
En ce 8 mars, mes hommages aux femmes musiciennes, compositrices, DJ, réalisatrices, arrangeures, ingénieures du son, productrices, connaisseures, mélomanes, fans. À toutes celles qui soumettent leurs propres visions de la musique et de la chanson. Et qui, du coup, trasforment substantiellement notre imaginaire collectif.
Pas d’analyse à vous soumettre aujourd’hui. Aucune étude pour vous rappeler que les musiciennes occupent, grosso modo, un espace considérable dans le monde de la musique classique occidentale, un espace encore modeste mais de plus en plus vaste dans le jazz. Que leur importance est grandissante dans la musique électronique et le DJisme, tous styles confondus. Qu’elles sont très à l’aise dans la mouvance indie. Que leur intérêt pour le punk est majeur. Qu’elles ne cessent de ganer du terrain dans la nation hip hop. Côté métal ou prog ? Beaucoup moins. Côté pop et pop de création ? Beaucoup plus.
Dans la création folk-rock, alors là… On peut parfois penser qu’elles ont atteint l’équilibre.
Aujourd’hui, un seul exemple à vous soumettre: Waxahatchee.
La jeune Américaine Katie Crutchfield a choisi de s’exprimer sous ce pseudo après avoir quitté P.S. Eliot, groupe indie punk de l’Alabama dont elle était la chanteuse – et dont sa sœur jumelle, Allison, était la batteure. Comme une seule femme, Katie a enregistré l’album Americain Weekend dans son appartement de Brooklyn. Lancé en 2012, l’opus lui a valu un visa pour un deuxième opus dont il est ici question, gracieuseté du label Don Giovanni Records.
Au service de cette voix qui ne manque pas d’éloquence, on a des grattes de guitares parfois saupoudrées de saturation et autres bavures qui donnent du piquant aux chansons d’allégeance folk. Chansons très bien construites, qui font état d’une jeune artiste précoce, lucide, qui sait faire rimer ses vues sur l’extérieur et son for intérieur. Intimité, désir, candeur amoureuse, perte de l’autre, vapeurs de la nuit, ces liens étranges qu’une jeune femme du Deep South peut avoir avec les traditions familiales.Tout un pan de perceptions sensibles, en fait. On s’apprête à investir un riche univers chansonnier.
Liens utiles

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 










marronnier
8 mars 2013
17h10
Ça me fait penser à Crash Vegas,groupe canadien dont la chanteuse était Michelle McAdorey.Bonne musique sauf que je peux m’en lasser assez vite…Néanmoins, vous me donnez le goût d’écouter,en cette journée, ces voix de femmes qui,elles,ne me lassent jamais…Margo Timmins,Cat Power,PJ Harvey,Regina Spektor,Annie Haslam,Tori Amos,Sarah Mclachlan…et,bien sûr, celles québécoises…Catherine Durand,Sylvie Paquette,Catherine Lambert,feue Éve Cournoyer,Jorane,etc…Ce n’est pas le choix qui manque….
marronnier
8 mars 2013
17h22
Ah j’oubliais…Fiona Apple