Alain Brunet

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    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Lundi 8 juillet 2013 | Mise en ligne à 10h54 | Commenter Commentaires (7)

    FIJM: mes critiques du dimanche 7 juillet

    Le 34e Festival international de jazz de Montréal est chose du passé. Tel que promis, TOUTES mes critiques publiées ou mises en ligne depuis le 28 juin ont été réunies sur le blogue. Ainsi, il vous sera plus facile de les retracer jour par jour. Vous n’avez donc qu’à consulter mes archives, suggérées à droite de cet envoi. Bien sûr, n’hésitez pas à commenter !

    Yannick Rieu FIJM 2013

    Photo: Hugo-Sébastien Aubert, La Presse

    Yannick Rieu: rien à redire

    L’Astral était rempli aux trois-quarts pour le saxophoniste (ténor et soprano) Yannick Rieu, qui y présentait Spectrum 4, projet à géométrie variable, cette fois aux côtés de Jean-Sébastien Williams à la guitare, d’Adrian Vedady à la contrebasse et de Kevin Warren à la batterie. À l’évidence, cette configuration ne comportait pas de lourdes charges; plusieurs surfaces de l’édifice restaient ouvertes à l’improvisation, la charpente n’en demeurant pas moins solidement constituée.Dans la pièce New Sec, par exemple, le dialogue préalable entre guitare et saxo entraînait une conversation à quatre, complément direct du schéma compositionnel. Dans Rapport, la suivante, les thèmes mélodiques et cycles harmoniques étaient essentiellement au service de l’improvisation.

    La suite du concert sera jazzy chansonnière avec une superbe reprise de Play For Me de la chanteuse Rebecca Martin, épouse de Larry Grenadierm tant appréciée l’an dernier à l’Upstairs. Puis un groove presque sud-africain, grattes intenses de Williams, expirations ferventes de Rieu, rythmes musclés. Le tout conclu par la ballade In The Myth, pièce-titre du premier album du jazzman, lancé en 1991. Rien à redire sur le vocabulaire de Jean-François Williams, plus étoffé qu’il ne l’était lorsque Yannick Rieu a commencé à l’embaucher il y a quelques années. Aucun irritant côté percussion, Kevin Warren étant actuellement l’un de nos batteurs les plus accomplis. Idem pour Adrian Vedady, impeccable soutien rythmique côté contrebasse. Rien à redire sur le timbre unique du saxophoniste, particulièrement au ténor.

    Rien à redire.

    Fatoumata-Diawara2

    Fatoumata Diawara: la transe des parapluies

    Elle a le port altier, les atours d’une reine mandingue. Grande, longiligne, impériale, splendide, la Malienne Fatoumata Diawara ne vient pas d’une autre époque pour autant. Transplantée en France, cette artiste libre dénonce l’emprisonnement économique de la jeunesse africaine, son incapacité à voyager hors du continent noir, la condition des femmes là-bas, l’urgence d’y faire la paix. Stratocaster en bandoulière, elle crie et chante sa modernité. Lorsqu’elle retire son turban et que virevoltent ses nattes finement tressées, il se passe des choses au pied de la scène Les Tropiques. Il s’en passe encore plus lorsque résonne sa voix, plus puissante et plus magnétique que ne le laisse entendre sa musique enregistrée – pourtant fort convaincante sur l’album Fatou. La musique de Diawara a son lot de tradition, s’en dégage aussi une attitude rock, une attitude funk. Plus costauds sur scène qu’en studio, les sons sont ficelés par une solide section rythmique basse/batterie – Jean-Alain Hony et Jean-Baptiste Gbadoe. Gregory Emonet, guitariste chevronné s’il en est, complète la donne. De plus en plus insistante entre 20h et 21h, la flotte n’aura pas raison de cette performance électrisante. Transe de parapluies à la clé!

    Chris Brubeck fijm 2013

    Photo: Hugo-Sébastien Aubert, La Presse

    Les fils Brubeck bouclent la boucle du 34e FIJM

    Alain Simard est venu présenter hier soir la clôture du 34e Festival international de jazz, dédié à feu Dave Brubeck, un musicien qu’il aimait sincèrement et avec qui il a travaillé dès l’âge de 25 ans. Le président et cofondateur du FIJM a invité sur scène les deux fils Brubeck prévus au programme, les très sympathiques Chris et Dan. Pour ce concert dominical au Théâtre Jean-Duceppe, le bassiste/tromboniste et le batteur étaient accompagnés par le pianiste Chuck Lamb et le guitariste Mike De Micco… valeureux professionnels de seconde division, force était d’observer à l’écoute de ces relectures des classiques du paternel, Bossa nova USA, Kathy’s Waltz, Blues for Newport, Blue Rondo A La Turc, l’incontournable Take Five du confrère Paul Desmond, on en passe et des meilleures. Mais l’heure n’était pas à ces considérations, d’autant plus que Chris Brubeck a fourni à l’auditoire de succulentes anecdotes à l’endroit de son défunt père pour chacune des pièces au programme. Et lorsque la pianiste Lorraine Desmarais, le saxophoniste Chet Doxas et le contrebassiste Adrian Vedady, invités spéciaux de Montréal, se sont tour à tour présentés sur scène, la musique de Dave Brubeck ne s’en est portée que mieux.


    • H.S. 20 ans en retard je découvre Mazzy star et le délicieux album So Tonight That i Might See.

    • jon8:

      Rassure-toi, tu n’es pas le seul. J’ai tout juste allumé l’an passé, après avoir écouté un album solo d’Hope Sandoval. Délicieux en effet.

    • en fait je connaissais Hope Sandoval de Massive Attack (l’extraordinaire pièce Paradise Circus) et je savais qu’elle faisait parti de Mazzy star, mais je n’avais jamais véritablement écouté cet album en particulier. J’aime vraiment beaucoup. D’autres recommendations dans le même genre ”neo-psychedelia-dream-pop-machin”?

    • Le nombre de commentaires ne réflète assurément pas la qualité des critiques pondues. Difficile de vous relancer puisque je ne pouvais pas y être. En regardant la programmation, je n’aurais pas été voir Vijay Iver. Il semble pourtant, en me basant sur vos textes, que c’était lui qu’il ne fallait pas manquer.
      .
      «(…) invités spéciaux de Montréal, se sont tour à tour présentés sur scène, la musique de Dave Brubeck ne s’en est portée que mieux.»

      Et v’lan dans les dents d’la visite. Beau compliment pour les musiciens de la place.

    • D’accord avec atchoum. Le nombre de commentaires ne reflète en rien la qualité des critiques et encore moins l’abondance de bonnes propositions.
      C’est apprécié.
      Je ne peux m’empêcher de penser à Vanbasten qui nous régalait de ses commentaires, particulièrement par rapport au jazz. Mais où est-il passé celui-là?? Ses connaissances de mélomane et son angle humoristique me manquent. Un retour s.v.p,

    • ”D’autres recommendations dans le même genre ”neo-psychedelia-dream-pop-machin”?”

      Hope Sandoval a aussi fait une belle collabo avec Jesus and Mary Chain (http://www.youtube.com/watch?v=OsOWNVkBhU0).

      Autrement, les rois du néo psych pour moi sont les Spacemen 3 (le LP The Perfect Prescription est une bonne introduction). Si tu veux un peu plus élaboré, tu peux porter attention à Spiritualized qui est une peu la continuité de Spacemen 3 et que tu connais p-e déjà.

      Aussi : Galaxie 500, Yo La Tango, Slowdive.

      Pas vraiment dream pop/psych mais avec une certaine parenté malgré le côté americana : le magnifique Trinity Session de Cowboy Junkies.

    • (désolé pour le hors sujet)

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