Alain Brunet

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    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Vendredi 25 octobre 2013 | Mise en ligne à 13h45 | Commenter Commentaires (47)

    Pourquoi Akousma ce week-end ? Parce que.

    Akousma_Affiche_verte_4x6ft

    Comme c’est le cas dans tous les genres spécialisés, les amateurs de musique électronique s’en tiennent majoritairement à leur zone de confort tout en ayant l’impression ferme de pas évoluer dans une zone de confort… contrairement aux fans de pop culture, il va sans dire, plus perméables à la pub, aux palmarès, à la surdiffusion FM, à la rumeur médiatique, à l’effet de troupeau, bref à tout comportement grégaire.

    Voilà pour le cliché et… insistons.

    Les amateurs montréalais d’électro fréquentent-ils tous les festivals associés à cette vaste pratique ? Mutek, MEG, Élektra, Kinetik, Akousma, sans compter les volets électroniques du FIMAV (Victo) et des Suoni Per Il Popolo ? Poser la question… Bien sûr, le spectre électro est aujourd’hui très large, chaque festival ici mentionné a son angle d’attaque et son public spécifique… qui ne migre pas chez le voisin, sauf exception. La vie musicale est ainsi faite : multiplicité de bulles étanches, bien au-delà de la nébuleuse électronique.

    Ce qui nous mène au festival Akousma, dévoué à la diffusion des artistes associés au courant originel: l’électroactoustique. Parce qu’associée à la musique contemporaine prééminente à la fin des années 50 et au début des années 60, renommée froide et abstraite à l’époque, la musique dite électroacoustique a eu du mal à se trouver un public. Dommage, car de nombreux amateurs de musiques électro plus hard, qu’on retrouve parfois à Mutek, Élektra, au FIMAV ou encore aux Suoni, auraient TOUS intérêt à assister à certains concerts d’Akousma, tenu (surtout) à l’Usine C depuis mercredi et se terminant dimanche après-midi.

    J’y étais d’ailleurs hier soir, j’ai pu entendre au moins une pièce hors du commun, sorte de drone très subtil signé Brunhild Ferrari, artiste d’origine allemande mais ayant passé le plus clair de son existence à Paris, aux côté du défunt compositeur Luc Ferrari. La deuxième partie de cette soirée de jeudi était assurée par la compositrice québécoise Monique Jean, très compétente au demeurant.

    Bien sûr, la proposition artistique d’Akousma a peu à voir avec l’intelligent dance music, la mélodie consonante, les harmonies soul/R&B du dubstep ou les patterns récurrents de la techno, mais encore la quête des sons et traitement sonores y figure parmi les plus concluantes de tout l’univers musical. Réduire l’expérience électroacoustique à une écoute froide, grise et cérébrale revient à rejeter la peinture abstraite et autres approches alternatives à l’art figuratif. Un cliché, ni plus ni moins.

    Pourquoi Akousma, donc ? Pour:

    La sono exemplaire

    Akousma offre des conditions d’écoute nettement supérieures à la moyenne des festivals. Cela tient à la qualité acoustique de l’USINE C (grand volume), aux 42 enceintes de très bonne qualité (marque D&B audiotechnik) et à la conception de l’emplacement de l’orchestre de haut-parleurs – l’acousmonium, gracieuseté du sonorisateur Frédéric Auger.

    La proposition, selon son directeur artistique, le compositeur Louis Dufort, dont on a recueilli les recommandations

    Vendredi:

    « Ce vendredi, figurent les deux pôles de la nouvelle vague de la musique électronique: l’un plutôt ambiant, massique et harmonique, et l’autre très articulé, pointilliste et éclaté. Loscil (Scott Morgan) nous offrira une performance immersive de nappes à la fois planantes et intenses, spécialement conçues pour notre système de diffusion. Fait à noter, Loscil enregistre sous la même étiquette que Tim Hecker, Kranky. »

    « Loscil sera suivi de Ben Vida, un de mes coups de coeur de 2012 avec son album Esstends (label Pan). Vida excelle dans la manière de fédérer l’approche «vintage» de l’époque des studios Cologne des années 50′ avec l’approche expérimentale de la musique concrète – qui s’est numérisée depuis. Nous avons ici un exemple parfait de cette nouvelle génération de compositeurs qui intègrent les genres et apportent un souffle nouveau au genre acousmatique ! De plus, son approche compositionnelle est tout à fait en accord avec la philosophie de François Bayle, également invité au festival Akousma – à 17h aujourd’hui au Conservatoire, et samedi à l’Usine C. »

    BEN VIDA ’ssseeeeiiiiii’ (PAN 23) from PAN on Vimeo.

    Samedi:

    « Il n’y pas que sa musique qui résonne, mais aussi son nom. Institution à lui seul de l’art acousmatique, pionnier de l’art du son, François Bayle vient de faire paraître un coffret monumental de 15 CD résumant 50 ans de pratique ! D’autre part, le très réputé label de musique électronique Mego vient de rééditer le vinyle de l’Expérience Acoustique. Le compositeur vient y présenter des œuvres récentes, autres preuves d’une activité artistique inouïe.»

    Pour en savoir un peu plus sur la pensée de François Bayle, il est d’ailleurs suggéré de lire mon interview avec le compositeur français.


    • Pourquoi pas cette ”fin de semaine” ?

    • Comme le suggère le titre de cet envoi, parce que.

    • Pourquoi pas cette ”fin de semaine” ?

      ‘coz we can choose to speak the way it suits best communication, ain’t that easy to understand ?

    • @sujet

      C’est dans le pointu!

    • @jon8

      Faut pas exagérer sur le pointu voire l’inaccessible car… vous êtes parfaitement en mesure d’apprécier, comme tout mélomane le moindrement curieux. Après tant d’années d’écoute de musique électro, le pas est pour vous très facile à franchir. Et il l’est pour plein d’amateurs qui ne sont pas passés par les facultés de musique. Enfin… ne pas franchir ce pas est une résistance qui vous appartient… Tenez, j’y étais hier au set de 20h à 21h, avant d’aller au concert de Tigran. Le Canadien Scott Morgan, alias Loscil, a offert une séquence que vous auriez fort possiblement appréciée – outre le traitement électronique de l’approche, il y avait des ambiances harmoniques non sans rappeler Arvo Pärt ou Gorecki.

    • @Alain
      Si ce n’est pas pointu, qu’est-ce qui l’est ?

    • @jon8

      Je ne dis pas que ce n’est pas pointu. Je dis qu’il ne faut pas stigmatiser le pointu comme étant un territoire indéchiffrable, abscons voire indigeste. J’ai été chroniqueur de pop très légère pendant une part non négligeable de mon existence, j’écoutais alors de l’électroacoustique. J’avais plus de mal qu’aujourd’hui à y ressentir un réel plaisir, j’y suis parvenu au fil du temps, sans trop forcer mais en fournissant quand même un effort. Je me dis alors que quiconque aime la musique et aspire à s’élever personnellement peut passer par là. Si les gens font des efforts au gym, devant leur assiette, au travail, avec leurs proches, ils peuvent aussi en faire avec ce qui les nourrit artistiquement et intellectuellement. Au fait, si vous aimez les scénarios tordus de David Lynch (observé sur le blogue de Josef), il n’y a pas de raison d’être frileux avec ce que propose Akousma. ;-)

    • @Alain
      Un autre excellent sujet potentiel: Devoir mettre l’effort pour aimer ou se laisser séduire naturellement.

    • Voilà un excellent sujet dont voici les prémisses: se laisser séduire «naturellement» ne fonctionne pas avec tout… ce qu’on risque d’aimer encore plus une fois l’effort fourni.

    • Si je peux m’insérer dans ce débat, je pense que la musique a ceci de particulier que contrairement aux arts qui reposent plus lourdement sur le langage et le vocabulaire, elle n’exige pas de notre cerveau la compréhension (ou à tout le moins une interrogation) d’une trame narrative (éclatée ou non) pour être appréciée. Même la plus cérébrale des démarches musicales peut être perçue à un strict point de vue émotif, sans recherche de sens (ça peut-être vrai aussi pour la littérature).

      Bien entendu, le plaisir n’est qu’augmenté lorsque les sentiments et les sens sont accompagnés de connaissances théoriques et historiques/contextuelles, mais la musique est un art qui s’aborde facilement de façon impressionniste. Il suffit juste… d’écouter et de ressentir.

      Il est difficile pour moi de comprendre les subtilités théoriques du sérialisme ou de l’atonalité, mais ça ne m’empêche de ressentir quelques choses et de plutôt intéressant en écoutant Schönberg, Stockhausen ou Boulez. Pas besoin de comprendre l’astronomie pour regarder un ciel étoilé et l’apprécier. Il suffit d’être curieux et de se laisser faire.

      Les gens ont tendance à dresser un espèce de mûr psychologique autour de musique, disons plus pointues. Or, ça demeure de la musique. Si, par exemple, tu aimes les trucs lourds ou qui graffignent, que ce soit Sonic Youth ou le death metal, je ne vois pas pourquoi il est impossible d’écouter la Nativité du Seigneur de Messiaen ou la Suite Scythe de Prokofiev. Il faut pas changer ses rituels ou aborder ces musiques différemment. Juste ressentir.

    • Pour moi il faut aborder cela comme un enfant plutôt que de manière rationnelle et laisser notre cerveau faire des images…

      http://www.bellone.be/docs/bonus20.pdf

      La première vidéo me fait penser au liturgique, au religieux et à l’intériorité ou encore au voyage dans l’espace ou aux fonds des mers… Loscil cela…

      http://www.ina.fr/audio/00307781

      Le deuxième , c’est très cool et me fait penser à des émissions pour enfants de l’époque ou encore des séries science-fiction ou des films d’animation de l’ONF. On explore et on croit entendre une soucoupe volante qu’on essaye de faire décoller.

      Le troisième, je pense à une tentative de communication, bien oui avec des extra-terrestres ou encore avec des esprits attention cela pourrait être comme l’écran de téléviseur dans Poltergeist.

      http://www.musiques-recherches.be/fr/agenda/item/5168-cycle-acousmatique-2-le-noel-electro-des-enfants

      http://www.canalalpha.ch/emissions/autres-emissions/clindoeil/clin-doeil-sur-un-acousmonium-a-la-chaux-de-fonds/

      http://www.radiogrenouille.com/actualites-2/evenements-grenouille/cinema-pour-loreille/

      http://www.lasemaineduson.be/2013/?p=1585

      Des enfants peuvent être introduits à cela facilement alors…

    • Pour aller dans le même sens qu’effet_placebo, il existe pour moi un lien clair entre le ressenti et l’intellect. Et ce lien n’a rien de froid, gris, stérile, aseptisé, contrairement à ce qu’ont véhiculé les opposants aux musiques contemporaines depuis les débuts de la modernité. Bien sûr, on peut citer des exemples de froideur abstraite en musique, échecs conceptuels à partir desquels on a généralisé, charrié, exagéré. Ainsi, il faut admettre que l’ouverture d’esprit s’accompagne d’une propension à l’abstraction et que cette dualité fait croître le plaisir qu’on éprouve à écouter des musiques contemporaines instrumentales ou électroniques, écrites ou improvisées.

    • @Alain, ce que je veux souligner c’est qu’en se forçant à aimer quelque chose on peut se retrouver nu dans une ruelle de Bangkok.

    • Il y a des centaines de fausses routes à emprunter… Essayer des trucs apparemment étranges ne mène pas systématiquement à l’élévation personnelle, mais le risque en vaut souvent la chandelle. Autrement, on se vautre dans le comfort food ad nauseam.

    • L’idée de la propension à l’abstraction est vraiment intéressante et ouvre sur quelque chose de vraiment plus large. Nous sommes souvent méfiants, voire repoussés par ce que l’on ne saisit pas au premier abord, par ce qui ne fait pas de sens dans l’immédiat.

      L’idée que ce qui est complexe ou repose sur une démarche intellectuelle plus poussée est inutile et suspect n’est selon moi qu’une fausseté de plus dans une immense guerre culturelle et politique.

    • Et il faut toujours se fier à ses goûts de base et trouver la musique plus pointue qui en est le prolongement. Ça peut être à la fois pointue et relativement facile d’approche.

    • @placebo
      ”je pense que la musique a ceci de particulier que contrairement aux arts qui reposent plus lourdement sur le langage et le vocabulaire, elle n’exige pas de notre cerveau la compréhension (ou à tout le moins une interrogation) d’une trame narrative (éclatée ou non) pour être appréciée. Même la plus cérébrale des démarches musicales peut être perçue à un strict point de vue émotif, sans recherche de sens (ça peut-être vrai aussi pour la littérature).”

      Je suis d’accord, sauf que je placerait le cinéma (ou l’audiovisuel) devant la littérature.

      OUI, il faut faire un effort lorsque l’on aborde une pièce de musique, un film ou une série télé mais la musique, plus que n’importe quoi, se doit, à mon avis, d’opérer de son charme relativement tôt. Et l’effort en question doit se limiter essentiellement au temps consacré, c-a-d qu’on ne juge pas une pièce en 10 secondes ou en une seule écoute, sauf dans les cas où ce genre d’échantillon est suffisant pour connaitre l’ensemble…

      Mais de l’effort analytique, intellectuel? Trouver un 2e, 3e, 36e sens caché sous les draps ? Bof, très peu pour moi.

      J’ai dû acheter plusieurs centaines de dollars d’albums dans le but avoué ”d’aimer ça un jour” et, résultat: j’écoute pas.

      Faut aussi savoir être honnête: il y a facilement sur le marché à tous les ans 80% de musique à numéro (de la junk faite pour plaire), 15% de musique qui explore de nouveaux sentiers (sans trouver une nouvelle route valable), et un gros maximum de 5% qui fait réellement avancer la grande roue de la musique.

      Pour un mélomane-junkie, c’est très pénible puisque ça condamne à être toujours en manque. Mais il est hors de question que je me shoot au Windex.

    • don’t get me wrong: je ne dis pas que Akousma shoot le monde au Windex, là!

    • Y êtes-vous allé finalement ?

    • Pas mal d’accord avec toi, Jon8. J’ai pas élaborer, mais bon, oui : littérature, cinéma, etc.

      L’effort analytique et intellectuel, doit, en ce qui me concerne, venir dans un second temps. Il faut en premier lieu être interpellé par la musique d’une façon ou d’une autre. Mais faut surtout éviter de juger. Or, beaucoup de gens vont spontanément mettre de côté des choses avant même de les avoir réellement essayés simplement parce qu’elles reposent sur des démarches plus complexes.

      Bien entendu, il y a des trucs que l’on aimera jamais, mais je ne crois pas à l’idée que les goûts sont figés. Si tu es un fan d’Eno, il est possible que tu n’aimeras jamais Schoenberg, mais par contre, au fil du temps, tu peux finir par t’intéresser à Riley ou Reich que tu n’aurais peut être pas pu aimer AVANT Eno. C’est un processus.

    • ”Y êtes-vous allé finalement ?”

      Non… Je pépèrise. Mes dernières sorties: Cocorosie @ SAT, Hugh Laurie @ Maison symphonique et Sandra Bullock @ Imax. Pis c’est un gros mois.

    • Ce qui m’attire vers un festival c’est avant tout les noms, la programmation et de plus en plus les salles. Par exemple, j’irais voir à peu près n’importe quoi à la Maison Symphonique. Je vais partir mon propre festival, tiens! On va booker la MS pendant une fin de semaine pis on va inviter Aphex Twin.

    • « Et il faut toujours se fier à ses goûts de base et trouver la musique plus pointue qui en est le prolongement. »

      Ça ne s’applique pas nécessairement à moi. Je suis ravi de faire abstraction de mes goûts de base – qui se résument à la chanson rurale – si un inspirateur-source en qui j’ai vraiment confiance parle d’un truc qui me repousse d’emblée. J’ai un ami musicien et tripeux de musique contemporaine. Si ce gars-là me disait éprouver le moindre intérêt pour les polyphonies sous-marines pour oursins et méduses, je plongerais.

    • Oui, Hardy, chaque règle a ses exceptions ; )

    • Exact. En ce qui a trait à ma confiance aveugle en cet ami, l’exception se présenterait si ledit ami me parlait d’Arcade Fire.

    • ”Mais faut surtout éviter de juger.”

      On peut pas faire ça.

      C’est codé dans notre ADN d’évaluer tout, constamment et partout, basé sur nos sens et nos expériences passées. Il va toujours y avoir une part de jugement (inconscient surtout) qui fait que nous ne sommes pas entièrement *libre* d’aimer quelque chose ou même juste de partir d’un tableau vierge.

    • On a le droit de ne pas aimer si la musique fait resurgir un traumatisme passé.

    • ”L’effort analytique et intellectuel, doit, en ce qui me concerne, venir dans un second temps (…)
      (…) je ne crois pas à l’idée que les goûts sont figés (…) C’est un processus.”

      Je suis d’accord avec tout ça.

      Mes goûts ont évolué avec le temps mais c’est certain qu’il y avait, dès le départ, une étincelle.

    • @hardy

      comme Alex dans Clockwork orange ? haha

      …certaines pièces de musique sont pour moi collées à des souvenirs -heureux et malheureux- et j’en ai maintenant une opinion complètement biaisée.

    • Les goûts évoluent sans cesse. Y a plein de truc que je considérais bébêtes et niaiseux (une certaine chanson rurale par exemple) que j’apprécie grandement aujourd’hui.

      Et à l’inverse plein d’autres trucs que j’aurais considéré comme pas écoutables auparavant, qui me paraissent presque du easy listening en ce moment.

      C’est la beauté de l’affaire en musique.

      Ce que j’aurais cependant de la difficulté à faire, c’est d’écouter obligatoirement tel disque à tel moment parce que j’ai à en faire une critique pour le journal de samedi.

      Comme je me sens ‘avant’ d’écouter de la musique est directement lié au type de musique que j’écouterai. On a beau être ouvert d’esprit en général et en pratique, parfois on est juste ouvert à des progressions de power chord beta.

    • @jon8 :

      SI tu as rasé te noyer dans un baril de framboises, étant poupon, tu risques de ne pas aimer tel ou tel bourgogne. Dans ce temps-là, offre ta coupe à ton prochain.

      On a aussi le droit de ne pas aimer si c’est authentiquement poche.

    • « Les goûts évoluent sans cesse. Y a plein de truc que je considérais bébêtes et niaiseux (une certaine chanson rurale par exemple) que j’apprécie grandement aujourd’hui. »

      Merci boogie.

    • Moila chanson rurale que j’aime, c’est les Waterboys et Fairport Convention. Le retour à la nature, entendu par ”retour dans son jardin d’un pied carré dans le Mile-End”, ça m’intéresse moins.

    • hardy, Arcade Fire éveille-t-il un «traumatisme passé » chez vous ? ;-)

    • Oui, je pense que les goûts évoluent sans cesse en musique à condition d’entretenir la curiosité. Pour le curieux, il y a une espèce de gradation dans la compréhension (ou le ressenti) du complexe qui se fait, découverte aidant. C’est ce qui est trippant. Dans le combo basse-guitare-batterie, Twist n shout ou Voivod servent à se défouler. Y a pourtant un monde entre les deux…

    • Oui, leur nouvel album ramène le traumatisme des précédents.

    • Je pourrais me lancer un défi : écouter ça et en dire qqchose de positif.

    • Dans le Mile-End, on parle plutôt de “chanson murale”.

    • jon8, tu aimes AF, non?

    • Une émission en France…

      http://www.francemusique.fr/emission/electromania/re-ecouter

      http://www.francemusique.fr/emission/electromania/2013-2014/franck-vigroux-denis-dufour-quaternium-15-09-30-2013-00-00

      http://www.francemusique.fr/emission/electromania/2013-2014/tod-dockstader-francois-bayle-john-chowning-09-30-2013-00-00

      Cela peut documenter non ?

    • ”jon8, tu aimes AF, non?”

      J’aime pas trop le pop-rock en général, d’appellation incontrôlée Indé ou pas.
      Mais bon, je suis capable de voir l’effort. Tout comme pour les robots masqués d’ailleurs.

    • Bon filon. Très « électromaniesque »!

    • La première fois que j’ai entendu quoi que ce soit de Pierre Henry, c’était en écoutant la pièce « A Story » de Violent Femmes.

    • Je pense me mettre à Lou Reed cette semaine. Comme tout bon humain de format standard qui se réveille que lorsque la mort à frappée. Je commence où ?

      ici, tiens:

      http://www.youtube.com/watch?v=ffr0opfm6I4

    • Ici, c’est pas mal :

      http://www.youtube.com/watch?v=bkG9BKgDvNI

    • “Je pourrais me lancer un défi : écouter ça et en dire qqchose de positif.”

      A la fin du disque, le rosbif était cuit à la perfection.

    • haha

      http://www.youtube.com/watch?v=mf2pF5oMdP4

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