
En 2011, plusieurs avaient apprécié l’indice élevé de sauvagerie hardcore/punk de l’album New Brigade, signé Iceage et lancé sous étiquette What’s Your Rupture?. À peine sorti de l’adolescence, le jeune quartette s’était alors fait beaucoup d’amis, bien au-delà du Danemark dont il est issu. Opus attendu, cette fois sous étiquette Matador, You’re Nothing ne pouvait surfer exactement de la même manière sur les vagues de vitriol.
Sans renier quoi que ce soit de leur punkitude originelle, ces post-pubères se devaient de réussir leur transition vers l’âge adulte. Il leur fallait une valeur ajoutée pour faire passer le buzz à une autre dimension. Les attentes sont comblées en ce sens : ça beugle et ça se fâche de plus belle (Elias Bender Rønnenfelt), ça ne chante pas toujours juste (et on s’en contrefiche), les organes vitaux s’étalent et frétillent sur la table. Ça se grille dans la saturation, ça s’étourdit dans un maëlstrom de guitares enragées. Ça saute, sursaute, tressaute sur des rythmes brouillons et généreux.
Rien de neuf sous la pénombre? Au contraire, on constate chez Iceage une amélioration tangible. Arrangements, mélodies, refrains et ponts de ces douze chansons s’y avèrent généralement supérieurs aux propositions de l’album précédent, sans que l’on n’y garde la moindre impression d’un jeu assagi, plus propre qu’au chapitre précédent. Sale à souhait, mieux construit, en pleine face. Et officiellement mis en vente mardi prochain.
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frankola
13 février 2013
14h14
Je ne connaissais pas Iceage. J’ai écouté les minutes de chaque piste.
C’est définitivement du punk avec une fine touche 80’s.
Personnellement, l’interlude est franchement la meilleure piste de l’album.
J’aime ce genre d’ambience disto (interlude)… car ca fait film d’horreur Gore.
Je me découvre de plus en plus un amour profond pour les instrumentaux tordus ;).
bt627
13 février 2013
14h59
Ils savent jouer de la guit’ et écrire une mélodie accrocheuse, aucun doute. Côté texte, sont encore ados… ou ils font comme Scorpions dans le temps, qui écrivaient leurs textes en anglais sans trop le comprendre, avec le dictionnaire anglais-allemand à côté… Le plus amusant: dans les crédits dans l’album, ils remercient des “helpers” pour les paroles de quelques pièces!
alainbrunet
13 février 2013
16h00
@effet
La formule consacrée: faites-nous part de votre commentaire. Après tout c’est vous qui nous en avez causé au premier chapitre, non ?
norvegequebec
13 février 2013
16h49
L’abum au complet ici
http://pitchfork.com/advance/27-youre-nothing/
norvegequebec
13 février 2013
16h55
J’arrive d’un concert de musique persane/indo donc——-, faut que je m’ajuste.
Première impression: c’est l’apocalypse
effet__placebo
13 février 2013
17h20
J’arrive, j’arrive.
J’avais vraiment peur que ce groupe perde une partie de sa fougue en cours de route. Mais non. Ils ont réussit à la fois à garder l’urgence et à raffiner leur style. Pas si évident. On se demande toujours si ce n’est qu’un gros bordel ou si c’est des musiciens sourdoués (dans le genre). Toujours ce sentiment que les chansons s’affaissent en plein milieu et repartent sans avertissement, vers on ne sais trop où. Comme une grosse melée au foot où l’on perd de vue le ballon au milieu d’un amas de joueurs et que soudain, l’un de ceux-ci réussit à ramasser l’objet convoité et à se faufiler comme une flèche en passant à travers tous les autres.
Encore une fois, il nous font le coup des références sans que l’une de celles-ci soit clairement identifiable, à part peut être l’ombre d’Hüsker Dü qui se déploit dans quelques riff de guit.
effet__placebo
13 février 2013
17h23
L’exemple parfait de comment avoir un tas d’influences et de les ressortir dans un tout unique, pertinent et sans impression de redite ou de passéisme. J’ai bien hâte de l’entendre autrement qu’avec la qualité très moyenne du streaming sur Pitchfork.
norvegequebec
14 février 2013
12h00
Peut-être pas une grande qualité sonore mais on a un genre de support physique en même temps qu’on écoute: photos et paroles. Streaming deluxe donc. Leur musique traduit une attitude à la fois désabusée et enragée, j’ai trouvé ça le fonne de lire les textes très émotifs et minimalistes.
effet__placebo
14 février 2013
13h13
Oui, c’est pas la première fois que Pitchfork fait quelque chose de semblable. Très réussi en effet. Moi j’aime bien que les paroles soient rédigées dans un anglais non maitrisées. En fait, je trouve que ça ajoute une force d’évocation et une ambiguité au niveau du sens. Pas certain que les mêmes choses dans des termes et des formulations plus justes seraient meilleures.
atchoum
14 février 2013
14h45
complètement HS
Mais je me demandais, quelqu’un a des suggestions de belles chansons d’amour en ce 14 février?
The Lady in red de Chris De Burgh?
C’est extra de Léo Ferré?
Jenny de Desjardins?
Friday I’m in love des Cure?
hardy_canyon
14 février 2013
15h55
Il y a en a une qui me vient à l’esprit, c’est « Pas grand-chose » de Plume, sur Plumonymes. Il y raconte comment son aimée et lui ont failli ne jamais aboutir ensemble. La dernière strophe est bouleversante d’humilité :
Le peu de bon
Que j’ai en moi
Que je ne dois
Qu’à toi.
jon8
14 février 2013
20h16
”Mais je me demandais, quelqu’un a des suggestions de belles chansons d’amour en ce 14 février?”
ça dépend, c’est pour faire quoi ? :-P
hardy_canyon
14 février 2013
20h54
« Je m’en vais », une douloureusement belle de Christophe Miossec :
Je m’en vais bien avant de te décevoir
Je m’en vais bien avant de te trahir
Je n’ai aimé que toi
Je t’embrasse jusqu’à en mourir
http://www.youtube.com/watch?v=3Dpov_3Sl9A
boogie
14 février 2013
22h22
I fall in love too easily.