Alain Brunet

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    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Vendredi 7 juin 2013 | Mise en ligne à 19h00 | Commenter Commentaires (41)

    Pat Metheny chez… John Zorn !

    Pat Metheny Tap John Zorn's Book of Angels vol.20

    Sous étiquette Tzadik/Nonesuch, qui donc interprète le 20e chapitre du fameux Book of Angels signé John Zorn? Celui-là même qui fut jadis le chouchou des jazzophiles: Pat Metheny !

    Il poursuit son trip d’homme-orchestre sur une meilleure piste que sur celle de son orchestrion: guitares électriques, guitare acoustique à cordes de métal, guitare baryton, guitare à cordes sympathiques, (péniiiible) guitare synthé, tiple, basse, piano, claviers, marimba, carillon, bandonéon, bugle, percussions – certaines parties sont jouées par son orchestrion mais l’essentiel est joué par l’ami Pat (Lamitaine pour les intimes). Seul invité de taille, Antonio Sanchez y joue la batterie avec la virtuosité qu’on lui connaît.

    Alors ? Très bonne idée pour un musicien en perte de vitesse (ces dernières années, à tout le moins) que de s’attaquer à l’oeuvre d’un compositeur qui lui est supérieur. John Zorn, il faut aussi le souligner, a eu l’intelligence de choisir un jazzman vedette pour ainsi faire connaître son art bien au-delà des cercles de ladite musique actuelle dont il est le plus célèbre représentant.

    À l’évidence, ce projet est gagnant-gagnant. Sur les pages de Nonesuch et de Pat Metheny, on raconte que ce dernier a entretenu une vibrante correspondance avec Zorn jusqu’à la proposition suivante. Zorn a accepté que le guitariste interprète à sa manière le volume #20 du Book of Angels, en voilà le résultat probant.

    Sauf de rares moments de moindre inspiration, celui qu’on associe désormais à une pop orchestrale un tantinet dégonflée s’en sort très bien et réussit même à y associer sa facture. Aussi honorablement, d’ailleurs, qu’il s’en est sorti chez Ornette Coleman, Derek Bailey ou Steve Reich. Le son methenien se trouve ainsi investi de mélodies sémites, de free jazz et procédés typiques de l’architecture zornienne. On a beau émettre de sérieuses réserves sur l’évolution (et le vieillissement prématuré) de plusieurs de ses musiques orchestrales, on ne peut renier ce que Metheny a accompli et continue d’accomplir.

    Voilà, en tout cas, un épisode inspiré.

    LIENS UTILES


    Profil de l’album sur le site officiel de Pat Metheny

    Profil Nonesuch

    ÉCOUTE INTÉGRALE SUR ALLMUSIC.COM


    • Ouch… Jadis chouchou, la mitaine… en perte de vitesse… Le moins qu’on puisse dire est que vous annoncez vos couleurs de façon non équivoque et avec la subtilité d’un éléphant dans un jeu de quille. Je suis un fan inconditionnel de PM et je ne crois pas qu’il soit en perte de vitesse… deux Grammy avec ces deux derniers albums non? Peut-être pas aussi mérité avec Orchestrion qu’avec le Unity band. Mais enfin… L’écoute de l’échantillon proposé dans votre blog me laisse un peu perplexe et me rappelle un peu le côté ”trash” de l’album Zero tolerance for silence… un tout petit peu. Ceci dit, je comprends que vous aimez le jazz trash actuel et que John Zorn est un de ceux qui en font. Je vais assurément le découvrir. En tant que fan fini et inconditionnel, je vais évidemment me procurer l’album et éventuellement (j’ose espérer) me laisser séduire pour une ou deux pièces. Votre article ne m’encourage pas, mais je n’ai besoin d’aucun encouragement de toute façon… Merci quand même…

    • Pat lamitaine est-il tellement plus connu que John Lamitraille? Les deux sont des méga star, je crois que question notoriété, l’écart n’est pas si grand. Pour un JeanCaron1 qui ne sait pas qui est JZ, il y a bien des JeanCaron2 qui ne connaissent que de nom PM.

      Pour ce qui est du but de cette alliance, je ne suis pas certain des motifs réels. En lisant la page de PM, on se rend compte que c’est plutôt lui qui s’est proposé pour enregistrer ces pistes. Pas JZ qui aurait demandé à PM de faire un petit contrat pour lui, pour ‘élargir’ sa public.

      Peu importe, j’ai bien aimé ce disque (7/10), les thèmes sont évidemment très zorniens, les impros méthéniennes with a twist.

      Pour conclure, comme on nous a appris à l’écrire en secondaire 4 dans le cadre d’un texte de type argumentatif, je refuse de qualifider de ‘péniiiiible’ cette guitare synthé, pour moi elle a toujours été puiiiiiissante!

    • Aaaaah… C’est lui, Pat Lamitaine? Je ne l’avais tellement, mais tellement pas catché, celle-là, quand on parlait de The Knife l’autre fois!!! Pis on me laissait divaguer là-dessus comme un bon. Vous avez dû vous bidonner! Enfin, jamais trop tard pour allumer…

      Le dit Lamitaine a quand même fait quelques incursions dans la pop, entre autres avec Bowie pour la trame de The Falcon and The Snowman, ce qui lui a peut-être ouvert un certain public. Entéka, c’est là que, jeune adolescent, j’ai entendu ce nom pour la première fois. Ce qui m’a amené sur la rue McGill un certain soir de l’été 1988.

    • John Zorn = Victoriaville. Pat Metheny = Montréal. Zorn + Metheny = ?

    • Je me régale. Et pour dire comme l’ami boogie, cet album est su-per-be!

    • @JeanCaron1

      Lamitaine ne vient pas de moi, au risque de me répéter. Je vous laisse deviner ! «Jazz trash», toutefois, est une expression absente de mon lexique. Ce « jazz ordure» qu’on pratique depuis plus ou moins 60 ans, c’est de votre cru ? Direct dans le jeu de quilles ! ;-) Cela dit, que les inconditionnels s’expriment est tout à fait encouragé sur ce blogue. N’hésitez pas à commenter.

      @boogie

      Effectivement, c’est PM qui a offert ses services à JZ, à la suite d’une longue correspondance. JZ dernier a accepté l’offre.

      @bimboom

      John Zorn est fidèle à Victo et Victo lui doit une fière chandelle. Car le musicien pourrait fort bien s’en passer et attirer trois fois plus de mélomanes à MTL. Tant mieux pour le FIMAV. Il faut dire que Zorn est clairement plus crossover que la communauté de musiciens dont il est issu. Quant à Pat Metheny, il est beaucoup plus grand public, en témoignent tous ses Grammys et des salles pleines dans tous les marchés.

      @blackened

      Ce soir magique de l’été 1988 sur McGill College, j’y étais aussi pour le plaisir et le travail. J’en garde un excellent souvenir.

    • Bonne nouvelle pour Zorn en tout cas, je l’aime bien. Pour Metheny je m’en fou un peu plus si je me fie à ce que je connais de lui. Gagnant-gagnant peut-être mais gagner quoi? Me semble que le risque est faible ici, des deux côtés?

    • quelqu’un serait assez gentil pour m’expliquer comment ça fonctionne avec John Zorn ? Je suis un peu confus. J’ai quelques albums de lui; surtout de sa série Filmworks, mais j’ai aussi Lucifer book of angels 10, que j’écoute beaucoup. Mais est-ce du ”Bar Kokhba” ? Parce que sous la discographie de Zorn je ne retrouve pas Book of angels… Le type semble avoir 36 projets en simultané, c’est pas évident à suivre pour un outsider.

    • C’est vrai que c’est pas mal. Ça donne envie de faire des trucs, cette musique-là : du ménage, de la sauce à spaghetti, des devoirs avec les enfants. Bravo à John Zorn et à Pat Monotonie.

    • @jon8

      Ça va dans toutes les directions: free jazz, jazz moderne, musique contemporaine écrite, musiques populaires, musique de film, musique de dessin animé, musiques du monde (orientales et latines, surtout), rock, hardcore, jazz-rock, bruitisme, électro, sans oublier ménage, devoirs des enfants, sauce à spaghetti, etc.
      Pour le Book of Angels, il s’agit d’une de ses nombreuses séries, et qui comporte des interprètes différents pour chaque projet endisqué sous étiquette Tzadik. Voici la liste:

      Astaroth: Book of Angels Volume 1 (Jamie Saft Trio, 2005)
      Azazel: Book of Angels Volume 2 (Masada String Trio, 2005)
      Malphas: Book of Angels Volume 3 (Mark Feldman & Sylvie Courvoisier, 2006)
      Orobas: Book of Angels Volume 4 (Koby Israelite, 2006)
      Balan: Book of Angels Volume 5 (The Cracow Klezmer Band, 2006)
      Moloch: Book of Angels Volume 6 (Uri Caine, 2006)
      Asmodeus: Book of Angels Volume 7 (Marc Ribot, 2007)
      Volac: Book of Angels Volume 8 (Erik Friedlander, 2007)
      Xaphan: Book of Angels Volume 9 (Secret Chiefs 3, 2008)
      Lucifer: Book of Angels Volume 10 (Bar Kokhba Sextet, 2008)
      Zaebos: Book of Angels Volume 11 (Medeski, Martin and Wood, 2008)
      Stolas: Book of Angels Volume 12 (Masada Quintet & Joe Lovano, 2009)
      Mycale: Book of Angels Volume 13 (Mycale, 2010)
      Ipos: Book of Angels Volume 14 (The Dreamers, 2010)
      Baal: Book of Angels Volume 15 (Ben Goldberg Quartet, 2010)
      Haborym: Book of Angels Volume 16 (Masada String Trio, 2010)
      Caym: Book of Angels Volume 17 (Cyro Baptista, 2011)
      Pruflas: Book of Angels Volume 18 (David Krakauer, 2012)
      Abraxas: Book of Angels Volume 19 (Shanir Ezra Blumenkranz, 2012)
      Tap: Book of Angels Volume 20 (Pat Metheny, 2013)

    • Si PM n’avait pas existé, il y aurait un trou béant droit au cœur du jazz fusion contemporain. Et moi je n’aurais jamais été attiré vers les sonorités sud-américaines et, plus avant, les musiques du monde.

      Ce jazzman est un génie. Seuls ceux qui en ont fait autant peuvent contester cette assertion.

      Benoît Duhamel.

    • Quand JeanCaron1 – un lien de parenté avec Alain? – parle de « jazz trash », il veut sans doute dire « thrash » (avec un h après le t) comme dans « thrash metal », où « thrash » signifie « s’agiter ». Pas de lien avec les vidanges.

      Du « thrash jazz », donc? Zorn a tâté et tâte encore du free-jazz métallique ou punk, à quelques millimètres lexicaux du « thrash jazz ».

      Matema : Très bon.

      Albim : Jesse-cookien.

      Tharsis : King Crimson 2e époque (même dans le titre, cibolle! Est-ce voulu ?).

      Sariel : Retour à Jess Cook, saupoudré de western-spaghetti à la Calexico et de friperries.

      Je suis rendu là.

    • C’est à voir pour les ordures, côté jeancaron1. J’ai pris l’expression au mot pour rigoler. Lien de parenté ? Pourquoi donc ? Évidemment, thrash jazz peut vouloir dire quelque chose – punk jazz, hardcore jazz, metal jazz… Pour certains, cependant, ce genre d’approche peut vouloir dire imbuvable…donc trash sans h entre le t et le r, donc pas très loin des ordures.

    • «Ce jazzman est un génie. Seuls ceux qui en ont fait autant peuvent contester cette assertion.»

      omni-tag, on peut parfaitement contester cette assertion sans «en avoir fait autant». Désolé de vous le rappeler. Votre argument exclut les coachs, professeurs, critiques, mélomanes, musicologues ou historiens de toute opinion éclairée sur toutes les musiques le moindrement sustantielles. Cela pourrait s’appliquer aux autres pratiques artistiques, au sport et plus encore. Cela dit, je respecte hautement Pat Metheny sans cautionner toute son oeuvre… et sans le qualifier de génie. J’estime en savoir bien assez sur son travail pour en formuler des critiques. Encore désolé de le rappeler…

    • Il est vrai que le punk-jazz de Zorn peut être dangereux, comme l’apprend douloureusement la petite famille de Tim Roth dans Funny Games (version US).

    • Tout comme une collaboration Metheny-Bowie peut s’avérer dangereuse, comme l’apprennent douloureusement S. Penn et T. Hutton dans le susmentionné « The Falcon and the Snowman ».

    • Dans Funny Games version US et dans la version originale.

    • « Lien de parenté ? Pourquoi donc ? »

      Avec Alain… Caron. Désolé de l’ambiguïté!

    • “Thrash Jazz Assassin” est le titre d’une chanson sur Torture Garden, première offrande de Naked City (projet de Zorn, évidemment). Jusqu’à un certain point, cette étiquette peut donc être appropriée.

      Je vais porter attention à cet album. On ne peut pas dire que je sois un gros fan fan de Metheney habituellement, mais ses incursions chez Reich et Coleman sont suberbes, alors j’ai bon espoir pour ce projet.

    • Les pièces utilisées dans les deux Funny Games sont estampillées Naked City, justement.

    • @effet

      Bien sûr. Naked City, première mouture (présentée à Victo dans les années 80, j’y étais d’ailleurs), était même moins hardcore que plusieurs projets subséquents de Zorn.

    • Jess Cook… Je suis cerain que Pat lamouffle serait flaté de lire ça.
      Dans le fond, faudrait qu’il retourne chez ECM, sans ses bidules. guitare – reverb – ampli c’est tout mon ami. Retour au son de Bright size life (tone impardonable pour les guitaristes jazz habitués à rouler les aigus au minimum) et les sceptiques seraient confondus.

    • Je dirais qu’il y a 75% d’esthétique methenienne et 25 % de celle de JZ sur cet album. Ça reste poli et ça devrait décevoir ceux qui s’attendent à ce que ça grafigne. Sur scène cependant, ça pourrait être très solide.

    • ”était même moins hardcore que plusieurs projets subséquents de Zorn”

      Oui, comme Painkiller. Mais bon, comme on parlait de l’étiquette ”thrash”, le lien me semblait direct, du moins pour ce côté bruyant de sa discographie.

    • J’ai découvert Marc Ribot grâce à Zorn sur je ne sais lequel de ses projets. En écoutant les extraits plus haut, je regrettais un peu ce que Ribot aurait pu faire. On dirait que l’imagination de ce gars-là n’a pas de limite. Cela dit, j’aime bien. Le temps a beau passé, je reste toujours indifférent à la guitare-synth… C’est le genre d’album que toutes oreilles curieuses devraient s’offrir

    • @boogie
      75% d’esthétique methénienne ? Chose certaine, le son PM domine. Cependant, je ne dirais pas que ce son nous fait oublier qu’il joue Zorn. Sauf quelques moments de guitare mélodique, que notre ami hardy a eu tôt fait de repérer haha !

      @effet
      Vous avez parfaitement raison, tout comme le souligne hardy. Le thrash s’applique sans forcer. Plus tôt, je me suis permis un peu d’ironie… Au fait, effet, vous serez présent au show de Iceage aux Suoni ? Tant qu’à y être, que devrait-on traiter côté hardcore/métal/punk ?

    • @Alain

      Je serai dans les Europes au moment du passage de Iceage. On peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre : )

      Je n’écoute pas beaucoup beaucoup de truc très récents, mais puisqu’on est dans la défonce totale via Naked City, je signale le LP ”Creation and Destroy” des japonais D-Clone. Vraiment vraiment maniaque.

    • @jon8

      La discographie de Zorn, c’est comme une crèmerie, tu as plein de saveurs toutes aussi délicieuses les unes que les autre mais donc certaines saveurs plairont plus à certain qu’à d’autre… Sérieusement, il faut bien se renseigner avant de fadire l’acquisition d’un de ses albums. Moi, je suis vendu à ces oeuvres depuis un bout de temps donc, c’est automatique, je commande les albums à leur sortie.

      Je dois avouer que ces projetss hardcore sont un peu dérangeants (painkiller, les derniers naked gun, moonchild)

    • Quelqu’un a remarqué la différence dans la production finale de cet album?
      C’est pas aussi slick que les productions auquelles Zorn nous a habitué. Plus compressée à mon avis.

      Par contre la barre était haute pour l’ami Pat et j’aime bien l’album. Pour résumer sur toutes les contreverses de PM, je crois qu’il encore très créatif par contre il faut qu’elle soit challengé par des projets tel que celui-ci. Il y a belle lurette que sa créativité ne pass plus par ce groupe.

      J’ai tous les vinyls de PM de ses débuts jusqu’à Letter from home. Par la suite, j’ai décroché. Je trouve ses projets hors PM Group plus intéressant et encore il faut choisir…

    • @Boogie, Hardy et Alain:

      «Sauf quelques moments de guitare mélodique, que notre ami hardy a eu tôt fait de repérer…»

      Je ne sais pas comment Metheny fait son compte, car Frisell est hyper mélodique sur les Gnostic Preludes et ça ne sonne jamais « Jesse-Cookien » . Je dois avouer que je suis un peu plus de l’école Frisell, bien que quelques-uns de ses plus récents projets me laissent indifférent.

      @Alain: J’ai bien ri avec la mention «(péniiible)» concernant la guitare à cordes sympathiques. J’avais déjà fait jouer Last train home et ma copine s’était mise à chanter « Pouet pouet pouet» au bout de 30 secondes. Ça a sonné le glas de l’aventure Metheny dans la maisonnée, bien que je respecte quand même beaucoup le gars.

    • Merci à tous pour les infos. A LOT to discover, obviously. Pardon my swedish.

    • @krugie_mtl

      Je parlais de sa guitare-synthé, en fait. Par ailleurs, je suis d’accord avec vous sur la comparaison Frisell-Metheny dans les phases mélodiques de l’écriture zornienne. Je ne vous cache pas que ce choix esthétique a contribué à me faire décrocher progressivement du Pat Metheny Group… et de sa version mécanique (orchestrion).

    • @krugie

      Le disque hommage de Frisell aux Beatles est assez cheesy merci question guitare mélodique. En fait il me semble que plusieurs musiciens tombent dans ce pattern en vieillissant. On dirait que plus jeunes, ils auraient été gênés de faire aussi simple mais avec l’âge, ils tombent dans ce mythe de la simplicité volontaire.

      Personne n’est à l’abri du full-tonal prévisible, zorn inclus. En fait le grand défi pour n’importe quel improvisateur est de faire évoluer son discours, ses phrases, avec les années. Peu y arrivent.

      Y a tout le temps la passe fétiche qui fait connaître le gars à ses débuts mais qui devient une caricature avec les années.

    • @ Alain Brunet,

      Il arrive parfois que le critique soit complètement blasé… Ça s’est vu : Claude Rajotte.

      Il arrive parfois, dù à son évolution en accéléré, à la boulimie imposée par le métier, que le critique soit aussi complètement “ailleurs”. Un “ailleurs” qui rend tout le “Ici” insignifiant.

      Il arrive aussi que le critique sente le beson de se justifier avec des diatribes du style “j’en sais sufisemment, désolé de le rappeler” !

      Il arrive donc, que de cette façon, le critique démontre un peu de son usure.

      Désolé d’avoir tiré cette portion du rideau.

      Benoît Duhamel.

    • Côté hardcore punk, il y a l’album Howl (avril 2013) de This rutine is hell * from the Netherlands* Album qui porte très bien son titre. Sauvage et brutal, faut être disposé à la chose. Un extrait? OK !

      http://www.youtube.com/watch?v=0QWq_mJV7uU

    • @omni-tag

      Contrairement à vous, je ne vous attaque pas personnellement pour me donner de la crédibilité, je m’inscris en faux contre votre argument. Très différent.

      Au sujet de Pat Metheny, votre argument est le suivant: «Ce jazzman est un génie. Seuls ceux qui en ont fait autant peuvent contester cette assertion.» De kessé ? Aucun musicologue, professeur de musique, mélomane ou critique ne peut être d’accord avec cet argument qui n’autorise que les praticiens à évaluer leur propre pratique. Encore une fois désolé de vous rappeler qu’il est possible de très bien saisir une esthétique même si on ne peut la reproduire soi-même. Ce que vous ne semblez pas admettre… Ben coudon! C’est pour cette unique raison, d’ailleurs, que je vous dis en savoir bien assez sur Pat Metheny pour m’exprimer sur son travail – dont j’ai vu la presque totalité des concerts à Montréal depuis Gary Burton dans les années 70 et le premier show du Pat Methny Group au défunt El Casino, sans compter une bonne dizaine d’interviews avec le mec. Effectivement, cela peut être perçu comme un argument d’autorité et cela ne garantit pas ma compétence à ce titre. Libre à vous de l’évaluer sur la base de ma pratique et de la pertinence de mes propos mais…

      Un bon conseil, Benoît Duhamel, tenez-vous en à la force de vos arguments et évitez le dénigrement gratuit si voulez continuer à discuter sur ce blogue où les attaques personnelles (ex: l’usure que vous me prêtez au lieu de miser sur la force de vos arguments) sont proscrites. Bien compris ?

    • @ Alain Brunet,

      Milles excuses. Mon intention n’était nullement de vous discréditer ni de vous attaquer outre mesure, et encore moins de façon personnelle. On se rend compte ici toutefois, à quel point le critique ne supporte pas lui-même la critique.

      Je vous donne raison : Mon argument selon lequel, seul celui qui a écrit les partitions comme le fait Lyle Mays et joué la guitare comme le fait Metheny peut se permettre de critiquer le travail de ces derniers, est effectivement plutôt carré et probablement franchement autocratique.

      Mais comprenez : À une époque où “Ma Vie C’est De La Marde” devient un tube, où on endisque (un terme d’ailleurs désuet) carrément n’importe qui, en jazz comme en pop, lorsque le génie pointe au dessus de tout ça, il devient prémordial de le souligner.

      Lorsque tout a coup un signal intelligent émerge au dessus de tous les “grichouillis” que reçoivent les téléscopes de SETI…

      Oui il y en a d’autres. Oui Mays et Metheny ne sont pas les seuls. Mais ensemble, ils ont engendrés de nombreux moments tellement magiques, des moments en musique qui touchent au sublime (des croyants diraient au divin), des agencements, des mélodies, des timbres, des couleurs… DU GÉNIE. Point. (point -30-).

      Réfléchissez tout de même à cet “ailleurs” où est parfois (ou souvent c’est selon) redu le critique, et qui le fait trouver insignifiant cet “ici” où nous sommes tous, où les choses se passent… Soyez sensible au risques que comportent votre métier.

      Benoît Duhamel.

    • Qu’un public apprécie la musique d’un compositeur et virtuose et, du coup, remplisse ses salles peut signifier que les observateurs patentés qui le dévaluent sont à côté de leurs pompes en faisant fi de cet impact réel – ailleurs est un terme plus poli… Or, cela peut aussi être une perception différente, une critique bien fondée indépendamment de l’impact de l’artiste. J’ose croire que ma perception est fondée, comme celle d’une foule de jazzophiles ayant déjà apprécié plusieurs épisodes de la carrière de PM… et qui ont, comme moi, décroché jusqu’à la prochaine offrande qu’ils jugeront valable. Bien sûr, ils ne se présentent pas au concert pour signifier leur mécontentement.

      En terminant, omni-tag, soyez assuré que je supporte très bien la critique de mes arguments. Or, je ne tolère pas les attaques personnelles – à mon encroit comme à celui de tous les blogueurs qui s’expriment sur cette plateforme.

    • En celà,

      Metheny “souffre” exactement de la même manière et pour les mêmes raison que le cinéastre Lelouch.

      La question est : Est-ce que ça retranche “le génie” ?

      Si on invalide, un jour, dans les tubes du grand collisionneur au CERN, certains pans de la théorie générale de la relativité de Monsieur Albert Einstein, est-ce que ça lui “retranchera” une portion de son génie ?

      B.D.

    • Génie renvoie à des réalisations supérieures à celles de PM, en ce qui me concerne. Excellent musicien au demeurant. Compositeur important, de surcroît, surtout pour les années 75-95. Par la suite… On pourrait en discuter très longtemps, et je dois écrire autre chose à l’instant même.

    • PM n’a certainement plus l’impact qu’il a déja eu et il est vrai que certaines de ses oeuvres ont mal veilli. Par contre le mec persite et signe. Essayez de trouver quelqu’un qui a une discographie aussi grande que la sienne dans les 30 dernières années dans le monde du jazz. Vous allez chercher longtemps. Je sais, on pourra dire que certains albums étaient inégaux.

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