Alain Brunet

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    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Jeudi 12 septembre 2013 | Mise en ligne à 18h58 | Commenter Commentaires (10)

    Chelsea Wolfe: Pain Is Beauty… effectivement !

    chelsea-wolfe pain is beauty

    Fallait que sorte le méchant ! The Grime & the Glow, Apokalypsis, Unknown Rooms: A Collection of Acoustic Songs et puis cet opus qui sera parmi les grands crus de 2013: Pain Is Beauty lancé tout récemment sous étiquette Sargent House. Quatre albums en moins de trois années, le dernier retient l’attention et fera nous pencher sur les précédents.

    Ruines, gravats, scories, âmes déconfites, corps recroquevillés, organismes en putréfaction peuvent engendrer la beauté. Des artistes le croient et en font régulièrement la démonstration. La douleur peut aussi en générer, et c’est ce que s’applique à illustrer Chelsea Wolfe. Avec un talent hors du commun.

    Son profil biographique nous apprend qu’elle a grandi à Sacramento, Californie. Que son père était (et est peut-être encore) un musicien country, que le studio maison du paternel a permis à la petite Chelsea d’écrire ses premières chansons dès l’âge de huit ans. Présumons qu’elle a longtemps absorbé, ruminé, digéré, distillé ce qu’elle offre aujourd’hui.

    Ce Pain Is Beauty s’avère un album hautement inspiré. De ces albums dont on identifie illico l’excellence.

    Les nuances et la force de cette voix, ces mélodies parfois aériennes, parfois indolentes, parfois lourdement exprimées au féminin. Ces rythmes martelés comme il se doit dans ces circonstances, ces guitares venues de l’intérieur des terres, ces brillants contours orchestraux, ces nappes de synthèse dressées avec un goût certain. Ces références folk, country, rock, gothiques, industrielles, électros, post-rock ou même doom metal produisent un alliage excluant toutes comparaisons directes. On ne s’étonnera pas que Chelsea Wolfe ait déjà assuré les premières parties de Swans et Sunn O))). Et que sa musique s’en distingue totalement malgré ces associations conjoncturelles.

    Très fort.

    LIENS UTILES

    Chelsea Wolfe, site officiel

    Chelsea Wolfe, profil wiki

    Pain Is Beauty, label Sargent House

    ÉCOUTE INTÉGRALE DE L’ALBUM PAIN IS BEAUTY SUR DEEZER

    Metacritic, moyenne de 81% fondée sur 14 critiques


    • peux pas accéder à deezer. Écoute partielle, donc. Premier feeling : Elle sort tout droit des années 80, début 90, du temps où on parlait de musique alternative. Ça reste un feeling, c’ est diffus, mais j’ ai des souvenirs d’Anne Clark, Sisters.of Mercy, Type O Negative qui me reviennent en mémoire. Le mouvement gothique de L.A, Lestat le vampire, Siouxie n the banshees, Diamanda Galas… Ça fait pas mal de name dropping, tout ça. Du peu que j,ai entendu, je n’arrive pas à mettre le doigt dessus. Mais bon. Son univers musical me ramène en arrière, si je peux me répéter…

    • intéressant mais un peu comme Zola Jesus, il manque un petit ingrédient pour que ça m’accroche…

    • Ça envoute…

    • Ah!!!! Je me suis pâmée pour son album Apokalypsis mais je n’ai pas vu passer Unknown rooms. Ben pour dire… Avec Pain is beauty, on peut dire que cette artiste fait sa place pour de bon.
      “jon8 Sers toi un Talisker Dark Storm, c’est probablement l’ingrédient qui te manque…

    • Je n’ai pas eu accès à deezer, seulement aux extraits présentés plus haut. Le visuel, les thèmes, le maquillage et quelque chose qui se dégage de la musique, que je n’arrive pas à définir, comme une expression de mal-être(?), me donne l’impression que Chelsea Wolfe nous a été parachutée directement de la fin des années 1980 début 1990.

      Le look, l’ambiance des pièces me ramènent à une époque alternative où jouaient les Siouxie and the Banshees, Sisters of Mercy, Type o Negative, Anne Clark, Diamanda Galas, Dead can Dance, où certains rêvaient de se joindre à la scène gothique de L.A, où Lestat le vampire était un sujet de conversation sérieux… Je ne dis pas qu’elle sonne comme tout ce name dropping, seulement qu’elle me rappelle très fort une autre époque.

      Maintenant, est-ce que c’est bon? Les extraits étaient trop courts pour m’en faire une idée. Mais il y a de quoi, c’est sûr.

    • Ce qui me manquait en fait c’est d’écouter les albums précédents.. Plus mon genre.

    • @atchoum

      Essayez de nouveau car ça fonctionne sur Deezer. Je viens de revérifier. Look et ambiance des années 80 ? Un peu, mais je vous suggère d’écouter avant de sauter à de telles conclusions. Il y a un peu de Siouxsie Sioux, un peu de PJ Harvey, un tout petit peu de Anne Clark, pas grand-chose de Diamanda Galas, un peu de planant à la Dead Can Dance, mais cette musique ne me semble pas faire dans la nostalgie des années 84-92. Dans la continuité ? Absolument, comme 98 % de la musique lancée en 2013…

    • H.S. mon coup de coeur à moi pour septembre: Raffertie, premier album, Sleep of reason. Art pop/Dubtep. Fans de James Blake, Burial et cie apprécieront je crois..

      http://www.youtube.com/watch?v=kWISCTEpFAY

    • Une nouvelle pièce de Russian Circles avec Chelsea au chant :

      http://exclaim.ca/MusicVideo/ClickHear/russian_circles-memorial_ft_chelsea_wolfe

    • Ah ! Content que l’on parle de cet excellent album et de cette artiste très intéressante.

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