelles de bonnes idées émergent – dans le jeu individuel et non dans la composition d’ensemble »

      Tant que les instrumentistes sont en mesure de se relancer, de créer une émulation, go. Je suis loin d’être un amateur d’un groupe composé de faire-valoir payés pour mettre en lumière le soliste principal. Ça excite pas longtemps.

    • «Ils jouent, that’s it. À l’aveugle, on en reconnaît combien de ces guitaristes contemporains?»

      À différents niveaux, les styles de Nir Felder, Adam Rogers, Kurt Rosenwinkel, David Gilmore, Jonathan Kreisberg, Gilad Hekselman, David Fiuczynski, Rez Abbasi, Wayne Krantz, Prasanna et autres guitaristes killers du jazz actuel ont pour la plupart des styles identifiables. Évidemment, le poids de l’histoire change la donne. Les musiciens de haut niveau technique sont beaucoup plus nombreux et leur personnalité émerge souvent à travers un certain classicisme jazzistique… Bien sûr, certains n’ont aucune personnalité.. comme c’est le cas dans la musique classique ou dans la musique en général. Mais plusieurs en ont une. ETK, ceux de cette courte liste improvisée ne m’apparaissent pas comme des guitaristes génériques, simples clones améliorés de leurs prédécesseurs.Une écoute superficielle peut mener à de telles conclusions, autrement…

    • Après avoir écouté en boucle Ghettoville et Freezing Opening Thawing en boucle, les premières pièces de Golden Age paraissent plattes en svp. Mais avec un peu de persévérance je suis bien content de cette proposition. Surtout en streaming au New York Times. Merci men!

    • @Boulga

      Jazz et stratocaster.

      Wayne Krantz a fait du très bon jazz avec une strat.

      Cela dit, mélange plutôt rare en effet. Mais qu’en est-il du classique ampli de Fender le twin reverb ? Je suis «pris» avec un de ces monstres, gros et lourd, et en cherchant à le vendre ou à l’utiliser, un vendeur dans le domaine me disait récemment que cet ampli est utilisé souvent (?) par les musiciens de jazz. Entre autre parce que le son est clean au max peu importe l’intensité du volume. Ah! je lui ai dit. Intéressant.

      J’ai aussi une strat et présentement avec le twin reverb, c’est le seul kit que je peux ploguer pour jouer du jazz. C’est ainsi que je me joins, avec déférence envers le genre et ses acteurs, au groupe jazz stratocaster.

    • @fran6b

      J’en ai un Twin aussi, un ‘74. C’est mon ‘workhorse’. En effet, le clean headroom est hors-norme. Et il réagit très bien à l’overdrive d’entrée avec une bonne pédale de disto.

      Mais le Twin n’est pas seulement inséparable du son jazz. Il est quintessentiel au blues, au rock (Hendrix les utilisait en studio, et non des Marshall, contrairement à la légende populaire) et évidemment au country.

      Cet ampli est même indissociable du ‘Montreal Sound’ des 15 dernières années.

      @blackened

      Sur la zone de confort… Oui, il y a une formidable variété de guitares… On peut jouer du blues sur une Ibanez dans un Jazz Chorus pour faire ‘différent’, mais après quelques mois l’envie d’une vraie Strat est juste trop forte…

      Et donnez un SG dans un Twin à Santana (le set up de Abraxas) et il va sonner comme… Santana !

    • @_boulga

      Jeune, je me suis acheter une Strat et un Twin en me disant que j’étais supposé traverser les époques avec ça. La Strat ça va mais le Twin… j’ai toujours ‘vu’ son potentiel, mais crime que je le trouve difficile à dompter. Juste trop fort, trop brut, puissant. Un ‘workhorse’ comme tu dis. Avec de la persévérance, j’y arriverai. Merci pour ton commentaire.

    • @fran6

      Tant qu’à faire un apparté boutique…

      Un Twin sans master volume (ceux des sixties, les blackface ‘65) sont effectivement difficiles. Dès qu’on pousse le préamp ça devient un peu trop ‘juteux’. C’est pour ça qu’ils ont ajouté un master dès les années soixante-dix sur les ’silverface’. Sacrifice de ‘tone’ pour les puristes, mais à m’ment donné…

      Mais avec un master, on laisse le préamp à 4 (sans trop pousser les knobs d’EQ, surtout la basse, qui dans ce design ajoutent du volume aussi) et c’est très goalable. Je joue le mien autant dans mon salon que sur scène, en faisait varier le master de 2 à 6.

      Une autre chose aussi, dans un combo Strat/Twin, les pickups de la strat (surtout s’ils font plus que 6k de résistance) doivent à peine être 1/8 de pouce au dessus du pickguard. Même, le côté ‘basse’ du pickup est flush avec le pickguard. Détail, mais ça fait une différence incroyable (sur le ‘trop fort’, ‘trop brut’). Ça permet de réduire l’input à l’entrée et rend la bête plus docile.

      Pour mémoire, Santana jouait le sien avec tout à dix, avec des humbuckers en plus !! Fou raide…

    • @boulga

      (suite de l’aparté boutique)

      J’ai acheté mon Twin tout neuf en 96. Pas de master volume.

      Mais je prends très bonne note de la hauteur des pickups. Les miens sont effectivement très haut. Ça fait sûrement que j’ai un sweet spot entre le 2 et le 3 de mon volume de Twin. Le son passe de faible à, je peux jouer avec un drummer. Pas le fun.

      Robert Godin, des guitares Godin, disait à quelqu’un qui a dit à quelqu’un… jusqu’à moi, qu’on se débloquait une marge de manœuvre bien intéressante en jouant le volume de la guitare au alentour de 6. Pas bête du tout.

      Parlant de Godin, je commence à tripper pas mal sur leurs guitares. Les très conservateur Gibson et Fender n’évoluent pour ainsi dire plus depuis longtemps déjà et Godin commence à offrir des guitares de notre époque vraiment intéressante. La 5th avenue entre autre… J’ai le modèle qui ne se plogue pas!

    • Un Twin Reverb à 10 pour Santana. Ça frappe l’imaginaire disons.

      La seule façon que je peux voir cela possible est en studio. Il devait enfermé l’ampli entre quatre murs sûrement très absorbants en son et mettre un micro dans la pièce capable de rendre justice au tout. Je ne m’y connais pas trop dans ces paramètres studio. Mais j’imagine le frisson qui devait traverser le studio et Santana qui devait être dans tous ses états guitaristiques. Fou raide tu dis.

    • @fran6b

      J’ai un ami qui vient de faire un travail universitaire sur la différence entre les amplis Marshall et les amplis Fender. L’étude des 2 différents circuits lui a ensuite permis de construire un amplificateur. Il avait présenté son travail dans une conférence à McGill juste avant les fêtes. Vous auriez trouvé ça intéressant, je crois.

      Les ircuits Fender et Marsall sont complètement différents. Dès qu’on entre dans le premier “channel” chez Fender, on perd beaucoup de jus. C’est d’ailleurs pourquoi ont peut augmenter le volume et qu’il reste clean… À cause de cette perte à l’entrée du circuit, ça lui en prend beaucoup pour qu’il overdrive. C’est tout le contraire chez Marshall. Aucune perte de db à l’entrée. Ils overdrive facilement. Le gros problème des amplis Marshall: ils sont un cauchemar pour les producteurs car ils ont trop de mid et de bass.

    • @phil8791

      Cool! Je prendrais bien un cours d’ampli 101 avec votre ami. Et très curieux de voir le fruit de son travail.

    • @fran6b

      si ça vous intéresse vraiment, voici 3 liens qui donne un bref aperçu de son étude:

      http://professional-sound.com/soundadvice/everything-is-an-amplifier-part-i-by-bryan-martin/#.UvBEr3ddW5A

      http://professional-sound.com/soundadvice/everything-is-an-amplifier-part-ii-by-bryan-martin/#.UvBEdHddW5A

      http://professional-sound.com/soundadvice/everything-is-an-amplifier-part-iii-by-bryan-martin/#.UvBEsXddW5A

      C’est à noter qu’il a longtemps travaillé dans les plus grands studio à NYC et à Londres. Il a travaillé entre autre avec Max Roach et David Byrne. Il a récemment décidé de retourner à McGill pour faire son PhD.

      Voici un site où on peut le rejoindre si jamais vous avez des questions sur les amplificateurs (ils les réparent d’ailleurs si jamais !!!): www.sonosphere.ca

    • @phil8791

      Comment dire… merci! C’est bien gentil de ta part. J’ai tout lu et c’est vraiment intéressant. Boulga, c’est pour toi aussi ainsi qu’à tous les audiophiles et amant du son certainement.

      Si je peux synthétiser ce que j’ai compris des propos de Bryan Martin (Mastering engineer) qui par ailleurs, semble un bien chic type.

      Le titre du texte «Everything is an amplifier». Déjà, ça part bien.

      D’abord, il nous met en contexte que les amplis ne sont pas que des «Twin Reverb» et autres boîtes à boutons dans lesquels on branche nos instruments. Les amplis sont aussi très petits et se cachent dans nos iPod et autres bidules.

      Chaque bouton (de contrôle) est important dans le réseau menant à l’amplification et le plus simple cela est, mieux c’est. Chaque spécificité, un réglage supplémentaire, provoque une contrainte envers le son pour que celui-ci puisse arriver au bout au maximum de sa qualité. En plus que les amplis, pour être efficaces, doivent être composés avec du matériel de grande qualité. (C’est la description d’un Twin Reverb ça ! Très simple et de grande qualité.)

      Il mentionne la tendance qu’a le marché de l’amplification à migrer de l’univers professionnel au monde résidentiel. Cela à pour effet que pour attirer le commun de mortels à s’équiper de studio maison et de toutes sortes d’autres équipements d’amplification, les manufacturiers proposent une tonne de spécificités, de contrôles divers, et que cela à pour effet de réduire la qualité du son car rappelons-le, ces spécificités ajoutent aux contraintes d’efficacité d’amplification. Au fond, ces ajouts ne s’avèrent que de tape à l’œil technologique pour faire vendre davantage de produits.

      Je termine avec quelques mots de l’auteur : « In the brave new world of the 21st century, technology has brought incredibly powerful tools to the everyday. Recording studios live in a laptop, and declining are the great temples of sound recording and the monks who populate them. We take music for granted. We take technology for granted. We want it all in a bundle. And very few people have the privilege of experiencing music in an ideal listening environment. Ear-buds, iTunes, and laptop speakers are a pale copy of a breathtaking audio system.»

    • Merci Beaucoup phil8791! J’ai tout lu et les propos de Bryan sont très intéressants. Ça m’a allumé sur des points pertinents par rapport à l’amplification. En plus qu’il semble être un fort chic type.

    • Intéressant, tout ça. Cela dit, ‘le’ Marshall légendaire, le JTM 45, (cloné à profusion aujourd’hui par Mojave, entre autres) est une copie conforme made in UK d’un Fender Bassman, l’ampli de base de SRV.

      @fran6b

      Mettre le volume de la Strat à 6 est contre-indiqué en général, à moins de changer les pots de volume. Les pots de 250K standard perdent tout contenu harmonique aigu en bas de 7. À moins d’aimer les tones ‘chokés’ plus proches de Gibson.

      Je ne crois pas que Santana était dans une autre pièce. Sur ‘Samba pa ti’, on entend bien les cresendo de feedback contrôlés dès qu’il se dépalce ou monte, justement, le volume de sa guitare.

    • @_boulga

      As-tu déjà crinqué ton Twin Reverb à 10 ? Volume de guitare à 10 inclus ?

      Je l’ai déjà fait dans mon sous-sol une fois. Je ne m’en suis pas encore remis! Cela m’a bozé en quelque sorte et mon jugement de ce que j’ai entendu en a été altéré, certainement. Mais tout de même.

      D’abord, les simples murs en gypse ne suffisaient pas à la demande. Pas proche. Le son rebondissait partout et cela devenait cacophonique. Mais malgré cela, j’ai eu l’impression que l’ampli de bronchait pas d’un poil et qu’il livrait parfaitement la marchandise. Vraiment impressionnant.

      L’expérience m’a déstabilisé tellement il y avait du jus qui sortait de cette boîte. J’ai imaginé différentes expériences pour recrinqué l’ampli au boute dans un environnement plus favorable mais je n’ai jamais réalisé (encore) un de ces projets.

      Je crois qu’il faudrait appeler Santana pour qu’il nous parle de son set-up. :-) Ça m’intrigue.

    • @fran6b

      Bryan est une personne très sympathique. Il m’a tellement appris de choses que j’ai pu utiliser par la suite en studio. Et en plus, il fait du mastering analogue. Une personne à connaître, quoi !

      Essentiellement, son propos dit que les amplis au départ étaient conçu un peu aléatoirement. Fender ne cherchait pas à reproduire un son spécifique mais simplement à mettre au monde au ampli. Le circuit qu’ils ont utilisé et qui a donné le son Fender est devenu le modèle par défaut. Même chose chez Marshall…

      Lorsqu’il a bâti son amplificateur, il a du en faire 2 en même temps. Un horrible fait de pièces recyclées qui lui permettait de jouer avec le positionnement des pôles, des fils, des récepteurs… Une fois les différences notées, il a bâti le 2e amplificateur en utilisant du matériel de qualité et l’a ensuite recouvert d’un beau tissu paisley (pour faire plus rock). C’est McGill qui a l’amplificateur présentement !

    • @phil8791

      J’en prends vraiment bonne note. Un jour, au bon moment, s’il y a lieu, je n’hésiterai pas à communiquer avec lui. Je suis reconnaissant envers les infos que vous m’avez fourni. Merci encore.

      Je parierais qu’il sonne à merveille l’ampli de Bryan. Et comme il le mentionne dans ses écrits, chaque amplificateur à sa signature, son propre son. Bien heureux celui qui y branche son instrument.

      (Ah, mon commentaire disparu du 3 de 22h49 est apparu aujourd’hui!)

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