Alain Brunet

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  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Dimanche 23 juin 2013 | Mise en ligne à 15h52 | Commenter Commentaires (40)

    Pourquoi aimer Paul Daraîche ?

    Paul Daraîche Théâtre Maisonneuve 2013

    Paul Daraîche au Théâtre Maisonneuve / photo fournie par les FrancoFolies.

    Les hipsters et autres branchés aiment dire qu’ils adorent Johnny Cash. Que Willie Nelson est un vrai de vrai. Que Waylon Jennings et Merle Haggard sont de magnifiques desperados. Que madame Emmylou Harris est trop cool. Que Loretta Lynn l’est encore plus depuis que Jack White s’en est occupé. Les hipsters pardonnent à Willie d’avoir déjà fait un duo avec Julio Iglesias… s’il en ont déjà été avisés. Connaissent peu les périodes cheesy de Johnny avant qu’il ne se mette à interpréter U2, fin des années 80. Ne savent pas que Loretta Lynn a fait tout plein d’albums sans intérêt aucun.

    Que pensent-ils de Paul Daraîche ? Pas grand-chose. Personnellement, j’en pense beaucoup de bien.

    Honte à moi, je n’avais jamais assisté à un spectacle complet du fameux Gaspésien dont c’est la période bénie depuis la sortie de Mes amours, mes amis, album de duos dont on pu voir et entendre la version sur scène, vendredi soir au Théâtre Maisonneuve. Duos émaillés de solos au programme. Certes pas tous idéaux mais… certains fonctionnaient dans le contexte.

    Patrick Norman, vrai chanteur et musicien country/folk/variétés, alliance naturelle avec l’ami Paul. Laurence Jalbert, vraie chanteuse americana. Yves Lambert ? L’approche trad sied parfaitement au country de son hôte. Daniel Lavoie ? Mmmoui, ça finit par marcher pour l’homme venu des Prairies (forcément enclines au country). Mario Pelchat ? Hum,remarquable technique vocale mais… malgré ses efforts qu’on lui reconnaît pour s’y adapter, pas sûr. Cindy Daniel, chanteuse country ? Peut-être… Maxime Landry, country ? Sans commentaire. Marc Hervieux ? Avec Paul Daraîche, ça fait plutôt «opérette légerte».

    Il faut comprendre que cette opération Mes amours, mes amis consiste à faire une place au très populaire chanteur country dans la pop culture francophone d’ici, enfin dans sa version médiatisée pour grand public de variétés. Pour le Québec consensuel, en fait. Pour les autres publics ? Nenni. Pourquoi alors s’intéresser à Paul Daraîche ? Pour la véracité de l’expression. Pour le vécu. Pour cette voix ensablée, érodée par tant de nuits folles. Pour toutes ces tournées ayant émaillé sa longue carrière. Pour le bien et le bon qu’il exhale.

    Mais bon, je souhaiterais l’entendre seul avec son excellent groupe -mené par le violoniste et multi-instrumentiste André Proulx. Pour m’être intéressé jadis à la chose country (surtout au début des années 90), j’ai longtemps trouvé un décalage marqué entre les groupes très classe des USA alors que nos vedettes locales n’offraient jamais (ou presque) de telles propositions. Toujours ce côté inachevé, un peu pic-pic malgré toute la bonne volonté de ses protagonistes.

    Vendredi soir, pas de décalage aucun: j’ai pu entendre de la musique de haute tenue – plusieurs guitares, claviers, violon, pedal steel, basse, batterie, etc. Même le pot-pourri de chanson française faisait la preuve d’un goût certain – particulièrement cette relecture de On ne voit pas le temps passer (Jean Ferrat), à tirer les larmes.

    Quiconque aime la musique adorerait Paul Daraîche avec son super groupe et sans fart de variétés. Parce que l’homme est un authentique chanteur issu du peuple et des clubs. Parce qu’il s’est construit lui-même, sans l’assentiment du star system québécois. Toute sa vie, il a ratissé les régions férues de country. Son public se trouve dans tous les recoins de l’Amérique française. En travaillant d’arrache-pied, la famille Daraîche est devenue célèbre dans les milieux ruraux, petites villes, villages, hameaux, bleds tous azimuts.

    Cela ne garantit en rien le respect des mélomanes au-delà des bonnes gens, direz-vous. J’en pense autant mais… ce que j’ai entendu vendredi donne des idées. Avec un band de cette qualité, une telle voix de baroudeur, avec un tel charme, une telle intelligence du coeur, un sourire aussi désarmant. il y aurait lieu de produire des albums fabuleux avec Paul Daraîche.

    Qu’est-ce qu’on attend pour le faire ?

    LIENS UTILES

    Paul Daraîche, site officiel

    Écoute intégrale de Mes amours, mes amis, sur Grooveshark


    • J’aime plusieurs genres de musique
      Aveu: je suis une vraie “sucker” pour le country, americana, bluegrass. Pour brailler, pour lâcher prise, pour aimer, pour haîr, pour me crisser de toutte.
      Je suis contente de lire ce que je viens de lire.

    • En général, je n’aime pas ce type de musique. Je peux occasionnellement aimer un morceau. Cependant, si cette musique existe, c’est que des gens en ont composé et il se trouve que beaucoup de monde en écoute. Tant mieux pour eux. Je n’ai rien contre cette musique ni contre ceux qui l’écoutent.

    • Je suis un très grand fan de musique country et malgré le respect que je porte à Paul Daraîche et aux autres musiciens country québécois qui font leur bout de chemin depuis des dizaines d’années sans l’aide de l’industrie ou des médias, je suis incapable d’apprécier tous ces albums country “concept” qui sortent depuis quelques années.

      Celui de Paul Daraîche sonne bien, mais le décalage est encore très présent lorsqu’on compare à ce qui se fait au sud de chez nous.

      Pourtant, de bons musiciens country qui jouent avec beaucoup de personnalité au Québec, il y en a:

      Frank Young: http://www.youtube.com/watch?v=HpwsFbcCfqw&feature=c4-overview&playnext=1&list=TL5AnzcwUFa3s

      Pat Loiselle: http://www.youtube.com/watch?v=KoWPtva0atQ

    • Dommage qu’un tel chanteur ne trouve pas le réalisateur qui pourrait faire ce qui doit être fait. Ça nous prend aussi des Jack White et des Lanois pour étoffer le travail d’un chanteur québécois de cette trempe.

    • C’est quoi un hipster?

    • La famille Daraîche fausse au grand complet comme fausse terriblement Ginette Reno. On se cramponne alors aux paroles comme pour écouter Dylan, Cohen, Desjardins, Vigneault (désolé mais qui ont toujours faussé). Là on entend le néant, le vide absolu, un vague, même la syntaxe se suicide, c’est affreux de partout. Ginette et Daraîche assassinent la musique, à chaque fois, à chaque concert, dès qu’ils ouvrent la bouche il nous vient à espérer qu’une météorite vienne exploser la salle de concert…

    • Une histoire et plusieurs dimensions à tout cela…

      http://video.telequebec.tv/famille-daraiche-du-western-au-country

      http://www.youtube.com/watch?v=C_o53Wg_EPw

    • Juste un commentaire sur le spectacle de Tragically Hip samedi sous la pluie au Canal Lachine,
      c­­`était un bon show mais les spectateurs étaient sur le ‘ party ‘.
      Pour entendre la fin du show ( Courage – Blow at High Dough ), aller a
      http://bitshare.com/?m=13h95eup

    • @alainbrunet

      Ça nous prend surtout des maisons autre que les Production J et Quebecor qui ne demanderont pas des productions avec des cordes, du piano mixé ben safe et autres sons FM Spécial Québec.

      Il y a de bons producteurs ici, tout comme il y a de bon musiciens, simplement qu’ils tendent à faire partie d’un milieu un peu plus underground et ne seront jamais engagés par les “majors” québécois. Au lieu, on va demander à Michel Rivard d’écrire une pièce country pour Patrick Norman et ça va sonner bien gentil et le québécois moyen va tripper.

    • Pourquoi aimer Paul Daraîche ?

      Parce que c’est Paul Daraîche.
      S’il changeait de 3 poils pour plaire à certains, ce ne serait plus Paul Daraîche.

    • C’est certain que Paul Daraîche ne laboure pas les mêmes terres que le dernier Phosphorescent/Muchacho. On s’entend.
      L-J Cormier a quand même réussi à faire sonner Lisa Leblanc comme Lisa Leblanc et non comme Karkwa. On avance..

    • Comment peut-on ne pas aimer Paul Daraîche? Le gars est sympathique, talentueux et surtout, très humble.

    • M. Daraiche est un homme talentueux et fort sympathique, mais je ne comprends pas pourquoi avoir introduit tant de hipster bashing dans cet article.

      J’ai adoré l’album Van Lear Rose De Mme Lynn. Est-ce que ça veut dire que je dois écouter son entière discographie avant de me prononcer?

      Votre article montre qe vous avez une haine certaine envers ces hipsters. D’ou vient-elle? Vous êtes pourtant critique musical, on s’entends qu’il y a beaucoup de hipsters musiciens…

    • @cazin

      Si vous avez aimé Van Lear Rose, alors pourquoi ne pas écouter les classiques de Loretta Lynn ?C’est tellement mieux.

      En fait, par le passé, on disait davantage Poser que Hipster. Celui qui s’intéressait seulement à ce qui était tendance pour faire partie de la gang.

    • @norvegequebec

      Effectivement, Paul Daraîche a très peu avoir avec Phosphorescent. Et oui l’album de Lisa Leblanc sonne bien mais je ne pense pas que Louis-Jean Cormier serait le réalisateur qui saurait vraiment faire un album country. Mais peut-être que je me trompe; je ne connais pas assez le gars.

      Reste que le language country n’est pas aussi simple que certains pourraient le croire. C’est très technique. Si Boulga venait encore faire son tour, il pourrait certainement nous parler de flatpicking et chickenpicking…

    • @cazin

      «hipster bashing» ? Vous y allez fort ! Juste une petite pointe à cette portion snobinarde des hipsters. Chaque groupe d’affinité a ses représentants du genre…

    • @phil. En fait, je voulais simplement dire qu’il n’était pas tombé dans le panneau de faire sonner l’album de Lisa Leblanc avec son esthétique à lui.

    • @norvegequebec

      j’avais bien compris…

      Il faut me pardonner; j’ai le country un peu trop à coeur. Et je suis un peu un puriste du genre (pas autant que certains de mes amis puisque j’aime beaucoup certains sons modernes qui ont été intégrés au country traditionnel). J’aime bien les American Recordings de Johnny Cash par exemple, mais ils ont très peu avoir avec le country.

      Pour ce qui est de Louis-Jean Cormier, j’ai un peu de misère quand je vois ce gars derrière un lapsteel jouer des accords dessus. Ou gratter sur une guitare resonator. C’est vouloir faire country pour faire country, parce que c’est in.

      Quand Alain Brunet parle de Daniel Lanois, je trouve que celui-ci impose un peu sa personnalité dans ses productions. Parlez-en d’ailleurs à Bob Dylan qui a eu beaucoup de misère à travailler avec Lanois. Reste que ce que Lanois à fait pour Emmylou Harris est un chef d’oeuvre.

      Autrement dit, certains réalisateurs s’imposent, d’autres restent distants. Les deux formules peuvent connaître du succès.

    • Je ne connais pas le genre. C’est peut-être l’imagerie qui me bloque : ceinture, bottes, chapeau… De ce que j’entends des fiois, je trouve les txt trop 1er degré. Quand j’aime une fois j’aime pour toujours, c’est pas le Desjardins qui m’accroche du tout du tout… Mais là, je suis peut-être en train de jongler avec des clichés… Pourtant, j’aime les complaintes dans la musique traditionnelle, des proches parents, me semble. À part Cash, je ne connais aucun des artistes mentionnés plus haut. Et Cash, découvert sur une compil Sun, ne m’a jamais donné le goût de fouiller plus dans le genre, quoi que je l’aime bien en duo avec Carter. Concernant les réalisateurs, il n’y a pas l’un des deux frères Painchaud qui en fait beaucoup? Il aurait peut-être le doigté pour faire sonner la patente?

    • @phil. Absolument, que le réalisateur ait une vision et pose sa signature, c’est essentiel. C’est sa job. Dans la famille élargie de LJ Cormier, ils sont quelques uns à sonner karkwaesque. Il aurait pu être tenté….
      Je pense à ce que Langevin/Thouin ont fait avec l’album tu m’intimides de Mara Tremblay, c’était top. Ils ont fait reluire la pierre précieuse.

    • Sur cet album de Daraîche, il y a de très belles chansons qui ont du caractère et d’autres qui sonnent rigodon hihaw. Ça c’est le country que je n’aime pas, même si le violon est bon et la voix est belle.

    • Il ya une certaine récupération par l’industrie d,une figure populaire mais si cela sognifie pour lui plus de reconnaissance, c’est bien.

      Les hipsters et branchés ? Même pas besoin de parler d,eux et si on allait une coche plus loin et que cela leur plairait ? L’affaire serait ketchup en autant non plus qu’on ne perde pas trop de gens du vrai public bien que… Mais c’est sûr que ceux étant du type plus intellos aimeraient récupérer des figures populaires réellement talentuleuses mais qui n’ont pas toujours fait des choses du meilleur goût mais en gardant une réelle authenticité. Récupérer cette figure populaire pour faire un réel produit excellentissime.

      Pour moi un artiste se doit d’être branché sur sa réalité à lui d’abord. Que ses trucs m’intéressent moins à certaines époques cela m’enlève pas mon respect surtout si je prends un certain recul car autrement on peut trouver des périodes kétaines à mort…

      Pour les associations plus haut, je garderais Patrick Norman et Laurence Jalbert mais les autres figures connues que j’irais chercher seraient plus : Bourbon Gauthier, Gildor Roy, Renée Martel, Richard Desjardins, Stephen Faulkner, Isabelle Boulay.

      Mara Tremblay ? Pourquoi pas elle aussi… Elle pense quoi de Paul Daraîche ?

    • @ilisepa

      Désolé mais Ginette Reno ne fausse pas. Elle chante même très juste…

    • Quant à Paul Daraîche, il ne chante pas plus faux que la presque totalité des chanteurs populaires dignes de ce qualificatif- qu’ils fussent indies ou variétés.

    • Je reste dans le country et je reviens encore une fois avec le Jimmy James qui était une figure marquante en Abitibi à une autre époque.

      Et je lis qu’il a marqué l’enfance de Richard Desjardins, évidemment…

      ” Entre deux questions, il prend un malin plaisir à nommer les figures pittoresques qui ont marqué son enfance à Rouyn-Noranda, dont le chanteur country Jimmy James. “Jimmy James and The Candy Kanes! Tout un chanteur!” ”

      http://voir.ca/musique/2012/03/22/richard-desjardins-la-voix-qui-porte/

      http://www.youtube.com/watch?v=kW36btYilTg

    • @atchoum

      Eloi Painchaud: je trouve ses réalisations trop pop, mais il fait quand même une bonne job.

      Pour ce qui est du country et ses paroles, c’est effectivement très premier degré. Mais c’est le but de la chose. C’est la distillation des sentiments pour en garder le plus simple et le plus vrai. Parce que comme j’explique aux gens, quand t’as pu d’argent pour boire, t’es en sacrament parce que t’as pu d’argent pour boire. Pas parce que le ciel se couvre d’incertitudes et que la vie est une série d’obstacles qui ont tous la taille d’un Éverest. T’as pas d’argent, that’s it, that’s all.

      Reste que le country n’est pas pour tout le monde. J’ai un ami qui écoute beaucoup de musique, de tous les genres. Quand je lui ai fait écouter du Ernest Tubb, il m’a dit: “j’suis pas encore rendu là.”

    • Bonjour,
      Paul Daraîche a une voix quelque peu éraillée mais c’est ce qui me plait. La personne qui a dit (celle qui se fait appeler ilisepa et qui affirme: Ginette et Daraîche assassinent la musique, à chaque fois, à chaque concert, dès qu’ils ouvrent la bouche il nous vient à espérer qu’une météorite vienne exploser la salle de concert…) que Daraîche et Ginette sont affreux devrait peut-être réécouter le tout et je crois qu’elle a un ou des troubles auditifs. Elle a un problème avec le country et ça se situe entre ses 2 oreilles. Excusez-moi ilisepa.
      Samedi le 6 jullet, Paul Daraîche sera à l’église de Cloridorme dans le cadre du Festival en chanson de Petite-Vallée et je pense que ce sera salle comble, soit au delà de 1000 personnes. Je suis convaincu que 1000 personnes qui apprécient un artiste et ceux et celles qui l’accompagnent ne peuvent pas tous avoir une mauvaise audition. Bravo Paul.

    • J’aime beaucoup Paul Daraîche quand il ne chante pas.

    • Je n’écoute pas vraiment ce genre de musique mais l’album Wrecking Ball d’Emmylou Harris est un de mes albums préférés. Ce grain dans la voix de la dame peut percer le plus dur des coeurs ! Peut-être que Paul Daraîche mérite qu’on s’intéresse à sa musique.

    • Phantasme : J’aimerais bien entendre chanter ensemble Isabelle Boulay et Laurence Jalbert. Deux voix êraillées, deux personnalités entière, il me semble que ça serait bon.
      Comment dormir dans un lit où t’as baisé des anges, c’est aussi premier degré avec comme quelque chose de plus,…… American Recordings de Cash, est-ce l’album où il reprend les chansons.du livre de sa mère?.Si oui, cet album est à mettre entre toutes les oreilles. De puis que Morin Height est fermé, on dirait qu’il n’y a plus de studio, genre LE studio où il faut enregistrer au Qc. Comme réalisateur, Phil, vous pensez quoi du travail d’Éric Goulet?

    • Mes excuses pour les fôtes, je pioche à partir de mon cell..

    • @atchoum

      Éric Goulet fait de bonnes productions mais encore une fois, c’est très propre et très safe.

      Je pense qu’un des problèmes majeurs est que dans le country traditionnel, on a pas eu de grands chanteurs comme George Jones, Hank Williams, Patsy Cline ou Loretta Lynn. Des vois puissantes pleines d’émotions.

      On a eu de belles voix au Québec (René Martel par exemple), mais écoutez Patrick Norman, Georges Hamel ou même le dernier Éric Goulet, ils chantent tous doux. Le country, c’est comme le blues. Le but n’est pas de chanter juste; le but est de sortir les émotions… au premier degré !!!

      La qualité des instruments en est aussi pour beaucoup. À Nashville, aucun musicien sérieux ne joue sur une nouvelle telecaster ou sur une guitare Godin. Ça joue sur des Martin ou Gibson des années 40-50.

      Ici, c’est un autre marché… beaucoup plus petit mais qui réussi quand même à sortir des perles une fois de temps en temps.

    • L’été dernier on flânait dans les rues de St-Sauveur quand on a entendu au loin des notes de musique et du grattage de guitare. On s’est laissés diriger vers la rumeur. Plus on avançait, plus c’était devenu IRRÉSISTIBLE. Incontournable.

      C’était la famille Daraîche devant l’église de St-Sauveur. On a eu beaucoup de plaisir à assister à ce concert. Impossible de quitter avant la dernière chanson. Quand Paul Daraîche a chanté Stewball, j’ai pleuré en pensant à mon père qui adorait cette chanson.

      Le public, c’était pas mon monde habituel mais comme je me sentais bien parmi eux. Comme si j’avais le droit d’être 100% moi-même parmi du monde authentique.

      Encore, Paul Daraîche !

    • Que le sieur Daraîche me téléphone, je serai honoré de lui ériger sur mesure un trône de cuir et de paillettes.

      Twang et rhinestones.
      Telecasters et coeur.

    • Un palais jouxtant le Madrid, tant qu’à y être ?

    • Je parle d’un trône musical.

      Avec le grain que les personnes susnommées n’utilisent pas.

    • Bon matin M.Brunet

      En lisant votre article dans la Presse d’hier se rapportant à Wayne Shorter, je n’ai pu m’empêcher de revenir en arrière soit en 1963-64-65 alors qu’il faisait partie du quintet de Miles Davis avec entre-autres le pianiste Herbie Handcok. Miles venait à chaque année au
      Jazzhot du Casa-Loma pour une durée d’une semaine soit du lundi au dimanche suivant. Je croyais qu’il serait très difficile pour Miles de remplacer Coltrane et Johnny Griffin mais je me suis vite rendu compte que Wayne était du même calibre que ceux nommés ci-haut. J’aurais bien aimé assister à un de ses concerts cette semaine et lui rappeler ces moments inoubliables.
      J’avais d’ailleurs connu Wayne à New York lorsqu’il jouait avec les Jazz Messengers de art Blakey en même temps que l’un de mes pianistes favoris, Bobby Timmins.
      Son enregistrement de That’s right avec Lee Morgan et autres membres de la gang à Blakey a longtemps été mon favori. Ce 78 tours est usé à la corde

    • Grand merci de votre témoignage, bigbands. Assistez-vous à un ou plusieurs concerts cette année ?

    • Non monsieur Brunet, j’ai mis de coté ce jardin-là
      Comme le dit si bien Ferré, Avec le temps , và…
      Pendant plus d’un demi siècle, soit la période des big bands des années 1940 au cool jazz, au hard bop, des années 50-60 j’ai probablement été un des maniaques du jazz au québec.
      Aujourd’hui je me contente de lire vos articles dans la Presse et vos commentaires sur ce
      blogue. J’écoute chaque jour pour le plaisir de l’oreille et l’enchantement de l’imagination les CD de Milt Jackson, Oscar Peterson, Art Pepper et autres musiciens d’une autre époque. Cà me suffit.

    • Bien reçu bigbands. Si, au demeurant, vous désirez assister à un concert, faites-le moi savoir. Je me ferai un plaisir de vous accompagner.

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