Alain Brunet

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  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Samedi 18 janvier 2014 | Mise en ligne à 10h40 | Commenter Commentaires (78)

    Ventes de musique: encore et toujours vers le bas…

    ventes de disques

    Depuis l’an 2000, les ventes de musique enregistrée ne cessent de décliner. Au cours dernières années cependant, l’espoir d’une reprise était nourri par l’industrie de la musique. On y faisait mousser la croissance du volet numérique, laissant croire que cette croissance finirait par devenir globale.

    Pourtant, cette augmentation des ventes numériques n’a jamais pu compenser financièrement la décroissance des support physiques, dont les revenus étaient (et sont toujours) supérieurs à ceux des fichiers vendus légalement en ligne depuis le début de ce millénaire. Inutile d’ajouter que le retour soi disant spectaculaire du vinyle demeure (et demeurera) un phénomène beaucoup trop marginal pour inverser la tendance.

    La nouvelle donne? L’écoute en continu (streaming) l’emporte désormais sur le téléchargement légal.

    Même iTunes perd du terrain au profit des Spotify, Rdio, Last FM et autres Deezer ! Or, le streaming (qui exclut le téléchargement et donc l’achat) s’avère beaucoup moins payant pour les créateurs de contenu que ne l’est le téléchargement légal, ce dernier l’étant encore moins que le support physique. Belle dégringolade… légale ! Rappelons la sortie de Thom Yorke et Nigel Godrich contre Spotify l’été dernier. Partage inéquitable des plateformes d’écoute en continu ? En vérité, les abonnements de plus ou moins 10$ par mois et les revenus publicitaires de ces nouveaux services en ligne s’avèrent insuffisants pour procurer des revenus décents aux créateurs des contenus qui y sont offerts.

    Vu cette migration importante des consommateurs de musique vers le streaming, le bilan de la dernière année s’annonce négatif : aux USA, les ventes de pièces numérisées ont chuté de 5,7%, soit de 1,34 milliard à 1,26 milliard d’exemplaires, alors que les ventes d’albums sont restées stables, soit de 117,7 millions à 117,6 millions d’exemplaires.

    Quant aux produits physiques, le plongeon se poursuit: déclin de 8,4% des ventes d’albums: 289.4 millions d’exemplaires comparativement à 316 millions en 2012. Plus précisément, on observe un déclin du CD de 14.5%, c’est-à-dire 165.4 millions d’exemplaires comparativement à 193.4 millions en 2012.
    Encore en 2013, le CD a dominé les ventes légales avec 57,2% des ventes d’albums, alors que les ventes de fichiers numérisés ont constitué 40,6% de la tarte. Le bien-aimé vinyle ? Croissance de 4,55 millions à 6 millions. Bonne nouvelle ? Oui mais… cela ne représente que 2% des ventes d’albums aux États-Unis en 2013. Pour le sauvetage de l’industrie de la musique enregistrée, on repassera…

    Nielsen Soundscan fait l’addition de tout ça et on obtient un déclin général de 7,6% aux USA. Pour le Québec, c’est idem, rapporte ma collègue Émilie Côté dans un article mis en ligne vendredi.

    Route inéluctable vers le fond du baril…

    LIENS UTILES

    Le rapport Nielsen Soundscan cité par le magazine Billboard

    Reportage d’Émilie Côté


    Thom Yorke cité par le Hollywood Reporter


    • Tiens, je pensais que le super revival du vinyle allait sauver toute la patente ?

    • Le «super revival du vinyle» n’est pas marginal chez les mordus de musique… mais demeure un tout petit phénomène pour le grand public.

    • Vous faite erreur. La forme(cd, vinyle, streaming…), tout cela n’a rien a voir dans le constat.

      La vérité? La musique ne vaut plus grand chose. C’est la fin de plusieurs formes d’arts. Peinture, télé, musique. Vous allez vous accrocher, c’est normal, c’est votre métier. Mais je ne connais plus grand monde qui s’excitent ”20ieme siècle style” devant quelques dude avec attitude(lol) sur un stage.

      Les artistes fascinent de moins en moins de monde. Ce n’est plus un métier ”plus spécial” que le commis du réno-dépot, par exemple. On ne veut plus leurs opinions. Leurs frasques si ”cool” pour les boomers sont maintenant connues et diagnostiquées comme problèmes mentaux, science oblige.

      Même chose à très court terme pour les spectacles. Cottoyer 10, 50 ou 100 000 autres primates c’est, mettons, assez désagréable et même, répugnant.

    • Vous n’y allez pas avec le dos de la main morte, Tabarly!

    • Peut-être. Mais les gens sont de plus en plus éduqués financièrement. La situation et le futur économique est de plus en plus incertain. On nous annonce l’apocalypse chaque jour. Donc, tout cela fait son oeuvre. On ne dépense plus son argent aussi légèrement que dans le passé. Et lorsqu’en plus, c’est pour un domaine qui ne demande plus obligatoirement son argent,comme la musique par ex., oubliez ça, le monde est pas fou.

      Le monde du sport commence à voir venir aussi. Ils savent que les match dans un futur pas si lointain seront joués devant des estrades vides. Les arénas et les stades seront vides.

      Avec la qualité de mon système cinéma-maison et ma sono, pourquoi je me ferais ch… avec la température, le trajet(en commun ou voiture), les gens, les drinks à gros prix?

      Streamez moi votre show et je sortirai quelques piastres. Mais si vous pensez que me déplacer avec tout ces irritants vaux 96$ avant frais de services et taxes, et bien je m’écroule de rire.

      Désolé pour ma misanthropie et mon cynisme, je suis de mauvais humeur ce matin.

    • J’achète de trois à cinq CD par mois. J’écoute mes disques longtemps et souvent. Ce matin, j’ai écouté un CD de Leon Parker qui vieillit bien comme un bon vin. Le streaming m’échappe complètement. Le fait de posséder les disques est tout à fait différent. Je suis un dinosaure, mais un dinosaure heureux.

    • J’ai grandi en achetant des albums, alors je le fais encore, parce que j’aime ça, j’aime l’objet, le disque. Et j’ai commencé à écouter de la musique bien avant l’arrivée de l’Internet.

      Mais je comprends parfaitement les kids de ne pas vouloir acheter de musique. Ils ont grandi avec Internet, donc avec la notion que n’importe quelle chanson est disponible partout, gratuitement, en tout temps, que ce soit en MP3, sur YouTube ou en streaming.

      J’imagine que c’est comme essayer de les convaincre de payer pour lire les nouvelles dans un journal. Autre époque, autres moeurs.

    • C’est beau regarder cela au global Mais moi je serais tenté d’inverser une expression célèbre…

      Alors je crois que c’est la forêt qui cache les arbres et non le contraire.

      Il faut regarder les arbres espèce par espèce et même chacun pris au hasard ou choisi individuellement.

      Le streaming par abonnement ? J’ai alors zéro mais zéro intérêt pour cela… Que les artistes ne reçoivent que des pinottes ? C’est juste normal même s’ils pourraient recevoir plus mais quand même toujours des pinottes. Bien oui, le principe même de ces abonnements noient chacun des artistes. Alors…

      De L’autre côté, les radios commerciales font exactement le contraire, ils diffusent le moins d’artistes et un nombre très, très, très , très restreint de succès récents et très, très restreint de succès passés.

      C’est qui déjà le groupe qui a regardé dans quelle région du monde sa musique était la plus téléchargée illégalement dans le cas présent et c’est rendu compte qu’elle devait aller donner des shows là bien plus souvent ?

      Bon mais, il faut avoir déjà une notoriété…

      Il y a rien à espérer des revenus de ces streaming là offrant autant d’artistes se faisant noyer.

      Le secret du succès ? Te faire remarquer et par le bon public ou le bon auditoire et les bonnes personnes pouvant contribuer au succès de tes projets. cela a toujours marcher de même et ne changera pas. peu importe, la grosseur de l’industrie en termes de vente au détail sur le marché de la musique.

    • Bien oui ce sont les vieux Iron Maiden qui ont fait cela…

      La créativité artistique n’est peut-être plus là mais côté commerce ils semblent avoir compris deux ou trois petites choses pour continuer à vendre leur salade.

      http://blog.lesoir.be/frontstage/2013/12/27/iron-maiden-lart-de-profiter-du-telechargement-illegal/

      Eh bien, on raconte ici que cette histoire n’était qu’une légende urbaine, un canular … Pas le temps d’aller vérifier … Où est le vrai et la faux ?

      L’idée reste pas mauvaise, par contre mais à exploiter avec discernement… C’est pas automatique et simple comme bonjour.

    • c’est l’age qui fait son effet, tabarly.

    • C’était prévisible, c’est la fin d’une époque. Mais l’époque de quoi au juste?

      L’ère de la commercialisation de masse de l’art, un phénomène qui n’a pas 100 ans. Car on ne parle de la fin de l’art mais d’un changement structurel dans sa commercialisation. Franchement, à écouter tout ce qui se fait de m*rde aujourd’hui, c’est quasiment un bienfait. Soyons clair, la baisse des ventes n’engendrera qu’une baisse des recettes et des profits. Plus pour l’industrie qui empoche généralement 90% des revenus, laissant 10% aux créateurs. Ça m’empêchera pas les artistes de créer. Et s’ils le faisaient pour le cash, tant pis pour eux. Alors, aussi bien se le dire, ce déclin n’est qu’un début et il n’y aura pas de sauveur du modèle économique actuel.

      On voit bien depuis 20 ans qu’il n’y a plus de rock stars que celles qui vont disparaître d’une mort naturelle dans les années qui arrivent. Lady Gaga et tous ces produits frigorifiés, c’est du Single de Kraft. Qui s’en soucie qu’ils disparaissent…

      PS j’irai peut-être voir Kraftwerk, même si c’est un clone à 25% de l’original…

      Pierre Tremblay

    • ”Soyons clair, la baisse des ventes n’engendrera qu’une baisse des recettes et des profits. Plus pour l’industrie qui empoche généralement 90% des revenus, laissant 10% aux créateurs. Ça m’empêchera pas les artistes de créer. Et s’ils le faisaient pour le cash, tant pis pour eux.”

      Damn, c’est un peu beaucoup simpliste comme vision!

    • ”Désolé pour ma misanthropie et mon cynisme, je suis de mauvais humeur ce matin.”

      C’est assez divertissant vu d’ici en tout cas :-)
      Vous me rappelez un peu Lefuneste dans Achille Talon, mais en moins optimiste.

    • Il reste que je suis d’accord avec l’idée que la musique -en général- vaut moins cher de nos jours. En dollars d’aujourd’hui (ajusté), une ”toune moyenne” de 4 minutes valait probablement entre 3 et 5 piasses dans les années 60-70. Voire même plus.

      De nos jours, une toune ça vaut 1 piasse. Surtout, tu peux acheter UNE seule toune, ce qui fait une différence puisque le ”remplissage d’album” passe moins bien qu’autrefois.

      Bottomline, on peut voir la période actuelle comme un déclin, mais on peut aussi très bien voir la période actuelle comme un retour à la normale… après une bulle artificielle où nous avons payés la musique trop cher.

      C’est selon.

    • y a aussi le fait de ”posséder” ou non la musique.

      Dans le temps, tu achetais un vinyle ou une cassette ou un CD… Ou tu écoutais à la radio ”gratuitement” (gratuité financé par la pub).

      Maintenant, le streaming c’est la radio d’aujourd’hui mais à la carte. Comme la télé, finalement…

      Donc posséder la musique devient moins indispensable pour une part grandissante de la population puisque tout est disponible à la demande sur tous nos appareils, ou presque. Dans mon cas c’est le ”ou presque” qui me bloque. Je suis donc à ranger également parmis les dinosaures heureux, faut-il croire!

    • Je vous encourage a écouté Michael de VSauce épisode ‘’Will we ever run out of new music’’. Assez spécial, ça vire dans l’ésotérisme mais c’est hyper intéressant. Au-delà d’un certain âge nous sommes tous des dinosaures. Merci Austerlitz, je me suis rappelé d’un concert de Kraftwerk au Theatre St-denis en 80 ou 81. Je préfère de loin être possédé par la musique que d’en posséder.
      NM

    • @Alain Brunet

      Il serait intéressant de comparer le déclin de la vente de musique à l’achalandage des salles de spectacles et au revenu tiré des tournées. Est-ce que les artistes font un peu plus d’argent avec les spectacles, que ce soit au Québec ou dans le monde?

    • Dans ma famille la musique est très importante, elle entretient notre sens de l’émerveillement, de la liberté, elle vaut son pesant d’or. elle nous permet de voyager et de découvrir le monde. Dans ma famille nous soutenons la musique sous toutes ses formes, nous la vivons en communauté lors de sa célébration et nous portons ses couleurs.

    • H.S.

      The Knife au metropolis ce printemps, billets en vente en ce moment (je sais pas si c’est sold out…)

      On aurait souhaité la maison symphonique, mais bon… :-P

    • Je pense qu’on peut s’attendre à quelque chose de… spécial!

      http://thequietus.com/articles/12252-the-knife-interview

    • ”Désolé pour ma misanthropie et mon cynisme, je suis de mauvais humeur ce matin.”

      “C’est assez divertissant vu d’ici en tout cas :-)”

      @ jon ~

      Venant d’un expert en la matière comme vous,
      c’est un grand compliment que vous lui faites…!

    • Pas de doute que plusieurs facteurs sont en jeux, par exemple la crise économique, qui a modifié des comportements, mais aussi la diversification des dépenses de loisirs. Par exemple, l’industrie du jeux vidéo approche de revenus avoisinant les 80 milliards de dollars par année. C’est beaucoup de temps et d’argent que les gens ne mettent plus à tripper sur la musique.

      Comme le dit si bien francj :
      “la musique est très importante, elle entretient notre sens de l’émerveillement, de la liberté, elle vaut son pesant d’or. elle nous permet de voyager et de découvrir le monde.”

      Quand on aime découvrir et repousser nos limites de cette façon, ça devient un investissement de temps et d’argent considérable. Et là, on peut vite devenir cynique et fâché fasse à l’industrie de la musique. : prix des albums, disponibilité de ce qui n’est pas mainstream, disparition des meilleures éditions passées pour des versions remasterisées sans “dynamic range”, etc.

      Ces raisons et d’autres amènent plusieurs un jour sur un site de partage . Où on peut choisir jusqu’à l’édition spécifique de l’album et le bitrate désiré, souvent meilleur que ce que les sites de vente en ligne proposent.

      Et alors que la musique occidentale, celle qui a droit au marketing, à la radio et aux palmarès s’enfonce dans la médiocrité, on peut trouver sur les sites de partage des albums incroyables de toutes les parties du monde qui souvent ne sont même pas ré-édités aujourd’hui. Dure de revenir en arrière après ça, surtout qu’au Canada la loi laisse tranquille jusqu’ici les “partageux”. Mais bien sûr, beaucoup d’artistes méritent leur argent, et je serai bien comptant de donner quelques sous pour voir Godspeed ce weekend !

    • @bob_inette

      Je ne suis pas misanthrope, je suis libertarien! Vous confondez le Kazakhstan avec le New Hampshire.

    • Question pour M. Brunet :

      Si vous étiez un artiste dit ‘émergent’, est-ce que vous paieriez pour produire des disques compacts, en considérant que :

      - Faire imprimer 1000 copies, coûte à peine plus cher qu’en faire imprimer 500.
      - Vous allez probablement rester collé avec au moins 500-700 disques
      - La plupart de vos ventes seront des ventes en ligne.
      - À moins de faire des grandes tournées, si vous ne sortez pas votre musique en format cd, vous ne pouvez pas espérer recevoir de visibilité médiatique.
      ??

      Tout ça me laisse perplexe. Et comme dirait l’autre, la musique est de plus en plus dévaluée.
      Surabondance de productions de qualité? Rareté de production de très haute qualité? Homogénéisation des styles?

    • Et pour ce qui est du vinyl :

      - Les frais de production sont substantiellement plus élevés.
      - Pour les ventes, ça augmente de façon exponentielle les frais postaux, surtout à l’international.

    • Attendre une résurrection des ventes, c’est comme vouloir le retour de l’époque coloniale et tout ce qui s’y rattache. Tout a évolué depuis et l’âge d’or des 30 glorieuses de la musique commerciale est terminé. Quand Arcade Fire est considéré comme le meilleur groupe de la planète, scuzez le sacrilège, c’est que la source est passablement tarie. Je ne sais pas ce qui va sortir du magma actuel mais, je citerai REM pour conclure : “it’s the end of the world as we know it”.

      PT

    • Et ca pas fini de descendre. Moi je connais une chanteuse, qui produit elle même c’est CD, et les vent sur internet à moindre coup, ça lui coûte environ 2$ du CD. Donc imaginer les profits énorme que les compagnie des disques font. Et moi vue que je ne fonctionne pas comme les gouvernements et que je jette pas mon argent par les fenêtres, je ne paye jamais pour des CD acheter au magasin. Je n’est pas les moyens, je me tourne vers d’autre solutions. Même si les compagnies de disque font des pression énormes sur les gouvernement pour faire changer les choses, les gens vont toujours trouver des solutions pour contourner c’est lois bidons, comme en Europe présentement.

    • @tabarly,

      La vérité est que la musique et les autres formes d’art représentent la colonne vertébrale de cette immense industrie du web, sans lesquels les blasés comme vous n’y trouveraient aucun intérêt.

      Serge Daigno

    • Je pensais que la colonne vertébrale du web était la porno.
      nm

    • Vive les sites de partage.

    • @scories

      Émergent ou non, si j’étais musicien-producteur, j’offrirais des produits physiques (CD et vinyles) aux boîtiers ou pochettes à tirage limité, j’investirais sur des objets de qualité vendus à fort prix. Le reste serait complètement virtuel. La qualité des fichiers ne cesse de s’améliorer, les lecteurs (logiciels) sont nettement meilleurs (j’utilise actuellement J River), un convertisseur peut relier votre ordinateur à votre chaîne… À long terme, seuls les produits physiques à tirage limité auront une vie économique. Le reste finira un jour par disparaître totalement. L’accès l’aura emporté sur la propriété. En ce sens, le streaming est beaucoup plus que la radio sur l’internet.

    • ”Quand Arcade Fire est considéré comme le meilleur groupe de la planète (…)”

      Hein ? Considéré par qui, matante Francine ?

    • ”À long terme, seuls les produits physiques à tirage limité auront une vie économique. Le reste finira un jour par disparaître totalement. L’accès l’aura emporté sur la propriété.”

      C’est même inéluctable.

      Il n’y aura plus aucun lecteur CD dans les voitures neuves et les ordis.
      Le soubresaut du vinyle sera passé de mode.
      Le tout fonctionnera par abonnement ou ”freemium”.

      6 à 8 ans, max.

    • @Alain.Brunet : Merci pour la réponse.

    • Baisse des ventes? Pas étonnant, lorsque les grosses pointures s’appellent Justin Beiber, Timberlake. Où sont Metallica, Iron Maiden, Opeth, Radiohead, qui n’ont rien produit? 2013, une année de vaches maigres, à part Avenged Sevenfold et Bullet for my valentine.

    • qui a encore le temps d écouter de la musique pour écouter de la musique

    • “qui a encore le temps d écouter de la musique pour écouter de la musique”

      Ceux qui ne regardent pas la télévision ou l’écran de leur ordinateur
      30 heures par semaine pour commencer…

      Une espèce en voie de disparition… Je sais!

    • Piedoq
      Les vieux dinosaures comme moi ! Oui merci Monsieur Brunet pour l’explication ! J’imagine que les obsédés de musique maintiennent plusieurs supports sonores. Jon8. Pensez-vous que les orchestres symphoniques vont disparaitre ? J’ai vérifié, l’industrie de la production de contenu pornographique a aussi connu une année désastreuse. Les sites de partage sont trop fréquentés ( Badabing !)

    • @piedoq

      Le temps consacré aux contenus culturels plus exigeants ne résulte-t-il pas d’un choix tout à fait envisageable ? Poser la question…
      Lire un excellent roman, voir le film d’un grand cinéaste ou écouter de l’excellente musique, ça résulte d’un choix et d’efforts consentis. Hygiène et santé de l’esprit.

    • On peut tellement facilement copier de la musique en streaming ou même à partir de Youtube. Et, on peut facilement écouter des choix musicaux, par genre, à partir de postes gratuit sur Internet

      L’industrie va devoir trouver des moyens innovateurs pour continuer à vendre de la musique.

      J’ai encore mes vinyles et une bonne Linn Sondek avec un ampli à tube. Pour ceux qui n’ont jamais fait l’expérience amenez votre CD préféré dans une bonne boutique d’équipement audio. Il y a des sons qu’on entend pas quand on écoute de la musique compressée en MP3. C’est pratique mais pour écouter de la musique de qualité, il n’y a aucune comparaison possible.

    • @sixties

      «L’industrie va devoir trouver des moyens innovateurs pour continuer à vendre de la musique.»

      Personnellement, je crois plutôt que l’industrie de la musique enregistrée devra se concentrer à augmenter ses revenus liés à l’accès et moins à la vente – sauf celle de beaux objets à tirage limité, enfin… Il y aura encore beaucoup de CD et vinyles à vendre dans un avenir proche mais… Tous les contenus numérisés sont soumis à ce déterminisme technologique, la tendance à long terme donne l’avantage à l’accès, en tout cas pour la circulation des contenus à grande échelle. Le streaming est encore très limité techniquement parlant, mais la qualité de l’écoute en continu devrait faire de grands bonds au cours des années qui viennent. Alors ? Les ayants droit devront se tourner vers les revenus de cette chaîne économique. Puisque la circulation des contenus sur ces plateformes est leur raison d’être, ces revenus devront-ils être partagés plus équitablement ? Devront-ils être beaucoup plus considérables pour qu’on envisage des revenus décents ? Pour l’instant, en tout cas, c’est famélique.

    • “qui a encore le temps d écouter de la musique pour écouter de la musique”

      C’est vrai que notre rapport à la musique semble avoir changé. Quand j’étais ado, écouter de la musique en gang était une activité en soi. On faisait juste ça. L’un apportait des disques que son grand frère lui avait conseillé, un autre un nouvel achat qu’il avait fait, et on écoutait ça pendant des heures.

      Je me trompe peut-être mais j’ai pas l’impression que les kids n’écoutent plus la musique de cette façon aujourd’hui. Les ordis et les Ipods ont tranformé l’écoute en une activité + solitaire.

      Et je ne parle pas de mes amis qui ont de la misère à pas skipper une toune pcq ils veulent tout de suite passer à la prochaine, pis à l’autre, pis à l’autre, pis à l’autre…

      Écouter un album au complet en groupe relève maintenant de l’exploit.

    • sixties, je suis en train de tout transférer ma collection musicale en fichiers compressés AAC… pour te dire comment je n’entend aucune différence et comment loin je suis d’adhérer à la folie des fichiers haute résolution!
      J’ai dû acheter environ 2,000 CD par ”blocage audiophile”, parce qu’il subsistait un doute profond quant à la qualité des fichiers compressés lossy… Ce n’est plus le cas maintenant et je n’achète presque plus de CD.

    • @be-bop-a-lula

      Notre rapport aux contenus plus lourds et plus substantiels a-t-il vraiment changé ? La proportion des amateurs de ces contenus de qualité a-t-elle vraiment baissé ou bien les médias sociaux et contenus courts sur l’internet n’occupent-ils pas le même territoire majoritaire que dominaient unilatéralement les contenus légers des médias connus avant la révolution numérique ? Il se pourrait même que cette proportion d’amateurs de contenus soit un peu plus grande qu’avant ! Même si ça paraît moins aujourd’hui.

    • « Écouter un album au complet en groupe relève maintenant de l’exploit. »

      En écoutant de la musique sur les ondes de Memyselfandi@me.com, je me demande si cette pratique ne va pas influencer la programmation des grands festivals aussi. Un moment donné, par exmple, le festival d’été de Qc va finir par manquer d’artistes de la génération boomer pour remplir ses plaines. Un festival du genre Osheaga pourrait avoir la vie plus facile à long terme.

    • N’oublions pas non plus qu’il y a des limites au nombre de fois qu’on peut remasteriser un classique de la musique pour le revendre aux fans. Veux, veux pas, cette supercherie a du en générer, des ventes!

      D’ailleurs, récemment, en allant dans un magasin de disques, j’ai pas mal rigolé en voyant un type dans la cinquantaine s’acheter un vinyle de Led Zeppelin. Je me disais qu’il y a vingt ans, le gars s’était sans doute débarrassé de son vinyle pour acheter la version CD… La roue tourne quand même encore un peu!

    • Possible Alain. Mais mes sondages maison auprès de mes élèves semblent indiquer que l’écoute d’album en groupe est une activité révolue… Je juge rien en disant ça, je constate c’est tout…

    • blackened
      En fait, non, il n’y a pratiquemment pas de limites. Il ne suffit que de changer le titre de la chanson ou de la pièce de musique. En tkas, Tom Cruise joue encore du vinyle dans le film Oblivion !
      nm

    • Ma fille vient de me demander de lui acheter Lorde en vinyle. J’ai hâte de la voir essayer d’insérer ça dans son iPad-mini. Sérieusement, elle est fascinée par ces grandes galettes à sillons. C’est vrai que c’est hypnotique, surtout quand on fixe le centre du disque.

    • @Alain :

      Est-ce qu’il existe des données par genre? Est-ce que le mélomane orchestral streame autant que le mélomane hip-hop?

    • Pour ma part, grand consommateur de musique, je suis abonné à du streaming (Rdio), histoire d’en écouter le plus possible, les nouveautés,découvertes, m’ouvrir les horizons, écouter les albums que j’achèterais pas nécessairement. J’achète encore des CD, mais moins, c’est vrai et achète aussi du vinyle!! Je crois qu’avec la variété de diffusion, le consommateur est maintenant gagnant, mais pour combien de temps?

    • tabarly
      ”Mais je ne connais plus grand monde qui s’excitent ”20ieme siècle style” devant quelques dude avec attitude(lol) sur un stage.”

      Ça rejoint un commentaire semblable que j’avais déjà fait ici sur ce blog, à propos de la fin de la rock star au gros nombril et que l’aspect interactif que je soulignais devrais être encore plus exploité car contrairement au cinéma qui a les jeux comme équivalence intéractive, la musique elle n’en a presque pas…

      Moi j’ai plein d’idée là dessus et j’ai un sourire en coin en regardant l’industrie pleurnicher! :-)

    • @hardy

      Les habitudes des consommateurs mélomanes sur le web commencent à peine à être devinées. Mais je ne veux pas parler à travers mon chapeau. On finira bien par connaître ces habitudes, certains s’y penchent peut-être si ce n’est pas déjà fait.

    • Si je jette un regard sur mes habitudes d’écoute musicale des dernières années, je constate que j’ai aussi migré vers une forme de streaming. Et j’aime beaucoup ça.

      Le plus difficile pour le streaming, du point de vue de l’auditeur, est d’en trouver qui correspondent à sa propre identité musicale. En 2007, année de mon entrée sur le web en haute vitesse, c’est une des premières choses que j’ai faite, chercher la musique que depuis toujours je voulais entendre. Et je l’ai trouvé. La source streaming (mais aussi en téléchargements) qui correspond à ma personnalité est mes goûts musicaux est l’œuvre DJesque de Gilles Peterson.

      Depuis 2007, ce Gilles Peterson est devenu ma principale source d’inspiration musicale de par ces choix musicaux qui me sied habituellement comme un gant. De là, je divague sur différentes plate-forme à chercher les compléments musicaux que j’aime mais que je ne retrouve pas chez mon DJ favori.

      Ces dernières années, on a vu apparaître l’expression «fermier de famille» en analogie au médecin de famille pour décrire le phénomène d’une famille qui choisi un agriculteur local pour lui fournir une base continue de produits maraîcher frais et de saison. Bien aujourd’hui, je constate que pour me fournir en musique fraîche et de saison, fruit musicaux souvent cueillis des vieilles vignes d’une immense collection de vinyles, je me suis trouvé un DJ de famille. Et ce DJ de famille, c’est en bonne partie en streaming que je le consomme.

    • Jon8 et Alain,

      Vos spécifications récurrentes à l’effet que le vinyle ne sauvera pas l’industrie sont assez ennuyantes. Comme des Don Quichottes s’agitant devant les moulins à vent puisque jamais personne n’a affirmé que le vinyle sauverait l’industrie du disque.

      Il ne s’agit que d’un micro-marché, en bonne santé, dynamique et sympathique. Personne, ici ou ailleurs, n’a jamais prétendu qu’il s’agissait d’autre chose.

      Petite précision, par contre. Une énorme partie des ventes en vinyle ne sont pas comptabilisée par Soundscan. C’est même assez rare que j’achète un vinyle ayant simplement un code barre.

      Si on veut parler chiffres, il est bien plus intéressant d’analyser le marché du vinyle en lui-même, pour ce qu’il est, plutôt que de le considérer en relation avec l’immense marché de la vente de musique at large.

    • @effet

      Il serait certes intéressant d’explorer davantage ce marché du vinyle. Plus intéressant ? Pour vous, je n’en doute pas. Pour les lecteurs autres que les habitués du blogue, cependant, il est bon de mettre les choses en perspective et de rapporter les statistiques les plus fraîches sur la consommation réelle du vinyle dans le marché en général. Franchement, je n’ai pas l’impression d’insister; la dernière fois que j’ai parlé de ça sur le blogue, c’était au printemps dernier… Pour le don quichottisme, ne vous en déplaise, je dirais plutôt le contraire; c’est plutôt le petit monde du vinyle («micromarché en santé, dynamique»… et promis à un avenir assez court) qui se bat contre des moulins à vent.

    • Vous n’insistez pas, mais à chaque fois, vous ne sortez jamais de ce cadre d’analyse restreint qui vous permet de conclure que le vinyle ne sauvera pas l’industrie, une évidence qui n’est pourtant remise en question par personne sur terre.

    • Il m’arrive de le redire car plusieurs croyants pensent exactement le contraire – non, ce n’est pas «une évidence que personne ne remet en question». Qui plus est, on lit régulièrement sur la progression phénoménale du vinyle et patati et patata, ce qui est une forme de désinformation. Non seulement je ne crois pas que le vinyle puisse sauver l’industrie, mais encore j’ai l’intime conviction que ses nouveaux adeptes ne font que passer… Bien sûr, il se trouvera toujours des monomaniaques qui collectionnent tout, comme les gramophones et les rouleaux de cire…

    • Cette discussion me fait penser aux Divinyls, plaisir pubère avouable en robe résille. Je viens de lire que la chanteuse est décédée en avril dernier. Saloperie de cancer.

    • Toutefois, je respecte complètement certaines valeurs des promoteurs et adeptes du vinyle: le rituel de l’ album qui tourne sur une platine, la beauté de l’objet, la communauté physique d’acheteurs, le soutien direct aux créateurs, la résistance à la jungle économique qu’engendre la révolution numérique. Encore là, je me répète… ;-)

    • Hors sujet, parce qu’aurais également l’impression de radoter (ce qui n’enlève rien à la pertinence de la plupart des commentaires ci-dessus), j’étais curieux d’entendre les extraits de « L’été » de Philémon Cimon, puisque je n’avais vraiment pas accroché sur Philémon Chante. Résultat : j’aime « Au cinéma », mais je trouve les deux autres pièces difficilement supportables.

    • @hardy

      J’ai passé quelques heures hier en sa compagnie, concernant le nouvel album. Qu’est-ce qui vous agace chez Philémon ?

    • L’impression de dilettantisme. J’écris ça, mais ça ne m’empêche pas de triper sur Eric’s Trip, encore aujourd’hui! Plusieurs écoutes de l’album complet s’imposeront, sans doute, avant que je puisse me prononcer pour vrai.

    • J’écris n’importe quoi, comme d’habitude. « My Room » est une des grandes chansons rock de la première moitié des années 90.

    • Pas de dilettantisme là-dedans.

    • Zéro Celsius, c’était également du très bon dilettantisme pas de dilettantisme là-dedans.

    • Bon, ça suffit. Désolé, j’ai regardé 30 vies dernièrement et ça m’a rendu nostalgique de tout ce qui a existé avant 30 vies.

    • My Moosehead-Red year.

    • Rue des Pignons, entre autres…

    • Exact, j’aimais bien le personnage du médecin et Flagosse Berrichon. Les Berger, ce n’était pas piqué des vers non plus.

    • Et que dire de Maurice Milot. Les Berger ? Quelques années plus tard, Normand Brathwaite me confiait avoir un couple de chats: Rita et Bibeau… ;-)

    • Et dire que Radio-Canada a scrapé 379 des 414 épisodes. Et TVA a dû tout foutre Les Berger au container également. Si seulement on avait pu ranger tout ça dans un nuage, on pourrait regarder ça en streaming aujourd’hui.

    • Rita et Bibeau? Pas mal. Mon choix, si j’avais un couple de chattes : Chiquita Tétreault et Rita Robitaille.

    • C’est vrai qu’on s’ennuie de Roland Chenail.

    • @blackened

      GY!BE à Victo, j’y étais héhé.

    • Oui, je suis jaloux, mais sans mesquinerie, vous êtes dans le mauvais post. :-P

      Et de la façon dont c’était parti ici, Richard Therrien va bientôt venir vous accuser de jouer dans ses plates bandes!

    • ”Pour le don quichottisme, ne vous en déplaise, je dirais plutôt le contraire; c’est plutôt le petit monde du vinyle («micromarché en santé, dynamique»… et promis à un avenir assez court) qui se bat contre des moulins à vent.”

      +1

      Je n’ai jamais rien eu ”contre” le vinyle mais la désinformation, qui semble être le package deal qui va parfois avec, m’irrite pas mal…

      D’ailleurs, la job de lavage de cerveau semble avoir fonctionné à fond puisque je vois encore flotter dans les médias et les discussions néophytes qu’un ”audiophile de haut niveau” ça n’écoute exclusivement que du vinyle puisque c’est la crème de la crème, alors que c’est faux de A à Z, et ce, depuis déjà une quinzaine d’années au minimum.

      En 2013, un audiophile so-called ”expert” qui affirme encore que le vinyle est ‘’supérieur” devant d’autres audiophiles ‘’sérieux” risque, au mieux, de se faire poliement expliquer le 21e siècle, et, au pire, de provoquer des éclats de rire bien gras.

      Mais sinon, pour l’amour du rituel, de la nostalgie, etc… absolument rien contre! Chacun sa façon de tripper et il faut respecter ça totalement. Évitons seulement de colporter de la fausse information.

    • J’ajouterais qu’il peut être intéressant pour un artiste assuré de les vendre de produire des copies vinyle limitées en y adjoignant un code pour télécharger les chansons en mp3. J’en ai déjà acheté même si je n’ai pas de table tournante digne de ce nom. Mais j’aime bien de temps en temps manipuler et regarder ces objets pré-numériques…

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