
Jamais vu VioleTT Pi sur scène, mais écouté quelques extraits sur bandcamp à l’automne 2011. Et voilà cet album qui aboutit sur la pile. À l’époque, le groupe résumait ainsi son approche: « un projet électroclash vocal francophone, une chanson au regard moderne et éclaté servie sur une musique actuelle, électronique, à la fois pop et punk».
Encore aujourd’hui, c’est ça. Karl Gagnon en est le concepteur principal (textes, musiques, arrangements, voix, guitares, programmation), assisté de Sylvain Deschamps (guitares, basse, glockenspiel, synthé, programmation) et Maxime Drouin (batterie). À ce trio se joignent sporadiquement harpiste, claveciniste, violoniste, violoncelliste, altiste, chanteur. Musique denses et frénétiques, le piton généralement appuyé avec insistance. Bien jouée et arrangée ambitieusement, la musique de Violett Pi n’a pas été conçue pour adoucir les moeurs.
Hyperactif de prime abord, Karl Gagnon a le doigt enfoncé dans la prise et… ça ne semble pas lui déplaire ! La dernière phrase des notes de pochette: « Je lève mon verre à la folie ». Étourdissant, dites-vous ?
Un petit singe robot, une princesse carnivore avec du steak partout sur la robe, un thorax qui coule dans un petit bedon d’acide, un jardin de rhubarbe qui lui plait tout entier, « je me sens comme du sperme dans une boîte d’allumette», « je suis une ogive nucléaire de destruction massive », « elle se touche devant la pornographie »…
Sur ce ton du début à la fin de ces 12 chansons sous la bannière eV… Ouf !
À vous de vous faire une tête:
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hardy_canyon
1 février 2013
15h06
Belle pochette. Murielle Millard rencontre Andrew Wyeth.
bt627
1 février 2013
15h33
Lancement ce mercredi au Belmont, si ça intéresse quelqu’une.
rafc
1 février 2013
16h21
Dialogue pour une larme de clown?
alainbrunet
2 février 2013
11h13
«Murielle Millard rencontre Andrew Wyeth.» Très bon !
ouan
2 février 2013
11h15
« un projet électroclash vocal francophone, une chanson au regard moderne et éclaté servie sur une musique actuelle, électronique, à la fois pop et punk».
Et ça, ça doit donner le goût de l’écouter?
« je me sens comme du sperme dans une boîte d’allumette», « je suis une ogive nucléaire de destruction massive », « elle se touche devant la pornographie»…
Vivement Springsteen. C’est rien de nouveau, mais…
norvegequebec
2 février 2013
12h10
Ce gars a de bonnes idées au plan musical. Ça vire dessourrrr.
Au plan des textes de bonnes idées itou mais pas toujours heureuses “avec un gun dans les mains, elle a shutté sur ses parents” bon j’sais pas mais à mon goût ça fait un peu ado attardé.
Il nous envoie une petite touche Klaus Nomi en prime, c’est bon.
J’aime bien la chanson Marie Curie, encore là, de bonnes idées. D’ailleurs, il se calme un peu le yoyo sur cette chanson, on reprend notre souffle un tantinet.
alainbrunet
2 février 2013
12h51
Encore là, l’absence d’éditeur ou coach littéraire nous donne des résultats inachevées de ce qui pourrait être nettement meilleur. Le problème québécois perdure: si peu de professionnels dans le monde de la musique sont capables de confronter les paroliers à leurs maladresses.