
Originaire du Tchad, le groupe montréalais H’Sao lance son troisième album : ORIA signifie « en avez-vous marre? » Voilà qui résume l’engagement de ses membres, issus des familles Rimtobaye et Ledjebgue, qui ont dû fuir une société culturellement riche mais brisée par la colonisation, les régimes autoritaires et les guerres civiles.
Ce qui justifie le propos de cet album, «prière pour la paix, l’harmonie, la justice et l’amour », bien au-delà du contexte tchadien. Aux chants et rythmes traditionnels africains, H’Sao ajoute ici des actualisations typiques d’afro-pop mondialisée – reggae, funk, soul, rock, afrobeat, jazz pop. Chants multilingues et musiques cohésives, très bien interprétées.
Parfois prévisible, parfois étonnant.
Au Québec depuis 2001, Caleb (voix, guitare, percussions et réalisateur de l’album « ORIA »), Mossbass (voix, basse, percussions) et Izra-l Rimtobay (voix, claviers) ainsi Charles (voix, batterie, percussions) et Service Ledjebgue (voix, percussions) ont eu tôt fait de former un groupe solide. Sans forcer la note, H’Sao s’est imposé sur les scènes des festivals ouverts aux sonorités afro-pop – Nuits d’Afrique, Festival international de jazz de Montréal, Francofolies de Montréal, Coup de cœur francophone, etc. Vu sa compétence évidente, le groupe a investi le circuit international et trouvé le financement pour un troisième album, certes le plus ambitieux depuis sa fondation.
Ce vendredi au National, le groupe donnera un concert-lancement .
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DenisSera
20 février 2013
12h59
“qui ont dû fuir une société culturellement riche mais brisée par la colonisation, les régimes autoritaires et les guerres civiles”
Quand les membres les plus éduqués, les plus cultivés et les plus intéressants d’un pays comme le Tchad, quittent leur pays par dizaines de milliers chaque année, c’est une véritable catastrophe.
Imaginez si à chaque année, 90% des finisssants universitaires Québécois immigraient en Chine.
Pour un Tchadien, améliorer sa vie, ça veut dire d’immigrer en Occident. Et pendant ce temps, la qualité de vie au Tchad est aussi bonne sinon pire qu’en 1950.
Denis Marchand-Lavigne
alainbrunet
20 février 2013
14h36
Si vous viviez dans la peur et la violence permanentes sans compter la misère économique, quitter votre pays serait fort probablement la moindre des catastrophes. Où voulez-vous en venir ? Il vaudrait mieux rester dans des zones de guerre et d’oppression ? De kessé ? Et que dire sur la musique, le sujet de ce blogue et non les motifs de l’émigration forcée ?
dj_ridoo
20 février 2013
15h01
Alain,
Le lien va vers Qbuz et non musicme….
alainbrunet
20 février 2013
15h43
OK merci, je le change illico.
atchoum
20 février 2013
15h50
Dommage que Carey Price ne fasse pas de musique métissée from M’ontreal. Ç’aurait dopé le nombre de commentaires de façon hallucinante.
alainbrunet
20 février 2013
16h03
Les fans de sono mondiale ne sont pas très nombreux à suivre ce blogue… Ça viendra.
DenisSera
20 février 2013
16h36
@alainbrunet
Si de 1750 à 1789, tous les Français mécontents de la royauté avaient immigré, il n’y aurait pas eu de Révolution en 1789.
Si de 1950 à 1970, tous les Québécois insatisfaits des conditions sociales du Québec étaient allés vivre en Ontario, il n’y aurait pas eu de Révolution Tranquille.
Si tous les Tchadiens qui peuvent changer le Tchad immigrent, alors le Tchad ne changera jamais.
“les motifs de l’émigration forcée”
Ce n’est pas une immigration forcée. C’est une immigration qui vide l’Afrique de ses forces vives.
“Et que dire sur la musique, le sujet de ce blogue et non”
Le lien avec le musique? Ce serait tellement beau d’entendre les Tchadiens chanter de joie, au lieu de pleurer de misère.
Denis Marchand-Lavigne
alainbrunet
20 février 2013
18h15
C’est un point de vue… qui porte à interprétation. «Ce n’est pas une immigration forcée»… oh la la monsieur Marchand-Lavigne… Si vous n’avez rien à rajouter sur la musique, je vous suggère poliment de soumettre vos «visions» ailleurs qu’ici.
laetitia.jourdan.777
20 février 2013
22h48
Je pense qu’il est important de connaître la réalité des personnes qui vivent au Tchad avant de se prononcer…( m. Marchand-Lavigne )…allez dont faire un tour à Ndjamena…allez vivre le quotidien de ses personnes vous qui êtes sûrement bien logé dans votre confort !!
S’il n’y avait pas ces artistes pour dénoncer la situation à travers leur musique, vous n’en connaîtriez sûrement pas grand-chose….!! et qu’est ce qui vous permet de dire que”les Tchadiens qui quittent le Tchad n’aident pas leur pays…?? Savez-vous seulement les projets que ces personnes sont en train de réaliser pour leur pays d’origine ??
Alors plutot que de râler…écoutez et apprenez…:)