Alain Brunet

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  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Mardi 5 mars 2013 | Mise en ligne à 14h42 | Commenter Commentaires (56)

    Daniel Bélanger, libéré du compliqué…

    Daniel Bélanger Chic de ville

    Ainsi donc, Daniel Bélanger se serait « libéré du compliqué», bifurquant vers les routes paisibles du country, voies propices à de modestes pointes d’accélération rock’a'billy.

    Longtemps, DB nous a habitués à une pop de création made in Québec. À une voix unique. À des sons, des arrangements, des genres soigneusement amalgamés. À des accompaganteurs chevronnés. Après l’album L’Échec du matériel, cependant, le musicien a préféré à ses explorations antérieures la visite de territoires plus clairement circonscrits : soul, funk, R&Bm, bandes originales pour créations pluridisciplinaires… Voici l’épisode country’a'billy.

    « Daniel Bélanger jongle encore avec son désir authentique de nommer ce qui le heurte et la conscience que son métier en est aussi un de divertissement. La musique country l’aide à résoudre l’équation. Tout est vrai dans les chansons de ces cowboys tristounets… jusqu’à ce qu’ils rangent leur guitare pour aller retrouver leur femme. «On fait un grand tour et on se rend compte qu’on fait aussi de l’entertainment, constate Daniel Bélanger. Ça reste aussi le bon vieux concept du rêve. Et j’adore cet aspect-là.»», peut-on lire dans l’interview réalisée par mon collègue Alexandre Vigneault – dans notre édition de samedi dernier.

    Effectivement.

    La musique country l’aide à résoudre l’équation, on en convient. Pour le récepteur, toutefois, cela peut-être moins évident. Vouloir faire plus simple et arrêter de se prendre la tête libère volontiers les tensions à court terme mais… cela n’est pas une garantie de résultats mirobolants. Il ne s’agit pas ici de remettre en question l’authenticité de la démarche ou de jouer aux inquisiteurs en s’interrogeant sur le droit de faire country lorsqu’on a vécu musicalement aux antipodes.

    Seul compte le résultat.

    Résultat plutôt bon, vu la rigueur de la démarche musicale et les moyens entrepris pour y parvenir. Oui, les guitares, contrebasse, lapsteel, gracieuseté de Michel «Dragnet» Dagenais, sont jouées dans l’esprit country / rock’a'billy. Oui, la batterie de Ben Caissie est aussi jouée dans les règles de l’art – Bourbon Gauthier, lui-même batteur, m’a jadis expliqué qu’on ne maîtrise pas le style country en claquant des doigts, ce qui est parfaitement vérifiable ici. Idem pour la douzaine d’instruments à cordes enregistrées à Nashville sous la direction de Carl Marsh (qui, à maintes reprises, fut le réalisateur de Jim Corcoran). Bien sûr, la voix du chanteur est impeccable.

    Quant aux lourdeurs stylistiques du parolier, elles sont moins nombreuses qu’elles ne l’ont été mais elles apparaissent encore çà et là, comme l’illustrent quelques exemples.

    Chacun pour soi:
    «… Par les chemins je vais, solitaire / Vers ma drôle de condition / En société inégalitaire / Malgré de bonnes intentions…»
    «…Mais chacun veut s’en sortir pour lui-même …»
    «…Moi qui n’attend plus de subsides / Ailleurs qu’en toi qui me souris / L’indifférence est fratricide / L’égoïsme une utopie…»

    Sa félinité:
    «…Tu m’as quittée sans les adieux que l’on réserve sinon à ceux qu’on a aimés…»

    Avec mes amis:
    «….J’alloue tous mes efforts, je cherche fort…»

    Le temps est un charognard:
    «… Quand tu te sentiras moins douillet / Avant que d’opiner du bonnet / Il t’emportera tel un remords / Ton chien ne pisterea rien… »

    Je poursuis mon bonheur:
    «… J’aimerais ne plus jamais / Trop m’en faire sur l’inutile / Et quand la nuit reviendrait / Garder mon sang-froid bien frais / Sous des cieux plus heureux…»

    Bien sûr, on exclut ici les rimes majoritairement réussies, et on rappelle aux mauvaises langues que la chanson québécoise nous a offert bien pire. Néanmoins, cela ne justifie aucune complaisance à l’endroit de quiconque. Pour ma part, Daniel Bélanger demeure un excellent chanteur, un compositeur pop de talent, un auteur qui pourrait être mieux édité… côté compliqué. À ce titre, la libération n’est pas tout à fait imminente.

    En somme ? Chic de ville s’avère réalisé avec faste et élégance… et frise souvent l’exercice de style. Exercice libérateur, on s’en doute bien. Faut-il être d’une fidélité inébranlable pour accepter les motifs de cette libération ? Le public de Daniel Bélanger aura tôt fait de répondre.

    Liens utiles

    Daniel Bélanger, site officiel

    Daniel Bélanger, profil wiki

    Interview d’Alexandre Vigneault

    Écoute d’extraits sur Poste d’écoute


    • Bon là, çà va faire… M. Brunet. vous m’avez fait faire de bonnes découvertes sur votre blogue mais là, je fais comme qui dirais une overdose de critique. Est il possible de faire votre billet sans nous inonder d’un verbiage aussi inutile qu’intello-masturbatoire (moi aussi je peut utiliser des formules ampoulées juste pour le plaisir de m’écouter écrire…).De ce fait, pour décrire un style, est il nécessaire d’utilser les termes “Néo-classico-post-country-heavy-nu bop-punk ou pré-rock-new age romantico-urbain ?… De la musique c’est de la musique. De la chanson c’est de la chanson calvinse!!! Pourquoi ce désir de toujours classer et compartimenter ? Cela n’amène rien au débat, si ce n’est que pour pouvoir vous obstiner entre érudits.

    • Aussi, débusquer les rimes qui ne font pas votre affaire sur un album complet, je trouve que c’est une perte de temps assez considérable.

    • J’aimerais citer placebo
      “Je n’ai jamais rencontré de gens vraiment heureux de leurs paroles. C’est difficile en tabarnak écrire des paroles. Vraiment. Vraiment. Vraiment”
      “«… Par les chemins je vais, solitaire / Vers ma drôle de condition / En société inégalitaire / Malgré de bonnes intentions…»
      «…Mais chacun veut s’en sortir pour lui-même …»
      «…Moi qui n’attend plus de subsides / Ailleurs qu’en toi qui me souris / L’indifférence est fratricide / L’égoïsme une utopie…»
      Que c’est que ça veut dire ça???? Difficile en ‘ tabarnak” d’accord mais ça serait le fonne que ça veuille dire quelque chose…Ça ressemble à une auto-critique marxiste- léniniste révisionniste intimiste.

    • Étrange qu’il nous ponde un tel album alors que Lisa Leblanc et Bernard Adamus trônent au sommet des palmarès.

    • Hum… intéressant! J’aime mieux ca que Lisa Leblanc et Bernard Adamus.

    • Ce Bélanger et sa bande sont loin d’avoir le talent de Brian Setzer et les Stray Cats.

    • Rycky64, allez vous reposer un peu. Libérez-vous du compliqué! ;-)

    • Très pointilleux pour les textes de Bélanger, mais silence pour ceux Pierre Lapointe (qui sont bien pires et mauvais)

    • Je ne pense pas qu’on peut qualifier Bélanger d’opportuniste pour cette option musicale. Elle me semble plutôt dans l’air du temps. Genre Éric Goulet. Même Daraîche père est comme qui dirait p’têt ben un peu à la mode de cheu nous ces temps-citte. Bélanger a souvent changé de son d’un album à l’autre. Je me demande seulement comment il va réussir à monter un show avec des styles sonores aussi diférents. On est loin du Spoutnik.

      À première écoute, le français se prête bien à ce genre d’exercice. Ça ne jure pas. J’aime bien.
      .
      « Ça ressemble à une auto-critique marxiste- léniniste révisionniste intimiste. »

      Il aurait peut-être mieux valu présenter des textes mieux réussis pour faire contre-poids à ceux qui tirent de la patte cassée quand elle n’est pas croche d’avoir été crochetée à coups de je vous m’en direz tant sans se le te dire vraiment. Comme.
      .
      Ce serait bien qu’il soit sur les Plaines l’été prochain, Bélanger. Avec les Revenants, en première partie, pourquoi pas.

    • Désolé, Martine 120, mais pas de silence pour Pierre Lapointe, que je ne ménage pas non plus. «Bien pire et mauvais» ? Textes chargés, certes. Mais mieux écrits en ce qui me concerne. Pas d’incongruités comme celles ici citées.

    • Ça doit être la gaieté qui fait pencher la balance (bonjour bonjour les hirondelles…)

    • Faire du bon country c’est dur en “tabarnak”. Faire simple, c’est pas mal plus compliqué qu’on pense. Il ne suffit pas de visiter le genre en touriste.

    • @martine120

      Je ne vois pas où vous voulez en venir. Perso, j’en viens à dire que DB écrit parfois ampoulé. Plusieurs le notent, peu le disent publiquement. Ça vient peut-être vous chercher, j’en suis désolé. Il faut néanmoins le souligner. Quant à PL, je suis loin d’être son défenseur mais, puisque vous tenez tant à comparer…

    • “Pénétrer autrui, le jour la nuit, sans cesse et sans répits” Vraiment beau et édifiant. Come on!

    • @atchoum

      Vous avez raison, conclure à l’opportunisme serait être à côté de la plaque. L’exemple d’Éric Goulet est aussi pertinent en ce sens.

    • J’en suis à la 2e écoute de l’album et je dois que la réalisation est excellente. Je n’aime pas toujours le son de guitare acoustique de Daniel Bélanger (trop mince comparé à ce qu’on a l’habitude d’entendre dans ce genre de musique) mais pour ce qui est de la batterie, de la contrebasse et des cordes, ça sonne vraiment bien. Les cordes… c’est vraiment l’aspect le plus réussi de l’album.

      Pour ce qui est du style “rockabilly” de l’album, je trouve ça un peu trop propre à mon goût (moins “gentil” que les albums hommages country signés Mario Pelchat tout de même !!!). À mon avis, les pièces les plus réussies sont celles qui sonnent un peu moins rockabilly… Est-ce que je me trompe ?

      Bref, un album qui contient de très belles et bonnes chansons et d’autres un peu plus ordinaires. On verra bien si ses fans vont embarquer.

    • @ Alain, Atchoum

      On baigne dans le country style non? Une wave?

    • @norvegequebec

      J’ai parfois eu l’impression en écoutant Chic de ville que Daniel Bélanger était “touriste” rockabilly le temps d’un album.

    • Personnellement, je n’observe pas une vague country parce que Bélanger et Goulet font dans le genre qu’embrasse le vénérable Paul Daraîche – oupse, j’oubliais Mario Pelchat ! Toutefois, plusieurs auteurs-compositeurs-interprètes d’allégeance americana (country-folk-rock) s’expriment en français: d’abord Dany Placard et Mara Tremblay, mais encore Chantal Archambault, Tire le Coyote, Mario Peluso (qui renaît), etc.

    • Avec pas d’casque, Lisa LeBlanc…

    • Oui, bien sûr, et Stéphane Lafleur est LE parolier de l’heure côté joual poétique. Tout ce beau monde est beaucoup plus Neil Young / Bob Dylan que Johnny Cash / Merle Haggard.

    • @martine120

      Je dirais que cet album baigne dans le rockabilly plus que dans le country. Bon, d’accord, les deux styles se ressemblent mais le language musical de la guitare et de la contrebasse est un peu différent. Et dans le cas de Chic de ville, c’est beaucoup plus rockabilly.

      En plus que Daniel Bélanger s’est entouré des quelques uns des meilleurs musiciens de la scène rockabilly montréalaise (Eddy Blake, Michel Dagenais, Guillaume Ozoux… j’incluerais Ben Caissie mais lui, il touche à tous les styles : quel batteur !!!) donc…

    • Norvège,

      ”mais ça serait le fonne que ça veuille dire quelque chose…”

      Ouin, mais c’est pas si important ce que ”ça veut dire”. L’intention de l’auteur, c’est pas nécessairement intéressant. La question, c’est surtout ”ce que ça veut dire pour TOI”. En ce qui me concerne, il est beaucoup beaucoup plus important qu’à la fin d’une écoute, se dégage un espèce d’évocation (même si elle est imprécise et vague) que d’avoir un sens tout cuit dans le bec.

    • Très juste, placebo, mais il y a des limites à observer et des critères langagiers auxquels on peut adhérer – ou desquels on veut se distancier. À moins qu’on préconise le relativisme total. À partir de là, aucune discussion n’est possible sauf des considérations du genre j’aime, je n’aime pas, ça suscite chez moi telle émotion ou tel sentiment.

    • martine120

      Plutôt qu’une vague, une appropriation, une affirmation?

      Si le Québec était un pays aussi peuplé qu’il est grand, peut-être que les Tremblay et Placard vivraient de leur art de Percé ou de Val d’Or, qu’ils descendraient dans le sud le temps d’un party télévisé comme les Félix, qu’ils feraient une tournée nationale une fois de temps en temps avant de retourner dans leur patelin.

      Peut-être que dans un pays de Québec bâti sur des régions aux identités fortes on pourrait parler du son de la Côte Nord ou de la Mauricie pour qualifier un style donné. Peut-être qu’au lieu d’aller à Nashville, Bélanger aurait trouvé le son qu’il cherchait entre les vagues qui séparent les sept îles d’un endroit ou les trois rivières de l’autre.

      Mais tout est neuf, tout est à faire et comme il y a trois cent ans, tout ou beaucoup continue à partir de Montréal.

      Quand même spécial que les cinéastes québécois fassent leur marque sur la scène internationale en traitant de thème international (Congo,Moyen-Orient) pendant que plusieurs auteurs-compositeurs-interprètes québécois explorent le terroir nord-américain, sinon québécois.

    • atchoum,

      Cette appropriation existe depuis longtemps. Remontez au début des années 70: chez Beau Dommage, chez les Séguin, c’était déjà évident.

    • Alain,

      Oui, tout à fait. J’allais faire une précision dans ce sens, mais je ne l’ai pas faite. C’est vraiment général ce que je dis et ca n’implique pas que toutes les paroles ”floues” sont nécessairement bonnes pour autant. C’est surtout que les meilleures paroles sont celles qui retentissent en nous, mais si c’est dans un sens bien différent que celui que lui avait donné l’auteur à la base.

      Je suis un peu fatigué de cette espèce de réalisme folk/poétique parsemé de métaphores qui règne au Québec en ce moment. Cette espèce de croyance selon laquelle le folk/country c’est tellement authentique et ”vrai”. Comme si parce que tu sacres ou parles le terroir, t’étais plus vrai et que tu ne bullshitais pas. Moi je revendique le fait qu’un artiste puisse, et même doive, mentir, bullshitter et écrire des choses qui ne parlent pas de sa propre expérience. Comme si t’avais pas le droit d’avoir un narrateur en chanson, et comme si tu ne pouvais pas incarner un narrateur avec des tripes.

    • En ce sens, effet, je préférais jadis fredonner Harmonium que Beau Dommage, sachant très bien que Fiori n’avait vraiment pas la plume de Rivard ou Léger. Je ne voyais aucune qualité littéraire majeure à ces textes de Fiori… dont je préférais de loin la musique… et les chansons au finish.

      Pour le coeur de votre argument, je redis ce que je dis souvent: c’est le résultat qui compte, qu’il s’agisse de fiction totale ou de poésie autobiographique.

    • M’oui. Beau Dommage s’est servi du folk pour chanter la ville :

      « C’est pas facile d’être amoureux à Montréal,
      Le ciel est bas, la terre est grise, le fleuve est sale,
      Le Mont-Royal est mal à l’aise, y a l’air de trop »
      .
      Les Séguin faisaient dans la paix et l’amour, façon assez intense :

      « Nous sommes les enfants d’un siècle fou
      Et d’une terre patiente
      Nous sommes les enfants d’un peu de temps
      De beaucoup de pierres et de vent
      Les enfants d’un grand printemps
      Et de milliers d’hivers »
      .
      Offenbach a plogué l’électricité là-dedans :

      « J’reste dans vieux char qui rouille en Amérique du nord
      Mange d’une canisse j’grandi pas j’ raptisse
      J’dors su’ l’banc d’en arrière
      J’fais d’une chaudière »

      Si les Soeurs Boulay peuvent faire paraître leur album en 2013, l’électricité aura complètement disparu encore une fois. Restera la magie des deux voix.

    • Oui. Je suis d’accord. Ce n’est pas dans une perspective individuelle que je dis ça, mais dans une perspective large, celle des ”tendances” ou de l’industrie. Quand tout pousse d’un côté, ça devient plus irritant. Les grands paroliers, de toute façon, partent de leur expérience propre, mais savent la rendre universelle, peut importe le procédé (par des paroles intimes autant que par l’usage d’un personnage).

    • « Moi je revendique le fait qu’un artiste puisse, et même doive, mentir, bullshitter et écrire des choses qui ne parlent pas de sa propre expérience. Comme si t’avais pas le droit d’avoir un narrateur en chanson, et comme si tu ne pouvais pas incarner un narrateur avec des tripes »
      .
      Raconter des histoires. Ouvrir des champs de perspective. Les images que portent les phrases prêtent à interprétation. Évoquer. Peut-être que Bob Dylan est le maître incontesté là-dedans. En mêlant des trucs en sachant raconter… Motorpsycho nightmare

      « I pounded on a farmhouse
      Lookin’ for a place to stay
      I was mighty, mighty tired
      I had come a long, long way
      I said, “Hey, hey, in there
      Is there anybody home ?
      I was standin’ on the steps
      Feelin’ must alone
      Well, out comes a farmer
      He must have thought that I was nuts
      He immediately looked at me
      And stuck a gun into my guts

      I fell down
      To my bended knees
      Saying, “I dig farmers
      Don’t shoot me please”
      He cocked his rifle
      And began to shout
      “You’re that travelin’ salesman
      That I have heard about”v I said, “No ! No ! No !
      I’m a doctor and it’s true
      I’m a clean-cut kid
      And I been to college too »

    • On s’entend que Dylan est le maitre incontesté pour écrire des chansons qui semblent liées à des contextes ou circonstances précises, mais qui deviennent, sans tirer quoi que ce soit par les cheveux, des métaphores pour des phénomènes beaucoup plus larges et profonds. Et encore, ces chansons évoquent souvent plusieurs phénomènes larges et profonds. Ma préférée à cet égard, est probablement « Ballad Of A Thin Man ».

    • @alain

      C’est drôle que tu trouves les textes de Fiori inférieurs à ceux de Beau Dommage. Il y 2 ans, j’ai ré-écouté l’Heptade pour la 1ère fois en 20 ans. Chanson Noire m’a complètement bouleversé. La portée poétique de Fiori (texte et voix) est très puissante, même si le propos est difficile à cerner.
      Difficile de ressentir la même chose quand on reste dans le réaliste.
      Mais bon, tout ça est bien subjectif…

    • Oh ma chérie / Tu combles mon ennui / À la faveur de la nuit / Et je me fais petit…

      Country rock’a'billy on s’en tape des paroles, on écoute la musique.

      Mais il y a autre chose. Le rock à qui, le rock à quoi, le rock à Billy.

    • je vais attendre que ça sorte en vidéo ça l air trop compliqué à écouter en conduisant, ça pourrait causer des accidents

    • “Je ne voyais aucune qualité littéraire majeure à ces textes de Fiori”

      Les textes de Serge Fiori sont pourtant le reflet d’une d’une grande et touchante sensibilité.Qu’ils ne passent pas la rampe de l’analyse littéraire,cela importe peu ici.Quand des chansons comme L’Exil,Comme Un Fou ou Lumières De Vie,qui sont porteuses de charges existentielles si intenses, te “bouleversent”,c’est que les mots ont eu une fonction libératrice à quelque part…

      C’est juste différent ou à un autre niveau des textes de Beau Dommage.Bien sûr,Michel Rivard est un amoureux et un génie de la langue française.Il est indéniable qu’il est un grand parolier.

      Quant à Daniel Bélanger,d’accord avec vous,ses textes démontrent parfois une lourdeur littéraire,mais cela n’enlève rien à la créativité de l’artiste.

    • Bravo pour l’effort côté analyse des paroles M. Brunet … flyingwill devrait retourner voir la critique du dernier APDC pour ce qui est de la “non-critique” des paroles de Lafleur ;-)

      Je vois cet aspect de la critique comme plus de l’ordre de “qui aime bien châtie bien” dans un contexte où même les meilleurs auteurs d’ici ont très peu de feedback à ce niveau. tant du côté de la critique, que de leur équipe de production, que de leurs musiciens ….

      Après, à savoir si l’analyse de M. Brunet est valide ou non on peut en discuter.

    • D’accord avec placebo, c’est ce qui te reste comme impression qui compte et à ce titre, les 3 extraits sur poste d’écoute me semblent corrects, sans tomber de ma chaise. En fait entendre Daniel B. dans ce genre me déroute un peu mais bon..embarquons dans son trip..
      Les extraits de paroles mentionnés plus haut ne relèvent pas de la lourdeur littéraire, c’est franchement mauvais. Avec les moyens mis à la disposition de ce gars, est-il possible de croire qu’il ne soit entouré que de gens complaisants…
      Personne ne nie son talent ou sa créativité. On peut toutefois souligner ce qui cloche.

    • Pour Daniel Bélanger, j’ai l’impression que sa plume manque de fluidité. Il semble en recherche de quelque chose mais perd un peu son filon, sa suite d’idées dans une chanson.

      Pourquoi seulement une impression ? Mais parce que je n’ai pas pris le temps de l’étudier, le comparer et l’analyser.

      Au fait combien de Québécois ont une grande plume et avec un style qui coule de source ? Très peu, à mon avis. Et en chanson ? Moins qu’en littérature.

      Je pense pareil que plusieurs de nos artistes admirent Daniel Bélanger et pas seulement pour sa musique mais aussi pour sa plume. On voit quand même qu’il a des bons flashs mais que le tout ne s’imbrique pas aussi facilement que pour des grands paroliers. Il passerait d’une idée à l’autre avec une certaine nébulosité et avec des transitions parfois un peu lourdes ou saccadées ?

      On veut un éditeur ? Cela n’existe plus ou n’existera pas ici. Il faudrait travailler beaucoup alors jusqu’à temps que la plume devienne naturelle et aguerrie ? Il a le temps ? Et avec qui ? Un écrivain ? Un prof de littérature ? Autre ?

      On sait que des artistes vont à des ateliers ou plusieurs sont réunis avec un artiste plus établi, à Granby ou à Petite-Vallée. Cela est très bien, mais vraiment pas suffisant pour acquérir cette facilité d,écrire qu’ont les meilleurs !

      Richard Desjardins ? C’est de famille, sa soeur est aussi une auteure. À une autre époque, Suzanne Jacob, faisait aussi de la chanson, pour en nommer une autre.

      Maîtriser, une écriture, un langage, avoir un style ,une plume cela doit prendre beaucoup d,efforts et encore plus pour un écrivain ou un parolier que pour un journaliste. Mais la communication journalistique, cela a aussi ces exigences qui sont moins artistiques.

    • M.Brunet. Je vous lis depuis longtemps, parfois je vous trouve génial, parfois je suis un peu d’accord avec ce qu’a écrit Rycky64. Après tout, c’est de la pop avec trois accords; on est souvent très loin du Rach 3! Je ne comprends pas toute les fioritures entourant la critique de ces albums. Je comprends que ce soit votre job mais parfois, cela pourrait être plus simple surtout pour des albums contre ou rockabilly.

    • Nous n’avons pas assez de matériel pour réellement juger cet album, je parle pour moi comme commentateur.

      Juste assez pour savoir que ce n’est pas suffisant pour m’attirer et vouloir me procurer cet album.

      ” Je poursuis mon bonheur” ? Daniel Bélanger semble avoir du plaisir dans la vidéo et un certain côté bohème et retour en enfance ou même une période plus ancienne, l’enfance de nos parents.

      Mais ses paroles, sa dégaine, son style cela convient-il vraiment à cette musique ? Pas pour en faire une chanson marquante en tous les cas. Une chanson légère avec une musique faite dans les règles de l’art mais qui au-delà du message global de base de simplicité et d’amusement n’est pas très significative. C’est sa quête personnelle et chacun a la sienne.

      Vos paroles peuvent être simples ou mêmes complexes mais le plus important c’est qu’elles fassent image et marquent notre imaginaire ou psyché. Ici, c’est une image convenue, déjà vue mais c,est quand même avec un sourire qu’on peut accueillir Daniel Bélanger et je parle toujours de la même chanson.

    • @pourvoyeur

      Justement, on ne parle pas ici de Dany Bédar. On parle d’un artiste de la chanson ayant marqué au moins une génération de Québécois francophones. Justement, DB ne fait pas de la chanson à trois accords. Il mérite un texte écrit sur une soixantaine de lignes, on est loin du chapitre d’un livre ou du mémoire de maîtrise ! Si, au Québec, on ne peut discuter d’un artiste de cette trempe à partir d’un texte de cette (petite) taille, eh bien ça en dit long sur ce que nous sommes. Et… merci de me lire.

    • Je ne crois pas qu’il soit entouré par des gens complaisants, Daniel Bélanger, non. Mais par des gens moins doués que lui pour l’écriture de chansons.

      J’oublie le nom de son frère à Daniel Bélanger… Mais c’est lui qui dirige Audiogram ?

      Bon, il a sûrement du mérite avec tous les artistes qui sont passés par sa maison mais il est sûrement possible de le critiquer également. Mais cela prendrait, plus de recherche sur le travail fait par cette maison de disques. Ne pas être complaisant, certes, mais aussi être bien informé. Sinon ? Bien, nos critiques peuvent restées vraies tout en manquant de profondeur. Mais qui a le temps pour faire cela ? Analyser en profondeur, l’industrie de la musique québécoise avec ses qualités et ses faiblesses qui seraient à corriger.

    • Pas facile de critiquer, ne serait-ce que du bout de la plume, un artiste aimé au Québec. Hors du consensus, point de salut?

      Êtes-vous un rebelle, AB?
      .
      « cela pourrait être plus simple surtout pour des albums contre ou rockabilly. »

      L’absence d’exigence ou d’un minimum acceptable sous prétexte que. Ça me rappelle les fôttes d’ortogaffes qu’on retrouve un peu partout sur les panneaux de signalisation ou sur les murs des commerces. C’est pô grave passeque…

    • Rebelle ? Certainement pas consensuel. Je préfère les artistes aux médias mais… je m’inscris en faux contre l’anti-intellectualisme, l’anti-raffinement et ce consensus mou qui caractérisent trop souvent notre société francophone d’Amérique.

    • Pas fou du tout comme concept et un renouveau intéressant.
      Est-ce Americana ? ;)
      Je ne suis pas gaga de monsieur Bélanger mais il faut admettre qu’il détient une place assurée dans la haute sphère des artistes talentueux au Québec.

      Ceci dit, j’ai une overdose aussi… mais c’est plutôt de l’idolâtrie de Chavez… et monsieur Brunet merci de ne pas tomber aussi bas. ;)

      Allons travailler à 12 piasses par mois sous la dictature d’un grand personnage… Ca ferait de la grosse prod solide ca… mais pas Americana ooooo non.

    • @rycky64 thanks body cé ma première. Je veux dire cé la première fois que je vois quelqu’un demander à un analyste aka critique culturel d’être neutre et fade dans ses articles.
      C’est un méchant nice concept ;) mais je ne suis pas certain que ses patrons aimeraient… y’a assez de… qui fait cela dans ce journal ;) ;) ;).

    • @flyingwill : “Certes vous n’êtes que critique là où Bélanger est un artiste (et donc sujet à la critique), mais je pense que vous devriez vous garder une petite gêne…”

      Sur ce blog, celui qui prête le plus flanc à la critique après Daniel Bélanger, c’est le critique lui-même, contrairement aux blogueurs anonymes que nous sommes et qui devrions donc nous garder une petite gêne aussi.

    • Mais c’en est devenu un vrai tic!
      Pourquoi entre votre troisième et quatrième paragraphe avez vous foutu un satané ”effectivement”?
      Ce mot …pu capable!

    • Effectivement, c’est ce que je constate… Il me faudra en parler à mon psy, merci de me le rappeler. Sinon, tout baigne ? Comment se porte votre grammaire ?

    • Parfaitement d’accord avec rycky64. Peut-on juste apprécier? Surtout qu’avec Daniel Bélanger, la qualité fait rarement défaut. Et ce, qu’importe où ses recherches le mène.

    • Pour Ricky64 et pitpitpit…

      Dans ce temps là, on ne vient pas ou moins souvent sur le blogue, car un des buts ici est de lancer la réflexion et discussion.

      Se contenter d’apprécier et juste avoir l’avis du critique et qu’il fasse cela de manière courte tout en en respectant son style ?

      Vous avez cela dans la section critique CD de ce journal, le nombre de lignes est limité et vous avez les étoiles données par le critique.

      Si tu veux juste savoir cela, c’est parfait et ensuite tu achètes ton disque et tu l’écoutes, personne oblige personne à venir discuter.

    • Lecteur, on n’y peut rien… Il s’en trouvera toujours pour voir dans la critique de la création une perte de temps, sorte de caprice médiatique, masturbation intellectuelle, manifestation d’un égo hypertrophié. J’ai été très poli, pourtant, à l’endroit de DB que je respecte. Malgré son talent (de musicien, chanteur, arrangeur, réalisateur, parfois même parolier), je maintiens que certaines de ses rimes sont carrément mal écrites et exigent un travail d’éditeur. À partir de là, on peu discuter sur le bien fondé de mes affirmations. Or il n’en fut rien dans le cas qui nous occupe. Toujours cette rengaine de masturbation intellectuelle et d’enculage de mouches… qui camoufle le refus (ou l’incapacité) de discuter d’une oeuvre en se terrant dans le relativisme sans discours. Ou encore en dénigrant le critique par des attaques personnelles. Alors ? Il faut assumer… et passer au prochain sujet.

    • J’ai beaucoup aimé Bélanger, mais j’avoue que Nous ma laissé complètement froid. À part 2-3 bonnes chansons, il n’y avait pas grand-chose. Surtout que des maquettes rejetées d’albums précèdent. La réalisation cette fois est de loin supérieure, mais son country – rockabilly tombe à plat. Bon sens ! Le gars à un talent fou, qu’y a-t-il de mal à être Bélanger et à faire du Bélanger ? Pourquoi se casse-t-il la tête a essayer de se réinventer ? Un bon album de Bélanger aux 4-5 ans c’est dèjà très bien. C’est pas donné à tout monde de transcender les genres.

    • @kalimba

      J’ai fait disparaître votre réplique qui n’avait plus de sens après la disparition définitive de ce triste énergumène. Bonne journée.

    • @ Alain B

      Ben oui…Veuillez excuser ma prompte réponse.
      À vous aussi bonne journée !

      Kalimba

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