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    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Lundi 25 février 2013 | Mise en ligne à 16h17 | Commenter Commentaires (10)

    Peluso: « Juste un autre beau rêveur»…

    Mario Peluso Juste au autre beau rêveur

    «En 1972, Nico jouait du blues, du western pis du rock avec Joe Lamothe…»

    C’est ainsi que s’amorce le nouvel album de Mario Peluso, Juste un autre beau rêveur.

    Les écorchures et les fleurs de l’âme sont des matériaux constitutifs de ce répertoire original. Portraits de petites gens sensibles et généreuses, démarches laborieuses, chemins graveleux, destinées ordinaires malgré les efforts consentis, des mains d’artistes qui rockent en dilettante, des coeurs gros comme ça. Le cadre est résolument québécois: le bois, le chalet, le lac, le bar de village, la route, le quartier, et tous ces humains qui y grouillent.

    Bien avant les Dany Placard, Mara Tremblay, Tire le Coyote et autres Chantal Archambault, cet homme venu du Témiscamingue grattait ses chansons d’Amérique. Expression franche et sincère de la l’americana francophone (sauf exceptions), chansons inscrites dans une longue tradition de songwriting country et folk: Neil Young, Townes Van Zandt, Merle Haggard, Hank Williams, John Prine et leurs dignes successeurs.

    Peluso n’a pu sortir plusieurs albums au cours d’une carrière difficile. Depuis les années 90, il se perd dans le décor et s’acquiert pourtant une réputation assez remarquable pour que ses titres soient repris par des personnalités connues : Isabelle Boulay, Laurence Jalbert, Renée Martel et même Richard Desjardins l’ont chanté. Ce n’est pas rien.

    Encore confiné aux chemins de traverse, il n’est pas sûr que le narrateur de cet album s’échoue « dans les bars de mauvaise fortune où l’on cultive l’amertume», pour reprendre les mots de Quelqu’un. Pas sûr non plus qu’il broie du noir comme certains l’imaginent encore le faire.

    Lucidité et sérénité au programme: « Pas de gagnants ni de perdants, tout le monde dans la même galère en route pour un joyeux calvaire… »

    Liens utiles

    Mario Peluso, site officiel

    Facebook


    • Il aurait pour défaut de ne pas savoir se vendre. Et même si d’autres l’ont chanté, il semble avoir pour ambition de vouloir chanter ses textes lui-même. Même si.

      Elles sont touchantes, ses chansons. Une fois qu’on est passé (moi, en tout cas) par-dessus le fait qu’il ne se démarque pas assez du son du Neil Young accoustique, on est aspiré dans un univers qui fait oublier le temps qui passe. Il a une voix singulière. Juste assez juste, avec juste assez de craques dedans pour qu’on se sente invité à le suivre sur ses « chemins graveleux. »

      Je ne peux pas entendre ce que vous avez mis comme lien, mais pour l’avoir vu en show, c’est vraiment bien. Chaudement recommandé.

    • Comme Bernard Adamus qui sort de la douche. Merci de nous le raviver.

    • Je m’ennuie de Shawn Phillips ”Lookin’up lookin’down” ……Ouais j’ai pas rap comme ça dit maintenant.
      En tout cas fallait que je l’évoque.
      Qu’arrive-t-il avec ce mec ”Lookin’up lookin’down’,,,,,

    • J’ai assiste au lancement de son dernier album; c”est vraiment un artiste a decouvrir.
      Tres bel album!

    • Le refrain est usé mais je le rechante : si le bassin était plus vaste, ce gars-là vivrait bien de sa musique. Comme un Josh Ritter, qui était ici tout récemment.

      En fait, si le nombre de fans-auditeurs-spectateurs-acheteurs était proportionnel à la qualité de la musique et à l’effort fourni, ce gars-là vivrait bien de sa musique.

      Et, encore une fois, si c’était plus cool d’écouter des bonnes chansons francos d’ici ou d’ailleurs, ce gars-là vivrait bien de sa musique.

      J’ai vu Peluso plusieurs fois sur scène, dont une fois aux Francos en pleine averse. Et une autre au Studio-théâtre Du Maurier à l’époque du « Café des écorchés ». Mario semblait particulièrement nerveux, il s’enfargeait dans ses paroles et ses accord tandis que ses musiciens étaient solides et solidaires; ma blonde et moi nous regardions, à la fois un peu mal à l’aise et totalement compréhensifs, comme tous autres spectateurs qui l’incitaient à continuer malgré tout.

      La comparaison avec le Neil acoustique est difficilement évitable, mais elle se limite à l’instrumentation quant à moi. Pour les paroles, Peluso se distingue par une légèreté de bon aloi, une confiance heureuse qu’on trouve rarement chez Neil Young (dans « Pocahontas », il peut bien souhaiter être assis autour du feu avec ladite Pocahontas et Marlon Brando, mais ça demeure sombre).

      Puis, oui l’album est très bon.

      Rebienvenue dans nos oreilles, Mario Peluso, content que tu refasses surface.

    • *comme tous les autres

    • *ses accords

    • Ça devrait être tout.

    • @hardy-canyon

      “Mario semblait particulièrement nerveux, il s’enfargeait dans ses paroles et ses accord tandis que ses musiciens étaient solides et solidaires; ma blonde et moi nous regardions, à la fois un peu mal à l’aise et totalement compréhensifs, comme tous autres spectateurs qui l’incitaient à continuer malgré tout.”

      Si je prends votre citation et que je l’ajoute au texte qui dit que plusieurs chanteurs ont connu du succès en chantant de ses chansons (davantage que lui on dirait), se peut-il que le problème de Mario Peluso soit son manque de “charisme” (à défaut d’un meilleur mot) ?

      Il ne faut pas oublier que pour tous les Josh Ritter, les américains produisent des milliers d’autres chanteurs folk qui ne percent pas. Souvent, ils ont de bonnes chansons mais on dirait qu’il leur manque quelque chose. Est-le cas de Mario Peluso ?

    • Je dirais plutôt un manque de confiance qui nuisait à certaines prestations, puisque j’en ai vu d’autres où il avait tout l’aplomb nécessaire. J’aimerais bien le revoir, d’ailleurs, je n’ai pu aller au lancement la semaine dernière.

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