
Venus de l’extérieur, les musiciens anglos ayant choisi Montréal ne sont pas exclusivement dans la bulle hipster. Loin de là ! Voici un exemple probant parmi tant d’autres: née à Kitchener en 1982, l’Ontarienne Charity Chan a complété un premier cycle universitaire à McGill. Ses études de piano l’ont menée à l’improvisation libre, à tel point qu’elle a voulu poursuivre dans cette pratique en s’inscrivant à la maîtrise en Improvisation Contemporaine au Mills College d’Oakland. Elle y a étudié auprès du guitariste Fred Frith et de la contrebassiste Joelle Léandre. Même institution californienne où fut inscrit feu Dave Brubeck : étudiant de Darius Milhaud dans les années 40 !
Très active sur la scène de la musique actuelle (au sens impro-jazz-noise-machin) depuis plus ou moins 2005, elle vit toujours à Montréal, et mène actuellement des recherches sur la «gestuelle, l’incarnation et la mémoire culturelle en musique improvisée». Elle a aussi étudié avec moult improvisateurs de renom, Jean Derome, Malcom Goldstein, Joe McPhee, membres du Sun RÂ Arkestra, etc.. A travaillé avec Lori Freedman, Sam Shalabi, Scott Thompson, John Heward, Fred Frith, Maggie Nichols, Joëlle Léandre et autres Frank Gratkowski. Membre de l’International Society of Improvising Musicians et de l’American Musicological Society, elle a présenté le fruit de ses recherches au Guelph Jazz Festival Colloquium (université de Guelph) et à l’International Society for Improvised Music (université du Michigan, Ann Arbor).
Ce mercredi à la Casa del Popolo, la pianiste se produit avec des musiciens américains dont on parlera beaucoup au cours des années qui viennent: d’abord le trompettiste Peter Evans, assurément une pointure de la nouvelle génération dont on vante le talent depuis un moment déjà, puis le batteur Weasel Walter et le contrebassiste Tom Blancarte.
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