
Pour une éMième fois, on le constate: M sait faire la fête.
Les signes ne mentent pas: en deux soirs d’affilée, deux Métropolis ont été remplis à craquer de trentenaires et quadragénaires souriants, sans compter quelques douzaines de marmots en liesse, venus avec leurs parents parce que séduits par un mec rock aux accoutrements fantaisistes. Qui plus est, invités sur scène par le chanteur pour une interprétation festive du Baptême, souvenir gravé à jamais. Pur plaisir pour tous !
Pour une éMième fois, soulignons que Matthieu Chedid est un guitariste habité, qui sait dégainer une pléthore de riffs et faire monter la mayonnaise au moment opportun. En plus d’occuper la scène comme en sont capables les meilleurs du métier, il a fort bien saisi les fondements du power trio à fort indice de testostérone – malgré cette voix de contre-alto qui lui confère une identité propre… et une tendresse qui fait craquer à coup sûr la gent féminine.
Pour une éMième, fois, on aura noté que l’éclectisme (un peu agaçant) de ses choix stylistiques s’efface sur scène, l’énergie rock l’emporte largement sur le jazz manouche, la rumba catalane, la techno ou même le funk. Brad Ackley l’accompagne avec un instrument inventé, basse et guitare à la fois, gugusse auquel on a greffé des déclencheurs d’échantillons et sons numérisés. Lawrence Clais en est le batteur attitré. Excellents musiciens dans le contexte. De ces généreux M à tout faire se dégage une énergie thermique considérable, nul doute là-dessus. Chaud au coeur, chaud aux tripes, chaud partout.
Ainsi, c’était mon éMième show de M depuis la fin des années 90. Sans vouloir jouer les rabat-joie, je laisse désormais à ses fans le plaisir de goûter sa variété rock. À moins de changements majeurs dans la facture à venir. Pourquoi donc ? Sauf quelques détails, M surfe sur les mêmes équations et met à profit ses vastes compétences musicales et stylistiques… sans bouleverser quoi que ce soit, sans déstabiliser, sans emprunter de sentiers insolites. Et que dire de la piste de la nostalgie ? Donner du bonheur est un noble dessein, on ne peut certes s’y opposer…

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 










hardy_canyon
23 février 2013
11h15
J’abonde dans votre sens. Matthieu Chédid est sensible, affable, généreux et doué, il connaît sur le bout de ses doigts le catalogue des riffs et livre des solos tout garnis, un peu comme un Jack White hexagonal. Jeudi soir, dans un Métropolis que la portion montréalaise de la diaspora française avait transformé en département d’outre-mer sur Sainte-Catherine, M a généré une ambiance du tonnerre de Thor, a fait une place aux infints, a salué feue sa grand-maman poétesse Andrée, a laissé ses acolytes – dont Brad à la basse-tare échantilloneuse – faire une séquence Daft Punk, a présenté une solide salade de nouvelles pièces – « Océan », « Baïa » – et d’anciennes – « Le rose pourpre du cœur », « Machistador » et une « À tes souhaits » sur un groove bien lourd –, puis a rendu pas mal tout le monde heureux. M comme Mojo.
gillesmenard
23 février 2013
14h54
J’aimMMMMMMMMMMMMMMME beaucoup ce M.
Bravo!