Alain Brunet

Archive, mars 2013

Vendredi 29 mars 2013 | Mise en ligne à 22h52 | Commenter Commentaires (34)

The Besnard Lakes / Until In Excess, Imperceptible UFO

The Besnard Lakes, Until in Excess, Imperceptible UFO

Post-space rock, post-psychédélisme éblouissant, rock étalé sur tempos moyens. Ses concepteurs tirent le meilleur des années 60 (Brian Wilson, Beatles, Phil Spector, Pink Floyd, Byrds et plus encore) mais puisent aussi dans la crème du shoegaze et du post-rock des décennies subséquentes. Une fois de plus, les sédiments de son qui s’y avèrent riches et diversifiés. Excellent album que cet Until In Excess, Imperceptible UFO sous étiquette Jagjaguwar – sortie officielle le 2 avril.

Réparties en huit chansons longues, charnues, généreuses, ces plus ou moins 50 minutes de musique soumettent l’auditeur à la tentation des métaphores intergalactiques : éclats célestes au domaine des dieux, fracas d’astéroïdes, sorties dans l’espace, rencontres du troisième type, super novas, odyssée de l’espace et plus encore !

Jace Lasek et Olga Goreas y partagent le rôle de chanteur soliste, sans compter une pléthore d’instruments (guitares, basse, claviers, percussions, etc.) que complètent le batteur Kevin Laing et le guitariste Richard White, sans compter plusieurs invités – harpe et dulcimer de Sarah Pagé, vibraphone et marimbas de Spencer Krug, xyplophone de Michael Bigelow, violon et alto de Monica Guenter, etc.

Moins sombre que les chapitres précédents, force est d’observer. Les astres scintillent davantage sur ce nouvel opus montréalais, authentique modèle de réalisation.

Bonne écoute !

Liens utiles

Mon interview de The Besnard Lakes, réalisée aux Breakglass Studios

The Besnard Lakes, profil wiki

The Besnard Lakes, site officiel

ÉCOUTE INTÉGRALE DE L’ALBUM UNTIL IN EXCESS, IMPERCEPTIBLE UFO SUR SOUNDCLOUD

INFOS CONCERT DU 13 AVRIL, CABARET DU MILE-END

Lire les commentaires (34)  |  Commenter cet article






Vendredi 29 mars 2013 | Mise en ligne à 10h37 | Commenter Commentaires (6)

Carla Bruni-Sarkozy

Carla Bruni Little French Songs

Comment croire désormais aux chansons de Carla Bruni ? Le parcours de la top modèle, devenue auteure-compositice-interprète devenue Première dame de France et redevenue artiste (enfin on pourrait dire qu’elle n’a pas arrêté de l’être), est-il dissociable de son oeuvre ? Éternel débat… À l’écoute de ce nouvel album qui n’annonce aucun changement dans son approche, qui surfe sur les mêmes airs folk-pop à la française depuis la sortie de Quelqu’un m’a dit en 2002, faisons l’effort de dissocier.

Alors ?

Mêmes impressions au quatrième album, Little French Songs dont la mise en vente est prévue le mardi 2 avril au Canada. Carla Bruni est toujours très belle, intelligente, bien élevée, cultivée, un peu sauvage malgré ses fréquentations (opportunistes?) en amont. De nouveau, elle écrit de bons textes, pond de jolies mélodies, use de sa voix craquante et ensablée.

Qui plus est, elle suggère une version italienne de Douce France (classique de Trenet) et se prête au décodage sur au moins deux de ces titres inédits. C’est ici que l’effort de dissociation se complique: d’aucuns considèrent déjà Mon Raymond comme une ode à son mari et Le Pingouin comme un devoir d’insolence contre François Hollande dont elle n’aurait pas digéré les manières lors de la passation du pouvoir présidentiel.

« Il prend son petit air souverain mais je le connais, moi, le pingouin n’a pas de manière de châtelain… C’est mal élevé les pingouins, faut que j’lui donne des cours de maintien… Eh, le pingouin, si un jour tu recroises mon chemin, je t’apprendrai, le pingouin, je t’apprendrai à me faire le baise-main…Tiens le pingouin t’as l’air tout seul dans ton jardin…»

Ça fait jaser les cousins… et vendre des chansons, il va sans dire.

Liens utiles

ÉCOUTE INTÉGRALE SUR ESPACE.MU

Carla Bruni, François Hollande et Le Pingouin dans Le Figaro

Carla Bruni, profil Wiki

Carla Bruni, site Universal

Lire les commentaires (6)  |  Commenter cet article






Mercredi 27 mars 2013 | Mise en ligne à 18h17 | Commenter Commentaires (25)

Les Indiens / stoner rock de Québec-ville

Les Indiens Crâne

Au chapitre des sorties «rock de genre», Les Indiens ont couché sur la braise sept titres de leur stoner rock, imagerie amérindienne à l’appui. Redskins de Québec-ville ? Est-il besoin de discuter d’un tel choix de nom en 2013 ? Gardons-nous une petite gêne et évitons la rectitude politique… Pour avoir l’heure juste, en fait, faudrait plutôt sonder les DJ autochtones de A Tribe Called Red !

Visages pâles et francophones dans la vraie vie, Les Indiens se révèlent au grand jour. Alex Beaulieu, orgues, percussions et voix. Guillaume Lwazo Sirois, guitare et voix. Michel Groleau, basse et voix. Pascal L. Asselin, batterie.

Tempos moyens et lourds au programme, diversité de vrombissements, distorsion pré-métal, petits riffs de guits bien logés, voix scotchées au fond du mix, ambiances sauvages et psychédélisme des années 70. Des titres évocateurs comme La mer de glace, La piste des larmes, Mieux en prison, Boucane… Quelques rimes de mauvais garçons au menu, du genre « y’a plus de place sur sa peau pour les dessins / pas plus dans son coeur pour le destin / un signal soudain dans l’horizon…» Dans l’horizon ? Enfin…il faut savoir s’y dissmuler j’imagine.

Les boys n’ont pas lésiné sur les moyens: prise de son, mixage et réalisation de Jace Lasek, enregistrement au Breakglass Studios, rien de moins. Mais… rock générique ou rock inspiré ? On écoute et on en discute.

Liens utiles

ÉCOUTE INTÉGRALE DE CRÂNE

Lire les commentaires (25)  |  Commenter cet article






publicité

  • Twitter

  • Catégories



  • publicité





  • Calendrier

    mars 2013
    L Ma Me J V S D
    « fév   avr »
     123
    45678910
    11121314151617
    18192021222324
    25262728293031
  • Archives