Alain Brunet

Alain Brunet - Auteur
  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Mercredi 6 février 2013 | Mise en ligne à 12h04 | Commenter Commentaires (128)

    Chantal Archambault: fille americana

    Chantal Archambault Les Élans

    Sous étiquette Indica, l’album Les élans de l’auteure-compositrice-interprète Chantal Archambault sera lancé lundi (11 février) à la Chapelle historique du Bon-Pasteur. Voici un avant-goût de ce deuxième opus créé par cette francophone d’allégeance americana.

    Érotique dans Tomber frêle: « Ton fusil braqué à mes flancs / J’ai succombé à tes appâts / J’ai craqué l’bon biscuit chinois / Me dictant d’épouser tes bras »

    Romantique et dubitative dans Les détours: « Emplie par la beauté de tes mains sur moi / Pourquoi mes instincts n’empruntent jamais de chemins droits / Je ne maîtrise plus rien de moi »

    Étourdie d’amour dans Les ébats: «Je t’aime maladroitement / Tu m’aimes maladroitement / Mais tant que tu m’embrasses comme dans les films d’auteur / Et tant que nos ébats débordent de chaleur / Mon beau cheval de course, toute entière je me donne à ton coeur »

    Résistante à la tentation dans Toucher les cèdres: « Même si ton parfum sent le vent / Et que tes lèvres en aimants / Pouvaient faire de toi mon amant / Mon coeur lui revient, ma peau est son butin »

    Amoureuse au bout d’une nuit arrosée dans Les ivresses : «Il ne reste plus que le fond de mon verre / Mississippi John Hurt et toi sous la faible lumière / Je ne me peux plus me passer de toi mon amour / Et de tes mots doux qui m’enivrent et font rêver »

    En rendez-vous torride dans la Chambre 16: « La lampe de chevet / Éclaire la chambre 16 / Vide de ton odeur / Dénudée de tes lèvres sur mon coeur»

    Et ainsi de suite.

    De l’Abitibi à Montréal, Chantal Archambault explore ses sentiments, pulsions, ébats, élans. Les rimes des douze textes ici suggérés n’ont été labourées que dans le champ de l’intimité. Rimes simples et bien écrites en général, sans qu’on ne puisse conclure à la maîtrise vu quelques passages ampoulés. L’effort littéraire est tangible chez cette parolière en développement, et l’on doit y voir un standard à respecter pour tous ses collègues de l’alt country francophone.

    Les musiques sont aussi jouées, arrangées et réalisées dans les règles de l’art country-folk. Étonnant de sobriété, le réalisateur Dany Placard n’a certes pas poussé sa cliente et son personnel vers des zones à haut risque – Guillaume Bourque (pedal steel, lap steel, guitares, banjo, mandoline, piano, claviers, etc.), Michel-Olivier Gasse (contrebasse, basse, voix), Gabriel Lemieux-Maillé (batterie, percussions, voix), Renaud Gratton (piano), Les Soeurs Boulay, Victoria Lord, Amélia Kariane Papatie (choeurs).

    Il est ici question de bien faire les choses, les jouer et les dire en toute honnêteté.

    Liens utiles

    Chantal Archambault, un seul extrait des Élans sur bandcamp

    Écoute intégrale de l’album précédent, La romance des couteaux, sur bandcamp

    Chantal Archambault, Indica


    • « Ton fusil braqué à mes flancs / J’ai succombé à tes appâts /
      J’ai craqué l’bon biscuit chinois / Me dictant d’épouser tes bras »

      Une raison majeure pour laquelle j’écoute plus de musique anglophone
      que francophone: En anglais, je peux facilement faire abstraction
      (ne pas écouter/seulement entendre) des paroles,
      ce qui est pas mal plus difficile à faire en français!

    • L’effort littéraire y est en effet, du moins dans les extraits que vous cités et dans la pièce “Les détours” qu’il nous est possible d’écouter, mais ça sonne parfois lourd. Un peu trop forcé dans les images ce qui me laisse indifférent à l’émotion qu’elle tente de véhiculer.

      “Les détours” nous laisse par contre présager une certaine évolution entre ce nouvel album et La romance des couteaux ce qui lui permettra de bien s’établir dans le paysage folk-americana québécois.

      L’americana semble à la mode au Québec ces dernières années. En musique, en cuisine… partout. Mais j’attends encore le gros album alt-country québécois qui me fera tripper. Pour l’instant, quand je veux mon fix alt-country français, je me tourne vers Osez Joséphine et les albums de Murat.

    • En effet, l’alt country keb et francophone ne nous a pas pas encore donné un gros album. Dany Placard et Mara Tremblay sont au sommet de la vague, les autres suivent. Évidemment, le maxi tout chaud d’Avec pas d’casque est dans une classe à part.

    • Je peux me tromper mais je crois qu’un des problèmes est qu’on essaie de copier une culture (en parlant de l’americana) qui n’est pas exactement la nôtre et ça fini par s’entendre dans les enregistrements.

      Avec pas d’casque, on parle de folk québécois qui montre une personnalité unique… ça explique la réussite du projet.

    • Le maxi d’Avec pas de casque est trrrès marqué par l’americana. Cette culture n’est pas exactement la nôtre ? Quelle est notre culture, exactement ? En ce qui me concerne, l’americana en est l’une des caractéristiques bien réelles.

    • Oui c’est une caractéristique bien réelle mais je crois tout de même que notre Americana n’est pas le même que chez nos voisins du Sud. Et dans le cas de Chantal Archambault ou Dany Placard, on parle d’artistes qui cherchent davantage à présenter une musique aux accents américains.

      Un exemple qui j’espère illustrera mieux mon point de vue: on apprend pas à jouer de la guitare de la même façon à Montréal ou Chicoutimi qu’on l’apprend à Knoxville, TN.

      Mais bon, comme je disais, je peux me tromper.

    • Well… Même au sud de la frontière, l’americana du Texas est différent de celui du Wisconsin ou celui de la Californie septentrionale.

    • Je ne sais trop, Avec Pas de Casque c’est bel et bien une classe à part, leurs paroles sont très franco québécoises et elles sont très bien ficelées.
      Les paroles de Chantal Archambeault sont correctes.
      C’est certain que c’est Folk Country Americana mais justement les pointures américaines sont plus big.

      Ce n’est pas mauvais du tout mais pas impressionnant non plus.
      Merci pour la découverte.

    • effectivement…

    • Oui, mais les anglos font cette distinction et parlent de ”Canadiana”.

    • Nous sommes Américains, nous aussi. Les grands espaces pis les grands vents qui sifflent dans les fenètres pis les villages perdus au milieu de nulle part, il en pleut partout ici aussi. Des cross roads pour aller échanger son aîme contre un peu de talent, il doit pas en manquer en Abitibi. L’Abitibi, c’est pas juste « des cheminées éternelles comme l’enfer. »
      .
      « Oui c’est une caractéristique bien réelle mais je crois tout de même que notre Americana n’est pas le même que chez nos voisins du Sud. »

      Chanter du nez par moins 40, quand tout est gelé, c’est pas mal plus compliqué qu’à Knoxville, en effet.
      .
      J’ai l’impression que Mara Tremblay a fait des petits. Il me semble qu’elle a été l’une sinon la première à revendiquer des sons plus couuntry sans qu’ils soient qualifiés de kétaines.

    • Les textes sont une coche au-dessus de Coeur de pirate qui aime bien, elle aussi, parler de ses histoires de coeur. Mais on sent l’effort. J’aime plus ou moins. C’est peut-être les thèmes.

      Dans le genre folk-intime de madame, j’avais préféré l’effort de Marie-Anick Lépine. Des textes moins recherchés, peut-être, mais plus naïfs et peut-être plus touchants à cause de ça.

    • @atchoum

      Nous sommes américains nous aussi effectivement. Mais comme me l’explique ma blonde américaine depuis 6 ans, il y a des choses que je ne comprendrai jamais dans sa culture et ça ne vient pas des grands espaces, des lacs ou des autoroutes.

      Mais encore plus, pour avoir jouer dans des bands de country et de folk, trouver des musiciens qui ont le language musical americana (dans le style préconisé par les grands musiciens des États-Unis) au Québec est souvent très difficile. Et c’est ça qui, à mon avis, s’entend dans les enregistrements.

    • Oui, atchoum, on sent parfois l’effort. Parfois. Souvent, c’est très correct. Sans qu’on se roule par terre.

    • phil

      « Mais encore plus, pour avoir jouer dans des bands de country et de folk, trouver des musiciens qui ont le language musical americana (dans le style préconisé par les grands musiciens des États-Unis) au Québec est souvent très difficile. Et c’est ça qui, à mon avis, s’entend dans les enregistrements. »
      .
      Je me demande si j’arriverais à répondre à ça même en étant musicien. Dans les années 70, Plume a joué de très bons blues. Pourtant, de ce que j’ai lu de lui, il a bien peu de choses en commun avec Mississippi John Hurt, par exemple.

      En revanche, Aretha Franklin n’a rien fait qui vaille pendant son passage à NY pour Columbia. C’est quand Atlantic l’a envoyé dans le sud qu’elle a trouvé sa voix. Elle a pourtant travaillé avec des musiciens étatsuniens tout le temps.

      Le son, c’est peut-être un état d’esprit, je ne sais pas.

    • Tu as raison Atchoum pour Mara Tremblay qui a un peu servi de pont pour plusieurs appartenant à une certaine génération … c’est aussi intéressant de voir ses “états” sentimentaux de fille (je sais que je généralise, c’est une image) être explorés par entre autre Avec pas de casque dans certaines chansons … Placard restera toujours plus un vrai homme, il est moins mobile de ce côté

    • Oui bien sûr, Mara Tremblay est très importante à ce titre.

    • @atchoum

      C’est une question que je me pose moi aussi depuis des années… C’est pourquoi j’ai pris la peine de dire en partant que je pouvais me tromper.

      Est-ce l’état d’esprit, est-ce le “musicianship”, est-ce…

      Mais quand j’entend des chanteurs et chanteuses essayer de gratter du country sans faire la ligne de basse (chose que je ne reproche aucunement à Chantal Archambault), je me dis qu’il y a quelque chose d’inné qui nous échappe… Peut-être pas à tous, mais à plusieurs.

    • “J’ai succombé à tes appâts”

      C’est écrit comme ça dans la pochette? C’est le mauvais homonyme. On dit « succomber à tes appas ». Enfin, c’est peut-être voulu comme jeu de mots trrrrès subtil (en plus, appas c’est d’abord et avant tout un euphémisme pour la poitrine).

      Bref.

      La meilleure toune americana au Québec de sa génération c’est Saskatchewan. C’est tellement weird, les 3 Accords. Une sorte de band à la con, mais qui feele à mort. Maudit que l’intro est bonne dans cette pièce. Et tout le reste.

      Sinon, le reste me fait l’effet d’urbains en visite à Ste-Tite… Avec des Tele de l’année ploguées dans des Line 6, beurk…

      Mais personne à remplacé Paul Brunelle !

    • En passant, Steve Hill vient de gagner un prix aux États-Unis pour son plus récent album de blues. Lui, le son US, il l’a dans les veines pas à peu près.

      @phil

      “sans faire la ligne de basse ”

      Je me suis souvent passé la même remarque. Et c’est d’autant étonnant venant d’un arrière-pays riche en gars capable de jouer du vrai bluegrass, avec une touch Irish résolument groundée.

    • AB
      Je pense que ce qui me rend mal à l’aise avec des textes comme ceux-là, c’est d’avoir l’impression d’être invité dans un souper de fille et de pas me sentir à ma place du tout du tout du tout.
      .
      Mais sinon, oui, ils sont très corrects, les textes. Ce serait malhonnète de prétendre le contraire.

    • @ Boulga
      Appas, appâts ?
      Les deux sont acceptés. Le première forme est aujourd’hui quasi obsolète.
      http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/saveregass.exe?30;s=133736790;r=1;;

    • @_boulga

      L’amplificateur Line 6 est probablement le pire crime commis par un manufacturier dans les 30 dernières années.

    • De la littérature, des histoires… la musique est un “pré-texte” (sans faire de jeux de mots) pour mettre en évidence sa poésie. Comme d’habitude, cet art m’ennuie profondément. Si j’ai envie de mots, j’ouvre un livre. Y a juste Lisa Leblanc, pour le moment, qui me fait tendre l’oreille un peu…

    • @phil

      C’est tout le débat autour des émulateurs, pas seulement Line 6. L’enjeu n’est pas pariculièrement qu’ils sonnent ‘bien’ ou ‘mal’. J’en ai un à 100 piasses comme ampli de répète (méga pratique) et parfois je me surprends à groover avec.

      C’est qu’ils sonnent, forcément, absolument tous pareils, surtout s’ils sont plogués direct en USB.

    • @_boulga

      L’équipement de répétition est un sujet complètement différent. Un line 6 dans ce cas peut effectivement être “pratique”.

      J’ai souvent branché une guitare acoustique directement dans un ampli à lampe pour permettre aux autre musiciens de bien m’entendre lors de répétitions. Quel son horrible…

      à chacun son budget… autrement dit, ce n’est pas tout le monde qui peut s’équiper en gear vintage. Mais acheter un line 6 pour jouer live pensant qu’il pourra sonner comme un Fender et ensuite un Vox et ensuite un Ampeg, c’est complètement ridicule.

      Pour la telecaster de l’année, je suis moins sévère que vous. La Godin 5th Avenue me dérange un peu mais bon…

    • @phil

      C’est vrai, j’ai été sévère pour la Tele de l’année. Il s’en fait des maudites belles qui sonnent super bien.

      Seulement, même les ‘reissue’ des fifties et sixties Custom Shop à 5,000$ c’est pas tout à fait ça, quand on a eu la chance d’en jouer des vraies.

      Faut-il vraiment une vraie Tele ‘54 dans un Bassman ‘59 pour réussir un vrai son country ? Non, bien sûr, et même pas à Nashville, quoique. Mais ploguer une seventies abordable dans un vieux Fender de pawn shop est déjà pas mal mieux ! Et c’est pas plus cher qu’une Godin dans un émulateur fancy.

      Effectivement, penser qu’un émulateur peut émuler un Twin est parfaitement débile. Même le réissue ‘65 peut pas émuler un ‘65, et pourtant, c’est même pas un émulateur mais une vraie tentative de sonner ‘pareil’ !

      Pourtant, tous ces sons pourrissent grave le country québécois (en fait, à peu près tout ce qui est produit ici). On verrait jamais Wilco se brancher dans ces horreurs.

    • Pour moi le meilleur country qui fut produit ici ce fut Willie Lamothe.
      Si je me trompe il a d’ailleurs fait quelques ‘’stages” à Nashville.

    • @_boulga

      non, mais pour avoir été à Nashville au bar Robert’s Western World, je peux dire que j’ai vu des gars qui jouaient avec des instruments très standards et ils avaient 100 fois le tone des musiciens d’ici. Et on parle de musiciens de bars, pas des pros de studio.

      C’est ce qui m’a amené à questionner la culture au départ.

    • Bonne observation. It’s all in the hands. Mais derrière les doigts, y’a la tête… chicken’ picker, c’est comme le flamenco, ça s’attrape au berceau…

    • ”Sinon, le reste me fait l’effet d’urbains en visite à Ste-Tite…”

      Paas écouter encore mais cela m’inspire une réflexion sur Saint-Tite/Sainte-Thècle, il y a des vrais cowboys là-bas et les abitibiens des débuts disons en 1914 et aux environs étaient eux aussi d’authentiques cow-boys…

    • Écoute de la pièce ”Les détours” sur Bandcamp… Pas vraiment dans ma palette à la première écoute.

      Petit survol pour ”La romance des couteaux” cela semble pas pire. Pas de coup de coeur mais intéressant.

    • Bernard Adamus, c’est à la fois très keb et très américain. Et ça groove en ‘ta…

    • @be-bop-a-lula

      Très bel exemple.

    • Je trouve qu’un seul extrait, c’est un peu mince pour me prononcer. Moi, j’ai toujours aimé le côté” à fleur de peau ” du country. J’aime bien l’extrait Les détours. J’imagine qu’il faut voir ses chansons comme un package, voix traînante, belles mélodies et beaux arrangements. J’ai du mal à résister au son du banjo et de la mandoline et tout ce qui est steel guitar..je craque pour ça, c’est ma faiblesse, enfin une parmi d’autres.
      Mais moi, des paroles comme ” J’ai succombé à tes appâts / J’ai craqué l’bon biscuit chinois / Me dictant d’épouser tes bras » ça ne me fait pas d’effet érotique pantoute. Je ne m’allongerais nulle part avec des paroles comme ça…Mais bon, comme je disais, faut voir l’ensemble.

    • Encore une fois, pas de coach littéraire ou d’éditeur rigoureux pour renvoyer un jeune parolier à sa table de travail. Et l’on s’étonne de la précarité de la chanson québécoise…

    • Quant à moi, le « gros album » americana québécois est paru en 1975. Il s’appelait « Pommes de route ». S’il devait un jour y en avoir un autre qui sente autant la terre, il devrait être réalisé par Dan Lanois. Enfin, permettez-moi d’en rêver. Pour l’instant, je me retape « Pour ton sourire », la chanson qu’il avait prêtée à Jorane et interprétée avec elle.

    • Comme je l’avais écrit ici à la suite du billet sur Astronomie l’automne dernier, on devrait peut-être se faire à l’idée qu’aucun Vigneault ni Lelièvre de 25 ans ne se pointera, pas plus qu’un jeune Dylan au sud ou un Ferré junior outre-Atlantique. Question d’épistémè défavorable, je crois : l’Âge d’or des grands paroliers semble révolu. Pourquoi? Mmmh… Une tentative d’explication : n’avons jamais eu accès à autant de culture mais, paradoxalement, nous n’avons jamais été exposés à autant de médiocrité linguistique et de saloperies, notamment télévisuelles et radiophoniques, qui finissent par nous distraire et nous contaminer, même lorsqu’on s’efforce de les éviter.

    • J’aime bien l’approche anti-gnangnan d’Alain en matière de paroles d’ici : louer les efforts et signaler les carences. Être indulgent ne rendrait service à personne.

      Cela dit, on sous-estime parfois certains auteurs. Comme Éric Goulet. Il faut réécouter « La nuit dérobée » et « Debout », des Chiens :

      « Sous les étoiles, en plein après-midi – J’ai vu la pluie qui coulait sur ton cou », « Non jamais, je n’ai jamais rien vu – D’aussi beau qu’une larme, au milieu de ton ventre nu » (« D’un seul coup »)

      « J’ai pensé que la ville était en feu – Ce n’était que nos amours qui brûlaient » (« La ville en feu »)

      Et notre Be-Bop se débrouille pas mal lui aussi ;-) « Sur mon île », entre autres, est un fort beau texte.

    • « Une tentative d’explication : n’avons jamais eu accès à autant de culture mais, paradoxalement, nous n’avons jamais été exposés à autant de médiocrité linguistique et de saloperies, notamment télévisuelles et radiophoniques, qui finissent par nous distraire et nous contaminer, même lorsqu’on s’efforce de les éviter. »
      .
      Foglia parle d’une culture de l’effort qui s’éteint, du plaisir qui s’étend… Quand on a que soi à dépasser plutôt que tous ceux qui nous ont précédé devant une page blanche, le défi est bien moindre…
      .
      Et puis, on dirait qu’il y a nivellement au niveau culturel. Me semble qu’à une autre époque, à la télé, Radio-Canada était vu comme plus snob, plus élitiste et TVA plus populaire. Me semble que ces critiques n’existent à peu près plus, que la programmation des deux chaînes pourraient souvent être interchangeables. À la radio, les communautaires sauvent la donne. Mais elles rayonnent beaucoup moins…

    • Ne désespérons pas. Les paroles que hardy vient de citer sont dignes de mention. Et puis, ne sommes-nous pas nombreux (toutes tendances confondues) à avoir souligné la qualité de la langue des leaders étudiants l’an dernier. Il ne sont certainement pas les seuls de leur génération à s’exprimer avec aisance, en utilisant un vocabulaire riche.
      Évidemment que ça ne fait pas d’eux des artistes mais ils doivent bien ête représentatifs d’une certaine tendance.
      En fait, il ne faudrait surtout pas croire qu’une bonne idée, donne une ligne de chanson inspirée.
      Il y a peut-être une idée à développer avec le biscuit chinois mais elle devrait coller au reste et ça prendrait une moyenne entourloupette pour en faire quelque chose d’érotique.

    • Oui, il faut une écoute complète pour vraiment se prononcer et elle le mérite sûrement.

      Pour ce qui est des paroles, je trouve encore là qu’elles devraient être là au complet et il faut que je les écoute dans le contexte de la chanson. Sur quel ton, sont-elles prononcées ? Cela peut faire toute la différence…

      L’érotisme ? Il fut être sur la même longueur d’ondes pour trouver cela allumant. Du fusil, symbole phallique pour se rendre au biscuit chinois, je ne suis pas sûr de la suivre… Avec la chanson complète et l’écoute cela trouverait peut-être un autre sens… Bien le titre ”tomber frêle” pourrait lui faire sentir le besoin d’avoir un gars costaud dans la vie et au lit puis elle aurait lu cela dans les biscuits chinois ? Elle croit aussi à l’astrologie ? LOL Cela, peut être amusant.

      C’est bien plus l’esprit que le texte qui peut me séduire…

    • @hardy

      Bien sûr, nous avons des perles de l’americana québécois, comme Pommes de route dans les années 70 ou encore Tu m’intimides, paru en 2009. J’aime bien Dany Placard, mais j’aimerais qu’il nous ramène un peu de Plywood 3/4 dans ses nouvelles propositions. Le public est peut-être plus prêt à absorber qu’il ne le croît. Reste que… depuis 2009, pas de super album kebamericana.

    • Pour le texte, j’ai plus d’atomes crochus avec des artistes amis français, en général. Ou plus rapidement.

      Sauf, pour les Québécois. quand cela vient toucher à nos entrailles, à notre être individuel et collectif de manière profonde. Sinon, leur poésie, pas sûr que l’effet passe aussi rapidement. L’approche d’ici étant plus brute ? Plus charnelle ou matérielle ? Et celle de France, plus d’esprit, de jeux de mots, plus littéraire ?

    • Je ne peux pas isoler les paroles autant que cela sauf quand je trouve un bout motaditement bien tourné… Des paroles qui font image… Qui défendent une philosophie…

      Et on revient encore à Desjardins…

      http://www.youtube.com/watch?v=koeFVqFEpcU

      On retient tous l’image du 5 étoiles versus le 5 milliards dans le ciel…

      Mais surtout quelle belle philosophie ! Et surtout sa manière de compter… ”100 zilliards à puissance mille … ”

    • Pour les coachs littéraires ou l’éditeur rigoureux, c’est bien dommage mais c’est d’une autre époque et c’est encore en France que cela se faisait à mon sens…

      Même en littérature, les éditeurs demandent beaucoup de corrections de nos jours ou bien ils ne font que lire, choisir et ensuite publier ? Et s’ils demandent des corrections ? C’est pas le commercial qui prend le dessus sur l’artistique ?

      Malheureusement, c’est ce qui est mon feeling.

      Les coachs qu’on donne aux jeunes sont ceux de Star Académie… Mais d’autres comme des Festivals permettent aux jeunes d’aller faire des résidences ou stages ce qui les aide mais ce n’est pas tout à fait suffisant.

      L’amour du beau et du travail bien fait bien qu’existant toujours n’occupe pas une place prépondérante dans l’industrie.

    • Tiens une Française déjà nommée et connaissance du web… Elle, elle sait écrire un texte et me rejoint :

      http://www.lesinrocks.com/lesinrockslab/news/2013/02/le-premier-ep-de-robi/

    • Le « Malgré tout » de Peluso (1998) constitue aussi une belle pièce de kebamericana, avec la réalisation à tendance lanoisienne de Michel Pépin. Je le mentionne de nouveau : « Juste un autre beau rêveur » sort bientôt! Est-ce que ce sera l’album messianique tant attendu? ;-)

      http://www.youtube.com/watch?=z9ly0snQ18A&list=UUSJM9wCbqyFjwDDdIvyzL4A&index=1

    • On veut demander aux artistes québécois de savoir écrire ? Les Québécois devraient d’abord apprendre à lire, collectivement nous lisons très peu et pas vraiment les bonnes choses.

      Au Cégep, j’aidais d’autres étudiants avec leur français au centre d’aide, mais vous avez beau faire plusieurs exercices, si vous n’avez pas pris l’habitude de lire et de la littérature de tous les types, vous ne pouvez pas savoir écrire en criant ciseau !

      Que les musiciens reconnaissent certaines de leurs carences et proposent à d’autres de collaborer avec eux. Tiens Xavier Dolan , lui il serait sûrement capable d’écrire de bons textes de chansons, s’il voulait s’y mettre… Du moins, je l’imagine.

      Stéphane Dompierre, que j’ai découvert, qu’il n’y a que quelques jours… Lui aussi, il pourrait.

      Et pas personne d’assez culotté parmi nos artistes pour demander à FOGLIA de se commettre ? On sait jamais… Le résultat pourrait être là…

    • Bien d’accord hardy, Malgré tout était très bon. Mario Peluso est un excellent songwriter.

    • Pour ce qui est des coachs, je crois qu’on a un problème si il nous en faut un, du moins quand on est a-c-i.
      Je vois la chanson comme un tout où les paroles et la musique sont reliés et où le texte doit suivre le flow de la musique. Cela demande une certaine spontanéité, une simplicité, ou du moins une absence d’effort.
      En tout cas , en ce qui me concerne, j’essaye de + en + d’aller en ce sens, sans vouloir diriger le texte. C’est lui et la chanson qui mènent. Pas facile d’être simple mais avec mon nouveau projet, c’est le défi que je me lance.

      Quand j’écoute Adamus, je sens cette symbiose. Même chose pour les premiers Charlebois, Harmonium. Comme si l’intellect se mettait pas en travers et que les paroles sont là pour transmettre une émotion, pas un récit.

      Y’a des exceptions où le travail derrière est apparent, où c’est très construit (Cohen, Simon, Brassens) et où l’émotion passe quand même, mais c’est plus rare…

      Bon, faudrait bien que j’aille écouter Chantal Archambault maintenant…

    • Étrange, j’ai lu un commentaire pertinent de phil8791 tantôt (les paroliers français aiment les jeux de mots, les Québécois j’sais pu quoi), puis zoup!, disparu. Le bogue de non-publication aurait-il encore frappé?

      NDLR: Cette fois, non. Aucune idée de cette réplique. Que phil8791 la reformule…

    • @atchoum

      Les critiques envers la radio de Radio-Canada sont toujours très présentes sur des stations commerciales populaires.

      Peut-être plus chez des animateurs plus âgés, du type Jacques Fabi. Mais cela, je trouve cela correct, on s’amuse des différences.

      Par contre, on assiste avec les radios conservatrices populistes versus Radio-Canada dite de gauche à une radicalisation de l’opinion.

      Moi, c’est ainsi que je vis cela… Bien que j’écoute plus les radios publiques et communautaires, j’ai céouté de tout dans le passé.

      Et la même chose pour la télé ?

      Patof ou bien Les Oraliens ou Bobino ? Les 100 tours de Centour.

      J’aimais pareil Midas à cause de la voix modifiée de Roger Giguère ce qui peut vous mener à apprécier de la musique expérimentale et du bruitisme de nos jours.

    • Ouaipe, Roger Giguère au FIMAV, ce serait bien !

    • Une p’tite dose de Monsieur Tranquille pour la prochaine séance d’iglou électronique?

      http://www.youtube.com/watch?v=6PoNdYoXHh0

    • J’aimais bien quand Giguère faisait parler (de sa propre voix) un chimpanzé en pur joual à l’émission quotidienne du regretté Capitaine Bonhomme . Pissant ! Alors là, peu d’entre vous y ont eu droit…

    • Bien, je crois qu’en effet des créateurs expérimentaux ou dans un autre domaine des cinéastes peuvent se servir de l’image et des gens venus du milieu populaire et leur proposer une collaboration…

      Pourquoi pas ?

      Mais tabarouette qu’il en beurrait épais Roger Giguère dans ”Les Tannants”… Évidemment, ce n’est pas un réel comédien mais un bruiteur à l’origine.

      Cela empêchedrait pas un duo improbable, une réunification passagère…

      Tiens Roger Giguère avec Raôul Duguay plutôt qu’avec Gilles Latulippe cela donnerait quoi ?

      Mais je préférerais avec un jeune fou….

      Tu l’encadres ton ancienne figure populaire tout en le laissant lâcher son fou…

      Bien là aux artistes d’y voir…

      C’est un peu comme imaginer dans le temps Bud Spencer se convertir au cinéma d’auteur par la suite… Assez improbable bien qu’une ou deux fois cela tirait dans cette direction…

    • Wow Alain, vous êtes bien politiquement incorrect ! “Encore une fois, pas de coach littéraire ou d’éditeur rigoureux pour renvoyer un jeune parolier à sa table de travail. Et l’on s’étonne de la précarité de la chanson québécoise…”

      Mais quand on sait qu’il n’est même plus requis d’être accompagné d’un producteur ou d’un réalisateur d’expérience reconnue, ni d’utiliser des facilités de production de niveau professionnel pour être subventionné, tout se tient…

      Suis-je le seul à entendre le correcteur d’intonation sur la voix ?

    • @be-bop-a-lula

      Bien d’accord hardy, Malgré tout était très bon. Mario Peluso est un excellent songwriter.
      Ça c’est pour les Parisiens parce qu’ici nous disons ”parolier”.

    • Pas vraiment M. Ménard. Songwriter veut dire “écrivain de chanson”, ce qui implique parole ET musique. Et comme Peluso s’inscrit dans une tradition américaine (il a aussi fait au moins un disque en anglais, aussi très bon), le terme songwriter lui sied plutôt bien. Mieux qu’auteur-compositeur-interprète je trouve…

    • Ha boy, quand je lis des discussions comme ça, j’ai vraiment l’image du coyotte dans Road runner quand il voit le sol se dérober sous ses pieds et qu’il tombe dans le vide et finalement fini par s’accrocher à un morceau de falaise avant que celui-ci ne s’effrite et que le coyotte poursuive sa chute finale.

      Le monde des réalisateurs tout-puissants, des coachs de français et de l’argent qui rentrait à flot dans les compagnie de disques est terminé. Ceux qui ne sont pas capables de dealer avec ça n’ont qu’à disparaitre en pleurnichant. Beubye. S’adapter ou périr.

    • @effet. Le moins qu’on puisse faire c’est de demander à certains amis, choisis pour leur capacité critique, ce qu’ils pensent de nos textes. Ça aide à remettre les pendules à l’heure et ça met à l’épreuve une saine humilité. Quand on écrit des textes dégingandés, comme disons Linbergh, on peut se passer des avis parce que tout est dans la folie de celui qui écrit mais quand on aspire à des textes construits de façon plus classique, comme ici par exemple, ben on peut oui…se faire coacher.

    • Faire relire ses textes, c’est une chose. Engager un coach, ça en est une autre. Qu’est-ce que t’en sais si les gens on fait relire ou pas leurs textes par leurs amis? Qu’est-ce que t’en sais si la personne n’a pas fait de son mieux avec ses moyens?

      Grosse révélation : si la réalisation est meilleure et les paroles sont meilleures, ben ça fait un meilleur album, deuh. Tu crois que c’est la complaisance des artistes et leur manque d’humilité qui les empêchent de réaliser ça? Peut-être simplement que leur moyens ne sont pas infinis.

    • Point taken.

    • Parlant de Peluso, il donne son cd à ceux qui assistent à son show. Le support physique perd de la valeur… Je pense que ses chansons vont être mises en ligne la semaine prochaine.
      .
      « Just’un autre beau rêveur
      Musique
      Originaire d’Angliers au Témiscamingue, l’auteur-compositeur-interprète Mario Peluso vient nous présenter son dernier cd au Théâtre du Rift. Richard Desjardins, Isabelle Boulay et Catherine Durand sont quelques artistes ayant chantés ses mots. Après un cocktail qui aura lieu dès 18h, Mario Peluso, entouré de ses 3 musiciens, nous présentera les chanson de son 6 ième album. Chaque spectateur aura la chance d’avoir une copie de ce dernier. »

      Thursday 7 February 2013 to Wednesday 30 November -1
      18 H cocktail
      20 H spectacle
      Théâtre du Rift (Ville-Marie)

    • Le biscuit choinois de Chantal Archambault m’a rappelé le porte-avion de Leloup dans sa chanson 1990. Un exemple réussi dans le genre, mettons.

      « assis par terre dans le salon
      je ne fous rien je suis un con
      heureusement que ma copine
      a soudain l’idée de génie
      de me toucher le porte-avion
      vite fait je lui sors mon canon
      ça va chauffer oui mon amour
      je pointe mon radar à ions
      en plein dans ta sortie de secours
      je vais larguer mes bombes attention
      en 1990 j’ai mis ma participation
      en 1990 j’étais dans la coalition »

    • La création musicale, c’est un art de compromis. Compromis entre des musiciens, compromis sur la réalisation, compromis sur les paroles, compromis sur les arrangements. C’est parfois douloureux d’écouter ses enregistrement avec un peu de recul.

      Ce n’est jamais parfait, mais arrive un moment où tu te dis que c’est le temps de lâcher prise, sinon l’album ne se finira JAMAIS. C’est facile en caltor ensuite dire : ”ça, ça pourrait être mieux”. C’est facile quand on ne sait pas d’où c’est partie et qu’on a pas conscience du chemin parcouru. La satisfaction pour un artiste n’arrive pas quand il sort un album parfait, mais quand il a l’impression d’avoir avancé et fait de son mieux.

      Les artistes sont souvent critiques. Ils ont une vision et savent très bien ce qui cloche et pourquoi ils sont incapables de rendre cette vision de façon parfaite. Je n’ai jamais rencontré de gens vraiment heureux de leurs paroles. C’est difficile en tabarnak écrire des paroles. Vraiment. Vraiment. Vraiment. Mais qui peut vraiment se payer un coach? Et qui peut être certain qu’un coach ne va pas simplement ‘’standardiser” des paroles.

    • En effet, effet…

    • Un coach… enfin. Même dans les années fastes de la music business, c’était rarissime. Par coach, je veux plutôt dire: étudiez votre français avec des profs compétents, faites vous relire par des gens lettrés et compétents, embauchez des producteurs qui ont un minimum de lettres… À ce que je sache, le livre québécois n’est pas plus riche que le monde de la musique. Sauf exceptions, le monde de la chanson locale n’a que faire des maladresses littéraires.

    • Le livre ne fonctionne qu’à partir des mots. Bien évident que les rôles de l’éditeur et du correcteur soient déterminant. Or une compagnie de disque doit payer d’autres collaborateurs. Quand les maisons d’édition devront en plus se payer des ingénieurs, ont pourra comparer.

    • Robert Léger, l’ancien de Beau Dommage a écrit un livre sur l’art d’écrire une chanson. Technique, vocabulaire, images fortes… Je me demande si trouver le mot juste dans une prase qui sonne juste c’est pas l’équivalent de trouver son tone sur une guitare? Beaucoup d’appelés, peu d’élus?
      http://www.renaud-bray.com/Livres_Produit.aspx?id=415941&def=%c3%89crire+une+chanson%2cLEGER%2c+ROBERT%2c9782764401262

      ……………….

      « C’est difficile en tabarnak écrire des paroles. Vraiment. Vraiment. Vraiment »

      Pierre Bourgault confirme :

      “J’aurais aimé répéter l’exploit d’Entre deux joints, écrit pour Charlebois. Peine perdue. Je n’écris que des chansons moralisatrices et insignifiantes.”

      http://agora.qc.ca/dossiers/Pierre_Bourgault

    • Au lieu de « coach », on pourrait parler d’un « conseiller à l’écriture », non? Je suis du genre à lire les livrets d’album au complet, y compris les remerciements, et c’est une mention que j’ai déjà vue, peut-être sous un vocable légèrement différent mais bon. Chez Damien Robitaille, entre autres, l’auteur des rimes francos d’ici les plus accrocheuses des derniers mois : « Ta maman m’amadoue – Mais ton papa s’en fout ». Est-ce qu’il a été conseillé pour celle-là? Sais pas.

    • À mon sens, Atchoum, le texte d’Entre deux joints était aussi moralisateur, un texte prescriptif qui remplissait sa fonction dans le contexte et… qui serait jugé insignifiant si on l’écrivait en 2013. Qu’en dites-vous ?

      Quant à Robert Léger, j’aimerais bien entendre ses chansons récentes…

    • Stéphane Venne aussi a écrit sur le sujet: Le frisson des chansons

    • « C’est difficile en tabarnak écrire des paroles. Vraiment. Vraiment. Vraiment »

      Est-ce que quelqu’un a dit que ça se faisait les doigts dans le cul? Il y en a pour qui c’est très laborieux, d’autres moins.

    • effet, il est vrai que la production de chansons exige plusieurs compétences. Mais puisqu’il est question de chanson et non de musique instrumentale, il faut en maîtriser toutes les dimensions. Coach, éditeur, prof, lecteur avisé, who cares. L’important est d’avoir un avis éclairé, non ?

    • ”« C’est difficile en tabarnak écrire des paroles. Vraiment. Vraiment. Vraiment »

      Est-ce que quelqu’un a dit que ça se faisait les doigts dans le cul?”

      Non, on s’est contenté de jouer les gérants d’estrade en suggérant que les lecteur avisé cours les rues.

      Tellement facile et peu dispendieux, la gérance d’estrade.

      Tu veux améliorer tes paroles? Simple, trouves-toi un conseiller d’écriture!

      Moi j’ai un conseil pour vous. Vous voulez arrêter de donner des avis vides? Trouvez-vous un conseiller en donnage d’avis.

    • Charlebois en a sorti quelque chose de festif sur un air rock n roll. Peut-être qu’un air plus grave en aurait fait ressortir le côté moralisateur. Ou si Lynda Lemay se mettait à la chanter. En même temps, elle aurait pu jouer facilement pendant les manifestations du printemps érable. « Si tu fais comme ton père tu vas t’faire fourrer », des fois, ça n’a pas d’âge! « T’a pas besoin d’crier t’a juste à te t’nir debout / Ça sert à rien d’brailler mais faut qu’t'ailles jusqu’au bout » Ça vieillit plutôt bien, non?

      Tout ça a commencé sur les plaines d’Abraham
      La chicane a pogné t’a mangé ta volée
      Mais depuis ces temps-là t’a pas beaucoup changé
      J’te trouve ben magané pis encore ben pogné

      Ent’deux joints tu pourrais faire qu’qu’chose
      Ent’deux joints tu pourrais t’grouiller l’cul

      Ta sœur est aux États ton frère est au Mexique
      Y font d’l'argent là-bas pendant qu’tu chômes icitte
      T’es né pour un p’tit pain c’est ce que ton père t’as dit
      Chez les Américains c’pas ça qu’t'aurais appris

      Ent’deux joints tu pourrais faire qu’qu’chose
      Ent’deux joints tu pourrais t’grouiller l’cul
      Ent’deux joints tu pourrais faire qu’qu’chose
      Ent’deux joints tu pourrais t’grouiller l’cul

      Y t’reste un bout’ à faire faut qu’t'apprennes à marcher
      Si tu fais comme ton père tu vas t’faire fourrer
      Ah j’sais qu’t'es en hostie pis qu’t'en as jusque là
      Mais tu peux changer ça vite. ça presse en maudit

      Ent’deux joints tu pourrais faire qu’qu’chose
      Ent’deux joints tu pourrais t’grouiller l’cul

      T’a un gouvernement qui t’vole à tour de bras
      Blâme pas l’gouvernement mais débarasse-toé z’en
      Couche-toé pas comme un chien pis sens-toé pas coupable
      Moé j’te dis qu’t'es capable c’pays-là t’appartient

      Ent’deux joints tu pourrais faire qu’qu’chose
      Ent’deux joints tu pourrais t’grouiller l’cul
      Ent’deux joints tu pourrais faire qu’qu’chose
      Ent’deux joints tu pourrais t’grouiller l’cul

      T’a pas besoin d’crier t’a juste à te t’nir debout
      Ça sert à rien d’brailler mais faut qu’t'ailles jusqu’au bout
      T’a rien à perdre vois-tu parc’qu’ici au Québec
      Tout commence par un Q pis fini par un bec

      Ent’deux joints tu pourrais faire qu’qu’chose
      Ent’deux joints tu pourrais t’grouiller l’cul

      T’a pas besoin d’crier t’a juste à te t’nir debout
      Ça sert à rien d’brailler mais faut qu’t'ailles jusqu’au bout
      T’a rien à perdre vois-tu parc’qu’ici au Québec
      Tout commence par un Q pis fini par un bec

      Ent’deux joints tu pourrais faire qu’qu’chose
      Ent’deux joints tu pourrais t’grouiller l’cul
      Ent’deux joints on pourrait faire qu’qu’chose
      Ent’deux joints on pourrait t’grouiller l’cul

    • « T’a un gouvernement qui t’vole à tour de bras
      Blâme pas l’gouvernement mais débarasse-toé z’en »
      .
      On peine à tous les nommer. Municipaux, provincial, fédéral… On a la commission Charbonneau qui nous le rappelle à tous les jours en 2013.

      La pièce a été écrite en 1973.

      En 1972, les Québécois avaient droit à la CECO. La Commission d’enquête sur le crime organisé.

      « Le mandat de la commission est étendu le 5 juillet 1973 pour enquêter sur les liens entre Pierre Laporte, un ex-ministre du gouvernement libéral de Robert Bourassa, et de membres de son organisation, avec la mafia[1]. Cette enquête faisait suite à une opération d’écoute électronique (« opération Vegas ») remontant à 1970[3]. »

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Commission_d’enqu%C3%AAte_sur_le_crime_organis%C3%A9

    • @ effet…Un peu réducteur comme morale à tirer des précédents commentaires. Personne dit qu’un conseiller règle tous les faux-pas. Tu peux lire entre les lignes. ( Ça, c’est un conseil que mon pusher m’a suggéré de donner, c’est tu ça que tu voulais dire par conseiller en donnage de conseils??)

    • @atchoum

      Pas sûr pour le texte. Charlebois en avait fait quelque chose de musicalement solide, ça c’est certain.

    • « Je fais des chansons, comme un arbre fait des pommes. »
      - Charles Trenet

    • Les méthodes de « comment écrire une bonne chanson » à la Venne et Léger ne me font pas triper non plus. On peut analyser et reconnaître les caractéristiques qui ont fait qu’une chanson a fait l’histoire, mais je trouve débile qu’on cherche à uniformiser la démarche et qu’on encorage les gens à la copier. Ceci dit, j’ignore si c’est le cas de Mme Archambault, mais j’ai côtoyé des créateurs passablement indulgents envers eux-mêmes qui manquaient pas mal de perspective vis-à-vis leur création. Sans nécessairement embaucher un « coach », prendre en considération l’avis des collaborateurs ou d’un entourage pas trop complaisant peut être une étape importante d’un processus de création.

    • Ma morale, c’est que c’est facile donner des avis de façon anonyme sur un forum internet. Peu importe que ça soit entre, sur ou sous les lignes.

      Guess what, tout peut être amélioré. Merci vraiment de faire ressortir avant tant de lucidité cette grande vérité de la vie.

    • « T’a un gouvernement qui t’vole à tour de bras
      Blâme pas l’gouvernement mais débarasse-toé z’en
      Couche-toé pas comme un chien pis sens-toé pas coupable
      Moé j’te dis qu’t’es capable c’pays-là t’appartient »

      On dirait que ça a été écrit pour les carrés rouge.

    • Que voilà un avis éclairé. Quel est votre tarif, blackened?

    • effet, vous avez parfaitement raison en soulevant qu’il est très difficile d’écrire de bons textes de chansons. Dans le contexte local, les paroliers sont laissés à eux-mêmes, qu’ils se démerdent et on finira bien par trouver les meilleurs… ou laisser leurs maladresses sauter au visage des gérants d’estrade (…). Alors ? Pourquoi trouve-t-on des professionnels québécois capables de mener assez loin les musiques de chansons, ce qui est beaucoup moins évident côté textes ? Y a-t-il un problème à soulever le problème ?

    • Un gars comme Venne cherchait avant tout à écrire des chansons qui feraient un hit. Il cherchait la progression dramatique, la chute etc… enfin une façon architecturale de composer une chanson. C’est très songé mais somme il le souligne lui-même, s’il y avait une formule éprouvée, il n’aurait fait que des hits..Ce n’est pas le cas et ça ne fonctionne pas non plus pour un créateur explorant avant tout l’atmosphère d’une chanson. C’est quand même intéressant de lire ce qu’il a écrit.

    • effet…je pensais te faire rire. C’est loupé.

    • @ hardy

      Pas cher. Pour une courte séance, on peut même me payer en bière. ;-)

      Oups, mon coach vient de me faire remarquer que j’ai oublié un u à encourage dans mon commentaire précédent.

    • ”Pourquoi trouve-t-on des professionnels québécois capables de mener assez loin les musiques de chansons, ce qui est beaucoup moins évident côté textes ?”

      Parce que c’est ce qui les intéresse avant tout. Parce que s’ils mettent autant de ressources pour les paroles que pour la musique, ils seront encore plus ruinés et mettront 2 fois plus de temps à faire paraitre un album?

      Pourquoi certain blogues sur Cyberpresse sont si mal écrits? Parce qu’on a privilégié la spontanéité et le côté immédiat à la qualité rédactionnelle, peut-être. Dans la vie, on fait des choix et on a des intérêts plus marqués pour certaines choses.

      Si on commence vraiment à ne plus juger les choses pour ce qu’elles sont, mais sur ce qu’elles pourraient être dans un contexte ”optimal”, on est pas sortie du bois. Tsé, moi aussi j’aimerais que la Bud goûte aussi bon qu’une trapiste belge.

    • « Pourquoi trouve-t-on des professionnels québécois capables de mener assez loin les musiques de chansons, ce qui est beaucoup moins évident côté textes ? »

      Peut-être parce que cet art n’est pas suffisamment pris au sérieux? Ça revient aussi, en partie, à ce que dit blackened : certains « paroliers » ne sont pas conscients de leurs faiblesses. Ou s’en tapent. Ou un mélange des deux. Ou sont mal, trop peu ou pas conseillés (ce qui n’est pas nécessairement de leur faute, il va sans dire).

    • Quand la peanut gallery juge d’un album, fine. Quand la peanut gallery donne des pistes sur la façon dont la création devrait se dérouler, je me sens personnellement agressé. C’est comme dire aux gens comment élever leurs enfants quand t’as pas d’enfants, et de façon anonyme en plus.

    • Bien reçu, je vous entends effet. N’en demeure pas moins qu’il y a moyen de relever la qualité rédactionnelle des chansons comme celle des blogues, n’est-ce pas ?

    • @effet. Qui te dis que je n’ai pas écrit des paroles de chansons? Qui te dis que je ne sais pas de quoi tu parles quand tu dis qu’un moment donné le créateur, même s’il est conscient des failles, décide de sortir l’album parce qu’il est arrivé au bout de ses moyens? Pour qu’il voit le jour?

    • Mon “En effet, effet” était pour ses commentaires à 9h29 et 9h59, pas celui sous lequel il est arrivé…
      Parce que non, je trouve pas ça si difficile d’écrire des textes, pas tout l’temps entéka. Suffit de pas vouloir trop contrôler la chanson, la laisser s’écrire elle-même… Ça peut-être difficile mais quand l’angle, la vibe est trouvée, ça peut débouler assez vite…

      J’ai déjà servi de coach littéraire. Il était clair que le niveau de langage du texte n’était pas le sien, d’où son inconfort et ses doutes. Ça devient une question d’identité. Faut être cohérent avec ce qu’on chante et qui on est. On peut bien faire des fautes, mais si c’est pleinement assumé, y’a pas de problème en ce qui me concerne.
      Si c’est lisse et littéraire et que t’es pas comme ça dans la vie, ça va clasher. Parfois on dirait que certains se disent que le français, c’est don’ une belle langue et il faut lui faire attention, bien la prononcer et pas faire de fautes…

    • Qui te dit………….auto-tune correcteur

    • Et en plus, trouver quelqu’un de non complaisant, c’est une chose, mais c’est le plus simple. Pointer les faiblesses, rien de plus facile. Donner les outils pour y remédier, on entre dans un champ d’expertise très pointu. Une expertise que peu de gens détiennent. On ne parle pas simplement de remplacer un mot par un synonyme. On est dans un réalité mélodique et rythmique ici.

    • Richard Desjardins :

      « [...] de façon générale, j’ai toujours plus de musique en avance, parce que quand tu as trouvé ton thème, sur une chanson, tu as beaucoup de fait, déjà. Après, c’est des nuances. Mais quand tu as trouvé le titre de ton poème, il reste tout le poème à faire encore. C’est plus dur, c’est plus dur, ça. »
      .
      Quand ça marche :

      « Le monde, il faut que tu leur projettes un univers, il faut qu’ils rentrent dedans, puis ils vont « tripper » pendant trois minutes. Faut qu’ils « trippent » pour de vrai, là. C’est ça qui est la job. [...] Il y a juste des mots qui flottent avec un petit peu de musique, puis ils sont dedans jusqu’aux dents. Il n’y a pas d’écran, il n’y a pas de projecteurs, pas de pop-corn, ils sont aux vues. C’est, c’est fantastique. Du cinéma pour les aveugles. »
      .
      Quand ça marche pas :

      « Il ne faut pas que tu sentes jamais la rime, puis il faut qu’elle soit là. Il faut que tu la ressentes. Il ne faut pas que tu y penses. Tu sais, aujourd’hui, tu écoutes une chanson, il y a des fois j’écoute des chansons qui viennent de sortir, et je devine trois phrases avant ce qui va arriver. »
      .
      http://www.contacttv.net/i_extraits_texte.php?id_rubrique=515

    • Oui, c’est complexe et il n’existe certes pas de méthode absolue en création littéraire. L’idée, c’est simplement de reconnaître les carences littéraires de la chanson francophone d’Amérique et lui souhaiter un meilleur encadrement. Sans plus. Sans suggérer quelque méthode coulée dans le béton.

    • @effet. Qui te dis que je n’ai pas écrit des paroles de chansons? Qui te dis que je ne sais pas de quoi tu parles quand tu dis qu’un moment donné le créateur, même s’il est conscient des failles, décide de sortir l’album parce qu’il est arrivé au bout de ses moyens? Pour qu’il voit le jour?”

      Jusqu’à preuve du contraire, je ne le sais pas. La crédibilité d’un interlocuteur vient aussi avec sa personnalité.

    • ”Parce que non, je trouve pas ça si difficile d’écrire des textes, pas tout l’temps entéka. Suffit de pas vouloir trop contrôler la chanson, la laisser s’écrire elle-même… ”

      Sous cette angle c’est facile. Est-ce que ça donne nécessairement quelque chose de bon? Rien n’est moins certain.

    • Gilles Vigneault :

      « Non, je n’ai pas de recettes, je ne suis pas capable de vous dire : “Pour faire une chanson, il faut telle et telle et telle chose, tel ingrédient.” Parce que les ingrédients changent continuellement dans la vie, et puis, les ingrédients qu’on trouve pour faire une chanson, ils [se] trouvent à partir du moment… ils commencent à changer à partir du moment où on a fini le premier couplet. [La chanson] évolue d’elle-même. C’est comme dans les personnages de roman, il y a un moment où le personnage, il décide de ce qu’il va faire. C’est lui qui dicte à l’auteur ce qui va arriver dans le prochain chapitre. [...] mais pour le faire arriver dans le prochain chapitre, là, il faut écrire le chapitre précédent. Et là, il y a de l’ouvrage ! »

      http://www.contacttv.net/i_extraits_texte.php?id_rubrique=541

    • Pour résumer, mon point c’est surtout de dire que l’amélioration est limitée par des contraintes. C’est certain que si ton pote Richard Desjardins relit tes paroles, tu vas être meilleur. C’est certain aussi que si t’as un prof de guitare, tu vas être meilleur… et que si tu en as un mais que tu en engages un encore meilleur, ben ça sera encore mieux.

      Les possibilités et les moyens pour améliorer ta création sont illimitées, mais il y a le monde réel et ses contraintes.

    • Oui, il y a le monde réel et ses contraintes. Et il y a peut-être moyen de s’améliorer dans ce monde réel et ses contraintes en trouvant certaines solutions. En autant que faire se peut, bien entendu.

    • Reste à savoir si le créateur a utilisé tous les moyens et possibilités pour arriver à ses fins. Ma question est: Dans l’ignorance du contexte, doit-on s’empêcher de présumer et/ou supposer?
      Je crois que non, dans la mesure où les hypothèses sont formulées respectueusement.

    • « dans la mesure où les hypothèses sont formulées respectueusement», il y a toujours place au dialogue et à la critique. Lorsque, toutefois, la vanité, la pompe et l’hypertrophie de l’égo se mettent de la partie, on frappe un mur.

    • @effet Mes deux affirmations sont vraies. Par ailleurs je m’interroge sur cette phrase: “La crédibilité d’un interlocuteur vient aussi avec sa personnalité.”

    • Malheureusement pour vous tous, je n’ai pas un égo démesuré, pas plus que je suis vaniteux. J’ai un tas de défauts dont je n’hésite jamais à faire l’étalage sans aucune complaisance et qui sont certainement bien pires.

      Je crois cependant que le ”respect” est une notion très relative et sous laquelle il est toujours facile de se réfugier. Depuis que je viens ici, les attaques les plus vaches et les remarques les plus désobligeantes ont été servies par les gens qui semblent se percevoir comme respectueux et civilisés.

    • ”@effet Mes deux affirmations sont vraies. Par ailleurs je m’interroge sur cette phrase: “La crédibilité d’un interlocuteur vient aussi avec sa personnalité.”

      Mauvais choix de mots. Remplace ‘’sa personnalité” par ‘’ses réalisations/expériences/accomplissements”. Tout ceci s’observe bien mal dans l’anonymat.

    • @effet, au cas où…

      Loin de moi l’idée de m’adresser à vous en soulevant ces caractéristiques qui n’ont strictement rien à voir avec votre personnalité – enfin celle de votre avatar. Je parlais de manière générale, vous n’avez vraiment pas à vous sentir visé. Quant à ceux ou celles que vous visez à la fin de votre commentaire, eh bien… on finira bien par piger n’est-ce pas ? Oui, effectivement, le respect est une notion bien relative…

    • Ouais, moi aussi, c’était au cas où : )

      Mais je sais que mes interventions peuvent laisser penser ça. Or, il est bon parfois se rappeler que le manque et le surplus d’estime de soi donnent souvent les même symptômes. Je dit ça en général, là, pas pour moi nécessairement. Et je suis quand même pas mal gentil en vrai. Plus qu’ici.

    • «le manque et le surplus d’estime de soi donnent souvent les même symptômes».

      On la retient celle-là haha!

    • Effet

      Si tu joues au hockey, ça doit être tout un job de t’enlever la rondelle sur le bord de la bande. On est mieux de tenir notre bâton serré!

    • Je ne veux pas m’étendre sur moi Atchoum, mais je suis tellement pas persévérant ou acharné dans la vie. Plutôt du genre ”tu veux la puck, prend là, m’a aller tout de suite à la brasserie”.

    • Ça fait du bien de lire ce débat. À force d’entendre des phrases comme “ah moi, les paroles, j’écoute pas vraiment ça”, on en vient à se demander pourquoi on passe toutes ces heures à se casser la tête pour trouver le mot juste, celui qui sonne et qui résonne, comme dirait l’autre.

    • Je pense qu’on remarque beaucoup les mauvaises paroles, mais assez peu celle qui sont bonnes, à part si elles sont totalement exceptionnelles.

    • « Sous cette angle c’est facile. Est-ce que ça donne nécessairement quelque chose de bon? Rien n’est moins certain. »

      J’imagine que ton commentaire ne vise pas nécessairement les textes de be-bop, mais le cas échéant, hé bien rien n’est plus sûr, quant à moi. Désolé de forcer la frontière ambiguë qui sépare son identité semi-masquée de son identité réelle, mais à mon point de vue, ce gars-là est un bon parolier, parfois très bon, que ce soit pour la capacité d’évocation de ses paroles, pour la prosodie ou pour la qualité de sa langue, entre autres. Je l’ai écrit hier ici même et je le réécris, sans flagornerie aucune. Si je trouvais ses textes poches ou même moyens, je n’en ferais pas l’éloge.

    • Aucune idée qui est be-bop et je n’ai pas lu les commentaires depuis le début. Je parle en général.

    • Be bop a lula…. c’est Monsieur Tranquille?

    • On ne peut rien vous cacher, atchoum. Et les textes auxquels je fais allusion sont bien sûr ceux de « Y faut pas m’chercher », « Pepperoni », « Ça va pas dans l’soulier? » et « Ma’m Thibault (C’est-y beau le disco) ».

    • Je lis tout ça et je me sens soudainement comme du sperme dans un biscuit chinois.

    • Et j’oubliais celle-ci :

      http://www.youtube.com/watch?v=BfBu15caVN8

    • Eh, j’aime bien la musique de Monsieur Tranquille!

      Et je l’imagine facilement en train de chanter Ta maman m’amadoue!

    • Boogie, si j’étais votre conseiller en écriture de paroles (moi aussi je n’accepterais que de la bière comme rémunération), je vous suggérerais ceci :

      Que cette lecture me blase
      Oh Môman, j’me sens nase
      Comme un éjaculat
      Dans un biscuit chinois

    • Boogie

      Tu es trop agité. Les va et vient, ça dure un temps, finalement. C’est passager.

    • Boogie, en voilà un qui fait des beaux cacas civilisés.

    • Moi aussi je suis très gentil dans la vraie vie! Civilisé, c’est un grand mot.

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