Alain Brunet

Alain Brunet - Auteur
  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
  • Lire la suite »

    Partage

    Samedi 2 mars 2013 | Mise en ligne à 14h36 | Commenter Commentaires (3)

    Piazzolla petit-fils

    Piazzolla plays piazzolla

    Vingt ans après la mort du compositeur et bandonéoniste argentin Astor Piazzolla, grand maître du tango moderne comme on le sait, Daniel « Pipi » Piazzolla lui rend hommage avec le sextuor de jazz porteño Escalandrum – Mariano Sívori (contrebasse), Martín Pantyrer (clarinette et saxophone), Nicolás Guerschberg (piano), Damián Fogiel (saxophone) et Gustavo Musso (saxophone).

    Vingt ans après le décès d’Astor, on retient d’abord son nom lorsqu’on pense à la musique instrumentale de l’Argentine moderne. Tant de grands musiciens l’interprètent désormais, de l’accordéoniste Richard Galliano au guitariste Alvaro Pieri. En Argentine ? Que son petit-fils reprenne son oeuvre n’est pas un succès garanti… À l’écoute de cet album intitulé Piazzolla Plays Piazzolla, cependant, on peut se rassurer. Et conclure à la réussite de l’exercice; sans dénaturer les grands classiques d’Astor (Lunfardo, Oblivion, Libertango, etc.), ces musiciens en accentuent magnifiquement la couleur jazzistique.

    Pour avoir interviewé ce grand artiste au début de ma carrière, il m’apparaît clair que l’amour d’Astor pour le jazz moderne était tangible. Très subtilement, son fameux quintette intégrait le jazz à son tango, auquel il avait greffé des constructions harmoniques plus contemporaines ainsi que des ajouts rythmiques. Et ce, tout en en maintenant l’esprit originel. En juillet 1984, soit ma première année à l’emploi de La Presse, j’avais eu la chance d’assister à ce concert historique du quintette d’Astor Piazzolla. J’en ai encore des frissons.

    Inutile d’ajouter que, depuis cette soirée inoubiable, toute évocation de l’oeuvre piazzollienne se doit être faite avec la plus grande rigueur. Cela n’empêche en rien une relecture carrément jazzistique, il va sans dire. Même sans bandonéon, instrument central de la facture originelle. C’est le cas de l’ensemble Escalandrum, qui se produit ce samedi à l’Astral, et qui suggère cette fois un rapport inversé: le tango fabuleux de l’éminent grand-papa peut devenir la matière première d’un jazz contemporain pas piqué des vers.

    Faites vous-même l’exercice de la comparaison: d’une part le fameux concert de 1984 en lien ci-dessous, et la musique d’Escalandrum. Bonne écoute et, si ça vous chante, bon concert.

    Liens utiles

    Escalandrum, site officiel

    Piazzolla Plays Piazzolla, écoute intégrale de l’album sur Grooveshark

    L’Astral, site officiel


    • J’étais là en 89… Le plus beau spectacle de ma vie… Merci

    • Et pour ceux qui ne connaissent pas *grand-papa*:

      Que vous aimiez le jazz ou pas …

      La musique latino et le Tango ou pas …

      Écoutez TANGO: ZERO HOUR…

      Ça nettoie les oreilles!

    • Les gènes d’Astor se sont définitivement fait une place de choix dans l’ADN du petit-fils.

      J’ai découvert Piazzola avec “In the heat of the night” dont je ne me lasse pas. Comme tout le reste de son oeuvre, d’ailleurs.

      Mais, déjà 20 ans?…

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Twitter

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    mars 2013
    L Ma Me J V S D
    « fév   avr »
     123
    45678910
    11121314151617
    18192021222324
    25262728293031
  • Archives

  • publicité